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Amber Bemak, Amber Bemak, Nadia Granados
Borderhole
Vidéo | hdv | couleur | 14:0 | USA, Mexique | 2017
Borderhole takes place on a mythical border area between Colombia and the United States. We investigate the relationship between North and South America through the lens of the American Dream and the illumination of multiple tensions in and around the border. The piece explores imperialism, globalization through pop music, gender mutation in an international context, and the choreography of women’s bodies in relation to sociopolitical and ecosystems.
Nadia Granados is originally from Bogotá, and currently based in Mexico City. Her work explores the relationships between traditional pornography and violence and is both performative and technological, art and activism, and a mix of cabaret, intervention, and streaming video. In all of her work, she uses her body to detonate, opening up new pathways of action and shift consciences. Among the many awards she has received are the Franklin Furnace Fund, the 3rd Visual Arts Biennial Bogotá Prize, and the FONCA award for Colombia-Mexico artist residencies. Her work has been presented extensively and internationally. Amber Bemak teaches filmmaking at Southern Methodist University in Dallas, Texas, and her creative work is based in experimental and documentary film, as well as performance art. Amber’s work focuses on themes of Buddhist culture, performative explorations of the body in relation to greater political systems, and cross-cultural encounters in the context of globalization. Her feature and short films have played in numerous festivals internationally, and have been seen at venues including the Brooklyn Museum’s Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art, SculptureCenter, and Oberhausen Film Festival. She has taught film theory and practice in India, Nepal, Kenya, Mexico, and the United States.
Amber Bemak, Minax, Madsen
Two Sons and a River of Blood
Film expérimental | mov | couleur | 10:23 | USA, Mexique | 2020
Une femme queer est enceinte. La famille choisie, composée de deux lesbiennes et d'un homme trans, imagine une sorte de magie érotique qui permettra une procréation fondée uniquement sur le désir. Ensemble, ils mettent en place un rituel sexuel public pour symboliser leur espoir de multiplicité, reconnaissant leurs corps cyborgs comme des interventions technologiques. Lorsque la femme homosexuelle fait une fausse couche, ils commencent tous les trois à construire leur propre idée mythique de l'endroit où vivent les corps lorsqu'ils ne sont pas en nous. Ils créent une histoire pour retracer les mouvements du non-corps, d'un trou à une rivière, puis à une pièce. Les images d'une chambre blanche imaginaire, d’une chambre "ikeaesque" de torture par l’immobilité, les hantent. Comme un parallèle émerge entre le corps enceinte et le corps trans, l'acte techno-sexuel devient la clé, et une pyramide devient le portail pour accéder à cet autre monde d'existence non corporelle.
Angelo Madsen Minax travaille dans le cinéma documentaire et hybride. Il est lauréat du Samuel Edes Prize for Emerging Artists, Chicago (USA) [2017], de la bourse Tribeca Film Institute's All-Access Fellowship, New York (USA) [2019], du Sundance Institute's Documentary Production Fund (USA) [2019] et de la bourse Bay Area Video Coalition’s Media-maker Fellowship, San Francisco (USA) [2020]. Amber Bemak est réalisatrice, artiste et éducatrice. Son travail est basé sur le cinéma expérimental et documentaire. Ses œuvres primées ont été présentées dans des lieux tels que le Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art du Brooklyn Museum, New York (USA); le Museo Tamayo, Mexico (Mexique); et le SculptureCenter, New York (USA); ainsi qu'aux Internationale Kurzfilmtage Oberhausen (Allemagne); à DocLisboa, Lisbonne (Portugal); au Ann Arbor Film Festival (USA); au Festival internacional de cine de Morelia (Mexique); et au European Media Art Festival, Osnabrück (Allemagne).
Jonathan Ben Efrat, Jonathan Ben Efart
Shesh Komot Le'Gehenom
Documentaire | betaSP | couleur | 52:0 | Israel | 2008
« Six floors to hell » (52 minutes) est un long-métrage sur les Palestiniens du carrefour de Geha ? un des plus actifs dans la région de Tel-Aviv ? qui vivent dans le parking souterrain d'une galerie marchande abandonnée et qui se faufilent en Israël pour trouver un travail et rapporter un petit salaire à la maison. L'un des résidents du centre commercial s?appelle Jalal ; celui-ci met sur pied cet enfer afin d'économiser assez d'argent pour son mariage, alors que Nisrin, sa fiancée, attend qu?il finisse le toit de leur nouvelle maison à Salem, en Cisjordanie. Dans des conditions inhumaines, les hommes essaient de préserver leur humanité.
Jonathan Ben Efrat a écrit le scénario et a réalisé la mise en scène de « Six floors to hell » (52 minutes) en 2008 et a remporté le prix du meilleur montage au Festival International du Film Docaviv en 2008, ainsi que le Prix RAI3 du Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle de Turin (Italie) en 2008. L'artiste a contribué à divers festivals de cinéma.
Yosr Ben Messaoud
Envol
Vidéo | hdv | couleur | 4:12 | Tunisie, France | 2024
Dans la pénombre, la main surgit comme un fragment de présence, suspendue entre apparition et effacement. Elle devient un territoire sensible, effleuré par une intimité silencieuse, et se déploie comme un paysage ouvert, un espace d’accueil pour ce qui passe sans jamais vraiment se laisser saisir. La vidéo devient alors un lieu de ralentissement, où le regard croise une présence partielle mais habitée, traversée par un monde en mouvement.
