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Mieke bal
Catalogue : 2005Access Denied | Doc. expérimental | betaSP | couleur | 30:0 | Pays-Bas | Pays-bas | 2004
Mieke bal
Access Denied
Doc. expérimental | betaSP | couleur | 30:0 | Pays-Bas | Pays-bas | 2004

Ihab (31 ans), un universitaire palestinien vivant à Amsterdam, se prépare à un voyage pour rendre visite à sa famille à Gaza, pour la première fois depuis quatre ans, et pour faire des recherches sur le terrain. Gary (28 ans), un artiste irlandais vivant également à Amsterdam, compte accompagner Ihab et filmer la réunion de celui-ci avec sa famille, les interviews avec les informateurs, et l'évolution du projet d'Ihab : étudier le souvenir culturel en Palestine d'Al Nakba, la catastrophe de 1948. Alors qu'ils se préparent pour le voyage, Ihab et Gary se rapprochent. Mais, une fois arrivés à l'aéroport du Caire, l'arrestation et l'expulsion d'Ihab les séparent. Dès lors, le film alterne des panoramas des voyages des deux hommes. Tandis qu'Ihab mène ses recherches avec détermination et engagement, Gary est dépassé par sa première rencontre avec la culture arabe. Il tourne en rond, n'ayant rien d'autre à faire qu'attendre de pouvoir rentrer à Amsterdam. Ihab, au contraire, travaille frénétiquement, mais ne peut partir à la date prévue, Israël ayant fermé les frontières. Ce film utilise les métaphores du voyage et des rencontres manquées comme réflexion méditative sur les rencontres interculturelles entre Arabes et habitants de l'Ouest désireux, mais pas toujours capables, de se comprendre.


Mieke Bal, critique culturel et théoricienne, occupe le poste de Professeur de Sciences à la Royal Dutch Academy (KNAW). Elle est également Professeur de Théorie Littéraire, et directrice fondatrice de l'Amsterdam School for Cultural Analysis, Theory and Interpretation (ASCA) à l'Université d'Amsterdam. Parmi ses centres d'intérêt, on peut citer : la théorie littéraire, la sémiotique, l'art visuel, les études culturelles, la théorie post coloniale, la théorie féministe, le français, la Bible hébraïque, le XVIIe siècle et la culture contemporaine. Elle est aussi artiste vidéo. Parmi ses nombreux livres on trouve : Travelling Concepts in the Humanities: A Rough Guide, Toronto: University of Toronto Press 2002; Louise Bourgeois? Spider: The Architecture of Art-writing. Chicago: University of Chicago Press 2001; Quoting Caravaggio: Contemporary Art, Preposterous History, Chicago: University of Chicago Press 1999; Reading "Rembrandt": Beyond the Word-Image Opposition, New York and Cambridge: Cambridge University Press 1991. La parution d'un recueil est prévue par la Chicago University Press.

Catalogue : 2006Nothing is Missing | Doc. expérimental | dv | couleur | 35:0 | Pays-Bas | Turquie | 2006
Mieke bal
Nothing is Missing
Doc. expérimental | dv | couleur | 35:0 | Pays-Bas | Turquie | 2006

Les visiteurs sont invités à s?asseoir dans des fauteuils ou dans des canapés alors qu?autour d?eux des femmes s?adressent à quelqu?un d?autre. Leurs interlocuteurs sont des proches, des parents. Pourtant elles ont cessé d?avoir des liens avec ces personnes à cause de l?émigration de leurs enfants : un petit-fils qu?une des femmes n?a pas vu grandir; un beau-fils qu?une autre n?a pas choisi ou dont elle n?a pas approuvé le choix; un enfant qui a émigré; dans un des cas apparaît trois générations. Une certaine intimité, mais parfois également un léger malaise, est caractéristique de la situation. On peut quelquefois entendre la voix de la deuxième personne, d?autres fois, non. L?intimité dans les films est accentué non seulement par le sujet traité (le départ d?un enfant parti pour l?Europe de l?Ouest) mais aussi parce-que ces mères parlent à une personne qui leur est chère. Par ailleurs, la réalisatrice prépare sa prise de vue, allume sa caméra et sort de la pièce, et revient seulement après le temps imparti. Cette renonciation d?autorité, le fait de laisser le hasard faire, et la relation entre les deux personnes rendent le film particulièrement éfficace. Quelque chose se passe entre les deux interlocuteurs, grâce aux conditions du tournage et non aux indications de la réalisatrice. Cet aspect performatif met en avant l?intérêt du procédé, lequel est également mis en question lors du visionnage.


