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Michael Dietrich
zone of silence (scream machine)
Film expérimental | hdv | couleur | 9:30 | Autriche | 2025
Le film expérimental Zone of Silence (Scream Machine) explore l’interaction entre lumière, brouillard et résonance pour évoquer l’isolement intérieur et la désorientation psychique. La ville est enveloppée d’une atmosphère dense ; reflets lumineux et sons étouffés composent une « zone de silence » où l’orientation comme la communication commencent à se dissoudre. Inspiré des problèmes historiques de navigation maritime — lorsque les signaux de brume devenaient inaudibles dans certaines conditions météorologiques — le film transpose ce phénomène dans le domaine de l’inconscient humain. Le concept psychanalytique de « zone de silence » formulé par Theodor Reik devient un motif central, désignant les émotions refoulées et la difficulté à les traverser. La séquence finale montre l’inscription « EUROPA » s’effaçant peu à peu, sombre reflet du futur politique du continent. Par son atmosphère saturée, sa composition mêlant enregistrements de terrain et sons synthétisés, et son usage de métaphores visuelles, le film propose une exploration profonde du vide intérieur et de la quête d’orientation.
Michael Dietrich (*1985, Vienne, Autriche) a étudié le social design à la HfbK de Hambourg ainsi que la photographie à l’Académie des beaux-arts de Vienne. Son travail explore l’impact des interventions humaines sur la nature, déployant souvent, à travers la vidéo et l’acousmatique, des scénarios troublants.
Vincent Dieutre
This is the end
Documentaire | digital | couleur | 108:37 | France | 2022
Sur Facebook, je l’ai reconnu tout de suite. 40 ans après notre rencontre, nous ne savons même plus si c’est un bon souvenir. Malgré le virus, j’ai pu rejoindre Dean à Los Angeles. Ici tout est fermé, et de Malibu à Watts, nous nous laissons traverser par l’immensité de la ville, dans l’élan de la Mustang. Tiens-moi bien la main, mon aimé, la fin a déjà eu lieu, tout le monde le sait à Hollywood, mais désormais seuls la poésie peut le révéler.
Après des études d'Histoire de l'art, Vincent Dieutre entre à l'IDHEC (Fémis) en 1983. Lauréat en 1989 de la Villa Médicis hors les murs à New York, il séjourne ensuite à Rome et à Berlin. Après ces années de dérive, il rentre en 1990 à Paris et y écrit son mémoire de DEA (« Esthétique de la confusion » Paris III) avant de se tourner définitivement vers la réalisation avec Rome Désolée. Cinéaste, critique (la Lettre du cinéma, les Lettres Françaises), il enseigne aussi régulièrement dans les écoles de cinéma et d’art en France et en Europe (Paris VIII, la HEAD, Fresnoy, la Cambre, etc). À la fois documentaires et autofictions nourries de musique, de peinture, de culture Queer, son travail interroge les liens entre l’intime et le collectif mais aussi les formes du cinéma. Ses films ont reçu plusieurs prix dans les festivals internationaux.
Adam Diller
PROJECT 02
Doc. expérimental | 4k | couleur et n&b | 67:40 | USA | 2025
Interweaving archival audio, photographs, and films; eight years of visits to Google’s first hyperscale data center in The Dalles, Oregon; Google’s promotional videos; and encounters with local residents, PROJECT 02 untangles layers of power that underlie this Internet.
Adam Diller’s film and media works challenge our understandings of the ecologies, cultures, and media within which we live. He has exhibited internationally at venues including Anthology Film Archives, Big Sky Documentary Film Festival, Center on Contemporary Art, Susquehanna Museum of Art, Kassel Documentary Film and Video Festival, Athens International Film and Video Festival, Northwest Film Forum, Knitting Factory, Roulette, Issue Project Room, Sugar Refinery, and D-22. He has released music on labels including Line (12K), Locust Music, Gruenrekorder, DRAFT, Gift Tapes, and Present Sounds.
Igor Dimitri
Salsa
Fiction expérimentale | 16mm | couleur | 13:0 | Portugal | 2020
One Buenos Aires afternoon in the dominican hairdresser saloon, in which characters from different origins reunite around the musical feeling of the place. From dancers to performers and actors, clients and reggaeton singers.
MA in Documentary Cinema and Profesor Assistant at Universidad del Cine, Buenos Aires. PhD Candidate at University NOVA, Lisboa. Currently working on my first feature film. I'm interested in the notions of displacement, ritual and longing. In color, rhythm, body and mixing genres in a surrealist way.
Alice Diop
Vers la Tendresse
Documentaire | 4k | couleur | 39:0 | France | 2015
Vers la tendresse est un film documentaire qui explore l`intime du territoire masculin d’une cité de banlieue. En suivant l’errance d’une bande de jeunes hommes, nous arpentons un univers où les corps féminins ne sont plus que des silhouettes fantomatiques et virtuelles. Les déambulations des personnages nous mènent à l’intérieur de lieux quotidiens (salle de sport, hall d’immeuble, parking d’un centre commercial, appartement squatté) où nous traquerons la mise en scène de leur virilité ; tandis qu’en off des récits intimes dévoilent sans fard la part insoupçonnée de leurs histoires et de leurs personnalités.