Yosr Ben Messaoud est une artiste visuelle qui travaille entre la France et la Tunisie. Elle poursuit actuellement ses études à l’École des Beaux-Arts de Paris, après avoir obtenu un diplôme en art contemporain et sciences humaines à l’Université de Vincennes. Son travail se compose de vidéos, de photographies, de dessins et d’installations ou encore d’hybridation entre ces différentes formes d’expression. La variété de formes opératoires transmet une esthétique d’ouverture et de flottaison, où l’on est appelé à être un pont, à accueillir l’altérité pour l’émergence d’une nouvelle forme de communion. Dans son travail, elle interroge les enjeux liés au déplacement des récits et à leurs survivances en partant de l’intime, par la mise en place de dispositifs conçus à la fois comme des systèmes d’accueil, des contenus d’expériences et des circuits de narration, qui se peuplent de ce qui les entourent. Les axes se déplacent incessamment, entre le vécu et les faits d’affects, les images récoltées et celles qui survivent, l’intime et la parole collective, pour réfléchir autour de la condition de l'humain, non pas en tant qu’humanité au centre du monde mais comme faisant partie de son ordre sensible, matériel et social
Haim Ben Shitrit
No Johny no
Vidéo expérimentale | dv | couleur et n&b | 3:36 | Israel | 2006
Anonymous soldiers don?t tell your mother - synopsis Anonymous soldiers, l'hymne du "Shtern gang", un groupuscule juif anti-britannique qui opérait dans les années quarante traduit en français avec des fautes d'orthographe. Le texte est narré par les parents de l'artiste, qui ne le connaissent pas, mais tentent de plaire à leur fils. Le récit est interrompu par les corrections d'orthographe, la mère qui veut nourrir son fils, et d'autres sons et rythmes orientaux. Le son est orchestré par des personnages dont le visage est camouflé avec des paysages désertiques sculptés digitalement sur leur visage. "no johnny no" est une danse du ventre virtuelle dans un album de photos de famille. Accompagné par un son franco-arabe rêveur.
Né à Jérusalem A étudié avec Christian Boltonsky à l?Académie des Beaux-Arts, Paris. Diplômé avec mention de la Bezalel Art Academy à Jérusalem. A été récompensé par la fondation Manet-Katz, l´America-Israel fund et la fondation Pollock-Krasner de New York. Installations vidéo et projets en Israel, France, Angleterre, Belgique et Canada. directeur du Département des arts de l?Académie des arts et sciences à Jérusalem.
Younes Ben Slimane
Images de Tunisie
Doc. expérimental | mov | couleur et n&b | 14:39 | Tunisie | 2025
Images de Tunisie réemploie et recontextualise des archives issues de films d’actualités produits par Les Actualités Françaises dans les années 1940, en les combinant avec de nouvelles images tournées sur les mêmes sites d’architecture vernaculaire des villages berbères du sud de la Tunisie. Ces documentaires en noir et blanc servaient la propagande française dans les colonies d’Afrique du Nord, dont la Tunisie. Younes Ben Slimane explique : "Le titre du film fait référence au documentaire ethnographique de Georges Barrois, Images de Tunisie (1946), qui m’a intrigué par sa capacité à créer des images et à façonner des récits. Je suis retourné sur ces lieux pour les réinterpréter avec un regard personnel, utilisant une caméra portée qui devient comme l'extension du corps." Le film opère comme une contre-ethnographie. Naviguant entre les documents d'archives et les images personnelles, une interaction se développe. Cette interaction devient la clé de voûte du film, le transformant en un commentaire sur l'évolution du cinéma, illustrant sa capacité à redéfinir les récits.
Younès Ben Slimane est un artiste visuel et cinéaste tunisien. Il est diplômé en architecture de l’École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis avant d’avoir poursuivi des études post-diplôme au Fresnoy – Studio national des arts contemporains (FR). Son travail a été présenté au Mucem à Marseille (FR), à la Biennale de l’Art Africain Contemporain de Dakar (SN), au Musée d’Art Contemporain de Skopje (MK), à l’Institut du Monde Arabe à Paris (FR), au Beirut Art Center (LB), à ETH Zurich – gta exhibitions (CH), à la Biennale d’Architecture de Versailles (FR), sur le musée-bateau Art Explora, ainsi qu’au Wexner Center for the Arts dans l’Ohio (US), à la Zaha Hadid Foundation à Londres (UK) et à la Galeria de Arte Cinemática à Vila do Conde (PT). Ses films ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux, notamment le Locarno Film Festival (CH), CPH:DOX (DK), le Black Star Film Festival (US), DokuFest (XK), EXiS Seoul (KR) et Prismatic Ground New York (US), entre autres. Il a reçu plusieurs distinctions, dont le Loop Barcelona Award (2022, ES). Son travail fait partie de collections publiques, notamment celles du Musée d’Art Contemporain de Barcelone (MACBA) Print et de Kadist Paris–San Francisco.
Younès Ben Slimane
We Knew How Beautiful They Were, These Islands
Doc. expérimental | hdcam | couleur | 20:0 | Tunisie, France | 2022
A lone figure digs a grave in the dead of night. With no dialogue – and no sound other than the wind, the crackling of a fire and the scrape of a shovel against dry earth – we are confronted with a dark and mysterious, possibly cursed, universe where every object seems haunted by a meaning we barely sense, but which seem to confirm our anxieties. The head of an old doll, a comb, a lipstick. Relics whose silent language speaks of the end of their former owners. At sea, in the desert. Younes Ben Slimane’s disturbingly beautiful and melancholic imagery is bathed in darkness and in a golden chiaroscuro, lit only by the stars and the lone grave diggers’ headlamps.
