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Yana Osman, Anton Khamchishkin
Pwéra úsog
Doc. expérimental | mov | couleur et n&b | 19:50 | Afghanistan, Russie | 2025
En 1945, à Paris, est fondée la Fédération démocratique internationale des femmes (FDIF). Selon l’historienne Francisca de Haan, il s’agit alors de « la plus grande, et probablement la plus influente organisation internationale de femmes de l’après-Seconde Guerre mondiale ». Aujourd’hui encore, son héritage fait débat. Certains chercheurs, s’appuyant sur des rapports du FBI et du House Un-American Activities Committee, décrivent la FDIF comme une tentative communiste de manipuler les femmes. D’autres y voient un mouvement engagé pour les droits des femmes, et des chercheuses comme Elizabeth Armstrong soulignent son rôle dans les luttes anticoloniales et antiracistes menées par des femmes en Asie, en Afrique et en Amérique latine. En 1987, à l’époque de la perestroïka, la FDIF organise à Moscou le Congrès mondial des femmes, sous le slogan : « Vers l’an 2000 — Sans armes nucléaires ! Pour la paix, l’égalité, le développement ! » L’événement réunit 2 800 femmes venues de 150 pays. Parmi elles se trouve la grand-mère de la protagoniste, interprète qui consignait les mots surgissant de conversations venues du monde entier — des mots sans équivalents dans d’autres langues. En revisitant ses notes, des archives filmées et les lieux des délégations officielles, la protagoniste suit ces fragments jusqu’à une question : quels mots peuvent saisir le présent, lorsque le langage lui-même se dérobe, se dissout, et que des slogans empruntés étouffent peu à peu sa propre voix ?
Yana Osman, Anton Khamchishkin (Afghanistan, Russie) — artistes et cinéastes. Leur travail explore les zones manquantes du récit, comblant les non-dits et révélant des narrations en suspens entre réel et imaginaire, faits et spéculations. Leurs films ont été sélectionnés au Hong Kong Film Festival, à DOK Leipzig, à Slamdance, aux Rencontres Internationales Paris/Berlin, et ont bénéficié du soutien du CNC, de la Cité internationale des arts, d’Usage du Monde au 21ème siècle, de l’Institut français, entre autres
Jonathan Ospina
Recorded Dreams #1
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 12:44 | Colombie | 2019
An essay film on the memory of dreams, how one recalls affections, investigating the politics of representation and observation in times of an ever-growing production of images. An onomatopoetic road journey in Italy and dream-storytelling.
1990, Bogota. Artist and filmmaker, he studied film directing at Universidad del Cine in Buenos Aires. He holds a BA in fine arts and video from Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK), with an exchange in the MA in film at (ENS) École Nationale Supérieure Louis-Lumière in the suburbs of Paris. Since 2018 is part of the MA in fine arts at ZHdK. His performances, listening sessions, films and videoinstallations have been shown in Doclisboa, Bogoshorts, Manifesta 11, M12, across Europe, Hong Kong and South America.
Luis Ospina
La desazón suprema
Documentaire | dv | couleur et n&b | 90:0 | Colombie | 2003
"Incessant portrait of Fernando Vallejo" est un long-métrage documentaire sur l?écrivain colombien controversé exilé au Mexique. Même s?il a réalisé trois films et écrit cinq romans autobiographiques, Fernando Vallejo était quasiment inconnu jusqu?à la publication et l?adaptation cinématographique récente de "Our Lady of the Assassins" ("La Vierge des Tueurs"), réalisé par Barbet Schroeder. En exprimant sans pudeur ses amours et ses haines, Vallejo rompt avec une tradition littéraire bien ancrée : celle de l?écrivain omniscient qui voit et comprend tout. Le documentaire ne couvre pas seulement sa production littéraire mais également ses nombreux centres d?intérêt : films, musique, sciences et politique. Réalisé avec l?entière coopération et participation de l?auteur, le documentaire dépeint un portrait naïf et dérangeant de l?un des meilleurs écrivains hispanophones.
Luis Ospina Né à Cali (Colombie) en 1949. Il a suivi des études de cinéma à l?USC et la UCLA. Il a réalisé les films suivants : Pura sangre / Pure Blood (1982) et Soplo de vida / Breath of Life (1999), et plus de trente documentaires et courts-métrages, dont Agarrando pueblo (1978), Andrés Caicedo: Unos pocos buenos amigos (1986), Nuestra película (1993) et Capítulo 66 (co-réalisé par Raoul Ruiz, 1994). Ses films ont reçu plusieurs récompenses dans divers festivals de films internationaux : Oberhausen, Sitges, Toulouse, Havana, Bilbao, Huesca, Biarritz, Cádiz, Cartagena et Bogotá.