Mieke Bal, critique culturel et théoricienne, occupe le poste de Professeur de Sciences à la Royal Dutch Academy (KNAW). Elle est également Professeur de Théorie Littéraire et directrice de la Amsterdam School for Cultural Analysis, Theory and Interpretation (ASCA) à l?Université d?Amsterdam. Ses domaines de prédilection sont les théories littéraires, la sémiotique, l?art visuel, les théories post-coloniales, les théories féministes, la langue française, la Bible hébraïque, le 17ème siècle et la culture contemporaine. C?est également une artiste vidéo. Elle a publié de nombreux livres : A Mieke Bal Reader, Chicago: University of Chicago Press, 2006,Travelling Concepts in the Humanities: A Rough Guide, Toronto: University of Toronto Press 2002; Louise Bourgeois? Spider: The Architecture of Art-writing. Chicago: University of Chicago Press 2001; Quoting Caravaggio: Contemporary Art, Preposterous History, Chicago: University of Chicago Press 1999; Reading "Rembrandt": Beyond the Word-Image Opposition, New York and Cambridge: Cambridge University Press 1991. Un Mieke Bal Reader vient de paraîtreaux éditions Chicago University Press. Son installation vidéo Nothing is Missing est actuellement présentée à travers le monde.

Ruxandra balaci
Catalogue : 2006National Contemporary Art Museum | 0 | 0 | | 0:0 | Roumanie | 2007
Ruxandra balaci
National Contemporary Art Museum
0 | 0 | | 0:0 | Roumanie | 2007

Inauguré fin 2004 à Bucarest en Roumanie, le MNAC (Musée National d`Art Contemporain) occupe les 16000m² de l?aile E4 de l?immense Palais du Parlement, deuxième bâtiment le plus grand du monde après le Pentagone. Connu aussi sous les sobriquets de "palais du peuple" ou de "palais de Ceausescu", le Palais du Parlement est une véritable projection pornographique du pouvoir, une érection mégalomaniaque. Lieu marqué par une histoire totalitaire, le Palais, après avoir accueilli le Parlement roumain et un centre international de conférences, accueil aujourd?hui un espace dédié à la dynamique des idées et au dialogue artistique. Le MNAC est un projet ambitieux. Un projet pris au piège de la situation roumaine, instable et toujours proche de la régression. Un musée d?art contemporain gigantesque, le plus grand de l?Europe de l?Est, avant-gardiste et novateur qui doit réussir à faire le lien entre une population "provinciale", qui reste à éduquer, et sa programmation ambitieuse. Le MNAC est le fruit de l?opiniâtreté de quelques personnalités roumaines d?envergures, Mihai Oroveanu, Directeur Général du musée qui a porté pendant plus de dix ans le projet, et Ruxandra Balaci, sa Directrice Artistique et Scientifique. Aujourd?hui, le conseil d?administration du musée est peuplé d?une véritable dream team internationale, où siège Ami Barak (conservateur et Président de l?International Association of Curators of Contemporary Art), René Block (Directeur de la Kunsthalle Fridericianum de Kassel), Nicolas Bourriaud (Co-Directeur du Palais de Tokyo à Paris), Heiner Holtappels (Directeur du Netherlands Media Art Institute ? Montevideo/TBA à Amsterdam), Anders Kreuger (Conservateur indépendant et ex- directeur du Nordic Institute for Contemporary Art de Stockholm), Enrico Lunghi (Directeur du Casino Luxembourg, Forum d`Art Contemporain à Luxembourg) et Catherine Millet (Directrice d`Artpress). Le MNAC se voit comme un espace vivant, malléable et polémique, un espace animé par un réseau d?intellectuels dans lequel l?Est et l?Ouest sont des partenaires, un laboratoire ouvert à la recherche dans le domaine du visuel.


Critique et commissaire d?expo, Ruxandra Balaci a dirigé la Galerie Gad à Bucarest, en Roumanie. Aujourd?hui, elle est co-rédactrice de la revue Artelier et la directrice adjointe, ainsi que la directrice scientifique et artistique, du Musée National d?Art Contemporain(MNAC) de Bucarest.