Younès Ben Slimane : Artiste et cinéaste tunisien, diplômé du Fresnoy – Studio national des arts contemporains en 2022. Ses films ont été sélectionnés dans des festivals internationaux parmi lesquels Locarno Film Festival, CPH:DOX, DokuFest, Festival dei Popoli. Il a reçu le a remporté le Tanit d'or aux journées cinématographiques de Carthage (2019), le Prix Studio Collector(2021) et le prix Loop Barcelona(2022).Son travail fait partie des collections d’institutions et de musées d’art notamment l’institut d'art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes (IAC), France et le Musée d'art contemporain de Barcelone, MACBA - Barcelone, Espagne. Actuellement, Younès Ben Slimane se consacre au développement de son prochain film grâce au programme Focus Script du Festival de Cannes.
Oren Ben Yosef
Of once held joy...
Création sonore | 0 | couleur | 4:42 | Israel | 2003
"...of once held joy" est la partie finale d'un travail audio appelé "WAKE". Après environ 45 minutes d'une veillée de mort, cette chanson vient célébrer quelque chose qui est vraiment perdu aujourd'hui. Ce travail évoque une guerre et comment la personne qui chante y a disparu. La chanson elle-même est enfouie sous des épaisseurs de bruits et de pourriture qui prennent une ampleur musicale dans la chanson.
MORTALMANIFEST est un projet musical abordant différents aspects du sublime et du divin tout en essayant de donner à la musique plus de valeur que son lien habituel avec le comportement nihiliste. Originaire de la petite mais surprenante scène musicale israélienne, j'ai travaillé avec plusieurs artistes musicaux et j'ai participé à plusieurs spectacles radio. De manière générale, j'ai publié plusieurs titres sur des albums decompilation aux USA et mon travail a été présenté lors de deux festivals au Canada et au Pays de Galles.
Anat Ben-david
The Promise Of Meat
Vidéo expérimentale | hdcam | couleur | 10:52 | Royaume-Uni | 2021
The Promise of Meat song- composed and performed By Anat Ben-David with Anna Dennis by vocally improvising fragments from William Golding’s Lord of the Flies. Beginning as a narrative song (using Golding’s descriptive scenes of the jungle), it gradually degenerates into eloquent chaos, the slow tribal thud evoking the atmosphere of ritual sacrifice. The promise of meat video featuring: Anat Ben-David, Anna Dennis and Cinematographer: Lily Grimes, elevates the carnal, visceral and unreasonable beauty of the human psych in the age of Data-centric threat to humanity.
Dr Anat Ben-David explores the freedom of live improvisation combined with traditional methods of musical composition. Anat’s approach to time-based work is founded in composition. Her background in experimental theatre (the school of Visual Theatre, Jerusalem) and as a member of electro–punk band and art collective Chicks On Speed, has led to projects such as Kairos OperaArt (commissioned for the opening of the new wing of Victoria and Albert Museum), where live electronic processing meets classical instrumentation in a fusion of different musical genres. In her doctoral research Oscillation and Disturbance in the OpeRaArt (Kingston University, 2015), artist and musician Anat Ben David coined the term ‘OpeRaArt’ to explain her rearrangements of sound-text into musical compositions. Ben-David recent collaborations include Lina Lapelyte (winner of Venice Golden-Lion prize, 2019), opera singer Anna Dennis, poet Richard Scott, Vocalist Sharon Gal, violinist Angharad Davies and more. Anna Dennis Described by the Times as a “delectable soprano and a serene, ever-sentient presence”, Anna is especially noted for her work in Modern and Baroque repertoire. Previous opera stages include ROH, ENO, La Scala, Göttingen and Aldeburgh. Concert work includes Berlin Philharmonie, Lincoln Center, Royal Albert Hall, Gulbenkian Lisbon, and Sydney Opera House.
Yasmina Benabderrahmane
Rokh
Film expérimental | super8 | noir et blanc | 14:2 | France, Qatar | 2023
Rokh est un portrait métaphorique de la minoterie dans son état actuel comme le “grenier du pays”. Rokh (Le Phoénix - mythologique) est en rapport avec la “Conférence des oiseaux” du poète Farid Ud-Din Attar, avec la quête du mythique Simorgh, qui apparaît dans tant de contes arabes, indiens et persans. Rokh est une tentative de capturer quelque chose de ce moulin en voie de disparition et de mutation. Il fait référence à l’histoire et au l’histoire et le présent d’une terre en mutation à travers une collection de gestes traditionnels, et de l’arrivée du bateau qui importe le grain d’Asie à son d’Asie, le grain est trié, stocké et retravaillé, étudié et dégusté. Mécaniques oniriques et répétitives nous transportent dans une transe hypnotique, visuelle et sonore, en écho à l’histoire de l’humanité à travers les mouvements, les passages et le transit des oiseaux. Le bâtiment est vu comme un nid ou un organisme vivant produisant du grain qui nourrit. Il y a un mouvement éphémère vers la démolition de l’édifice, la chute des gravats, des décombres et de la future reconstruction. Je vois ce projet de film comme une allégorie de la nidification, de l’attente du prochain envol, un voyage onirique dans un immeuble. Un voyage onirique dans un corps de béton révélé par la lumière caressante, la puissance de la chaleur, la visite du soleil du jour à la nuit, un cycle éternel qui insole la pellicule comme une peau marquée au fer.
