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Nicolas Tubery
1408-Jorn Festiu
Doc. expérimental | hdv | | 5:39 | France | 2013
L?événement n?est pas clairement défini. Le cadre plongeant défile lentement au dessus d?une longue table de jardin, laissant deviner la fin d?un barbecue un après-midi d?été. La caméra remonte et s?arrête sur un fanion plastique d?une guirlande annonçant la fête. De par la nature de l?image et notamment ses mouvements (panoramiques fluides, amplitude du cadre), le film semble être la reconstitution d?une petite fête de village. Il n?en est rien. 1408-Jorn Festiu documente le réel, usant d?un mode de captation directe faisant référence à celui utilisé dans l?événementiel. Une grue est introduite au centre d?une vrai fête privée dont les motifs sont habituellement saisis par les smartphones et autres outils portables. Ainsi nous reconnaissons la préparation d?un mechoui, la célébration d?un anniversaire, le coin bar, une piste de dance improvisée ou encore les fumigènes de fin de soirée. Le point de vue donne une certaine distance sur l?événement affectif et privé pour en proposer une analyse visuelle, un document, l?archive d?un jour de fête, un jour festif, jorn festiu.
Nicolas Tubery
Deman la tonda
Doc. expérimental | hdv | couleur | 11:11 | France | 2015
Le dispositif de tournage se développe autour de la lourde planche de bois sur laquelle le paysan y déposera ses brebis une après l`autre pour les aléger de leur laine. L`oeil des caméras disposées sur la structure d`acier accompagne de l’intérieur le déroulement de l’événement, s’appuyant sur les mouvements et les points de vue des barrières. Révélant une chorégraphie de l’effort et du travail des bêtes, Deman La Tonda propose en même-temps d’envisager les mécanismes de la vidéo et du sujet filmé comme un tout, un seul et même acte
Filmer, se faire le témoin d’une action particulière, prélever des morceaux du réel et les assembler, donner une autre vision du spectacle en partant du quotidien. Les films de Nicolas Tubéry sont des témoignages subjectifs sans débuts ni fins, la mise en forme d’une manière de voir et d’être face aux choses. Dans sa volonté de rendre compte d’une situation, d’une atmosphère spécifique, il n’hésite pas à confronter les oppositions. Deux approches cinématographiques contradictoires sont utilisées selon les oeuvres, à savoir la mise en scène minutieuse et toutes les contraintes techniques qui y sont liées, et le cinéma direct caméra au poing qui autorise plus de spontanéité. Dans les deux cas, le hors-champ prend une place aussi importante que l’image elle-même, il en devient indissociable pour tenter de saisir les films dans leur globalité. Ce qui est donné à voir n’est qu’une partie de ce qui doit être vu, le spectateur ne peut pas se contenter de regarder passivement, il est conduit à plonger hors du cadre. Parfois le sujet est ailleurs, comme dans Rodeo où cheval et cavalier sont quasiment absents de l’image, occupée à saisir l’environnement, capter ce qui gravite autour de l’action principale. Ou bien à l’inverse c’est l’ailleurs qui est rendu invisible. Emballeuse nous fait suivre, par plans très rapprochés, chacun des mouvements d’une machine à compacter les bottes de paille. Chaque centimètre carré de l’emballeuse est disséqué par de lents mouvements de caméra. Toute perspective est bannie, pas un aperçu de l’espace alentours ne filtre. Cette décontextualisation quasi permanente isole les personnes ou les objets pour en faire des centres d’attention inhabituels. On retrouve souvent, comme dans Tsukiji, les techniques propres au cinéma comme le ralenti, l’utilisation d’une bande sonore, la mise en place d’une tension grandissante qui mène au climax. Mais à l’inverse du cinéma ces effets sont vains, ils ne servent pas la narration mais valent pour eux-mêmes, influant sur la manière d’observer l’action qui se joue à l’écran. Ils permettent seulement de déclencher une appréhension chez le spectateur, qui par habitude des images rentre dans l’intrigue et s’attend à un déroulement logique, à une suite qui finalement n’arrive jamais. Nicolas Tubéry cherche ainsi à retranscrire une vision personnelle, nous montrer une chose sous un angle bien précis pour nous contraindre à regarder de la même manière que lui, en nous invitant à voir au-delà. Aurélien Pelletier,2011 Formellement très différentes les trois oeuvres de