Silvia Ospina
Ephemeres Monument
Film expérimental | mov | couleur | 41:25 | Allemagne | 2018
EPHEMERES MONUMENT Stories and traces of the body in open space. An audiovisual intervention made by young new Berliners, from Syria, Afghanistan, Iraq, Eritrea, Romania and Poland. The film is a collective creation, made between young people and local artists from Berlin (DIE KÖRPERGEMEINSCHAFT). Exploring in different methods of body work, performance and the audiovisual medium, the film is developed as a narration through the body and the image, about the personal identification that the young new Berliners, have about the German capital.
Silvia OSPINA was born in Bucaramanga, Colombia. She's is a dancer, choreographer and video artist based in Berlin. Her work focuses on the dialogue between dance, performance and media-arts, and explores the possible narratives through the body and the image, in different formats (stage, film, performance, video ...) For 7 years, she conducted the Movement Laboratory for the Physical Theater and Acting department at the Folkwang Universität der Künste, where she teaches Movement training, Improvisation and Composition classes. Her coaching has taking place too at the Kunsthochschule für Medien Köln, Universidad Nacional de Colombia and at UIS-Artes Bucaramanga. In 2017 she founded together with Oktavia VÖHRINGER, DIE KÖRPERGEMEINSCHAFT, an international and interdisciplinary artists’ network in Berlin. The members have many years of experience of working artistically in a wide range of different countries and cultural contexts. In DIE KÖRPERGEMEINSCHAFT they interweave their expertise: from dance, movement therapy, film, theatre and performance; to pedagogy and (inter)cultural education. The uniting interest in DIE KÖRPERGEMEINSCHAFT is encounter, exchange and the artistic work that is happening in Berlin. DIE KÖRPERGEMEINSCHAFT is a constantly expanding network. Its structure enables the creation of long-term, professional works that explore the potential of this diverse community.
Noemi Osselaer
Erpe-Mere
Doc. expérimental | dcp | | 20:44 | Belgique | 2020
Entourée par le bruit des animaux nocturnes, une jeune fille tombe dans un profond sommeil. Peu à peu, nous sommes entraînés dans son rêve, qui se transforme en un voyage cosmique à travers les prairies d'Erpe-Mere, une commune rurale de Belgique.
Noemi Osselaer est née à Alost (Belgique). Elle a étudié les arts audiovisuels à l'Académie royale des Beaux-Arts de Gand (Belgique). Son film de fin d'études, "Erpe-Mere", a été présenté dans plusieurs festivals, notamment à Dok Leipzig (Allemagne) et au Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas). De janvier 2021 à décembre 2022, elle sera artiste en résidence au HISK - Institut supérieur des Beaux-Arts de Gand (Belgique).
Jurgen Ostarhild
KIRCHE, KIPPI, KOMA
Documentaire | super8 | couleur | 7:0 | Allemagne, 0 | 1990
KIRCHE, KIPPI, KOMA (drunken camera vs. drunken lantern) A super-8 film of a mock crucifixion with MARTIN KIPPENBERGER as CHRIST. The social liaison of alcohol and christianity; the proximity is not just territorial. Shot in Umhauen, Austria, 1990. Transferred to video and edited in 2010. soundtrack provided by ACHIM KUBINSKI: LA PASION SEGUN SAN MATEO by J.S. BACH. JURGEN OSTARHILD, 7 min. The soundtrack is LA PASION SEGUN SAN MATEO -J.S. BACH, is reference to the crucifying scene in a beer tent. At the time KIPPENBERGER was working in Austria on the "FERD THE FROG" sculptures (crucifyed frog with beermug). Drunken lamp vs. drunken camera is a reference to the DRUNKEN LAMP sculpture appearing between crossing lines of the beer tent.
Jurgen Ostarhild, born in Überlingen, Germany was self-taught as a photographer and recognised as an artist by the Verband bildender Künstler, Baden-Württemberg in 1981. Since 1984, he worked internationally as a photographer before settling in Paris for 20 years until 2013. Jurgen Ostarhild gained commercial acclaim photographing editorials, celebrities and advertising for international brands, such as Levis, Adidas, L’Oréal and magazines like ID, Jalouse, Wad, Paper Sunday Times, In 1995, Ostarhild became one of the pioneers of Photoshop and was successful with his colour and object manipulation. This experimentation found expression in visual art work, which questions the essence of photography and the photographer-subject-technology relationship in the digital age. Although the logic of Ostarhild’s work, which lies in creating a technical image of reality by pushing a trigger, has always remained the same, in the last decade, the computer has become his image producing machine of choice. Today’s reality largely consists of algorithms and code. Ostarhild produces minimal, graphic text, color and screen work which explores the boundaries of direct visual language in the post-photographic landscape. He deconstructs color by showing it as code itself, which brings on a new level of reality, resulting from the process of digitalisation.
