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Elske Rosenfeld
Hugging Angela Davis
Vidéo expérimentale | mov | couleur | 14:41 | Allemagne | 2020
L'installation vidéo "Hugging Angela Davis" est une étude filmique et performative d'une étreinte spontanée entre Angela Davis et une jeune Allemande de l'Est. Cette femme, Erika Berthold, était la fille de fonctionnaires communistes, mariée au fils de Robert Havemann, célèbre dissident communiste, et était elle-même active dans les cercles d'opposition. Cette œuvre explore la potentialité ouverte par cette rencontre entre les deux personnalités et leurs luttes politiques. Elle entrelace le questionnement narratif à propos de cet évènement avec un examen filmique et performatif du motif de l'étreinte comme geste somatique, affectif et politique. Que comprendre de la reconnaissance mutuelle des deux femmes, de leur choix commun de s’écarter du protocole? Comment leur complicité momentanée traverse-t-elle ou complique-t-elle les différents culturels et politiques? À quoi pourrait ressembler une politique (dissidente) de l'étreinte? "Hugging Angela Davis" fait partie du projet à long terme "A Vocabulary of Revolutionary Gestures", qui étudie le corps en tant que site et archive d'expériences historiques.
Elske Rosenfeld est née en 1974 à Halle-sur-Saale (RDA, ex-Allemagne de l’Est). Elle travaille sur différents médias et formats. Ses principaux centres d'intérêt et médiums sont l’histoire du socialisme d’État et de ses dissidences, ainsi que la révolution de 1989/1990. Documents et archives servent de points de départ pour organiser des espaces, dans lesquels ces histoires peuvent être présentées. Son projet en cours, "A Vocabulary of Revolutionary Gestures", étudie la façon dont les événements politiques se manifestent et s'archivent dans le corps de leurs protagonistes. Ses œuvres ont fait l'objet d'expositions à l’international, notamment aux Staatliche Kunstsammlungen Dresden, Dresde (Allemagne) [2020]; au Goethe Institute Moscow, Moscou (Russie) [2020]; au Palast der Republik - Haus der Berliner Festpiele, Berlin (Allemagne) [2019]; à f/stop Leipzig (Allemagne) [2018]; au Gorki Herbstsalon III, Berlin (Allemagne) [2017]; au mumok kino, Vienne (Autriche) [2016]; au steirischer herbst festival, Graz (Autriche) [2015]; à la Devi Art Foundation, Delhi (Inde) [2013]; et à Former West, Utrecht (Pays-Bas) [2010]. En 2018, elle a co-organisé le projet "wildes wiederholen. material von unten. Künstlerische Forschung im Archiv der DDR-Opposition" avec Suza Husse. En 2019, elle a été co-curatrice du festival Palast der Republik à la Haus der Berliner Festspiele, Berlin (Allemagne).
Elske Rosenfeld
Ein bisschen eine komplexe Situation
Doc. expérimental | hdv | couleur | 14:44 | Allemagne, Autriche | 2014
Content Summary/ Accompanying Info: This video is an intervention into footage from the first meeting of the Central Round Table of the GDR. The meeting took place on December 7th 1989 in East Berlin, two months after the beginning of mass demonstrations across the country. The Round Table was set up to bring together members of the established political parties and the newly formed oppositional groups on equal terms. A few hours into the meeting, proceedings are interrupted as a noisy demonstration approaches outside. In the ensuing 10-minute scene, participants try to decide on a collective response. Sounds from the demonstration can be heard ebbing and swelling outside the window, while the participants inside debate. The demonstrators are never seen, only heard. The 2-channel video shows the scene in its entirety. It unfolds as a series of interventions into the material that are themselves based on motions and gestures taken from the footage: pans, zooms, the shaking of the camera, the gestures and movements of the participants, the different qualities and sources of sound. These are amplified, repeated, looped, in order to confront and confound notions of inside and outside, language and body, representation and embodiment.