Nicolas Tubéry s’articulent autour du même axe : l’attente d’un évènement spectaculaire à venir, qui n’arrive pas. Gros plans, tensions palpables Nicolas Tubéry nous propose une réflexion en trois actes sur la grammaire cinématographique et plus particulièrement sur le cadrage. L`artiste en appelle à nos capacités de narration, tout en jouant avec nos attentes. Il laisse le mystère entier… partiellement, puisque les titres font figure de prétérition. Supporter pose la question des frontières entre réalité et fiction en mettant en scène des gestes expressifs pouvant fonctionner comme emblème. Rodéo travaille l’omniprésence du hors-champ à partir de la bande son. Ces deux films pourraient être engloutis tout entier dans Screen qui les place hors-champ, pour ne s’intéresser qu’au phénomène de la projection. Leila Simon pour Jeune Création 2011 Dans son installation vidéo, Nicolas Tubéry met en regard trois moments suspendus, plongeant le spectateur dans une véritable frustration. Littéralement « en attentes », l’œuvre autant que celui qui la regardent abandonnent toute action, toute résolution. Car ce tryptique Rodeo, Screen et Supporter mêlant un cadre de projection vide, une foule en attente d’un évenement et ce qui ressemble à la fin d’un spectacle offre trois temporalités « déviantes » qui se répondent et viennent s’amplifier en jouant sur l’incidence d’un temps non pas seulement révolu mais bien condamné à ne plus jamais “passer”. Guillaume Benoit pour Slash Magazine,2011
Nicolas Tubery
Mec 65 Smeraldo
Vidéo | mov | couleur | 20:0 | France | 2024
À l’automne 2023, j’ai été invité dans les Côtes-d’Armor, à Locquémeau, à porter mon regard sur le monde paysan le temps d’une résidence artistique. C’est ainsi que j’ai rencontré Audrey, qui a récemment repris la petite cidrerie de son père Gilbert. Le mois de novembre a été celui du ramassage et du pressage des pommes. Cette étape de quelques semaines est d’une importance capitale puisqu'il est question de récolter le jus des pommes pour l’année suivante. Durant cette période, il a été question pour moi d'investir ces différents espaces et temps de travail aux côtés d'Audrey et Aurélie qui est employée pour la saison. Cela m’a permis de comprendre, d’appréhender les éléments, ressentir les matières et leurs poids pour ensuite insérer le regard de ma caméra. Mec 65 Smeraldo est un film monté sur deux écrans différents, évoquant le travail à plusieurs mains, les différents points de vue et positionnements des corps ainsi que la question de la transmission et de l’apprentissage. Le geste et le vivant sont au centre du projet. Le scénario se construit naturellement au rythme des mains et des machines (Mec 65 Smeraldo est le nom de la pompe donnée par Gilbert), contournant les corps et les cuves pour assister à la transformation des fruits en jus.
ue: Nicolas Tubéry est né en 1982 à Carcassonne. Il a étudié à l’Ecole Supérieure d’Art et de Céramique de Tarbes puis à l’Ecole Nationale Supérieure des beaux arts de Paris où il obtient le DNSAP. Sculpteur et vidéaste, Nicolas Tubéry conjugue les deux pratiques dans ses œuvres. Ses recherches récentes se concentrent sur le monde paysan d'où il vient : ses phénomènes atemporels, comme une foire aux chevaux, mais aussi plus conjoncturels comme les exploitations abandonnées par manque de repreneur. Quel que soit le sujet, il concentre son attention sur les gestes du travail, et sa fascination pour les détails est contagieuse. Observant tout en sculpteur, il adapte le matériel agricole en machinerie cinématographique, puis utilise les mêmes matériaux pour créer les structures monumentales dans lesquelles il projette ses films. Il parvient, avec affection et justesse, à donner une place à la ruralité dans l'art contemporain. Marilou Thiébault
Nicolas Tubery
Maquignon
Doc. expérimental | hdv | couleur | 17:54 | France, 0 | 2017
"Maquignon" se déroule à 80 kilomètres de Toulouse, aux Cammazes, une commune proche de la Montagne Noire. Là, il plonge dans l'atmosphère d'une foire aux chevaux en s'arrêtant sur les relations entre paysans et petits marchands de bestiaux "les maquignons", sur le langage des hommes et des animaux, parle? ou silencieux. Le film embrasse diffe?rents aspects de cet événement : aussi bien les négociations d'achat, la préparation et le soin des chevaux ou les moments de convivialité que les temps morts, quand la tension s'évapore.