Anna-claria Ostasenko Bogdanoff
Ariane
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 8:37 | France | 2025
Synopsis La mythologie raconte qu’Ariane fut abandonnée par Thésée sur l’île de Naxos, à l’aube. Le film explore l’écho contemporain de ce mythe. Texte de présentation "Ariane" (8 min) est un court-métrage expérimental tourné sur l’île de Naxos, en Grèce. Inspiré du mythe d’Ariane abandonnée par Thésée, le film propose une exploration sensorielle de l’abandon et de l'attente qui s’ensuit. Sans dialogues, il invite à une immersion dans les paysages de Naxos, en regard des corps d'une femme et d'un homme. Le film interroge le lien entre les corps et ces espaces, entre la chair vivante et la chair disparue. Il s’attache à capter ce qui subsiste après le départ. Il reprend ce vers des Héroïdes d’Ovide : « Je touche, autant que je le puis, tes traces au lieu de toi ». Ces traces oscillent entre matière minérale d'une statue, et pixels dans la lumière d'un écran. L'attente devient obsessionnelle, révélant également notre propre besoin de retrouver l'autre à travers le virtuel aujourd'hui. Quitte à se perdre soi-même. "Ariane" a été réalisé entièrement en autoproduction, avec une équipe professionnelle.
Née en 1991, Anna Ostasenko Bogdanoff sort diplômée de la Fémis section Décor en 2019. Elle signe en tant que réalisatrice et scénariste plusieurs courts métrages. Sa fiction expérimentale "Mon Corps livré pour Vous" (2020) est en demi-finale aux Oscars étudiants et remporte une mention spéciale au Sao Paulo International Short Film Festival. Son court métrage documentaire "Her Scents of Pu Er" (2021) dresse le portrait de Maître Tseng, première femme maître du thé dans l’histoire de la Chine. Le film est en sélection à Hot Docs, DOC NYC et Odense Film Festival entre autres. Anna clôture en 2022 une année de résidence au Musée des Arts Décoratifs. Elle a réalisé dans les locaux des films sur les collections et les expositions. Depuis, elle collabore avec divers artistes pour créer des films inspirés de leur travail. En 2023, elle co-réalise "Puisque tout brûle", un court-métrage explorant le skate sous le prisme du corps qui chute. En 2025, elle réalise le court métrage expérimental "Ariane", tourné à Naxos, Grèce, inspiré du mythe d’Ariane. Son prochain court métrage, soutenu par le CNC et la région Pays de la Loire, sera tourné en 2026. Elle écrit également son premier long métrage avec les Films du Poisson. Ces deux projets explorent des thèmes personnels tels que le deuil, le corps et l’héritage familial. Enfin, elle écrit son premier roman, une autofiction, qui sera publié aux éditions JC Lattès en septembre 2026.
Vivian Ostrovsky
Ice/Sea
Film expérimental | super8 | couleur et n&b | 32:0 | USA, France | 2005
"Collage ludique avec soleil et glaces pour une fantaisie aquatique en compagnie de surfeurs fous, de tigres crawleurs, de sirènes plongeantes? ?Pourquoi ne pas réaliser un film de plage pour changer ? (...) J?ai utilisé des images filmées au cours de mes voyages avec ma caméra super 8 et une mini DV, auxquelles j'ai ajouté des archives. C?est une sorte de journal. Un pur divertissement.?
Née à New York, Vivian Ostrovsky étudie à la Sorbonne la psychologie et le cinéma. Elle débute sa carrière de réalisatrice en 1980 en tournant des films sur la danse. Dans son travail, elle met en scène les lieux où l?urbanisme domine et pointe nos travers et nos petites passions. Ses oeuvres font partie des collections de plusieurs institutions culturelles prestigieuses, la consacrant comme une artiste plasticienne incontournable.
Vivian Ostrovsky
Mais ailleurs c’est toujours mieux
Doc. expérimental | super8 | couleur | 4:9 | France, USA | 2016
Film-hommage à Chantal Akerman, le nouveau court de Vivian Ostrovsky s’amorce avec leur première rencontre au début des années 70. Mêlant ses propres films à ceux de Chantal Akerman, la réalisatrice fait revivre quelques instants la personnalité de Chantal. Quarante années d’amitié condensées en quatre minute.
Vivian Ostrovsky, (b.1945, New York) grew up in Rio, studied film studies and psychology in Paris. When she started filming in 1980, she focused on using analog formats - especially Super8 - for experimental cinema. Her signature collage shorts and avant-garde documentaries have been shown at the main film festivals (Berlin, Rotterdam, Viennale, Tribeca) and have been part of collections such as the MOMA, NY, the Centre Pompidou in Paris and the Freunde der Deutschen Kinemathek in Berlin. Her moving image work is noted for its span of super 8, 16mm, video and digital media, found footage and immersive installations. This screening includes films connected to Latin America and more particularly Brazil. Whether more personal or historical projects, they are always infused with dreamlike playfulness and intimate nostalgia.