Laurence balan
Catalogue : 2009Le Plein Pays | Documentaire | | couleur | 58:0 | France | 2009
Laurence balan
Le Plein Pays
Documentaire | | couleur | 58:0 | France | 2009

Un homme vit reclus depuis trente ans dans une forêt en France. Il creuse en solitaire de profondes galeries souterraines qu?il orne de gravures archaïques. Elles doivent résister à la catastrophe planétaire annoncée et éclairer, par leurs messages clairvoyants, les futurs habitants. Le film raconte cette expérience en marge de la société moderne, affectée par la misère humaine et la perte définitive d?un monde parfait.


Antoine Boutet est basé à Montreuil, France. Artiste et réalisateur, ses films récents incluent les documentaires ZONE OF INITIAL DILUTION (2006) et CONSERVATION-CONVERSATION (2005) ainsi que les vidéo expérimentales UTOPIA (2005) et PLUS OU MOINS (2003). Il développe actuellement un projet de long-métrage documentaire intitulé VOIES DE TRAVERSE qui se tournera en Chine en 2010. Ses récentes vidéo-installations et oeuvres dans l`espace public ont été présentées à la Pratt Manhattan Gallery/ New York, Biennale de Selest`Art, Galerie des Filles-du-Calvaire/ Paris, Kunstraum Walcheturm/ Zürich, Lianzhou International Photo Festival/Chine, Ateliers des Arques, Musée d`Art Contemporain les Abattoirs/ Toulouse, Festival Estudio Abierto/ Buenos Aires. Il participera en 2009 à la manifestation Le Printemps de Septembre à Toulouse avec le film LE PLEIN PAYS.

Raphaël balboni, daniel van de velde
Catalogue : 2005Continuum | Art vidéo | dv | couleur | 10:0 | France | 2005
Raphaël balboni , daniel van de velde
Continuum
Art vidéo | dv | couleur | 10:0 | France | 2005

A travers la vidéo « Continuum », Raphaël BALBONI cherche a déceler la réalité. Son intention est de ne pas réduire celle-ci à une valeur d?usage, en créant des décalages par des séparations des éléments, des scissions, dans un espace dit naturel. Une route traversant une forêt implique une vide central entre les deux parties de la forêt que cette route traverse. Un vide qui se divise en quatre pour rejoindre l?intérieur de quatre troncs évidés ; eux-même en mouvement. En partant du mouvement des quatre troncs évidés, repartir sur quatre arbres dans quatre forêts où l?on accède par quatre routes différentes. La vidéo ici travaille le regard dans le mouvement continuel, des trajectoires sans commencement ni fin. Ce pour rendre le regard actif. Filmer en prenant comme point d?appui quatre troncs, quatre lunes, quatre routes différentes, pour délocaliser le regard. Un exotisme en mouvement qui ne ramène pas à une unité de lieu, donc de regard mais pousse celui-ci en continuum à l?intérieur de l?univers dont il est parti. L?auteur travaille ici sur la segmentation : les troncs segmentés en bûches évidées, - pour inclure le regard immédiatement dans le monde par des séquences, des interstices et ainsi petit à petit le regard s?éprouve comme immergé, intégré dans un univers dans lequel il circule tout comme le fait la caméra tout au long de la vidéo. Un regard, une ?uvre qui ne se constituent plus à partir du paysage, un regard, une ?uvre où l?horizon est mis a distance. Une regard, une ?uvre où les vitesses de rotation d?une voiture (par les tournants), de rotation du monde (gravitation, cycle lunaires et végétaux), de rotation d?un tronc segmentés en bûches évidées (cycle de croissance propre à l?arbre qui se dessine en spirale, par la double action de la gravitation et de la photosynthèse) sont captées par des images en mouvement. Quelque chose qui opère de façon juste et nécessaire parce que seule à ce jour, la vidéo permet une telle saisie de la réalité en mouvement. En devenir consistant?


Raphaël Balboni est né à Troyes (France) en 1978 et réside actuellement à Bruxelles (Belgique). Il est actuellement étudiant. Il obtient en 1998 une licence en Arts du spectacle et cinéma à Paris. De 2001-2005 il étudie à l?IDA (Institut des Arts et de la Diffusion). En 2002-2003 il suit également des cours à l?Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles. Depuis 2000 il a réalisé et monté nombreuses ?uvres et documentaires, présentés en Europe, par exemple le Centre d?Art Contemporain Passage, le Centre Culturel Canadien à Paris, la galerie Cour Caché à Paris ou encore à l?Institut Supérieur de l?Etude du Langage Plastique à Bruxelles. En 2004 il réalise avec Cécile Masart une vidéo, "Le site de Soulaines-Dhuys", sur le site de traitements de déchets nucléaires de l?ANDRA. En 2004 Raphaël Balboni réalise avec Anne Herbaut un film d?animation en 16mm, "Et Jean s?est perdu dans ses pensées".