Biography: Elske Rosenfeld (b. 1974 in Halle/S., GDR) uses a variety of media to rework archival materials from the history of state socialism in Eastern Europe and to relate them to contemporary political forms. Recent works in the formats video, performance, and writing have focussed on the physical, gestural content of archival documents from situations of revolution or protest (Paris 1968, East Berlin 1989, Cairo 2011) – to address the body as a site and archive of political events. Various abstracted interventions into and around these materials reactivate political energies that were set loose in these instances and continue to reverberate into the present day. Rosenfeld lives and works in Berlin and Vienna. She holds a PhD-in-Practice from the Academy of Fine Arts in Vienna. Her work has been presented internationally at institutions including Forum Stadtpark/Steirischer Herbst 2015, Graz; Berlin Art Week 2014; Sarai Reader 09/Devi Art Foundation, Delhi; Vienna Art Week 2011; BAK, Utrecht; Shedhalle, Zürich; mumok kino, Vienna; Kunsthalle Exnergasse, Vienna; GfzK, Leipzig; tranzit, Cluj, Romania; the Education Programme of documenta13. She has taken part in international residencies, including the Visual Arts Residency at the Banff Centre for the Arts, Canada. Her texts have been published in/on eipcp.net, Reviews in Cultural Theory, Springerin – Hefte für Gegenwartskunst, and in a number of books and collections. She has been awarded a DOC-Fellowship of the Austrian Academy of Sciences, and project funding from the Programme for Arts-based Research/FWF, Austria. www.elskerosenfeld.net
Ewelina Rosinska
Popió? imieniem jest cz?owieka
Doc. expérimental | 16 mm | couleur et n&b | 20:0 | Pologne, Ukraine | 2023
I read in the writings of one painter that, for him, the Polish landscape seems to constantly draw our gaze to the ground, making us look not over the horizon but under our feet, at the bones buried beneath each step. The film shifts between a portrait of my eighty year old grandparents and my view on the elements and imagery of the national-Catholic narrative in the Polish landscape. The title “Ashes by name is man” is borrowed from a church notice board in Nowa Grobla, in Roztocze. At the centre of my explorations is the rage of hills Roztocze, while Krakow and Lviv form the boundaries of the area in which I was shooting.
Ewelina Rosinska (1987, Poland) holds an MA in Art History and is based in Germany and Portugal. Between 2013 and 2022 she studied at the German Film and Television Academy in Berlin (dffb), where she was a member of Ute Aurand's Bolex Workshop. Her Films were screened at Her DOCS in Warsaw, Courtisane Festival in Gent, International Film Festival in Rotterdam IFFR, at the Musée de la Photographie Charleroi or at the Museum of the Moving Image in New York. Her last film “Ashes by name is man” won Best Exis Award at the Exis Film Festival in Seoul.
François Rosolato
Son pays est une prison
Documentaire | dv | couleur | 77:0 | France | 2004
Comment font les Birmans pour vivre sous une dictature qui, depuis deux générations a séquestré toute forme d?espoir ? Le long du fleuve Iraouaddy apparaissent les traces de la résistance d`un peuple privé de son guide, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, sauvagement attaquée et mise au secret.
François Rosolato, né à Paris en 1963, est auteur, réalisateur, comédien et chef opérateur. Formé à l`École Nationale Louis Lumière, il commence à travailler à la caméra, dans le domaine de la fiction puis du documentaire. Attiré par le cinéma du réel, il aborde parallèlement le domaine de la réalisation dans une optique très personnelle, en parvenant à trouver des financements en marge de l'univers formaté des chaînes françaises.
Catherine Ross
Trilling
Art vidéo | dv | couleur | 3:52 | USA | 2006
"Trilling" reprend des séquences de la série des années 80 "Three's Company" et crée un enchaînement de boucles gestuelles progressives. Le trompétiste Taylor Haskins a collaboré à la bande son, apportant une réponse improvisée unique à chaque clip.
Catherine Ross travaille la vidéo et la photographie, mettant en scène des gestes qui passent souvent inapperçus dans leur contexte original. Isolant les mouvements des humains et/ou des objets, ses vidéos créent de nouvelles séquences musicales qui révèlent une relation fondamentale entre mouvement et son. Elle découvre que le mouvement révèle une maladresse inhérente, une humeur qui fait écho à notre propre vulnérabilité. Son travail a été presenté dans des expositions et des festivals à travers le monde: au Brésil, en Finlande, en Irlande, en Angleterre, au Canada et aux Etats-Unis. Ross a suivi des cours à la Skowhegan School of Painting and Sculpture en 2002, l'Itlantic Center for the Arts en 2003 et a reçu pour 2005-6 une résidence de la Marie Walsh Sharpe Foundation. Récemment, Catherine Ross a été gratifiée du "Best International Short Award" au Darklight Festival de Dublin, en Irlande. Elle vit et travaille à Brooklyn, New York.