Vivian Ostrovsky
Son chant
Doc. expérimental | mov | couleur et n&b | 12:46 | France, USA | 2020
Visionnant des mini DV filmés ces dernières années, je suis tombée sur des images tournées comme nous nous quittions après un dîner à Montparnasse, Chantal Akerman Sonia Wieder-Atherton et moi. J’ai décidé d’en faire un petit film en hommage au travail de son de Chantal, en particulier à sa collaboration avec la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton avec laquelle elle a fait plus de 20 films. Et, comme New York, Paris, Moscou sont des lieux que nous avions toutes les trois en commun, j’ai mêlé quelques-unes de mes images aux siennes.
Née à New York, aux États-Unis, Vivian Ostrovsky fait ses études secondaires à Rio de Janeiro, puis poursuit des études supérieures à Paris-Sorbonne, en psychologie ainsi qu’en cinéma. Elle commence alors son activité au sein de Ciné-Femmes International, organisme de diffusion luttant pour le féminisme et sa visibilité. Devenant elle-même cinéaste en 1980, elle abandonnera le militantisme. Associée au cinéma expérimental pour son approche de l’animation, du film-journal et de la notion de collage, Vivian Ostrovsky a, à ce jour, consacré plus de 40 ans à parcourir le monde, à embrasser d’un regard curieux et généreux, doublé d’un sens de l’humour taquin et ironique, le quotidien, la famille, le cinéma et l’histoire du cinéma. Elle vit actuellement aux États-Unis. Son travail a fait l’objet de nombreuses rétrospectives et d’expositions dans les musées et les festivals à travers le monde.
Vivian Ostrovsky
P.W.- Pincéis e Painéis
Doc. expérimental | dv | couleur et n&b | 15:51 | France, USA | 2010
The video was made for an exhibition in Rio on Paulo Werneck one of Oscar Niemeyer?s collaborators. Werneck was the first to introduce mosaics in Brazilian Modernist architecture. P.W. shows the context of the artist?s work in Rio and Belo Horizonte in the 50s and the 60s as well as Brasilia at the time of its construction in 1960. It?s an inventive collage of archival footage, music and Werneck?s modernist mosaics.
Vivian Ostrovsky est née à Manhattan, New York et elle a vécu à Rio de Janeiro. Elle étudié le cinéma à Paris à la Sorbonne, à l?Institut d?art et d?archéologie (avec Eric Rohmer) et à la cinémathèque française (avec Henri Langlois). Dans les années 1970, elle a voyagé en voiture dans toute l?Europe pour la promotion et l?organisation de festivals de films de femme. Sa carrière dans la réalisation de film a commencé dans les années 1980. Elle tourne alors des courts-métrages avec la Super 8 et travaille avec le 16mm. Elle utilise désormais des caméra mini-DV pour ses films. Ses films ont été montrés partout dans le monde, dans des cinémathèques et des foires d?art contemporain. Elle a exposé dans des institutions prestigieuses : MOMA, NY, Lincoln Center, NY, Hirshhorn Museum, Washington DC, Centre Georges Pompidou, Paris, Anthology film archives NY, Pacific Film Archives, Berkeley CA. Elle curate également des programmes de film pour des événements, par exemple pour le Jerusalem Film Festival. Ses films font partie d?importantes collections, comme celle du MOMA, du Centre Georges Pompidou, de la Freunde der Deutschen Kinemathek, du Forum des images, Paris, de l?Israel film archives, du Ministère des affaires étrangères pour les Instituts français dans le monde.
Vivian Ostrovsky
DizzyMess
Film expérimental | super8 | couleur et n&b | 7:43 | France, USA | 2017
x
Cinéaste née à New York en 1945, Vivian Ostrovsky passe son enfance à Rio de Janeiro puis poursuit des études supérieures à Paris en psychologie ainsi qu`en cinéma. Elle co-fonde dans les années 1970 Ciné-Femmes, organisme dédié à la diffusion de films de femmes. Depuis 1980, Vivian Ostrovsky a réalisé plus de vingt films, la plupart tournés en Super 8, qui incluent souvent du found footage, des extraits de fictions, de documentaires, ou de home movies. Ses films exploitent le thème du déplacement et se situent, d`après Yann Beauvais, entre le "film journal" et le "film collage". Elle travaille également à la programmation du cinéma d`auteur et d`avant-garde du festival de film de Jérusalem. Son travail a connu de nombreuses rétrospectives et expositions dans les musées et les festivals à travers le monde ; à la fois pour ses films et ses " films- installations ".
Vivian Ostrovsky
Hiatus
Doc. expérimental | hdv | noir et blanc | 6:20 | France, USA | 2018
Introspective et solitaire, Claire Lispector (1920-1977), écrivaine Ukrainienne et Brésilienne, est le personnage de ce film construit à partir d`une interview que la télévision n`a diffusée qu`aprés sa mort. Ce qu`elle disait en 1977 reste totalement pertinent et parle fort à tous ceux qui, comme moi, se sentent de plusieurs mondes.