Née en 1979 à Aulnay-sous-Bois (France), Alice Diop est tombée dans le documentaire malgré elle "c`est le fruit d`une heureuse rencontre avec un documentaire d`Eliane de Latour", rencontre qui lui permet de réaliser la force des messages pouvant être véhiculés dans les documentaires et la possibilité de croiser un regard sociologique à un traitement cinématographique. Alice s`intéresse à ceux que l`on ne voit pas, elle raconte la diversité culturelle. Pour Alice Diop, réaliser un bon documentaire consiste à "raconter des choses intelligentes en utilisant un biais artistique et humain. « Combattre les idées reçues pour faire avancer la société. » Alice Diop passe un DESS Image et société et intègre un atelier d`écriture à la Fémis. Réalisatrice pour L`Oeil et la Main (France 5), elle est auteure de documentaires. Alice Diop est lauréate de la Bourse "Auteur de documentaire" de la Fondation Jean-Luc Lagardère. Elle réalise en 2006 deux 52 minutes, Clichy pour l`exemple et La tour du monde. En 2007, Les sénégalaises et les sénégauloises. En 2011, son film La mort de Danton lui vaut plusieurs sélections en festivals et récompenses.
Art Collective Disnovation.org
A BESTIARY OF THE ANTHROPOCENE
Installation vidéo | 4k | couleur | 15:0 | France | 2025
Que se passe-t-il lorsque les conséquences des actions humaines deviennent si profondes et omniprésentes que tout sur Terre devient, à un certain degré, artificiel ? Ce nouvel essai vidéo de 15 minutes explore les spécimens les plus emblématiques issus du livre et de la recherche A Bestiary of the Anthropocene, en combinant des images tournées à travers le monde. Cette vidéo à deux canaux expose les êtres hybrides avec lesquels les humains cohabitent désormais à l’ère de l’Anthropocène, fusionnant sous diverses formes et à divers degrés le naturel et l’artificiel. Cette nouvelle œuvre vidéo a été commandée par le Max Ernst Museum et sera présentée aux côtés d’une installation à grande échelle réunissant l’ensemble de notre collection de spécimens physiques. D’APRÈS LE LIVRE “A BESTIARY OF THE ANTHROPOCENE” (2021). Une compilation illustrée des créatures hybrides de notre époque, inspirée à la fois des bestiaires médiévaux et de l’observation de notre planète endommagée. Conçu comme un manuel de terrain, l’ouvrage vise à nous aider à observer, naviguer et nous orienter dans le tissu du monde devenu de plus en plus artificiel. Plastiglomérats, chiens-robots de surveillance, fordite, gazon synthétique, arbres-antennes, Sars-Covid-2, montagnes décapitées, aigles chasseurs de drones, bananes standardisées… chacun de ces spécimens est symptomatique de l’ère « post-naturelle » en rapide transformation dans laquelle nous vivons. Souvent, sans même que nous en soyons conscients, ces créatures se multiplient et coexistent avec nous. A Bestiary of the Anthropocene cherche à capturer ce moment précis où la biosphère et la technosphère se fondent en un nouveau corps hybride. Que se passe-t-il lorsque les technologies et leurs conséquences non intentionnelles deviennent si omniprésentes qu’il devient difficile de définir ce qui est « naturel » ou non ? Que signifie vivre dans un environnement hybride, composé à la fois de matière organique et synthétique ? Quels nouveaux spécimens peuplent aujourd’hui notre planète au début du XXI? siècle ?
DISNOVATION.ORG fusionne art contemporain, recherche et hacking pour transformer des débats éco-sociaux complexes en expositions opérationnelles et provocantes. Leurs œuvres radicales, mises en scène telles de grandes expériences de laboratoire axées sur l’énergie, l’écologie et l’économie, servent de catalyseurs pour créer des avenirs divergeant des récits dominants. Leurs expositions, livres et vidéos ont imprégné le paysage culturel mondial, favorisant ainsi un dialogue critique entre la recherche artistique, politique et scientifique. Ils ont récemment co-dirigé les ouvrages A Bestiary of the Anthropocene, un atlas des créatures hybrides d’origine anthropique, et The Pirate Book, une anthologie sur le piratage de contenus culturels. Leur travail a été présenté dans des expositions et festivals internationaux : Palais de Tokyo, Centre Pompidou, Jeu de Paume (Paris), Museum of Art and Design (New York), Fonderie Darling (Montréal), HMKV (Dortmund), Haus der Kulturen der Welt (Berlin), ZKM (Karlsruhe), Ars Electronica (Linz), MU (Eindhoven), Strelka Institute (Moscow), China Museum of Digital Arts (Beijing), Chronus Art Center (Shanghai), Polytechnic Museum (Moscow), ISEA (Paris, Hong Kong), Elektra (Montréal), HEK (Basel)... Leur travail a été représenté dans Forbes, Wired, Vice, Motherboard, Libération, Die Zeit, Arte TV, Next Nature, Hyperallergic, Le Temps, Neural.it, Digicult, Gizmodo et Filmmaker Magazine parmi d’autres.