Yasmina Benabderrahmane est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2009 et du Fresnoy – Studio national des arts contemporains de Tourcoing – en 2015. Elle travaille avec le film et la photographie argentiques de manière expérimentale. Yasmina s’intéresse au fragment et focalise son regard au plus près de la matière, jusqu’à l’invisible. Elle crée des corpus d’images fixes, animées et sonores. Sa pratique à mi-chemin du documentaire du journal-filmé, emprunte plusieurs formes : de la simple image au film, jusqu’à l’installation multimédia. Yasmina reçoit en 2018 le Prix du court-métrage Solveig-Anspach pour son film La renardière. En 2019 on la distingue Révélation Photographie – Lauréate du Prix LE BAL de la Jeune Création avec l’ADAGP. En 2021, elle remporte la commande photographique nationale « Regards du Grand Paris – Année 6 » (CNAP – Ateliers Médicis). Son travail est exposé à l’international et intègre des collections privées et publiques. Yasmina Benabderrahmane est pensionnaire à la Villa Médicis de la promotion 2022-2023, elle y conduit ses recherches pour le projet de film au long-court Carne Vale, lotta lavora come un fascista.
Samy Benammar, Mohamad Awad
Adieu Ugarit
Documentaire | 16mm | noir et blanc | 15:45 | Canada | 2024
En 2012, Mohamed voit son meilleur ami abattu par une milice armée aux abords de Damas, en Syrie. Le sang se répand dans l’eau du lac et contamine la mémoire. Dix ans plus tard, les reflets des Laurentides rappellent le traumatisme de Mahamed, maintenant réfugié au Québec. Je lui demande s’il souhaite excaver les souvenirs, réparer les peurs en nous isolant quelques jours dans le calme le plus angoissant qui soit pour lui. Il raconte la mort, l’immigration, la colère. Nous nous demandons comment et pourquoi raconter cette histoire.
Samy Benammar est un cinéaste et critique de cinéma résidant entre Marseille et Montréal. Son travail d’écriture et de réalisation, construit autour d'enjeux sociopolitiques hérités de ses origines algériennes et ouvrières, déploie des dispositifs documentaires réflexifs et une approche tactile et expérimentale de l'image. Il a notamment réalisé adieu ugarit (2024), avant seriana (2024), kaua’i’o’o (2023) et peugeot pulmonaire (2021). Ses films sont distribués par Winnipeg Film Group, CFMDC et Vidéographe. Ils ont été présentés dans des festivals tels que le BFI London Festival, les RIDMs, Experiments in Cinema, Windx, le Symposium de Cinémathèque québécoise et le Beijing short film festival. Ses textes peuvent être lus dans différentes revues spécialisées. Il a siégé sur les comités de rédaction de 24 images, Hors-Champ et Panorama-cinéma. Il poursuit actuellement un doctorat en recherche-création sur la photographie coloniale dans la région des Aurès en Algérie.
Laetitia Benat
Fragmentarium
Fiction expérimentale | dv | couleur | 18:22 | France | 2008
Fragmentarium, -synopsis : Les thèmes principaux de ce film sont l?isolement et l`enfermement. La façon de les retranscrire, volontairement fragmentaire, différencie le film d`un documentaire et aussi d`une narration conventionnelle. Il a été réalisé à partir d?un texte écrit par une infirmière en psychiatrie qui joue son propre rôle dans le film. (cf texte d`Alexandra Koubichkine ci joint). Il n`a pas été tourné dans un réel hôpital mais dans le collège néerlandais de la Cité Universitaire Internationale de Paris. Je l`ai choisi pour ses qualités plastiques, la pureté de ses lignes qui guident véritablement le regard. Je voulais montrer comment l?espace et l?architecture représentent une forme de pouvoir qui contraint les corps. Plus que les barreaux, c?est le regard qui contraint l?autre, le veille, le surveille. Il était avant tout question d?évocation d`un espace en rapport avec la loi, une institution. Le titre reprend cette idée, il évoque un lieu (comme un sanatorium) et un mode de représentation du monde (fragmentaire).
Laetitia Benat est une artiste née en 1971 qui travaille trois médiums principalement : la photographie, de la vidéo et du dessin. Tous tendent à la réécriture d`une histoire inspirée par le quotidien. Mais un quotidien devenu étrange par l`attention portée à ces détails d`ordinaire invisibles où l`on s`engouffre à force d`y regarder de trop près. L`abîme est le lieu, la chambre le plus souvent, l`espace clos où toute la solitude se déroule. Un encadrement de fenêtre, une ombre qui passe sur un mur. Ses vidéos se caractérisent par l`attachement à dépeindre des femmes, alanguies, tristes pour certains hypnotiquement vidées pour d`autres. Mais à travers tous ces visages blêmes ce qui tend à s`écrire n`est peut-être que la poursuite du portrait originaire ; celui qui les rassemblerait toutes.