Cinéaste née à New York en 1945, Vivian Ostrovsky passe son enfance à Rio de Janeiro puis poursuit des études supérieures à Paris en psychologie ainsi qu’en cinéma. Elle co-fonde dans les années 1970 Ciné-Femmes, organisme dédié à la diffusion de films de femmes. Depuis 1980, Vivian Ostrovsky a réalisé plus de vingt films, la plupart tournés en Super 8, qui incluent souvent du found footage, des extraits de fictions, de documentaires, ou de home movies. Ses films exploitent le thême du déplacement et se situent, d’aprés Yann Beauvais, entre le "film journal" et le "film collage". Elle travaille également à la programmation du cinéma d’auteur et d’avant-garde du festival de film de Jérusalem. Son travail a connu de nombreuses rétrospectives et expositions dans les musées et les festivals à travers le monde ; à la fois pour ses films et ses « films-installations ».
Vivian Ostrovsky
THE TITLE WAS SHOT
Vidéo expérimentale | dv | | 9:0 | France | 2009
THE TITLE WAS SHOT was commissioned for a conference of film theoreticians in Berlin in 2009 entitled: The Cinematic Configurations of the ?I? and ?We?. Composed of fragments from over 25 films dating from the 1920s to the 90s, this whimsical short features cowboys, Indians and damsels in distress. Tarzan, Jane, a transgender gorilla, and a menacing lion tango from frame to frame, prodded by Wittgenstein, Gilles Deleuze and Slavoj Zizek?s philosophical considerations. A fast-paced, heart-pounding cinephilic farce. Date: April 2009 Length: 9? Sound: Mono Color and B&W 4/3 1.33 Shooting format : Mini-DV Screening format : Beta SP pal / MINI DV pal / DV CAM pal / DVD Language : English, French English subtitles JET LAG Productions Director: Vivian Ostrovsky Editing: Vivian Ostrovsky, Ruti Gadish, Claude Mercier Sound: Vivian Ostrovsky, Claude Mercier
Vivian Ostrovsky Jet Lag Productions BIOFILMOGRAPHIE Née un 17 novembre à New York (USA), Etudes secondaires à Rio de Janeiro (Brésil), Etudes universitaires à Paris (Psychologie, Cinéma). . ACTIVITES CINEMATOGRAPHIQUES: - Distribution de films ; - Programmation pour plusieurs festivals de films - Programmations d?avant-garde de films et videos - Réalisation de films et videos - Comission d?achats de films d?artistes pour le Musée (Centre G. Pompidou) - membre du Conseil d?Administration du Film Forum, New York . FILMOGRAPHIE: - CAROLYN 2, 1980, avec Carolyn Carlson, co-réalisé avec Martine Rousset (expanded cinema) ; - TOP TEN STYLISTS, 1981, avec Thierry Mugler, Issey Miyake, Karl Lagerfeld, etc, co-réalisé avec Soft Ware Prod. ; - MOVIE (V.O.), 1982 ; - COPACABANA BEACH, 1983 ; - ALLERS-VENUES, 1984 ; - STALINGRAD, 1984, installation pour "Le Génie de la Bastille" ; - U.S.S.A., 1985 ; - * * * ( TROIS ETOILES), 1987 ; - PROPOS DECOUSUS, 1987, expanded super 8 - EAT, 1988 ; - M.M. IN MOTION, 1992 ; - UTA MAKURA (PILLOW POEMS), 1994 ; - PUBLIC DOMAIN, 1996. - AMERICAN INTERNATIONAL PICTURES, 1997 - Interview avec Woody Allen pour le Fest. De Jerusalem, 1997 - WORK AND PROGRESS, 1999, co-réalisé avec Yann Beauvais - NIKITA KINO, 2002 - ICE/SEA, 2005 - TéLéPATTES, 2007 - FONE FUR FOLLIES, 2008 - P.W. ? Paineis e Pincéis, 2008 - NE PAS SONNER, 2009 - TATITUDES, 2009 . PRINCIPALES PROJECTIONS - Musées: Centre Pompidou, (rétrospective), Auditorium du Louvre, Musée d`Art moderne de la Ville de Paris, M.A.M. Rio de Janeiro (rétrospective) et le M.O.M.A. de New York, Musée Hirshhorn de Washington, Kunsthalle Basel - Festivals de Toronto, Londres, Berlin, Rotterdam, Clermont-Ferrand, Rio de Janeiro, Viennale, Jérusalem,, etc ; - Universités de Berkeley (Pacific Film Archives) ; Yale ; Paris VI ; - Manifestations internationales d?art contemporain: Arco à Madrid et Biennale de São Paulo ; - Manifestations diverses: Sydney, Montréal, Tokyo (Image Forum), Chicago, San Sebastian, Sorrento, Osnabrück, Copenhague, Bruxelles, Francfort, Anthology Film Archives de New York, London Filmmakers Coop, Scratch/Olympic Entrepôt à Paris , etc. . ACHATS: - Centre Georges Pompidou ; - Vidéothèque de Paris ; - Cinémathèque de Jérusalem ; - Min. des Affaires Etrangères (p/les Instituts Français dans le monde) - M.O.M.A, New York - Freunde der Deutsche Kinemathek, Berlin
Vivian Ostrovsky
WHEREVER WAS NEVER
Vidéo expérimentale | super8 | | 6:0 | France, USA | 2011
An intimate film made on the occasion of the 30th annniversary of her father, Rehor Ostrovsky?s death. Re-collecting snippets of my first 8m and super 8 films, old photos, letters, and other memorabilia. À slow pan through my adolescent years, family trips, holidays and everyday scenes. Listening for lost accents, impromptu songs at the dinner table, and bits of conversation.A landscape of flickering memories somewhere between home movies and photo albums.