Nicolas Tubéry est né en 1982 à Carcassonne. Il a étudié à l'Ecole Supérieure d'Art et de Céramique de Tarbes puis à l'Ecole Nationale Supérieure des beaux arts de Paris où il obtient le DNSAP. Sculpteur et vidéaste, Nicolas Tubéry conjugue les deux pratiques dans ses œuvres. Ses recherches récentes se concentrent sur le monde paysan d`où il vient : ses phénomènes atemporels, comme une foire aux chevaux, mais aussi plus conjoncturels comme les exploitations abandonnées par manque de repreneur. Quel que soit le sujet, il concentre son attention sur les gestes du travail, et sa fascination pour les détails est contagieuse. Observant tout en sculpteur, il adapte le matériel agricole en machinerie cinématographique, puis utilise les mêmes matériaux pour créer les structures monumentales dans lesquelles il projette ses films. Il parvient, avec affection et justesse, à donner une place à la ruralité dans l`art contemporain.
Nuno Tudela
Atmosfera Reduzida
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 2:0 | Portugal | 2005
Atmosfera Reduzida Vidéo réalisée spécialement pour le DVD "Cronica 021-2005" : "Can I have 2 minutes of your time?". Images de Nuno Tudela Son de Pedro Tudela
Nuno Tudela est un artiste vidéo et un cinéaste, basé à Porto, Portugal.
Nuno Tudela
guandong tuning tone
Vidéo expérimentale | dv | couleur et n&b | 2:0 | Portugal | 2005
"Guandong tuning tone" Vidéo, réalisée spécialement pour le DVD Cronica 021-2005 : "Can I have 2 minutes of your time?". Images de Nuno Tudela Son de Pedro Tudela
Nuno Tudela est un artiste vidéo et un réalisateur basé à Porto, Portugal.
Joëlle Tuerlinckx
The Single Screen
Doc. expérimental | hdv | couleur | 135:32 | Belgique, USA | 2021
L'œuvre clé, The Single Screen, donne un aperçu de la série de performances que Joëlle Tuerlinckx et son équipe That's it! ont réalisées au musée de renommée mondiale Dia:Beacon (États-Unis) entre 2015 et 2018 sur invitation de Jessica Morgan (Nathalie de Gunsberg Director, Dia Art Foundation). Ce faisant, l'artiste confronte, de manière conceptuelle et humoristique, l'expérience du temps et de l'espace d'un musée à celle d'une salle de cinéma. Sur un écran de projection, l'espace s'étend, déborde, déploie ses sujets, doubles et multiples. Une coproduction d'Escautville, Dia Art Foundation, VAF et S.M.A.K. (Gand, BE).
Since the 1990s, and mainly after her participation in Documenta 11 in 2002, the artistic journey of the Belgian artist Joëlle Tuerlinckx (°1958) has gained momentum, with solo and group exhibitions in major institutions around the world (including the Museo Reina Sofia in Madrid in 2009, the Haus der Kunst in Munich in 2013, the Hermitage in Saint Petersburg in 2014 and her participation in Skulptur Projekte Münster in 2017). Today Tuerlinckx is among the most internationally renowned Belgian artists of her generation.
Rojda Tugrul
In the World of Possibilities
Animation | hdv | couleur | 0:0 | Turquie, 0 | 2023
The animated film depicts a female arctic fox’s epic journey from Norway to Canada in 2018. In her inter-continental journey, she covered 3507 km in seventy-six days, across vast and changing landscapes, transitioning from marine ecosystems to land-based prey. Her voyage highlights the understanding and adaptability of wildlife across diverse environments, providing exploration of survival and migration in the natural world.