Steven ball
Catalogue : 2005The War on Television | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 5:37 | Royaume-Uni | 2004
Steven ball
The War on Television
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 5:37 | Royaume-Uni | 2004

The War on Television est réalisé presque entièrement à partir d?images diffusées à la télévision, et plus particulièrement, provenant de problèmes d?interférences dans les transmissions utilisant la technologie numérique. Ces interférences sont retravaillées et manipulées de manière aléatoire, au moyen de différentes techniques d?altération numérique, qui accentuent encore la fragmentation par à coup. La vénération pour la perfection numérique, l?autorité et la fiabilité des informations 24 heures sur 24 à la télévision deviennent des abstractions, maltraitées dans le flot de bruit discordant et de balbutiement incohérent. Une célébration d?une antiesthétique numérique, de l?entropie de l?excès et de la faillibilité.


Steven Ball réalise des films, vidéos, du son et des installations depuis le début des années 80 A la fin des années 80, il a migré par mégarde vers Melbourne, en Australie. Il y a poursuivi son travail faisant de nombreux films et vidéos, a fait des travaux sonores et des installations. Il y a exercé diverses activités dans l?art militant, en tant que conservateur, dans l?administration, dans l?enseignement et l?écriture. Depuis son retour au Royaume-Uni en 2000, il travaille principalement la vidéo numérique, en réalisant une série de travaux qui, parmi d?autres choses, sont particulièrement liées aux processus numériques et à la représentation spatiale. Steven Ball est actuellement chercheur attaché à la AHRB British Artists` Film and Video Study Collection (Recueil pour l?Etude des Films et Vidéos d?Artistes Britanniques), au Central Saint Martins College of Art and design de Londres. Ses vidéos ont été projetées notamment au Festival d?Oberhausen, aux Pays-Bas, au World Wide Video Festival d?Amsterdam, à Impakt, Utrecht ; en Suisse à Videoex, Zurich; à Viper, Bâle. Les Rencontres internationales Paris/Berlin présentent depuis plusieurs années le travail de Steven Ball.

Catalogue : 2014Concrete Heart Land | Doc. expérimental | hdv | couleur et n&b | 25:0 | Royaume-Uni | 2014
Steven ball
Concrete Heart Land
Doc. expérimental | hdv | couleur et n&b | 25:0 | Royaume-Uni | 2014

Concrete Heart Land exposes the social cleansing of the Heygate Estate in Elephant and Castle, South London. It marks the moment that the estate was finally lost as social housing to make way for an unjust `regeneration` scheme. Assembled from 12 years of archive materials the film charts the struggles of the local community to keep their homes, stay living in the area, and maintain communal benefits in the face of the advance of this now notorious `urban redevelopment programme`. Throughout the film we hear the community engaging in some of the crucial battles with elected officials, planners, and barristers in municipal planning meetings, public enquiries, and interviews. Weaving through these recordings is a performance staged in 2012 on the then still inhabited estate. An assembled group of past and present residents, community activists, and critics of the Heygate plans chant texts composed from phrases used in the Regeneration Masterplan. The performances parody the technical language of regeneration and the aspirational language of gentrification. Over the course of 2012 and 2013 we filmed panoramic video images of the estate and interiors of some of the Heygate flats, all of which feature in the film.

Steven Ball`s current practice engages with landscape and spatial representation, in local and global, social, political and post-colonial spheres. He also writes about contemporary and historical moving-image related practice, and curates screenings and exhibitions. Since 2003 he has been Research Fellow at Central Saint Martins College of Art and Design where he was instrumental in developing the British Artists’ Film and Video Study Collection. He is also a member of the legendary post-punk DIY group Storm Bugs. www.steven-ball.net Rastko Novaković used to be a filmmaker. He has made over 30 moving image works, from one minute to feature-length videos, panoramas, open-air cinemas, documentaries, lyrical films, campaigning videos, documented performances, interventions in histories and spaces. His works include April Showers (2011) a docu-fiction about a student terrorist group at University College London and lebensraum | living space (2009) which stages a Yugoslav war diary on the streets of London. He now spends most of his time organising at his workplace and with different communities. www.rastko.co.uk