David Ross
Théodolitique
Doc. expérimental | 35mm | couleur | 15:10 | Canada | 2015
Théodolitique (2015) est un projet cinématique qui réunit le géodésique et le filmique, unissant la très longue histoire de l’arpentage et celle, comparativement nouvelle, des technologies cinématographiques. Reliant ces deux méthodes d’observation visuelle et d’enregistrement, Théodolitique documente des étudiants arpenteurs de l’École des Métiers du Sud-Ouest de Montréal au cours d’une seule journée, lors d’un examen extérieur. Théodolitique utilise un large éventail de techniques filmiques et acoustiques — y compris un microphone parabolique pour capter les sons distants, ainsi qu’une « théodocam » construite sur mesure pour recréer le point de vue d’un arpenteur — afin de refléter et mimer la manière dont les étudiants bougent, réfléchissent et apprennent leur métier. Tourné sur un terrain dédié à la pratique adjacent à l’École des Métiers, Théodolitique est un film à la fois chorographique et chorégraphique.
The works of David K. Ross are concerned with the processes and activities which enable infrastructural monuments, cultural institutions, and architectural structures to exist. Using photography, film and installation to carry out these inquiries, he examines the performative capacities of un-scripted activities, along with the relationships that exist between the recorded event and its re-presentation in physical space. These inquires have been applied to various projects including a study of the enigmatic activities of student land surveyors, the uncanny and oneiric qualities of a series of rooms at the Art Institute of Chicago, the nuanced and poetic movements of dancers about to perform, the mythic and sublime qualities of an urban lighting fixture in Montréal, the quietude of artists’ storage spaces, and a close examination of colour coded art shipping crates.
Douglas Ross
UN
Installation vidéo | dv | couleur | 7:7 | USA | 2004
L'immeuble des Nations Unies à New York, la nuit. Douglas Ross filme une architecture vide, seulement encore animée par des lumières, intermittentes, vacillantes.
Douglas ROSS est né en 1969. Il vit et travaille à New York. Son travail a été exposé au musée d'art contemporain de Miami, au festival du film de Rotterdam, à Turin, au KW institut d'art contemporain à Berlin, PS1 Contemporary Art Center / MoMA, The Walker Art Center. Il a également effectué des résidences d'artistes et participé à des programmes d'échanges au Japon
Nicolas Rossi
Made in Algeria
Vidéo | hdv | couleur | 10:13 | France, Allemagne | 2016
Nicolas Rossi, geboren 1978 in Thonon-les-Bains (F), studierte, nach einem Gaststudium bei Gerd Roscher in Experimenteller Filmkunst an der HFBK Hamburg, an der Bauhaus Universität Weimar, bevor er 2012 die Hochschule für Grafik und Buchkunst in Leipzig als Meisterschüler absolvierte. Aktuell forscht er im Rahmen eines wissenschaftlich-künstlerischen Projekts namens „Essayismus als Tool der Kritik im Zeitalter der hybriden Bewegtbildformate“ an der Filmuniversität Babelsberg Konrad Wolf.
Maxime Rossi
Real Estate Astrology
Vidéo | hdv | couleur | 21:0 | France | 2015
Appréhendées comme un voyage mental, visuel et sonore proche de l’esprit surréaliste, les images se succèdent au rythme de l’énonciation mystique du thàme astral de Ersnt dressé par un astrologue de Sedona, également saxophoniste, qu’il a lui-même dressé après avoir constaté une erreur dans l’heure de naissance de celui commandé par Breton en 1930. Sa voix off accompagne le spectateur. à la fois atmosphère sonore et piste narrative, elle parait guider cette chasse au fantôme - probablement celui de l’esprit de Max Ernst qui, partout, imprègne les lieux. Tandis que la mélodie rappelle les bandes sonores de méditation disponibles dans les boutiques de souvenirs de la ville, la désynchronisation répétée des rushes dans le temps évoque, tel ce chat dont le corps se dédouble, le “voyage astral” cher aux surréalistes, l’expèrience de hors corps, la sensation de flottement. Dans son film Real Estate Astrology (2015), Maxime Rossi développe une réflexion à facettes pour portraiturer un lieu. Il confronte deux états de narration entre lesquels le spectateur peut osciller, du diagnostic des traces objectives d’une quète, real estate, au pronostic à valeur prédictive d’une vie dressé d’après l’interprètation stellaire, astrology.