Rojda Tu?rul is an interdisciplinary artist and researcher whose work focuses on identity in relation to space and time. Her early work examined the impact of war on ecological and cultural heritage within the socio-political framework of Kurdish territories, leading to her interest in analysing consciousness and cognition, both in human societies and the ecological world. Rojda examines sociopolitical landscapes as reflections of changes in cultural and ecological identity. Rojda holds an MSc in Veterinary Studies and a PhD in Practice from the Academy of Fine Arts Vienna.
Jan Pieter Tuinstra
The Story of Boris
Doc. expérimental | dv | couleur | 20:0 | Pays-bas | 2005
?The story of Boris? montre des séances d?un réfugié de guerre traumatisé avec son psychiatre. Des séquences montées des dernières séances sont mises à jour régulièrement avec les autres de l?historique, les traitements et la vie du patient. De cette manière, un dossier est créé pour reconstruire le passé de Boris. Boris souffre de ESPT (état de stress post traumatique) résultant de la guerre qu?il a fuie. À cause de ce trouble, son histoire est fragmentée. Afin de guérir, la réalité de la guerre et ses souvenirs ont été détachés. Quels sont les évènements par lesquels Boris est passé ? Quel rôle-a-t-il joué pendant la guerre ? Le public est libre de mener une investigation dans le passé et présente de Boris en cherchant dans les dossiers, le site web et de prendre un point de vue indépendant dans la recherche de la vérité.
Jan Pieter Tuinstra - 1971 - est diplômé en 1985 de la Art Academy de St Joost (Breda, Pays-Bas). Son film mémoire `Voyage until the end of a journey` a reçut le Cinema Citroën Award comme meilleur Dutch Academy Film. Depuis, il a toujours travaillé comme directeur et auteur de script freelance. L?approche du documentaire de Tuinstra est caractérisée par des images profondément composées avec une utilisation attractive de commentaire et résulte en un film en plusieurs couches. Son ?il incisif pour les relations humaines garanties une narration honnête et illustrée.
Richard Tuohy
Pancoran
Film expérimental | 16mm | noir et blanc | 9:0 | Australie | 2017
Jakarta traffic moves with the harmonious chaos of complex self organising entities everywhere. Through contact printer matteing techniques this mass transport becomes denser and denser until only the fluid futility of motion/motionlessness remains. Jakarta traffic stands as proof of the paradox of motion.
Richard Tuohy (b. 1969, Melbourne, Aus.) began making works on super 8 in the late nineteen eighties. In 2006 he, along with his partner Dianna Barrie, launched nanolab, a super 8 film processing laboratory in Australia. The establishment of this lab afforded the opportunity to set up darkrooms and install 16mm film processing and most importantly printing and sound recording equipment. Since 2009 he has been an active and vocal member of the international artist run film lab scene. Tuohy`s own works are firmly in the `hand-made` film tradition. An advocate for the possibilities of hand made cinema, Tuohy has devoted much time and effort in sharing his knowledge through workshops and classes both in his native Australia and internationally. His films and film based performances have screened at venues including the Melbourne IFF, EMAF (Osnabruck), Rotterdam IFF, New York FF, Ann Arbor and Media City and he has repeatedly toured Europe, North America and Asia presenting solo programs of his work and conducting experimental film-making workshops. He is the instigator of the AFW magazine Film Is and, along with Dianna Barrie and Sue K, was also a co-founder of the AIEFF experimental film festival in Melbourne.
Richard Tuohy
China not China
Film expérimental | 16mm | couleur | 14:0 | Australie | 2018
Hong Kong marked 20 years since its hand over; half way through the planned 40 year `one country, two systems` transition. Taiwan, once imperial China, once Formosa, now ROC on the edge of the PRC. Multiple exposures of street scenes distort space and place creating a fluid sense of impermanence and transition, of two states somewhere between China and not China.