Sebastian Díaz De León, Katherine Ball
Contaminations, Bodies between Nature and Culture
Installation vidéo | mp4 | couleur | 21:49 | Allemagne | 2023
Twenty performing artists and dancers embedded themselves in sites with different dynamics between nature and culture: the Berlin Botanical Garden, a cultural site focused on nature; a power plant, where nature is burned to make culture; a landfill and recycling center where the detritus of culture re-enters nature; a spy station built on a hill of rubble from the second world war; and a nature paradise impacted by climate change. Contaminations is an outdoor, experimental educational programme for people who want to work with their bodies (floating-berlin.org/contaminations). This short film shows scenes from Contaminations 2022. In this film, you see roads washed out by floods induced by climate change, with their guardrails floating in midair. There are metal structures newly constructed to prevent landslides in a forest impacted by forest fires worsened by climate change. When trees burn, their roots no longer hold the soil, and landslides further destroy the forest and homes.
Sebastian Díaz de León lives in Berlin with a spatial practice at the interface of architecture, film, photography and research. He examines existing structures to imagine a social and climate-just future, combining a variety of disciplines to address contemporary spatial challenges. As part of the collective ufoufo - urban fragment observatory they edited and published the book „VISITING - inken baller & hinrich baller, berlin 1966-89" (2022), including the accompanying exhibition at DAZ berlin (2022), Freie Akademie der Künste in hamburg (2023) and Kunsthochschule Kassel (2024). With ABRISSSTOP! (2023) they fight against the demolition of buildings in Berlin through film, performance and exhibitions. IVRY-AFFAIRES (2023) is a 3-channel video installation displayed in the public spaces of Ivry-sur-Seine and berlin. It shows the stories of Ivry-sur-Seine’s inhabitants and unfolds collective imaginaries emerging from the multi level terrace housing by Renée Gailhoustet and Jean Renaudie. After teaching architectural design at the chair of Jean-Philippe Vassal, he is currently teaching at the chair of Stéphanie Bru at Universität der Künste berlin. Katherine Ball is a habitat for fungi and bacteria located on planet Earth. Katherine is a member of Floating University e.V., runs the program Contaminations, and is part of the Hybrid Infrastructure Working group there. Their art practice includes things like: living in an off-grid floating island building mushroom filters to clean a polluted lake and coordinating a national day of action to halt business at banks and corporations influencing state laws. Katherine has a Master of Environmental Management from Yale University School of the Environment (2022), a Master’s in Fine Arts in Social Practice from Portland State University (2012), and studied at the School of Walls and Space in Copenhagen (2011, 2015). Katherine has exhibited and performed at Smackmellon (NY), apexart (NY), Kampnagel Hamburg (DE), Schauspiel Dortmund Theater (DE), Wien Woche (AT), Wiener Festwochen (AT) and their work is in the collection of the Museum of Modern Art in New York (MoMA, NY). Their books include Not Broken Yet: Life in the Mojave Desert (High Desert Test Sites, 2014) and Utopia Walks Away: Infrastructure in Copenhagen, Denmark (LikeLichen Press, 2014). Katherine has been a Fulbright Fellow in Copenhagen, a German Chancellor Fellow (Bundeskanzler-Stipendium), a Macdowell Fellow, an artist in residence at Andrea Zittel's High Desert Test Sites in the Mojave Desert, an observer delegate at the United Nations Climate Change Summit in Mexico, and a member of the inflatable sculpture collective Tools for Action (2014-2017). Originally from Detroit, Katherine lives between Colorado, Berlin and Hawaii.
Dj Nasri
Popopop
Performance | | | 120:0 | Liban | 2015
When Oum Kalthoum meets Serge Gainsbourg meets Billie Holliday meets Aisha Al Marta meets Sabah meets Taxi Girl meets Esther Phillips meets Yasmine Hamdan meets Souad Abdallah meets Jeanne Moreau meets Dina Washington meets PJ Harvey meets Marylin Monroe meets Astrud Gilberto meets Sara Vaughan meets Catherine Deneuve meets Mohamad Mounir meets Madonna meets Delphine Seyrig meets Soapkills meets Ahmad Adawiya meets Eartha Kitt meets Mirwais meets Bandali Family meets Feyrouz meets Asmahan meets Cheikh Imam meets Marguerite Duras meets Nina Simone meets Cole Porter meets Omar Zeini meets Fleetwood Mac meets Tarab meets Kitsch meets Choubi meets you.
Acteur de cinéma (dirigé notamment par Christian Merlhiot, Jocelyne Saab, Georges Hachem, Roy Samaha, Omar Fakhoury, Jad Youssef…) et journaliste, Nasri officie en tant que DJ depuis plus de 8 ans à Beyrouth et à Berlin où il est actuellement basé. Une pop sans frontière de genre, sans frontière de goûts - bons ou mauvais. Une pop décomplexée qui fait se côtoyer les grands noms du répertoire classique arabe et ceux de la pop américaine, émiratie, égyptienne, libanaise et bien au - delà à ceux aussi des grands noms du cinéma et de la littérature française. Amoureux fou des grandes dames du Jazz, Nasri fait par ailleurs se rencontrer Asmahan et Delphine Seyrig, Grace Jones et Jeanne Moreau et le plus kitsch des sons arabes aux dialogues acérés d’une Bettes Davis entre autres grandes du cinéma mondial.
Rachid Djaïdani
Sur ma ligne
Documentaire | dv | couleur et n&b | 49:0 | France | 2006
Rachid Djaïdani, un jeune auteur, se filme pendant l?écriture de son deuxième roman, et nous emmène avec lui dans les différentes étapes de sa création. A travers ces images très brutes se dessine la vie de cet artiste autodidacte, doué d?une étonnante capacité à parler de lui tout en parlant de son monde?