Le travail de Maxime Rossi contourne les limites de genre prédéfini comme de style pour puiser ses formes et son inspiration dans de multiples sources : l’histoire de l’art, l’ethnographie ou la littérature. L’impressionnant éventail des registres provoque une étrange narration, que l’artiste utilise pour dévoiler des vérités en portant un nouveau regard sur des sujets que nous pensions connaître avec certitude. À travers le prisme kaléidoscopique d’une pratique complexe et hétéroclite mêlant la sculpture, l’installation, la performance, la scénographie et la vidéo, Maxime Rossi ignore l’idée même de catégories et propose une discipline singulière qui convoque la « beauté convulsive » chère aux surréalistes. Maxime Rossi est né en 1980, il vit et travaille à Paris, France. Son travail a fait l’objet de projections au Centre Pompidou, Paris et au MUMOK, Vienne (Autriche). Il a notamment été montré dans le cadre d’expositions personnelles et collectives au Palais de Tokyo, Paris, à l’Emba / Galerie Édouard-Manet, Gennevilliers, à la Fondation François Schneider, Wattwiller, à La Halle des bouchers, Vienne, à la 19e Biennale de Sydney, au S.M.A.K. de Gent ou au Musée d’Ethnographie de Genève, Suisse.
Maxime Rossi
Sister Ship
Vidéo | 16mm | couleur | 52:0 | France | 2015
Avec « Sister Ship » [le navire de la Soeur], Maxime Rossi propose une nouvelle étape de son projet d’envergure inspiré par Soeur Corita Kent (1918-1986), religieuse américaine ayant quitté les ordres en 1968 et connue pour avoir contribué à la culture pop. À partir des années 1960, cette soeur a effectivement développé une pratique artistique en produisant des affiches sérigraphiées qui entremêlent slogans publicitaires, paroles de chansons et versets religieux. S’inspirant de ce personnage hors-normes, Maxime Rossi propose une installation dynamique de cinéma élargi qui regroupe une vidéo spatialisée dans La Halle des bouchers et des éléments de décor scénique colorés. Cette comédie musicale décalée combine les séquences du film documentaire Pygmée Blues (2013) tourné le long du fleuve Congo, avec une bande son constituée de la transcription d’un livre sur Soeur Corita, chantée par Emma Daumas accompagnée de musiciens africains.
Le travail de Maxime Rossi contourne les limites de genre prédéfini comme de style pour puiser ses formes et son inspiration dans de multiples sources : l’histoire de l’art, l’ethnographie ou la littérature. L’impressionnant éventail des registres provoque une étrange narration, que l’artiste utilise pour dévoiler des vérités en portant un nouveau regard sur des sujets que nous pensions connaître avec certitude. À travers le prisme kaléidoscopique d’une pratique complexe et hétéroclite mêlant la sculpture, l’installation, la performance, la scénographie et la vidéo, Maxime Rossi ignore l’idée même de catégories et propose une discipline singulière qui convoque la « beauté convulsive » chère aux surréalistes. Maxime Rossi est né en 1980, il vit et travaille à Paris, France. Son travail a fait l’objet de projections au Centre Pompidou, Paris et au MUMOK, Vienne (Autriche). Il a notamment été montré dans le cadre d’expositions personnelles et collectives au Palais de Tokyo, Paris, à l’Emba / Galerie Édouard-Manet, Gennevilliers, à la Fondation François Schneider, Wattwiller, à La Halle des bouchers, Vienne, à la 19e Biennale de Sydney, au S.M.A.K. de Gent ou au Musée d’Ethnographie de Genève, Suisse.