Steven ball, novaković, rastko
Catalogue : 2005The War on Television | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 5:37 | Royaume-Uni | 2004
Steven ball , novaković, rastko
The War on Television
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 5:37 | Royaume-Uni | 2004

The War on Television est réalisé presque entièrement à partir d?images diffusées à la télévision, et plus particulièrement, provenant de problèmes d?interférences dans les transmissions utilisant la technologie numérique. Ces interférences sont retravaillées et manipulées de manière aléatoire, au moyen de différentes techniques d?altération numérique, qui accentuent encore la fragmentation par à coup. La vénération pour la perfection numérique, l?autorité et la fiabilité des informations 24 heures sur 24 à la télévision deviennent des abstractions, maltraitées dans le flot de bruit discordant et de balbutiement incohérent. Une célébration d?une antiesthétique numérique, de l?entropie de l?excès et de la faillibilité.


Steven Ball réalise des films, vidéos, du son et des installations depuis le début des années 80 A la fin des années 80, il a migré par mégarde vers Melbourne, en Australie. Il y a poursuivi son travail faisant de nombreux films et vidéos, a fait des travaux sonores et des installations. Il y a exercé diverses activités dans l?art militant, en tant que conservateur, dans l?administration, dans l?enseignement et l?écriture. Depuis son retour au Royaume-Uni en 2000, il travaille principalement la vidéo numérique, en réalisant une série de travaux qui, parmi d?autres choses, sont particulièrement liées aux processus numériques et à la représentation spatiale. Steven Ball est actuellement chercheur attaché à la AHRB British Artists` Film and Video Study Collection (Recueil pour l?Etude des Films et Vidéos d?Artistes Britanniques), au Central Saint Martins College of Art and design de Londres. Ses vidéos ont été projetées notamment au Festival d?Oberhausen, aux Pays-Bas, au World Wide Video Festival d?Amsterdam, à Impakt, Utrecht ; en Suisse à Videoex, Zurich; à Viper, Bâle. Les Rencontres internationales Paris/Berlin présentent depuis plusieurs années le travail de Steven Ball.

Catalogue : 2014Concrete Heart Land | Doc. expérimental | hdv | couleur et n&b | 25:0 | Royaume-Uni | 2014
Steven ball , novaković, rastko
Concrete Heart Land
Doc. expérimental | hdv | couleur et n&b | 25:0 | Royaume-Uni | 2014

Concrete Heart Land exposes the social cleansing of the Heygate Estate in Elephant and Castle, South London. It marks the moment that the estate was finally lost as social housing to make way for an unjust `regeneration` scheme. Assembled from 12 years of archive materials the film charts the struggles of the local community to keep their homes, stay living in the area, and maintain communal benefits in the face of the advance of this now notorious `urban redevelopment programme`. Throughout the film we hear the community engaging in some of the crucial battles with elected officials, planners, and barristers in municipal planning meetings, public enquiries, and interviews. Weaving through these recordings is a performance staged in 2012 on the then still inhabited estate. An assembled group of past and present residents, community activists, and critics of the Heygate plans chant texts composed from phrases used in the Regeneration Masterplan. The performances parody the technical language of regeneration and the aspirational language of gentrification. Over the course of 2012 and 2013 we filmed panoramic video images of the estate and interiors of some of the Heygate flats, all of which feature in the film.

Steven Ball`s current practice engages with landscape and spatial representation, in local and global, social, political and post-colonial spheres. He also writes about contemporary and historical moving-image related practice, and curates screenings and exhibitions. Since 2003 he has been Research Fellow at Central Saint Martins College of Art and Design where he was instrumental in developing the British Artists’ Film and Video Study Collection. He is also a member of the legendary post-punk DIY group Storm Bugs. www.steven-ball.net Rastko Novaković used to be a filmmaker. He has made over 30 moving image works, from one minute to feature-length videos, panoramas, open-air cinemas, documentaries, lyrical films, campaigning videos, documented performances, interventions in histories and spaces. His works include April Showers (2011) a docu-fiction about a student terrorist group at University College London and lebensraum | living space (2009) which stages a Yugoslav war diary on the streets of London. He now spends most of his time organising at his workplace and with different communities. www.rastko.co.uk