Je suis un compétiteur depuis ma plus tendre enfance l'école de la rue le ring et la culture hip hop ont fait de moi un être authentique sans particules ni courbettes, j'aime la création qu'elle soit proche de mon univers ou à des années lumiéres du beat de mon myocarde. J?ai affûté mes arts dans les domaines de l'écriture, trois romans parus au Seuil ( Boumkoeur 1999-Mon Nerf 2004- Visceral 2007 ) et un prochain, en écriture dans un residence de Culture France au Canada et a New york ( Mission Stendhal:mars-octobre 2008). L'autre corde à mon arc: La comédie, j'aime bluffer au cinéma comme sur les planches, trois ans de tournée théatrale à travers le monde avec Peter Brook, m'ont fait comprendre ce qu'était un sentiment loin des caricatures grotesques de la comédie française et enfin la troisième corde de mon "art balette" : la réalisation, depuis plus de 10 ans je braque avec ma caméra les vagabondages de mes potes, ma famille et autres freestyles ; J'ai réalisé un documentaire "Sur Ma Ligne" qui a ete primé a Paris en Juillet 2006, le sujet traite du processus de création, un journal intime en pixel color frais, et pas prise de tête. Actuellement ,je fini la réalisation de mon premier long métrage :" 40 FRERES" et pour cette création sans bankébeul ni particule du fils de... Je recherche un producteur. Voilà ce qui fait battre mon coeur la création faire et aller de l'avant sans attendre l'assistanat ou un signe du ciel..
Daniel Nicolae Djamo
Pasari
Vidéo | hdv | couleur | 7:32 | Roumanie | 2014
The work is based on fragments from interviews taken from Romanian immigrants living in Paris in 2011, 2013 and 2014. Shot in Nogent sur Vernisson. Loiret, on December 28th, 2013. 2013 had a warm autumn and an even warmer winter debut. "I think that this is one of the reasons why the birds that live along the Loire chose to rest longer. Some rested even until late December. I filmed this material when they started preparing to fly away. ”Birds” presents 7 minutes of French sunset, on continuous shooting, with the migratory birds preparing to leave. It presents the sunset of the West, with governments taking measures belonging to the right. I chose to draw a paralel between this story and statements that I had previously recorded in Paris, belonging to Romanian immigrants."
Daniel Djamo (b.1987, lives and works in Bucharest) is a young Romanian artist and film director, being interested in personal and group histories. He combines film with video art and installation with photography in order to evoke the past and to underline “the now.” Winner of the ESSL award, Henkel Art.Award. Young artist prize CEE, Startpoint Prize Romania and the Grand Prize of the National University of Fine Arts from Bucharest. Daniel benefited from residencies in Paris, Kassel, Chemnitz, Bruxelles, Vienna and Liege. He exhibited at the Museum of Moscow, Kunsthaus Dresden, Moscow Museum of Modern Art (MMOMA) and the ESSL museum from Vienna, while also presenting his works in Germany, Italy, Canada, Netherlands, USA, Russia, Portugal, Czech Republic, Estonia etc. His video artworks have been screened in numerous video art and film festivals. He is a PhD candidate at the National University of Fine Arts from Bucharest.
Daniel Nicolae Djamo, Daniel Nicolae DJAMO
Territorial marking
Vidéo | hdv | couleur | 19:44 | Roumanie | 2014
I’m marking the area surrounding the home of my mother in Nogent-sur-Vernisson (Loiret, France) with the flag of Romania. I marked a Romanian territory in France. My mother left the country when I was 20, being one of those who left in the first waves of immigration after the acceptance in the EU. She works as a doctor and has her own private business close to Montargis, France. The sound represents my mother’s reaction to a work I had planned to do in Paris, on July 14th, 2014. I wanted to take yellow graffiti spray and transform all of the French flags from Champs Elysee into Romanian ones.
Daniel Djamo (b.1987, Bucharest) is a young Romanian artist and film director, interested in personal and group histories and stories and in themes such as the national identity. He combines film with video art and installation with photography in order to evoke the past and to underline “the now.” Winner of the 2013 ESSL award CEE (offered by the ESSL museum), the 2013 Henkel Art.Award. Young artist prize CEE (given by mumok - Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig Wien - and KulturKontakt Austria) and the 2011 Grand Prize of the National University of Fine Arts from Bucharest. In 2015 he won Premio Combat’s Video art award at Museo Giovanni Fattori, in Livorno, Italy. Also, in 2015, Djamo won the Special Award for Documentary Film given by the Romanian Filmmakers Union, while also being nomineed for the 2015 Best Debut for a feature film (Opera Prima award) by the Romanian Filmmakers Union. Daniel had solo exhibitions in Glasgow (Briggait, 2014), Leipzig (KunstKraftWerk, 2015), Kassel (tokonoma, 2012), Vienna (Schleifmuhlgasse 12-14 Gallery, 2014), Bucharest (Anca Poterasu Gallery – 2014 and 2015, Victoria Art Gallery – 2013 and 2015), Timisoara (Calina Gallery, 2012) and Kuala Lumpur (WOLO and Wei-Ling Gallery, 2015).
Nazim Djemai
Nawna (Je ne sais pas...)