Richard Tuohy (b. 1969, Melbourne, Aus.) began making works on super 8 in the late nineteen eighties. Since 2009 he has been an active and vocal member of the international artist run film lab scene. In 2011 Richard and Dianna started the Artist Film Workshop which in 2012 became a membership based artist-run film lab, itself also part of the international labs network. An advocate for the possibilities of hand made cinema, Tuohy has devoted much time and effort in sharing his knowledge through workshops and classes both in his native Australia and internationally. His films and film based performances have screened at venues including the Melbourne IFF, EMAF (Osnabruck), Rotterdam IFF, New York FF, Ann Arbor and Media City and he has repeatedly toured Europe, North America and Asia presenting solo programs of his work and conducting experimental film-making workshops.
Richard Tuohy
The Land at Night
Film expérimental | 16mm | couleur | 13:50 | Australie | 2024
I used to find the dusk a very unsettling time, as though the approaching night was something to be feared. It was as if, once night fell you could not flee, and had to face unspecified consequences. Maybe the land remembers and the night will reveal what we might have done...
Biography Richard Tuohy (b. 1969, Melbourne, Aus.) began making works on super 8 in the late nineteen eighties. After a brief hiatus from cinema (including formal study in philosophy for seven years) he returned to film-making in 2004. Initially working exclusively in Super 8, the next five years saw an extremely productive period with dozens of experiments and works finished in the small gauge. In 2006 he, along with his partner Dianna Barrie, launched nanolab, a super 8 film processing laboratory based at their home in Daylesford Victoria. The establishment of this lab afforded the opportunity to set up darkrooms and install 16mm film processing and most importantly printing and sound recording equipment. Since 2009 he has been an active and vocal member of the international artist run film lab scene. In 2011 Richard and Dianna started the Artist Film Workshop which in 2012 became a membership based artist-run film lab, itself also part of the international labs network. AFW has become the center of experimental film practice on film in Australia, being the focus for regular experimental film screenings, touring artists programs, workshops and supporting numerous artists in their personal film practice.
Arthur Tuoto
4xELEPHANT
Vidéo | hdv | couleur | 3:0 | Brésil | 2014
By placing side by side four sequences from the movie Elephant (2003), by Gus Van Sant, the work explores the simultaneous actions in the film, revealing elliptical nuances in its filmic dispositif.
Arthur Tuoto works between visual art and cinema, producing a variety of works from video installations to experimental short and feature films. From appropriations to others audiovisual recontextualizations, the filmmaker`s body of work seeks to explore, by resignifying pre-existing materials, new possibilities in the audiovisual language, as well as to question the concept of intellectual property and authorship.
Bianca Turner
Eva
Performance | mp4 | couleur | 10:47 | Brésil | 2022
"Eva" is a sequence shot from an audiovisual performative video art piece that simulates an acting test, where a naked female body is positioned within the iconic biblical imagery of Eve and Adam. The performance is directed by a male voice behind the camera, guiding the attempt to embody and conform to these archetypal representations.
Bianca Turner works across a diverse array of mediums, including video, video art, video performances, video installations, expanded cinema, audiovisual actions, urban interventions, and video mapping. Her practice critically engages with the concept of the archive as an imperialist imposition, while also exploring how time and space can be expanded through audiovisual technologies and video projection, particularly in relation to the human body. Turner holds a BA in Design and Performance Practice from Central Saint Martins (2011, London) and a Master's in Scenography from the Royal Central School of Speech and Drama (2013, London). Her career has seen her participate in prominent exhibitions, such as BIENALSUR and the 2023 exhibition Ese Frágil Equilibrio in Buenos Aires, Argentina, as well as Mulheres em Luta! Archives of Political Memory at the Memorial of Resistance in São Paulo, Brazil (2023). Turner also collaborated with Neo Muyanga and the Collective Legítima Defesa on the opening performance of the 34th São Paulo Biennial (2020). Other notable appearances include the Verbo Festival of Performance Art (2018, 2022, Vermelho Gallery), the 40th Arte Pará and the 1st Salon of Art of Goiás (2022, MAC), the 46th SARP (MARP) in 2021, and the SSA Mapping Festival (2018, 2023). She also participated in the Reencontre Audiovisualle #7 in Lille (2024), with Honorable Mention from the Jury. Her work, which she defines as expanded video, utilizes video mapping, video performances, and video art to challenge and expand the notions of time-space, while reclaiming narratives and interrogating the role of archives in shaping history.