Sergei Rostropovich
Archipelago
Vidéo | digital | noir et blanc | 10:26 | Allemagne | 2023
ARCHIPELAGO was filmed in the ruins of a former Soviet gulag, where prisoners were forced into hard labor to quarry limestone. After the collapse of the USSR, the infrastructure that prevented flooding fell into disrepair, submerging the prison beneath the waters of Lake Rummu in Estonia. In recent years, Estonian authorities have transformed the area into a recreational park, inviting tourists and families to explore this once-hidden place—a layered testament to collective memory and history. Through a blend of static and weightless filming styles, Archipelago contemplates the passage of time and nature’s quiet reclamation, offering a reflective perspective on impermanence and transformation
Sergei Rostropovich (b. 1986) is a New York-born filmmaker and photographer based in Paris. After graduating from the International Film School of Paris, he began his career as an assistant director on Faust by Alexander Sokurov, which won the Golden Lion at the 2011 Venice Film Festival. He went on to direct a range of short films, including Ophelia, which premiered at the New York Film Festival in 2014, marking his shift toward non-narrative video work. Rostropovich’s art explores the fleeting nature of human experience, balancing moments of celebration and ritual against darker themes of violence and inevitable decay. Through his video and photographic work, he contemplates life’s fragile beauty and the quiet, constant force of entropy, capturing a world where joy and impermanence are inextricably linked.
Martine Rousset
Rue pouchkine
Doc. expérimental | hdv | couleur | 33:0 | France | 2017
de Martine ROUSSET 2012-2017 / Betacam Numérique / couleur / sonore / 1E / 33` 00 Yerevan, Arménie, dans l`illisible secret prisonnier des ombres dans les nuits de sous la terre trains pour nulle part la splendeur sereine des montagnes chants mutiques paradoxe mystique les voix des prisons éphémère voyageur léger dormeur
Nait le 29 mai 1951 à Montpellier, réside à Sète jusqu’en 1975 étudie la philosophie et le cinéma à l’Université Paul Valery de Montpellier. cinéaste de la lumière et de l`écrit ,travaille le film depuis 1977 oeuvre au département audiovisuel du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris ,auprès de Suzanne Pagé depuis 1978.
Clement Roussier
MYRNINEREST
Doc. expérimental | hdcam | couleur | 14:16 | France | 2025
Seule dans sa chambre une femme danse; un touriste erre dans les rues animées de Tokyo ; une poète parle de rivières, de pitié et de fantômes.
Clément Roussier est né en 1984. Il est l'auteur de deux recueils de poésie (Maintenant il est toujours trois heures; Fondane) publiés en 2025 aux éditions Derrière la salle de bain; ainsi que d'un roman, Sullivan et les ciels de feu des soirs de la savane, publié en 2020 chez l'École des Loisirs. Dans le silence et dans le bruit, sa première réalisation, remporte le Grand Prix de la Compétition Française au FID Marseille 2023.
Philippe Rouy
4 bâtiments, face à la mer
Documentaire | dv | couleur | 47:0 | France | 2012
En juin 2011, l?exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima a installé une livecam sur le site. Outil d?une transparence factice, cette caméra de propagande diffuse les images uniques d?une catastrophe sans fin. En un seul plan fixe ininterrompu, un paysage létal distille son invisible toxicité et le paradoxe de son étrange beauté. Tremblements de terre, brumes enveloppantes, fumées des réacteurs, vols de corbeaux, pluies radioactives, etc., les images d?un espace géographique rayé de la carte se succèdent hors du temps des hommes. Par un geste de défiance à l?adresse de cette machine oculaire, un liquidateur anonyme, ramène pourtant jusqu?à nous cet outre-monde interdit.
Philippe Rouy vit et travaille à Paris (France).
Philippe Rouy
MACHINE TO MACHINE
Doc. expérimental | web | couleur | 32:0 | France, Japon | 2013
À Fukushima daiichi, le ventre de la centrale nucléaire effondrée maintient pour encore très longtemps les humains à distance. Seules d’autres machines peuvent s’en approcher. Elles filment pour les hommes ce qu’ils ne peuvent plus voir. Entre mouvements pendulaires lancinants et pénétrations gyroscopiques, ces images annoncées par l’exploitant comme des explorations scientifiques rigoureuses s’avèrent être des plongées chaotiques et hallucinées au cœur d’un magma radioactif irréductible.