Doc. expérimental | dv | | 113:0 | France | 2007
Cambride Bay est une Ville de l`arctique Canadien où vit une communauté Inuit. Passée récemment du nomadisme à la sédentarisation suite à l`implantation de la Hudson Bay Company, qui a drainé avec elle les forces de l`ordre, les représentants religieux, etc., cette population a subi de profondes mutations. L`écart, notamment, entre les générations se creuse, et rend improbable la transmission. Une telle description ne représente pourtant que l`arrière fond d`une situation pour un film qui s`emploie à un exercice autre qu`éthnographique ou sociologique.
Expositions 2006 :-Exposition à la Cité internationale des arts dans le cadre du mois de la photographie à Paris. 2005:-Exposition des diplômés avec félicitations du jury : «Plus que vrai », ayant pour commissaire Henry Meyric Hugues. 2003 :-Présentation de vidéos à « La Vitrine » - Galerie de l?Ecole des Beaux-Arts de Cergy, (Paris 11ème). -Projection de la vidéo « il n?y a plus rien », La nuit du cinéma expérimental, Cinéma Le Balzac. 2001 :-Exposition en appartement, « On passe la soirée chez qui ? » n°6, avec Pierre Dumonthier et Liliane Vialat. -Exposition collective à Emily Carr, Ecole des Beaux-Arts de Vancouver. 1998 :-Exposition en appartement, « On passe la soirée chez qui ? », n°2, à Suresnes. 1998 :-Exposition à la « Belle époque », rue de Charenton, (Paris 11ème ). 1998 :-Exposition à la Mairie de Vanves, obtention du prix de la photographie. 1997 :-Exposition en appartement, « On passe la soirée chez qui ? », n°1, (Paris 19ème ) avec Liliane Vialat, Pierre Dumonthier, Rémy Hyrsberg 1997 :-Exposition « Pique-nique » au parc de la Villette (Paris, 19ème arrondissement). 1999 :-Exposition collective à la galerie du forum Saint Eustache (Paris 1er ) avec Liliane Vialat,Pierre Dumonthier et Pierre Fichefeux. Cinéma, Vidéo 2001-2007:- Différentes vidéos dont: La Scène, Pas moi, Vanité, Cafézoïde, Remontée d`image ... 2005-2007:-Repérages et début de tournage préparatoire au film La parade de Taos, traitant de la sexualité dans les jardins publics à Alger : le jardin d`essai comme lieu mythique de plaisir (en cours de financement, commission plénière du CNC, France 2, Région Loire-Atlantique. Ce film est produit par Capricci Films. Le rôle principal féminin est interprêté par Nadia Kaci. 2007 :-Réalisation d`un documentaire tourné (en 2001) à Cambridge-Bay (Arctique Canadien) sur la création du Nunavut (gouvernement autonome Inuit crée en avril 1999), séléctionné au FID Marseille2007 -Tournage et montage de Cafézoïde, histoire d`une enfance et de celle du cinéma muet. 2004 :-Tournage d`une adaptation filmique de « L`attente, l`oubli » de Maurice Blanchot, à La Ciotat. 2001 :-Assistant de production sur un documentaire réalisé par David Rimmer (Vancouver). 1998 :-Réalisation d?un cours métrage sur le Mandapa (théâtre et école de danse classique indienne), dans le cadre d?une étude universitaire en anthropologie avec J.L Paudrat (Paris I Sorbonne). Prix 2007 :-Prix National Georges de Beauregard et une mention spéciale du jury du GNCR au FID Marseille 2007. 2005 :-Séléctionné au prix de la photographie Gilles Dusein 2005 par Eric Mangion, directeur du FRAC Paca. -Obtention du prix de la photographie des Beaux-Arts de Paris lors de l?exposition des diplômés avec félicitation du jury « plus que vrai », commissaire Henry Meyric Hugues. 1999:-Prix de la photographie remis par le Maire de Vanves lors d`une exposition collective. Bibliographie 2006 :-Publication de la photographie "Tempête au Musée d`art russe", 2001. Portfolio de l`ouvrage « La photographie en France 1970- 2005" par Christian Gattinoni, aux Editions CULTURESFRANCE/ Ministère des Affaires Etrangères. 2005 :-Publication du catalogue de l`exposition des diplômés avec félicitation du jury « Plus que vrai ». Publication d`une photographie pour la couverture du livre de Maïssa Bey Surtout ne te retourne pas, aux éditions Barzakh, Alger. Autres activités 1999 :-Réhabilitation et gestion de la galerie du forum Saint Eustache avec le collectif « Servez-vous ! », avec la collaboration du père Beneteau et de l?Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. -Création de couvertures de livres pour les éditions Barzakh à Alger. Formation 1999?2004 :-Diplôme de l?Ecole National Supérieur des Beaux-Arts de Paris, avec félicitations du jury. 1997-1998 :-Licence d?Arts Plastiques, Paris I ? Sorbonne, UFR Saint Charles.