Yohana, Hanga Benattar, Toth, Hanga Toth , Yohana Benattar
Ce qui se meut comme corps revient comme mouvement de pensée
Doc. expérimental | mp4 | couleur | 61:13 | France | 0
Il s’agit d’une tentative d’imaginer un regard réciproque, un regard qui articule la nature en nous et hors de nous. Les plantes nous accompagnent toute notre vie, nous tissons et retissons avec elles des relations subtiles, d’équilibres mouvants, imprévisibles et souvent invisibles. Pourtant, dans nos représentations, l’environnement non-humain reste souvent évoqué comme un cadre de l’expérience humaine, plutôt qu’un acteur à part entière. Comment regarder et faire ressentir les relations silencieuses et discrètes qui nous relient à la végétation ? Comment les liens avec le vivant se tissent et se créent dans ces espaces de vie que sont les hôpitaux gériatriques, des unités de soin longue durée ou les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ? Durant l’année 2024, nous avons réfléchi ensemble avec les résidentes et résidents de quatre EHAPDs à la perception des plantes, à la manière dont nous appréhendons leurs présences et qu’elles nous perçoivent.
Hanga Tóth est artiste et cinéaste, elle travaille entre Budapest et Paris. Dans ses installations vidéos et éditions elle s’intéresse aux dimensions performatives et processuelles du cinéma documentaire et développe des formes d’attention aux mouvements. Elle développe des méthodologies de création ouvertes et collaboratives, impliquant des équipes pluridisciplinaires pour explorer des questions sociétales telles que les savoirs expérientiels en santé, la perception du temps ou notre rapport à l’environnement immédiat. Après son diplôme à l’Université des arts Moholy-Nagy de Budapest, elle a étudié la philosophie contemporaine et la réalisation documentaire à l'Université Paris Cité. Yohana Benattar est cinéaste et autrice. Elle est diplômée d’un master de recherche en anthropologie sociale de l’EHESS et d’un master en écritures documentaires de l’Université de Paris Diderot. Yohana s’est dirigée vers la réalisation documentaire sous diverses formes et termine actuellement son premier long-métrage documentaire « Bedeau, camp de passage ». Elle a co-fondé l’association étrangères productions avec Hanga Toth qui accompagne des projets hybrides à l’intersection de l’art, du soin et des sciences sociales.
Aude Benhaim
ÎLE
Doc. expérimental | mov | couleur | 24:51 | France, Allemagne | 2021
Au large de la côte bretonne s'étale une petite île à la merci des marées. La mer gronde jusque dans les étroites ruelles. La voix des vagues se mêle à celles des habitants. Les tempêtes et les naufrages reviennent à leur mémoire et rappellent la mort toujours aux aguets.
Aude Benhaïm est une artiste vidéaste. Elle a grandi en France et vit aujourd’hui en Allemagne. En 2009, elle a obtenu son Diplôme national d’arts plastiques en communication visuelle à l’École européenne supérieure d’art de Bretagne, site de Rennes. En 2011, elle est venue étudier à l’École d’art de Leipzig (“Hochschule für Grafik und Buchkunst”) dans la classe de photographie et d’image animée de l'artiste Tina Bara. En 2016, elle y a obtenu son diplôme avec le film documentaire Ailleurs en moi. En 2017, elle a participé au programme de formation continue TP2 Talentpool dans le domaine de la réalisation avec le projet Île. En 2018, elle a remporté le prix KONTAKT Pitching lors de la Journée des jeunes talents organisée par la Mitteldeutsche Medienförderung à Leipzig pour ce même projet. Le court-métrage Île a été projeté au festival Torino Underground Cinefest en 2022.
Margarita Benitez
Warspying
Art vidéo | dv | couleur et n&b | 3:1 | USA | 2004
L'état actuel du monde requiert que technologie et sécurité aillent de pair. Le problème est que les dispositifs de sécurité sont parfois achetés sans que l'on soit complètement conscients des risques que l'utilisation de tels dispositifs représente. "Warspying" est un documentaire court, engagé, visant à créer une prise de conscience quant à la technologie vidéo sans fil et au problème de la vie privée ou plutôt du manque de vie privée qui résulte de l'utilisation de tels dispositifs. En compagnie de deux amis, je me déplace pour vous montrer combien il est facile de capter des signaux vidéo sans fil. La morale de l'histoire ? Eteignez les caméras sans fil quand vous voulez un peu d'intimité.
EXHIBITIONS 2005 BFA Exhibition, Frost Art Museum, Florida International University International Kaunas Art Biennial ?Textile 05?. Kaunas, Lithuania. 54th Annual All Florida Juried Competition and Exhibition Boca Raton Museum of Art. Boca Raton, Florida. TEXTILE TALENTS 2005 ? East Carolina University. FULL LOAD- The Loft Building ? FIU Wolfsonian & Dacra ? Miami, Florida. NORTH GOES SOUTH- Best in Show ? Graham Center Gallery. Curated by Pip Brant. Florida International University. Miami, Florida BEYOND ALL OF THAT? ? EDGE ZONES @ World Arts Building. Curated by Charo Oquet & David Vardi. Miami, Florida. 2004 OMNI ART ? Curated by Carol Damien & Tina Spiro. Downtown - Miami, Florida. MIAMI NOW ? EDGE ZONES @ World Arts Building. Curated by Charo Oquet & David Vardi. Miami, Florida. 