Dick Turner
Totem & Taboo
Performance multimédia | mp4 | couleur | 21:0 | USA, France | 2017
Totem and Taboo is an opera/recitative for Video projection, Grand Synthesized Orchestra in Playback, Dancer and Heldentenor. The work is based upon Sigmund Freud's classic text "Totem and Taboo". This book is presented by Freud as an inquiry into incest taboos found in primitive cultures. In fact Freud used the book to give a psychoanalytic hypothesis of the origins of religion. At the end of his book, Freud writes a short but highly colorful chapter describing what he calls "the primal scene" which led to the foundations of all religions: repressed sexual desire, murder and cannibalism. My opera takes Freud's hypothesis and plants it into a real world situation. I call this a "mise-en-chair" meaning literally "a putting into flesh" that is, the incarnation of the idea. I have created a synthesized orchestral version of the score which accompanies a projected video. There is a scene for a dancer which can either be performed live or in projection. The work is sung by a baritone-tenor, the so-called Heldentenor imagined by Richard Wagner. The composer performs this part. The practical needs for a performance are basic: A projector, a sound system and a screen (or simply a white wall) and a microphone. It can be performed on a stage or in a normal room. There are a few simple accessories, flowers, electric candles and a piece of astro-turf.
I was born in Baltimore, Maryland and now live in Paris, France. My work is centered upon the expression of ideas and human freedom. I have composed music since 1977. I have composed around 70 pieces for a large number of ensembles, from solo piano and cello to an opera for 45 individual players, also I have done electronic music performances, improvisation. I have given concerts continually since the early 1980's. I can give you endless examples of recordings. I have painted since 1978. I have hundreds of paintings and have given many expos and been in salons like Montrouge. I am represented by the Gallery Au Fil du Canal in Paris. I'd be happy to send examples of my work. I began making films in 1979. Two of my films have come out in France, in 2012 and 2016.
Christin Turner
What Happens to the Mountain
Fiction expérimentale | hdcam | couleur | 12:9 | USA | 2016
“ What Happens to the Mountain ” draws upon literary sources, late night radio, and ancient legends to conjure a psycho-geographic experience in a sacred landscape. A long-distance driver, a drifter, journeys from a tenuous reality into a vision of the afterlife, called forth by the spirit of the mountain.
Christin Turner (1985, USA) is a filmmaker and artist based in Boulder, Colorado by way of Southern California. Her films navigate the psychological terrains of landscape, material, and image; they investigate the possibilities of cinema as a site for transcendence.
Raewyn Turner, Colin BEARDON
World Tree
Création numérique | 0 | couleur | 4:30 | Nouvelle-Zélande | 2005
World Tree parle de la notion contemporaine d´'information'. Nous nous raccrochons à des textes écrits, croyant que nous pouvons en extraire toutes les significations, nous gardons des tonnes de supports écrits ou imprimés que nous ne lirons jamais mais qui nous donnent un faux semblant de sécurité. World Tree joue de ce phénomène, en nous laissant entrevoir des textes intrigants mais qui se désintègrent devant nos yeux. Les fragments dérivent comme les faits d´une histoire dont on se rappellerait mal. On promet le savoir, mais il se défile. La juxtaposition de textes écrits par l´auteur seul (formant le tronc et le feuillage) et de textes d´autres provenances (formant les fleurs et les pétales) est concue pour mettre en avant les tensions entre nos sensations subjectives et un univers auquel on accède en utilisant la communication numérique (qui émane de différents sites internet comme l´astronomie amateur, techniques de culture tissulaire et cellulaire). World Tree fait entrer la langue visuelle de l´'information', la tissant en une expérience synésthesique du monde physique. Nous comprenons le monde de manière systématique, c´est à dire avec tout notre corps, et non seulement avec nos yeux, nos oreilles, notre nez ou notre langue. L´Arbre est la métaphore, un système biologique complet à travers lequel on connaît le monde. World Tree est une application autonome écrite en REALBasic.