Manhattan, New York was where I happened to be born. After 6 months of stress, I boarded the first plane to Rio de Janeiro, Brazil, to meet my parents and sister. My primary and secondary school was not too far from Copacabana Beach. My university years were spent in Paris, suffering from a Psychology major (Institut de Psychologie). To make life more pleasurable, I ended up seeing more films around the corner from the Sorbonne than attending classes. After my B.A. in Psychology I enrolled in Film Studies courses at Sorbonne-Paris 3, at the Institut d?Art et Archeologie (Eric Rohmer?s classes) and at the Cinemathèque Française (Henri Langlois? classes). In the early 70s I traveled throughout Europe in a rundown Renault pick-up, organizing women?s film festivals and distributing films made by women (the distribution company was called Cine-Femmes International). My debut as an experimental filmmaker came in 1980, when I co-directed CAROLYN 2 with Martine Rousset (starring choreographer/dancer Carolyn Carlson). It was an expanded cinema film/slide installation. Many films came afterwards, mostly shot in super-8 then blown-up to 16mm. These films have been shown in festivals worldwide (Toronto, Berlin, Locarno, Rotterdam, Tribeca, Vienna and others), in cinematheques and in art fairs such as the Sao Paulo Biennale and Arco in Madrid. Other venues have also screened them, such as : M.O.M.A., Lincoln Center, NY, Hirshhorn Museum, Washington DC, Centre Georges Pompidou, Paris, Anthology Film Archives, NY, Pacific Film Archives, Berkeley, CA. Simultaneously my film-related activities have expanded to curating programs for venues such as the Jerusalem Film Festival. My main interests are in Avant-Garde work and documentaries. My home is wherever I feel at home ? and that is usually in a plane on my way to an unknown destination with my camera and DAT recorder in my carrier bag.
Matthew Ostrowski
Atopia:levigation and apophenia
Installation multimédia | 0 | couleur | 0:0 | USA | 2004
Atopia is the non-existence of place, an experience masquerading as an environment - a set of pointers to sets of data which only exist in the encoded and mediated universe whose sole occupant is information - the World Wide Web. Our habits of speech lead us to believe that there is a destination at the end of a link, but there is no actual place - there is only a flow of data, an act of accumulation and disposal. This installation crawls the web from several randomly selected starting points, downloading all data, storing and representing it without regard for its intended structure. Levigation: the smoothing out of differences. We can only make sense out of this pseudo-environment because of a set of rules dividing a stream of zeroes and ones into files of different types. The heavily mediated nature of this project is all but invisible to us - we simply accept this mode of consuming information into our construction of 'nature'. In this project, all the structure and complexity of the encoded information is returned to the simplicity of the bitstream in the form of sound. The downloaded information is interpreted entirely as audio samples. The 'true' form of information, the foundation stone of atopia, remains insubstantial and always unreal. Apophenia: the imaginary perception of the meaningfulness of unrelated phenomena. The technologies we use to gather information from the World Wide Web are designed to move us through paths of meaning, which limit, define, and direct signification. If this information is simply taken en masse and at face value, devoid of its contextualization, we find ourselves in a wholly different mental environment. As one hears the files in sound form, they are simultaneously displayed: HTML code, images, etc., disassociated from the links and instructions which create the illusion of a unifying context, assemble and disassemble themselves in a constantly shifting collage.