15th ANNUAL USE ? University Student Exhibition, ACA Hester Merwin Ayers Gallery, Atlantic Center for the Arts, Juried by John Torreano. ANNUAL STUDENT SHOW, Frost Art Museum, Florida International University, Juried by Robert Chambers. PUBLIC ART PROJECT ? Group Quilt. Florida International University, Biscayne Bay Campus, Miami, Florida 2002 ARTSERVE Gallery Exhibit in Main Library, Fort Lauderdale, Florida. 35th SALON DE REFUSES, Warehouse Gallery 721, Broward Art Guild, Fort Lauderdale, Florida. FORM FOUNDRY, Creations, Delray Beach, Florida. 2001 BEAUX ARTS FESTIVAL, Coral Gables, Florida. 2000 CLEMATIS BY NIGHT, West Palm Beach, Florida. (August ? December) ALLIANCE FOR THE ARTS, Museum Shop. Fort Myers, Florida 1999 GEEK ART SHOW, Mark K. Wheeler Gallery, Fort Lauderdale, Florida. SCREENINGS 2005 ? The Education Channel`s Annual Independents` Film Festival (IFF) ? 2005 Zeitgeist International Film Festival. San Francisco, California. CURATORIAL Gallery Director - Hugin and Munin Gallery - Dec 2004 to present Catalina &Durvis Tena Francesca Lalane BIBLIOGRAPHY ?The Studio at SIGGRAPH 2001? Computer Graphics Quaterly, May 2002. ?Emerging Technologies? Computer Graphics Quaterly, May 2002. Todd Tongen, Channel 10 Taxi, ?Geek Art Show? 1999. New Florida, ?Geek Art Show? 1999. AWARDS Outstanding Fibers Student Award from Surface Design Magazine through FIU. Workshop scholarships (2) for Transart Institute Summer New Media Art Workshops 2005, Danube University, Krems, Austria. Best in Show, North Goes South, 2005. Outstanding Academic Achievement in Art, Florida International University, Spring 2004. Workshops & Residencies Transart Institute Summer New Media Art Workshops 2005, Danube University, Krems, Austria. Orgs/Memberships ACM SIGGRAPH Golden Key Honors Society Glass Art Society Surface Design Association EDUCATION Florida International University, B.F.A. December 2005 ? non-traditional student B.S. Media Arts & Animation, Cum Laude. Art Institute of Ft. Lauderdale. Ft. Laud., FL 2000. A.A. Miami-Dade Community College. Miami, Florida, 1999. Websites: www.pixel-foundry.com/maggie www.warspying.org
Fethi Benmokhtar
Crash
Documentaire | hdv | couleur | 9:0 | Algérie | 2017
Collision est un film de Benmokhtar Fethi, basé sur la narration non linéaire. (France). Le film nous présente des éléments réels, sur la situation actuelle de la ville d'Oran. Des éléments sur la vie et la mort dans la ville à travers son histoire, son identité, sa religion et son entourage naturel. Le film contient trois chapitres. Le premier chapitre est dédié aux martyrs de la révolution, raconté par la grand-mère. Le deuxième chapitre est dédié aux victimes de la dècennie noire, raconté par la mère. Le troisième chapitre, dédiéà la relation des habitants avec leur ville, et au cycle de vie de la nature est raconté par la fille.
Gregory Bennett
Edifice I
Animation | mp4 | couleur | 8:35 | Nouvelle-Zélande | 2020
"Edifice I" est une animation expérimentale en 3D d’une durée de 8:35 minutes. Cette œuvre s'inscrit dans une pratique artistique qui s’approprie l'animation informatique 3D et le corps numérique pour explorer les thèmes et les tensions autour de la nature et de la culture, de l'utopie et de la dystopie, par la présentation d'écosystèmes numériques complexes. Le terme "édifice" peut désigner à la fois un grand bâtiment imposant et un système complexe de croyances établi de longue date. "Edifice I" est l’œuvre la plus récente d'une série de réalisations de l'artiste, qui imagine des tours du type de celle de Babel tournant à l'infini, dans un vide infini. Des figures humaines uniformes n'apparaissent que par intermittence, précaires, dominées ou piégées par la superstructure parfois instable. La tour évoque parfois une machine en mouvement perpétuel, sans but évident. Bien qu'elle ressemble à une forteresse, elle est présentée comme une structure perméable et conditionnelle, parfois dans un état de flux instable, incarnant la fragilité du désir utopique et l'impermanence de l’activité humaine.
Gregory Bennett est né et habite en Nouvelle-Zélande (Aotearoa en maori). Artiste numérique, il explore les conceptions utopiques et dystopiques à travers des représentations du corps numérique multiplié. Il utilise l'animation 3D dans une pratique créative qui englobe la vidéo, la capture de mouvement, le mapping vidéo et la réalité virtuelle. Ses œuvres ont été exposées à l'international: aux États-Unis, à Hong Kong, en Chine, en Australie et en Europe. Il a notamment exposé "real-fake.org.2.0" au BronxArtSpace, New York (USA); à l’édition 2019 des Rencontres internationales Paris/Berlin (France/Allemagne); au 2016 International Symposium on Electronic Art, Hong Kong (Chine); au Supernova Digital Animation Festival, Denver (USA), et au Centre for Contemporary Photography, Melbourne (Australie). Il a été finaliste du 7e Screengrab International Media Arts Award, Townsville (Australie), en 2015; il a été sélectionné pour Narracje 2013, Installations and Interventions in Public Space, Gdansk (Pologne), ainsi que pour l'exposition "Video Contemporary" à la Sydney Contemporary International Art Fair (Australie) [2015]. Son travail a été joint à la série de gravures "Imaginary Prisons " de Giovanni Battista Piranesi pour une exposition à la galerie AALA de Los Angeles (USA) en 2018. Gregory Bennett est titulaire d'un Master de l'Université d'Auckland (Nouvelle-Zélande), et est actuellement chef du département de conception numérique et d'arts visuels à la Auckland University of Technology.