Philippe Rouy vit et travaille à Paris. Ses films sont montrés dans des festivals et des lieux de diffusions tels que FIDMarseille, Torino Film Festival, Rotterdam IFF, Jihlava IFF, UnionDocs New York, Cinéma Spoutnik de Genève, Cinema Nova de Bruxelles, etc...
Philippe Rouy
KAISERLING III
Vidéo | mov | couleur | 23:30 | France | 2022
Un homme filme le vivant. Il l’archive dans des préparations humides paradoxales . Des images en fluide qui pourraient lui survivre. En 2100, sa fille aura 86 ans. Il en aura 129.
Philippe Rouy est réalisateur. Sa trilogie consacrée à la catastrophe nucléaire de Fukushima, 4 bâtiments, face à la mer, Machine to Machine et Fovea centralis, a été présentée, entre autres, au FIDMarseille, Cinéma du Réel, Mumbai Film Festival, Torino Film Festival.
Vincent Roven
Logologo
Fiction | 16mm | couleur | 7:30 | France, Brésil | 2005
"Après le pont, commence le pays des fantômes" (Dracula - Bram Stocker)
Vincent Roven est né en Mai 1968. Il a étudié aux Beaux Arts de Marseille - Luminy. Il a obtenu son diplôme d´études supérieures en Arts Plastiques en 1994. Depuis 1995, il vit et travaille à São Paulo, Brésil, et a participé à la réalisation de plusieurs travaux audiovisuels/ cinéma, parmi lesquels: - "Kyrie ou le début du Chaos" (fiction, 35mm, 15 min., 1998): réalisateur assistant/ directeur artistique: - "Jusqu´à 120 ans" (documentaire, digital, 70 min., 2002): co-direction - ULALAPA (fiction/doc - digital, 12 min., 2003): co-direction, montage, son - LOGOLOGO (fiction - digital, 7 min., 2005): réalisation, montage, son et Photographie Il développe également des activités liées aux arts plastiques et a réalisé plusieurs expositions collectives et individuelles parmi lesquelles: 2001 - "Medodanóia" - exposition individuelle réalisée au "Centro Cultural São Paulo" - São Paulo - Brésil 2000 - "SUNSET" - exposition individuelle réalisée à la "FUNARTE" (Fondation Ntionale des Arts) - São Paulo - Brésil
Jeffrey Rovinelli
Empathy
Documentaire | 16mm | couleur | 82:45 | USA | 2016
A New York, l’aube vibre et s’étend sur un corps en éveil. A moitié recouvert par les draps, c’est un corps qui ne se dévoilera jamais totalement, même quand saisi dans l’acte sexuel : Em est une escort girl, qui plus est héroïnomane, c’est-à-dire précisément les éléments que le premier film de Jeffrey Dunn Rovinelli énonce au plus vite pour mieux les éjecter. De New York à Los Angeles en passant par Pittsburgh, le quotidien de Em se dévoile avant tout comme une antithèse des idées préconçues sur elle, interrogeant le spectateur sur son désir par rapport au film documentaire. Faut-il regarder Em comme elle regarde les passants dans la rue, par la fenêtre de son hôtel ? La drogue est invisible, si ce n’est dans les mots, et le sexe n’est plus qu’une performance pop-shakespearienne filmée en HD. Autour du travail, des étapes pour y entrer et en sortir : déplacement, maquillage, attente… De ce quotidien à priori composé de temps morts surgit la véritable vie de Em et un certain portrait des États-Unis. Dans ses confessions se révèlent rêves d’indépendance et présence du lointain, attirance et dégoût envers les autres. Si à la fin le 16mm semble accueillir une libération secrète du personnage, le spectateur se doutera bien que c’est parce que c’est Em qui s’est emparé du film et désormais le façonne. (V.P., FID Marseille catalogue)
Jeffrey Dunn Rovinelli was born in 1988 in Boston, USA. Following a degree in Film Studies from Wesleyan University. They currently reside in New York City, where they also work as a critic, editor, and colorist. Empathy is their first feature, following two short films.
Steve Rowell
Lost Prairie Valley
Doc. expérimental | 4k | couleur | 14:24 | USA | 2024
Lost?Prairie?Valley (2025) explores the intersection of machine vision, ecology, and extinction on Minnesota’s prairie lands. Using 4K digital video, 16?mm film, LiDAR, and AI image recognition, the film observes threatened plant species and landscape change across research sites—asking how our technological gaze shapes what we see and what we lose.