Stefan Djordjevic
Putovanje
Documentaire | hdcam | couleur | 4:40 | Serbia | 2012
Shwan Dler Qaradaki
The Golden Wish
Vidéo | mov | couleur | 5:29 | Norvège, Iraq | 2019
L'histoire de "The Golden Wish" est liée à la proposition du gouvernement de gauche danois d’autoriser la police à saisir les bijoux et les objets de valeur des demandeurs d'asile à leur arrivée dans le pays. Ces bijoux et objets de valeur serviraient à financer le logement et la nourriture des nouveaux arrivants. Dans le cadre de ce projet, je me suis rendu en Irak, et ai visité deux grands camps de réfugiés à l'extérieur de Sulaymaniya. Ces camps s'appellent Arbar et Barika, et sont situés à 29 km au sud-est de la ville de Sulaymaniya. Ils comptent 32 000 réfugiés au total. J'ai exploré leurs marchés locaux, et j'ai contacté des bijoutiers et particuliers dans la région. J'ai ensuite acheté leurs bijoux en or, les ai fondus et moulés pour en faire une installation textuelle, sous la forme de la phrase: "Everything will be ok" ("Tout ira bien").
Je suis artiste et travaille dans les domaines du dessin, de la peinture, de l'installation, de la vidéo, et du film. Dans plusieurs de mes œuvres, j'ai travaillé sur mes propres expériences en tant que réfugié kurde, ces expériences pouvant fournir des connaissances à propos de questions universelles liées à la situation d'un être humain en fuite. Originaire du Kurdistan irakien, j'ai suivi une formation artistique de cinq ans avant de fuir à cause des persécutions en 1997. Après une fuite difficile à travers 11 pays, je suis arrivé en Norvège en décembre 1999, et j'y ai terminé mes études d'art.
Alexei Dmitriev
Dubus
Vidéo expérimentale | dv | noir et blanc | 4:9 | Russie | 2005
Un "slow" du cinéma classique sur la musique de Zelany Rashoho.
AV = deux artistes vidéastes de Saint-Petersbourg, en Russie. "Dubus" est un début.
Patrick Doan
Density 1
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:7 | Canada | 2005
"DENSITY 1" est une vidéo sensorielle sur le déplacement, le temps et l'espace. Elle tente de saisir l'essence des espaces temporels que l'on chasse si souvent avec insouciance. La relation entre audio et vidéo est intensifiée par sa transmission flatteuse et subconsciente des ses caractéristiques fondamentales. Dans l'ensemble, cette ?uvre pose une réflexion sur la nature éphémère de la mémoire à long terme, et sur la manière dont ses représentations sont déformées à travers l'environnement, l'expérience et le tempérament d'un individu.
Patrick Doan réside actuellement à Montréal, Canada, et étudie le design à l'Université de Concordia. Se spécialisant dans l'animation numérique, son travail se caractérise par une étude de la relation existant dans l'information numérique, l'espace et le paysage urbain. Ayant beaucoup travaillé dans le graphisme, son travail cumule compositions cinématographiques et traitement typographique. Depuis 2001, il réalise des ?uvres chez DEFASTEN, un débouché créatif et une réserve d'?uvres de clients.
Sarah Dobai
Hidden in Plain Sight (Cache en Evidence)
Film expérimental | hdv | couleur | 14:41 | Royaume-Uni | 2015
Hidden in Plain Sight was commissioned by the Centre d’art et photographie de Lectoure. The film is based on fragments of Robert Bresson’s acclaimed film Pickpocket (1959). The work re-enacts short scenes from Bresson’s film in which the protagonists rehearse and perform the techniques that pickpockets use to avoid being caught. Accompanied by a voiced script written from the intimate perspective of one of the characters, the work was shot in the studio with a small group of non-professional actors. The film reflects on the position of the actor and the thief both of who rely on the arts of mimicry and deception. My interest in the figure of the pickpocket as represented by Bresson’s film was partly informed by about thinking about the banking industry and its routine use sleight of hand and misdirection to acquire what rightly belongs to us. Hidden in Plain Sight was originally conceived to be screened alongside a voice over performed live by an actor standing by the screen. It can also be shown as a projection work only where the voice over is made integral to the soundtrack of the film.
Sarah Dobai is an artist based in photography and film. Over recent years her production has also extended into publication and performance. The work engages with realism, artifice and illusion in relation to pictorial or cinematic conventions. Recent exhibitions and projects include the artist’s book The Overcoat, (Four Corners Books, Raven Row), The Vanishing Point in History, Centre d’art et photographie de Lectoure with Matthew Buckingham, Lina Selander and Eric Baudelaire. Her performance Study was commissioned by Whitechapel Art Gallery, London and Spike Island, Bristol. The film Twenty Second Hold will be shown next year at Bristol Museum and Art Gallery. The fixed frame 16mm work Nettlecombe showed both as an installation and projected work at multiples venues internationally including Tate Modern, FACT Liverpool, Site Gallery (Sheffield), Dundee Contemporary Arts, Kamloops Art Gallery, Canada, Kuandu Museum of Fine Art, Taipei. Other exhibitions include Theatres of the Real, Antwerp FotoMuseum, Darkside II, FotoMuseum Winterthur, Sarah Dobai: Photographs & Film works, Kettles Yard, and Above the City, Artist’s Space (solos), New York. Dobai completed a Masters in Fine Art at the University of British Columbia studying under Jeff wall and Mark Lewis. She lives and works in London.