Justin Bennett
Vilgiskoddeoayvinyarvi: Wolf Lake on the Mountains
Doc. expérimental | mov | couleur | 24:50 | Royaume-Uni, Russie | 2018
We follow Viktor Koslovsky, a scientist still working at the otherwise abandoned Kola Super-Deep Borehole, a geological research station “at the border of everything†in north-west Russia. He tells of the history of this former cold-war project and of his current research which he describes as “listening to the past in order to hear the future.†The Kola Super-Deep Borehole (KSD) is the deepest man-made hole on earth – more than 12 km deep. It was a Soviet geology research project started during the Cold War. In addition to gathering data about the geology of the earth`s crust it formed part of Project Globus, a network of seismic listening stations which was to act as an early-warning system for natural disasters as well as for monitoring enemy nuclear tests. After the fall of the Soviet Union the project was slowly wound up and the site was abandoned in 2008. The rock strata that are visible in the core samples extracted from the borehole are seemingly inert to humans but on another time-scale they are very much alive. They tell the story of the formation of the earth and of ultra-slow processes that are still taking place within the earth`s crust. Thinking at this geological timescale puts human endeavour and progress into perspective, the Kola Super Deep becomes merely a pin-prick into the body of the earth. Still, the image of drilling so deep into the earth inflamed the imagination of evangelical Christians with an image of Hell. The sounds of screams emanating from the inferno circulated on the internet purporting to have been recorded by the Russian scientists – probably a montage of horror-film soundtracks. The layers of rock penetrated by the drill resound with Dante`s decent into the Inferno with Virgil as his guide – where each layer or circle of Hell is reserved for different kinds of sinners, each with their own story. In which circle of Hell can the conspiracy theorists be found? Which is reserved for the climate change deniers? At the KSD site, next to a lake called Vilgiskoddeoayvinyarvi (‘Wolf lake on the mountains’ in Sà mi language), we meet Viktor. Ever since the station shut down, Viktor has stayed on-site as much as possible, carrying on the work started by Dr. Huberman, the founder of the project. He recounts the history of the KSD, relating it to other cold-war science projects, about the geology and history of the area, and of his experiences living there alone. He guides us around the ruined site, introducing his living quarters, his small laboratory and of course the borehole itself. He explains his work, listening to vibrations deep within the earth, linking geology with Sami shamanism and divination.
Justin Bennett (UK, 1964, based in The Hague) works with sound and image. Trained in sculpture and electronic music, he uses drawing, video, sculpture, and a diverse array of sound forms in his research. One recurrent theme is our experience of archticture, urban development, and the (un)built space. He employs sound in order to render it audible as well as palpable: in his work, listening carefully provides a radically different way of seeing and experiencing. Bennett`s recording of sound is comparable with the shooting of video. He uses various microphones to change perspectives – like camera lenses. The microphones – the listener`s points-of-hearing – move through a city, a street, a windy Russian tundra, or the different-sounding spaces of a building. In many of Bennett`s works and installations sound is complemented by video images that affect the experience of the visitor differenty again. In some of his research projects the audiovisual material is juxtaposed with voice-overs and drawings, mapping space, movement, sound, magnetic fields, and so forth, through language and diagrams. Thus a reciprocity is created between various forms of expression: a drawing or a text can be a score; and sound and image become ways of drawing and writing. This way, Bennett`s work is also a research into sound and image as specific media, and an exploration of the ways in which they can be used and experienced. His way of working sparkles unexpected complementarities, synaesthetics, collisions and manipulations of the mind.
Gregory Bennett
Exosphere
Animation | mp4 | couleur | 20:47 | Nouvelle-Zélande | 2018
Exosphere (2018) is 21-minute long looped digital animation. The term ‘exosphere’ refers to the uppermost layer of atmosphere surrounding a planet, where it thins out and merges with interplanetary space: an in-between zone that suggests both limitations and possibilities. The work in part references French philosopher Paul Virilio’s suggestion that the modern city has become a ‘claustropolis’, where the inhabitants feel the need to put up what he describes as an ‘exospherical fence’ or barrier to fend off the unknown dangers of the outside world. Another influence is The Panopticon, an institutional design created by the 18th century English philosopher Jeremy Bentham. Employing multiple humanoid forms trapped in perpetual looped motions, ‘Exosphere’ reflects the primary functions of The Panopticon, which explores ideas of surveillance, regulated behaviour and the disciplinary society. Here the corporeal body is transformed into proliferating avatars inhabiting a range of environments where existence is either tenuous, or wholly subsumed into a synthetic ecosystem. These spaces can be read as a series of psychological landscapes, as representations of hermetic digital colonies – depictions which fluctuate between the utopian and dystopian, or as figures enacting some enigmatic ceremonial. The artist uses current animation technology to reflect metaphorically what might be occurring in the present while also imagining any number of possible futures.
Gregory Bennett is a New Zealand-based artist who works with 3D animation, motion capture, projection mapping, and virtual reality. His work has been exhibited internationally in galleries and new media festivals in the USA, Hong Kong, China, Europe, Australia, and New Zealand. Recent exhibitions include the AA/LA Gallery in Los Angeles, ‘the real-fake.org.2.0’ at the BronxArtSpace in New York, the juried exhibition at the 2016 International Symposium on Electronic Art in Hong Kong, and the Centre for Contemporary Photography in Melbourne, Australia. He was also a finalist in the 7th Screengrab International Media Arts Award in Australia in 2015 and was selected for the Video Contemporary exhibition at the 2015 Sydney Contemporary International Art Fair. His work has also been selected for the Supernova 2018 Digital Animation Festival in Denver, USA; Currents 2014, the Santa Fe International New Media Festival, USA; SIMULTAN Festival for Video, Media Art, Exploratory Music and Sound 2014, Timisoara, Romania; Prak-sis n3w M3dia Art Festival 2014, Chicago, USA; TEMP Art Space, New York; ISEA 2012 in Alberquerque, New Mexico, USA. He was also an invited artist for Narracje 2013, Installations and Interventions in Public Space in Gdansk, Poland.