Steve Rowell is an artist and educator working across photography, moving image, sound, and spatial media. His research-driven practice investigates landscape as a site of political imagination, focusing on perception, nonhuman intelligence, extinction, and ecological crisis. Drawing on methods from geography and archaeology, he explores the entanglements of built systems and natural terrains. Steve holds an MFA with Distinction from the University of Oxford and a BA in Studio Art from the University of Texas. He is a Guggenheim Fellow (2019), a MacDowell Fellow (2021–22), and a 2024 McKnight Media Artist Fellow. Additional support includes Creative Capital, the Graham Foundation, the Minnesota State Arts Board (2022, 2025), and international residencies in Berlin, Vienna, and Fogo Island. Formerly a longtime collaborator with the Center for Land Use Interpretation, SIMPARCH, and the Office of Experiments, Steve has lived and worked in Los Angeles, Oxford, Berlin, D.C., and Chicago. He is currently based in Minneapolis, where he teaches and conducts field-based research at the Minneapolis College of Art and Design.
Steven Rowell
Parallelograms
Doc. expérimental | hdv | couleur | 30:0 | USA | 2015
Parallelograms is an experimental documentary film and mapping project aimed at representing corruption and dark money in American politics. Political Action Committees, think tanks, trade associations, lobbying agencies, and advocacy groups are institutions where experts gather to discuss, map, and strategize, creating political and economic environments that help secure their visions of the future. This project is concerned with the multiverse of these near futures -- some more probable than others -- as well as with the present. Parallelograms is about where vectors of geography, landscape, politics, finance, and temporality intersect and how they are manifested. It also serves as a linear “cognitive mapping” experiment in which the viewer experiences a compressed, systematic tour of a dense and complex political terrain. Abstraction coexists with the real as a reflection of the current state of political discourse in America today. Corrupted power and distorted influence affects us all by exacerbating economic disparity, resource depletion, environmental degradation, and civil rights abuses. The intent of Parallelograms is not simply to present documentation from an exhaustive list, or to dictate any particular activist agenda, but rather, to extrapolate from the political landscape in a way that compels discussion about dark money.
Steve Rowell is a research-based artist who works with still and moving images, sound, installation, maps, and spatial concepts. Currently based in Los Angeles, he has lived in Berlin, Chicago, and Washington DC, over the past 20 years. His transdisciplinary practice focuses on overlapping aspects of technology, perception, and culture as related to ontology and landscape. Rowell contextualizes the built environment with the surrounding medium of nature; appropriating the methods and tools of the geographer and archaeologist. In addition to being Program Manager at The Center for Land Use Interpretation (Los Angeles) since 2001, he has collaborated with SIMPARCH (Chicago) and The Office of Experiments (London).
Steven Rowell
Lost Prairie Valley
Doc. expérimental | 4k | couleur | 25:0 | USA | 2023
This is a film about plants. It was made by plants. They transmitted their instructions to the human director through artificially intelligent means. “Every day the urge grows stronger to get hold of an object at very close range by way of its likeness, its reproduction.”- Walter Benjamin, "The Work of Art in the Age of Mechanical Reproduction," (1935) in Illuminations, ed. Hannah Arendt, trans. Harry Zohn, (New York: Shocken, 1969) Prior to the nineteenth century, western philosophers thought of eyes as broadcast centers, producing images of the world. As this perceived center of the universe shifted away from humans, and the Earth, it became more difficult to see the natural world exactly at the moment that industrial society’s exploitation began driving entire species towards extinction. Since that time, increasingly complex machines and algorithms do the work of seeing and recording the effects of the global climate emergency. Lost Prairie Valley investigates this moment at ecological research stations in the American state of Minnesota, with a little object recognition help from artificial intelligence.
Steve Rowell is a human, artist, and educator who works with photography, moving image, sound, maps, and spatial relations. His research-based practice investigates terrains of perception, nonhuman intelligence, extinction, and technology, exploring the landscape as a site of political imagination. Steve contextualizes the morphology of the built environment with the surrounding medium of Nature, appropriating the methods and tools of the geographer and archaeologist.