Colin Beardon Le travail de Colin Beardon englobe arts créatifs et informatique, et se concentre sur l´interaction entre connaissances technique et processus créatif. Il a développé ´Visual Assistant´, un logiciel de création en 3D, et a construit des systèmes mutimédia innovateurs pour des musées. Il s´intéresse désormais au développement de manières de programmer qui s´apparentent à la réalisation de croquis. Il est un membre fondateur de ?Computers in Art & Design Education?, et co-édite le journal ´Digital Creativity?. Après avoir travaillé en Australie, en Angleterre et en Suède, il retourna en Nouvelle Zélande en 2003. Il y détient une chaire de professeur invité au département d´Informatique à l´Université Waikato. Raewin Turner Raewin Turner travaille sur les perceptions au carrefour des sens, et les technologies qui créent une perception extra-sensorielle du monde. Ses travaux comprennent vidéo, couleurs, odeurs et sons pour l´écran, installations et performances live (dont des concerts pour malentendants avec un orchestre symphonique). Ses travaux ont été projetés dans de nombreuses expositions nationales et internationales dont le festival du film de Nouvelle Zélande, Te Papa, Los Angeles MOCA, Canada, Allemagne et Australie. Elle a beaucoup travaillé avec des lumières colorées pour des performances contemporaines lors de tournées internationales en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Europe. Son oeuvre a été publiée dans ?Art, Culture and Biotechnology?, EAF, Australie, et dans ?Performance Research?(On Smell), Royaume Uni.
Joe Turpin
You/Gen/Ethics
Vidéo | hdv | couleur | 4:0 | Afrique du sud | 2018
(2018) Travail vidéo diffusant l'éthique de la représentation raciale dans le monde numérique et du jeu. Mon emploi / travail en tant que monteur pour la région Afrique dans un jeu vidéo de sport, et en tant qu'artiste apprenant l'agence et la représentation, m'a conduit à créer cette œuvre. Les couleurs et les cheveux d’une liste d’options assignées aux traits du visage africains et asiatiques dans une base de données de création de joueurs sont arbitraires comme une critique d’avoir dit les "options" sélectionnées en premier lieu. La falsification des fonctionnalités se produit avec un audio qui capture les exhalations et les réactions d'un joueur réel à ce jeu pendant qu'il est joué. Cela se produit en anglais puis en français - les deux plus grandes puissances coloniales de l'histoire de l'Afrique. Le titre est une pièce de théâtre sur le mot "eugénisme", qui était une pseudo-science développée en Europe qui avait des visuels et des croyances biologiques distinctifs sur le plan racial.
Joe Turpin est un artiste visuel Sud-Africain. Né à Johannesburg en 1995, Turpin a obtenu son baccalauréat spécialisé en beaux-arts de l?Université de Witwatersrand en 2018. Le travail de Turpin est inspiré par l'histoire, la narration et le symbolisme, où l?idée exige le médium. Turpin a montré son travail à l'échelle internationale dans des expositions et des publications et a participé à des programmes de résidence. Il vit et travaille à Johannesburg.
Sybilla Marie Tuxen
Silent Sun of Russia
Documentaire | dcp | couleur | 71:0 | Danemark | 2023
Silent Sun of Russia portrays a generation of young Russians between 2018 and 2022. The film follows three young women, Alika, Alyona, and Katya. They are rebels and anarchists and part of a global youth who dream of living a modern life in freedom. A pervasive sense of anxiety and restlessness about the future haunts the lives of the young women. After Russia's invasion in Ukraine, they find themselves in a new reality that requires difficult choices. In their quest for love, friendship, and the dream of escaping Putin's Russia, they live in uncertainty, where longing is replaced by difficult emotions and attempts to repress reality. The film provides an intimate and poetic view of the current living conditions and the urgent decisions faced today by young Russians who cannot see a future in their native country.
Sybilla Tuxen (1990) graduated as a photographer from Fatamorgana - Denmark's photographic school of visual arts, in 2011 and as a documentary filmmaker from The Danish Film School in 2017. Since 2011, when Sybilla lived and studied Russian in St Petersburg, she has worked on films in former Soviet countries. Sybilla works with polyphonic narratives. Her visual works explore the emotional currents of poetry with a unique eye for human destinies and the worlds of our mythological and literary subconscious.