Selma Doborac
Those Shocking Shaking Days
Documentaire | 16mm | couleur | 88:0 | Autriche, Bosnie-Herzégovine | 2016
Peut-on, par les moyens du cinéma, figurer la guerre ? Cette question en ouvre mille autres, comme la guerre elle-même porte mille masques. La guerre ici, c?est celle des Balkans dans les années 1990 : une guerre Européenne, anachronique, dans laquelle les charniers et les camps de concentration contrastent avec l’arsenal high tech des conflits modernes, et surtout une guerre médiatisée dont les images insoutenables sont devenues banales dès que diffusées sur les écrans de télévision. Analyse rebattue ? Certes non : pour redonner aux images et aux témoignages leur puissance perdue, mais aussi à chacun ses responsabilités dans un monde où le mal n’est pas le seul fait des criminels de guerre, Selma Doborac, dans ce premier long-métrage, entreprend avec rigueur extrème de questionner toutes les manières possibles de faire un film sur la guerre. Aux images de charnier se substituent celles, moins spectaculaires, filmées en vidéo par les combattants eux-mêmes, ou des plans tournés en 16mm montrant des maisons abandonnées, rendues à la nature, appartenant aussi bien au présent qu’au passé. Décomposant la fabrication de l’image de guerre par une suite de questions qui s’enchéssent sans fin, sous forme de sous-titres envahissants ou d’une voix-off aux faux airs de bulletin d’information, le narrateur démonte du même coup les mécanismes de perception, de compréhension, de mémorialisation, et même tout simplement de communication : remettant en cause jusqu’au langage cinématographique et transformant le film en une expèrience unique, à la fois théorique et autobiographique. (C.G.)
Selma Doborac est née en 1982 en Bosnie-Herzégovine. Elle reçoit le prix Georges De Beauregard International et une mention spéciale pour le prix du premier film lors du FID Marseille 2016 pour cette oeuvre.
Dodo Dodo
DODO animale inetto al
Film expérimental | dv | couleur et n&b | 120:0 | Italie | 2005
DODO est né au cours de l'hiver de l'année 2003 en tant qu'expérience expérimentale et a conclu sur la création d'un film colossal composé de 90 scènes, à la fois autonomes et liées par leur style et leur contenu. Le film, crée en un an et demi par les sept DODOS est le résultat d'un mélange entre des éléments laissés au hasard et des éléments de pensées : quelques scènes ont été développées par des situations éventuelles qui se présentaient d'elles-mêmes ; d'autres sont nées d'intuitions individuelles, et furent par la suite planifiées et montées. Le film représente le monde vu par les yeux de DODO, qui se focalise sur la contemplation de la nature - avec une succession de visions atmosphériques, physiques et métaphysiques--- sur l'observation d'objets manufacturés - les moyens utilisés par l'homme pour intervenir sur la nature et communiquer avec elle - et sur une enquête sur l'homme, qui est souvent un acteur inadéquat, marginal et ignorant, et en même temps capable de crever des surprises avec sa beauté désarmante.
DODO (dans l'ordre alphabétique) Simone Facchinetti Seriate, né à Bergamo le 7 décembre 1977, il est graphiste. En septembre 2003 il co-crée l'agence de communication visuelle (visual communication agency &1 lab. (andonelab.com) Michela Facchiro né à Bergame 1er février 1981. Il étudie l'anthropologie. Il s'intéresse aux films. Depuis 2003, elle a réalisé nombre de courts métrages : Voir Le Jour, en noir et blanc, Il Trittico Della Visione Di P., Ces deux dernières ?uvres ont été produites avec Luca Ferri. En mars 2005, il a collaboré à la réalisation de "15°African, Asiatic and latin America Movie Festival" organisé par ONG C? - Centre d'orientation éducative de Milan. En 2005-2006, il est bénévole au C?, et en mai-juin 2006 elle participera à l'organisation du concours et à l'exposition de courts métrages "Corpotere V" qui est organisée chaque année à Bergame par l'association "Fidelio" Luca Ferri né à Bergame 16 avril 1976. Il travaille avec des mots et des images. Ses travaux dans le domaine littéraire sont : 30 Personaggi In Previsione Dell?estate (Lubrina Editore, 2002), Il Suicidio Di Amerigo Vezzi (Edizioni Pulcino Elefante, 2003), Cappa Caballo (2003 inedito), La Circonvuallazione Di Broca (2005 inédit). Ses travaux dans le domaine cinématographique sont : 4 (court métrage, 2002), Movere Educere Billiardo (court métrage, 2005), Fiori Di Broca (court métrage, 2005), Dodo Animale Inetto Al (long métrage, 2005), Scano Boa (court métrage, 2005). Annamaria Materazzini se divise et se multiplie elle-même entre deux villes. La plupart du temps elle pense. Marinella Tasca est née le 7 décembre 1978 à Bergame. Elle travaille sur des matériaux qu'elle porte (www.marinellaconfezioni.it) et sur l?éducation environnementale. Vittorio Turla Rovato est né à Brescia le 30 mars 1975. Il a toujours rarement dessiné. En 2002, il cofonde le "studiocharlie", un groupe de designers graphique (www.studiocharlie.org). Riga Zingonia est né à Bergamo, le 27 août 1976. Il s'intéresse à la photographie, la vidéo et d'autres choses. En 2002 il cofonde le "studiocharlie" (studiocharlie.org). Ses vidéos les plus importantes : Short Experimental Videos (1999-2001, plusieurs auteurs), Polvere (2003, installation vidéo, studiocharlie), No Comment (2003, film), Fiori (2004, vidéo), Speranza (2005, petit documentaire), 1208 (1000-2006, court métrage, avec LP).