A New York City native, Matthew Ostrowski has been working with electronics since the early 1980s, in improvised music, music theatre, and audio installations; with a continuing interest in density of micro events, rapid change, and using technology to stretch the bounds of perception and experience. His work has been exhibited or performed at festivals on four continents, including the Vienna Modern Festival, the Krakow Audio Art Festival, Sonic Acts in Amsterdam, PS 1 and The Kitchen in New York, the Melbourne Festival, and Unyazi, the first festival of electronic music on the African continent. His work appears on over a dozen recordings. Recently, after returning from an extensive concert and workshop series in the Balkans, the Czech Republic, and South Africa, he exhibited Draden, a work for amplified and processed fluorescent light bulbs, and is presently a member of Fair Use, a trio whose work orbits around spontaneous soundtracks to highly sped-up film classics.
Paul Otchakovsky-laurens
Sablé-Sur-sarthe, Sarthe
Documentaire | betaSP | couleur et n&b | 95:0 | France | 2007
Paul Otchakovsky-Laurens est arrivé à Sablé-sur-Sarthe après la mort de son père en 1946. Il avait un an. Sa mère tombant gravement malade, il a été adopté par une vieille cousine qui l`a élevé jusqu`en 1962. Il s?est passé, durant sa vie là-bas, des évènements qui l?ont déterminée pour de longues années, des choses graves sur lesquelles le silence est tombé et qui sont devenues ce qu?on appelle improprement un secret de famille. C`est là aussi qu`il a découvert par hasard ses origines juives. Il s?est agi pour lui de rendre compte de l?espace de ces silences. Il a voulu rendre ces lieux, ces temps, une vie d?enfant, puis d`adolescent dans une petite ville de province immobile, refermée, épieuse. Se libérer du poids d?un secret, suppose, Freud nous l?aura appris, le travail de sa mise en lumière. Mais lorsqu?un tel secret se confond avec la forme d`une ville, c`est alors cette ville qui devient l?obstacle à éclairer, à franchir, à décrire, à exhumer pour la démanteler patiemment. Enquête sur le devenir d?une communauté de province, ses paysages, ses rues et ses habitants, recherche d?archives familiales et retour sur le récit de souvenirs personnels, c?est une telle tresse qu?a choisi de nouer le film. Refusant de privilégier aucun de ces trois fils, c?est autant du coup une lente et pudique confession que le portrait d?une certaine France qui est entrepris ici.
Paul Otchakovsky-Laurens a inauguré Hachette/ P.O.L en 1978 avec « La vie Mode d?Emploi », de Georges Perec, avant de créer sa propre maison d`édition, P.O.L, en 1983. Il s?est progressivement imposé comme un des éditeurs français indépendants le plus discret, le plus exigeant et le plus novateur, un véritable « passeur », qui a fait émerger la nouvelle poésie d?Olivier Cadiot ou Valère Novarina et gagné la confiance de Marguerite Duras, avant de rencontrer le succès dans les années 1990 avec Marie Darrieussecq, Martin Winkler ou Camille Laurens. Son intérêt constant pour le cinéma est moins connu : Dans les années 60, il a collaboré à la revue Jeune Cinéma et à la Fédération Jean Vigo des ciné-clubs. Au début des années 70, une de ses principales tâches a été l`organisation de la mise à jour, confiée à Bernard Eisenschitz, de l`"Histoire du Cinéma" de Georges Sadoul. Chez P.O.L il a pu aider Serge Daney à créer la revue "Trafic" qui en est aujourd`hui à son cinquante-troisième numéro. Il a assuré la relance, l`édition et la diffusion de "Positif" de 1992 à 1995. Il a publié également les dix-huit premiers numéros de "La Lettre du Cinéma". Plusieurs de ses textes ou de ses écrivains ont à voir de près avec le cinéma, de Jean Louis Schefer à Jean-Luc Godard, de Pierre Alferi à Emmanuel Carrère, de Santiago Amigorena à Jérôme Beaujour. Parallèlement il a réalisé et monté une soixantaine de petites vidéos, de trois à quinze minutes, lectures de textes par leurs auteurs, pour le site des éditions P.O.L.
Manon Ott, Grégory Cohen
Narmada
Documentaire | super8 | couleur et n&b | 43:0 | France, Inde | 2012
Tourné avec des pellicules super 8, le film se présente comme un voyage, une rêverie le long du fleuve Narmada en Inde, entre les mythes du progrès et les mythes du fleuve. `Les barrages seront les temples de l?Inde moderne` proclamait Nehru à l?indépendance du pays. Bientôt, l`un des plus importants complexes de barrages conçus à ce jour sera achevé sur la Narmada. Une lutte sociale s?organise. Nous voyageons sur le fleuve jusqu?à l?océan, à la rencontre des habitants, des croyances et des imaginaires qui cohabitent et s?opposent dans cette vallée en pleine transformation.