Karel Tuytschaever
Easy Tiger
Fiction | 0 | couleur | 60:0 | Belgique, Pays-Bas | 2022
Un moment inattendu lors d’une séance avec un patient confronte un psychologue à son propre monde intérieur. Aliéné par l’isolement de sa vie citadine apparemment parfaite, le psychologue se heurte à une incapacité à comprendre et embrasser sa propre nature humaine. Son désir irrépressible pour son client l’amènera à découvrir qui il est vraiment.
Karel Tuytschaever (BE, °1985) graduates in 2007 from the Royal Conservatoire Antwerp in the Drama, an acting education led by Dora van der Groen. To date, he works as a freelance performer for theatre, ?lm and television series. You can also hear him in voice work for TV and radio. ? Since 2008, he is a lecturer at the Bachelor programs in Drama and in Contemporary Dance at the Royal Conservatoire Antwerp / AP University College and is a member of the dance training mentor team. He is regularly solicited as a coach and hosts workshops and masterclasses organized by theatre studio Nest, OPENDOEK, University of Antwerp, deDansPunt, Let's Go Urban Academy, scenography education KASKA, Zuidpool, Royal Academy of Fine Arts Antwerp, The Amsterdam School of the Arts & Fontys School of the Arts. ? ?In 2015 BARRY is founded on the need to create an environment where Karel’s personal hybrid own work can be developed, be made and be shared. He is rethinking of how to approach the performing arts and lens-based media in pursuit of a more authentic, intimate and honest embodiment within the arts. Since 2019, BARRY (BE) has a long-term collaboration together with DansBrabant (NL). ? ?In 2020, he starts as a researcher in the arts at the Royal Academy of Fine Arts Antwerp, with the support of the Royal Conservatoire Antwerp. His project The transparent body (2020 - 2022) is a practice-based search for genuine embodiment in current 2D and 3D portrait arts. How is a visual artist actually looking at the human figure? It is a tipping point in which he grafts his vision of what sincere embodiment within performative art is, and can be, on to the visual arts. Thereafter, Karel starts his doctoral research in the arts; Als de kunstenaar zijn beeld inslikt (When the artist swallows his image) (2022-2026) is an in-depth trajectory which digs into the seldom explored domain of embodied knowledge within the relationship between the maker and their image of somebody. He explores the role that the maker's unique physicality plays in depicting someone else. Throughout this journey, he looks at ways to arrive at more reciprocal and sustainable relationships between different artistic disciplines, finds new inter-medial forms, further develops his inclusive vision and explores its scope. Of great importance to him is the cross-pollination interaction between his performing, his lecturing, and his research and work as a maker. His fascination for embodiment and physicality within the arts plays a key role in this triangle.
Charlie Tweed
Oporavak
Vidéo expérimentale | hdv | couleur | 4:40 | Royaume-Uni, 0 | 2016
Oporovak proposes a methodology for what it calls ‘information recovery and the solving of â integrity problems. Taking its inspiration from data recovery solutions and the language of achieving complete visibility via forms of HD technology and big data the film is part alternative software training video and part the voice of a subversive hybrid machine. It takes the intent of information restoration into a new context with its apparent ability to manipulate all sorts of digital and non-digital materials via its sentient interface and performative actions which apparently can operate at molecular level. The film utilises the voice of an unreliable narrator who acts to draw the viewer in and raise their awareness of inbuilt human desires for clarity and visibility and the desire to develop new forms of technology that can manipulate all sorts of digital and physical materials. The final section of the film looks towards a `sensing mechanism` that has the functionality to manipulate and alter any type of visual material at its source and the capability of connecting with and manipulating the subconscious of its viewers.
Charlie Tweed is an artist and academic based in Bristol, UK. He has a PhD in art practice (Kingston University) and an MFA in art practice (Goldsmiths College). His video, text and performance based works interrogate the affective qualities of digital technologies and their use in the control and management of populations and environments. He employ strategies of re-appropriation and speculative fiction, often taking on personas of anonymous collectives and hybrid machines, to outline subversive plans for enhancing and escaping control mechanisms and renegotiating relations between human and non human.