Christo Doherty, Aryan Kaganof
Lamentation/Klaaglied
Doc. expérimental | hdv | couleur | 18:0 | Afrique du sud | 2015
Blackface in a film about a secret war Experimental SA documentary challenges hidden memories of a faraway and forgotten fight Blackface and South Africa’s secret border war are exposed and explored in a poignant and troubling new film by Christo Doherty and Aryan Kaganof, which was shown in Cape Town and Joburg (South Africa) for the first time in June 2016. For 23 years from 1967 to 1989, young white men were conscripted to kill and die for apartheid during a long deadly war on the border of Namibia and Angola. In 2011, Doherty presented his ground-breaking BOS exhibition of constructed miniature models and blackfaced conscript portraits based on the rare photographs leaked from the conflict zone, often at great risk to the photographers at the time. Described by its directors as an ‘experimental psychic documentary’, Lamentation is a filmic response to Doherty`s BOS exhibition of physical suffering,traumatic memory and the border war. Doherty and Kaganof’s 18-minute film is a formal meditation on the traumatic memory of an illegal war in which tens of thousands of young white South African men were forced to participate and uncounted numbers of black Namibians were killed or injured. It is a contemporary attempt to explore one of the unexamined aspects of apartheid’s military misadventures, a conflict which killed and injured unknown numbers of civilians and well as soldiers and left a generation of men and women traumatised on both sides of the conflict. The film makers are not afraid to challenge and to shock. And they stress that the film is about memories and understanding for all participants and victims of the border war, not only SA soldiers. Lamentation’s delicate musical score, by leading South African composer Michael Blake, accompanies the camera’s slow movement up the uniformed chest of a solemn white model with painted black face, cutting to scan a miniature scene showing the mutilated corpse of a black Namibian civilian alongside an armoured SA military vehicle. Throughout the film, the disconcerting and shocking imagery is presented through an insistently choreographed interplay of cinematography and sound design. “We know this is difficult material, but interpreted and constructed images in art are an important way to reflect on a war which we don’t think South Africa has fully dealt with,” Doherty says. “Many white men, including myself, firmly shut the door on their army days, yet the SADF was a dark formative experience which we need to expose and understand.” White soldiers: black faces The filmmakers’ portrayal of white men in brown army uniform with black faces sparked controversy in South Africa, but the use of this make-up was a survival mechanism in the war. The blackface device in the film and in BOS is based on the combat body paint used as camouflage in the Angolan bush by apartheid’s soldiers, ironically known to the white troops as ‘black is beautiful’. “White faces painted black are currently taboo, but were very much part of a conscripted white soldier’s experience during South Africa’s war in Namibia and Angola,” Doherty says. The photographs in BOS, and now Lamentation, use re-enacted representations of this wartime practice, together with miniature reconstructions of scenes of battle and violence, to probe the psychological and ethical transformation of young men who joined in an involuntary battle against a hidden enemy. Beautiful music: origins of a difficult film The film emerged through Doherty and film-maker Aryan Kaganof`s mutual involvement with the hauntingly beautiful music by South African composer Michael Blake, Tombeau de Mosoeu Moerane(2011) for soprano birbyne and 5-track (or 2-track) tape. Written in homage to the little-known South African black composer Mosoeu Moerane, the film score features Lithuanian clarinet virtuoso Darius Klysis playing the birbyne, a simple keyless wooden wind instrument. The conclusion to the film is underscored by an extract from another composition by Michael Blake, his String Quartet No 1, performed by The Fitzwilliam String Quartet. Cinematographer Eran Tahor’s beautifully choreographed and achingly-slow camera movements match the cadences of Blake`s music and provide a powerful visual sense of the isolated and estranging experience of South Africa’s war on a distant and dangerous border. The editing and sound design by Aryan Kaganof bring together the music and the cinematography with strands of found audio, including a voice softly singing fragments of "Die Stem van Suid Afrika", the old National Anthem.
Christo Doherty Christo is Associate Professor of Digital Arts in the Wits School of Arts at Wits University. He is a photographer and artist with a keen interest in the visual representation of conflict and trauma. He was conscripted into the apartheid army at the age of 17. Aryan Kaganof Aryan Kaganof is a South African film maker, novelist, poet and fine artist. His extensive filmography includes Threnody for the Victims of Marikana, Decolonising Wits, Western 4.33, and Nicola’s First Orgasm. Aryan left SA aged 19 to avoid conscription into the apartheid army.
Karel Doing
Antipodes
Doc. expérimental | dv | couleur | 19:25 | Pays-Bas, Japon | 2006
A cet endroit le temps n'existait pas. Tout était continue. Le temps lui manquait, il ne lui avait pourtant pas fait de cadeau, le seul qu'il put donner était la mort. La mort était partout. Il se sentait triste, misérable, invisible, il cherchait la vie... Le portrait d'un globe-trotter aux quatre coins du monde : Shanghai, Marrakech, Rotterdam, Kabelväg.
Karel Doing(1965, Canberra, Australia) réalise des films poèmes sous diverses formes, documentaires personnels, musique visuelle, contes de fées, et étend ses projets de cinéma. Il vit et travaille à Rotterdam( Pays-Bas). Son travail est montré dans différents événements: festivals de films, musées, théâtre, ou fondations d'art contemporain. Il trvaille aussi comme producteur et conservateur.