Mylene Benoit, Mathieu BOUVIER
L'Herbe, sur un paysage interstitiel
Vidéo expérimentale | betaSP | couleur | 10:0 | France | 2003
Dans la métropole Lilloise, comme dans toutes les grandes agglomérations occidentales, les tissus urbains maillent, raccordent, rapiècent, resserrent inexorablement leurs trames et absorbent tout espace libre. Si la surface du territoire est aujourd?hui quadrillée jusqu?au moindre centimètre carré, sous l??il des satellites comme sous la règle des promoteurs, quelles chances gardons-nous d?y trouver encore quelques espaces d?indétermination, de flou, d?aventure ? Où est-il encore possible de se cacher ? Vu du dessus, quelques " taches blanches " ajourent encore le coloriage de la carte : ces terrains vagues, îlots d?échangeurs ou talus arborés réservent effectivement quelques poches d?invisibilité, de silence et d?aventure dans le maillage étroit du tissu périurbain. Durant les mois de mars et avril 2003, munis d?un appareil photo numérique et d?une photographie aérienne en guise de carte, nous avons sillonné à pied tout un périmètre de la conurbation Lilloise, sur une aire d?environ 20 km2 autour de son principal n?ud autoroutier, à la recherche de ces espaces interstitiels. Ces huit randonnées ont fourni le matériel documentaire d?un atlas raisonné de nos ?mini-steppes?, consultable sur le site www.lherbe.net. Nos excursions ont également servi de repérages à un film court, lancé sur les traces d`une étrange horde d`individus qu`une grande course migratoire emporte, d?îlots autoroutiers en friches enclavées, dans un " arrière-pays " de l?espace urbain. Si un paysage doit se constituer à la suite de cette meute c?est bien une sorte de steppe en pointillé : là où passent nos barbares, l?herbe repousse? De mars à juin 2003, Christian Ceulemans, licier à l?atelier Courant d?Art de Bernard Petit, à Aubusson, tissait une tapisserie de basse-lisse qui retient aujourd?hui dans ses fils croisés un motif d?herbe foulée, piétinée par les pas de la meute. Au recto de la tapisserie, les fils de laine verte domestiquent dans leur trame régulière, inamovible et pérenne, l?image d?un entrelacs confus de brindilles. Au verso, les brins de laine excédentaires contrefont le mouvement même de l?herbe. Cette tapisserie inscrit les principes antagonistes de l?ordre et du désordre dans sa fabrication même, avant d?en devenir une métaphore. Durant tout le temps de l?exposition, une herbe naturelle s?insinue à travers la trame de la photographie aérienne, aux endroits foulés par les pas de la meute, sur nos mini-steppes : une carte de l?espace résiduel se surimpose lentement, en vert tendre, sur la carte de l?espace utile. Faire remonter l?indécis sur la carte des vocations et des usages, délier la trame de l?espace utile, produire de l?expérience dans le paysage et du paysage dans la ville, réintroduire des " taches blanches " sur la carte, c?est aussi, comme le suggère Emmanuel Hocquard* " fabriquer de la distance dans un espace-temps en voie de resserrement incessant ". * " Taches blanches " in Ma haie, éditions P.O.L.
Mathieu Bouvier artiste. né en 1973. Vit et travaille à Montreuil sous bois. Diplômé des écoles des beaux-arts de Lyon et de Saint-Etienne, et du Fresnoy, studio national des arts contemporains-Tourcoing. Mylène BENOIT - Plasticienne, vidéaste, chorégraphe. Vit à Paris, travaille à Paris et Roubaix Plasticienne, vidéaste et chorégraphe, Mylène Benoit est diplômée de l`Université de Westminster à Londres (BA with Honours de "Pratique des médias contemporains"), de l?université de St Denis (Maîtrise d`Hyperdocument Multimédia). D?octobre 2001 à juillet 2003, elle est artiste-résidente au Fresnoy, Studio national des arts contemporains de Tourcoing. Elle crée en 2003 la Compagnie Contour Progressif dont les réalisations s`articulent autour de l`étude des relations d`interaction entre vocabulaire médiatique/cinématographique et écriture chorégraphique. Depuis 1997, elle intervient à la Cité des Sciences et de l?Industrie à Paris comme conceptrice d?exposition et chef de projet multimédia.
Benten Clay
R&D STUDY NO. 3: ION
0 | 0 | couleur | 2:0 | Allemagne, Finlande | 2011
Ionizing radiation can be detected and made visible through an experiment called The Cloud Chamber. The video is a filmed document from a Cloud Chamber positioned near Olkiluoto nuclear power plant on September 11th, 2011, 2:10 ? 2:12 p.m. In this case, Alpha particles, Beta particles, Muons and Protons leave traces that can be distinguished by their characteristic shapes.
BENTEN CLAY is a global corporation with a cross-disciplinary approach. The focus lies on the production of a long-term project titled Age of an End in which the appearance of the now is analyzed, assessing the limitation of natural resources, their implementations, as well as mechanisms of power and volatility inherent to the human pursuit of control.