Respectivement nés en 1982 et 1983, Manon Ott et Grégory Cohen sont tous deux cinéastes, ainsi que chercheurs en socio-anthropologie visuelle. Ils travaillent ensemble sur de nombreux projets. Ils sont issus d?une double formation en réalisation documentaire (MASTER 2) et en recherche en sciences sociales (doctorat). Depuis six ans, ils enseignent la photographie, donnent des ateliers d?écriture et de réalisation documentaire, ainsi que des cours de cinéma à l?Université d?Evry. En 2008, ils ont publié le livre de photographies Birmanie, rêves sous surveillance aux éditions Autrement (180 pages). Le premier film de Manon, « Yu », un documentaire sur l?attente et le parcours solitaire de Yu, une jeune demandeuse d?asile birmane venant d?arriver à Paris, a été sélectionné dans une quinzaine de festivals internationaux dont le Cinéma du Réel 2008. Grégory est notamment l?auteur du film « Petits aménagements avec l?Occident ». Le film Narmada (TS productions) qu?ils ont coréalisé, traite des transformations de la vallée du fleuve Narmada, en Inde, où sont construits de grands barrages. Le film sorti fin 2012 a déjà fait l?objet de nombreuses diffusions dans des festivals internationaux (Festival de Rome, IndieLisboa, Lussas,...) et de projections ponctuelles en salles, notamment à la Cinémathèque Française (cycle « la décision argentique, faste humaniste des années 2000 », séances cinéma avant garde/contre culture générale,?)
Laurenz Otto, x
Allen Zweifeln zum Trotz
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 15:0 | Allemagne | 2022
Faszination klebt an der fremd-vertrauten Vaterfigur und vermischt sich mit aufkeimender Sehnsucht nach Nähe. Blindes Vortasten, Erforschen und Beobachten. Ein riskantes Spiel aus Ablehnung und Zuneigung, dessen Anspannung sich schließlich entlädt und die fragile Beziehung nachhaltig in Frage stellt.
1994 in Jakarta, Indonesien geboren; aufgewachsen in Köln-Holweide; absolvierte 2021 seinen B. A. in Filmregie an der ifs – internationale filmschule; ist als Filmvorführer in der Filmpalette Köln anzutreffen; arbeitet aktuell an dem Drehbuch für seinen Debütfilm TOTE KÖRPER RENNEN NICHT welches von der Film- und Medienstiftung gefördert wird
Halima Ouardiri
Clebs
Documentaire | 4k | couleur | 18:11 | Canada | 2019
Les pelages bruns, beiges, blancs et noirs se fondent à l’ocre de la terre et des murs inondés de soleil. Calme à l’heure du repos, l’endroit devient assourdissant quand vient le moment de nourrir les bêtes, qui entament alors leur concert d’aboiements. Dans le refuge pour chiens errants d’Agadir au Maroc, plus de 750 animaux trouvent aide et protection en attendant d’être adoptés par une famille. Chaque journée ressemble à la suivante, rythmée par la seule distraction des repas. Avec un regard aussi empathique qu’alerte aux jeux de lumière et de textures, Halima Ouardiri observe la chorégraphie qui régit la vie de la population animale, dont le quotidien suspendu évoque l’attente bien plus tragique de millions d’êtres humains à la recherche d’une terre d’accueil.
Halima Ouardiri est cinéaste. Suisso-Marocaine, elle travaille entre le Canada, le Maroc et la Suisse. Elle a obtenu un B.A. en Science Politique et un B.F.A. en Production filmique à la Mel Hoppenheim School of Cinema à Montréal (Canada). Son premier film, "Mokhtar", tourné en Super 16mm, a reçu un très bon accueil dans une centaine de festivals internationaux tels que le TIFF – Toronto International Film Festival (Canada); la Berlinale, Berlin (Allemagne); le Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas); et le Festival international du film de Dubaï (Émirats arabes unis), avant d’être diffusé sur France 3, sur CBC et sur la TSR. Le film a remporté de nombreux prix, dont deux Prix de la Meilleure Réalisation et cinq Prix du Meilleur Film. Tourné dans un petit village du sud du Maroc, le film met en scène les villageois, beaucoup de chèvres et un hibou. De tous les interprètes, seul le hibou est un acteur professionnel. Aujourd’hui, Halima Ouardiri passe au long-métrage avec "Nico", un récit initiatique inspiré de son expérience comme garde du corps à Genève (Suisse), sa ville natale, et avec le développement du scénario de "La Camel Driving School".
Nour Ouayda
Nour Annahar Al-Shaheb
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 22:0 | Liban | 2014
A woman is leaving the country. A house cat is faced with an abrupt change : he is moving to a new home. A young girl roams the city in a taxi. The fine line between running away and leaving everything behind.
Nour Ouayda (b. 1991 in Canada to Lebanese parents) lives in Beirut, Lebanon. She graduated from IESAV – USJ in June 2014 with a degree in performing arts and an emphasis on audio-visual practices. Her short films explore feelings of belonging and exile in relation to one’s country, questioning the ability of sounds and images to shape our identity and heritage. Alongside directing, Nour works as a cinematographer and editor on short films and videos.