Delphine balley
Catalogue : 2016Charivari | Fiction expérimentale | hdv | couleur | 19:54 | France | 2016
Delphine balley
Charivari
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 19:54 | France | 2016

Charivari, l’intrusion des sons discordants dans un village, annonce la chasse de la boite noire, l’inversion des codes, la menace funeste qui contrarie l’ordre établi, une rumeur lointaine qui s’approche... Une cavalière venue d’un autre temps gît sur le sol, blessée. Le visage d’un homme apparait battu par le vent, souillé par la terre. La forêt derrière lui est à peine visible. Concentré, il écoute: les bruits d’une chasse ancestrale céleste, des aboiements de chiens, puis soudain... un charivari primitif naît d’une rumeur transportée par le vent. Les chasseurs en poste, guettent cette chasse lointaine, par-delàles forêt qui se déroule au son du cors. Blessée au visage, la cavalière se redresse. Le regard fixe, elle traverse en boitant la forêt plongée dans un désordre de sons. Elle est attendue... L’homme au visage souillé halète, la boîte noire est à terre. Le sang coule de sa plaie. La lame du couteau brille dans la nuit. Du sacrifice naît le rituel, la cavalière porte le masque d’or sur le visage. Dans une maison bourgeoise, Le Charivari atteint son apogée, les murs résonnent d’un rythme funeste et hors d’âge. Des convives vétus de fourrures déambulent dans les couloirs, les visages défilent telle une galerie de portraits. C’est le rendez-vous secret d’un rite ancestrale. Le vent s’est introduit dans la maison. Au loin, des coups de feu résonnent, des chiens aboient, le gibier est de retour, la chasse peut commencer.


Née en 1974 à Romans en France, Delphine Balley vit et travaille à Saint-Jean-en-Royan Delphine Balley est diplômée de l’école Nationale Supèrieure de la Photographie d’Arles en 1999. Ses séries photographiques, faites à la chambre, reconstituent et théatralisent faits divers, scènes familiales, scènes d’avant ou d’après crime, histoires vraies, avec une extrème minutie, un goût prononcé pour le motif et le détail. Ces sayntes, métaphores du quotidien, sont autant de huis clos hors du temps qui mélent savamment réalité et fantastique. La singularité créatrice de l’artiste transporte le spectateur dans un univers insolite, étrange, inquiétant, parfois dérangeant. Delphine Balley entremèle la chronique, le journalisme, le fantastique, la narration, le conte, la sorcellerie, ou encore le cinéma.

Ieva balode
Catalogue : 2019Commission | Fiction expérimentale | 16mm | couleur | 6:0 | Lettonie | 2019
Ieva balode
Commission
Fiction expérimentale | 16mm | couleur | 6:0 | Lettonie | 2019

The story of a film “Commission” starts in Georgia at some unknown point of time where a heroic, mythical female character has written a book which is being delivered by a courier (the artist herself) to three powerful women. The content of a book is hidden within an existing book – “The Knight in the Panther’s Skin” written by Medieval Georgian poet Shota Rustaveli who dedicated the book to 12th century Queen Tamar who at the time brought prosperity and many social changes in the country.  Being used as a secret shell or a reference to female power from the past, the freshly embedded content of a book serves as manifesto to the women who haven’t been equally appreciated due to history books still being written from male perspective. The book offers alternative gaze to a world history which can exist only in utopian science-fiction film commissioned and executed by females only.   Shot in significant Soviet era architecture monuments (by that referring to Soviet time failed gender equality propaganda), using exaggerated costumes and scenes once associated with B class sci-fi movies, the film serves as humorous, yet rebellious propaganda material of female role and emerging power. 

Ieva Balode born in 1987, Riga, Latvia is an artist and film curator working with analog image. She has graduated Latvian Academy of Art and studied film and photography in Yrkeshögskolan Novia, Finland. In her artistic practice she is interested in human identity matters, which she explores through the language and philosophy of an image – both still and moving. Drawing inspiration from texts, archival materials and nature, the artist seeks to find the border between human consciousness and transcendence within it. Her interest in analog medium lies within the medium’s relation to nature and human perception. With her works she takes part in international exhibitions and film festivals presenting her work both in installation, as well as cinema and performance situation. As a curator she is a founding member of Baltic Analog Lab - artists collective providing a space and platform for analog film production, research and education. She is also a director of experimental film festival "Process" happening in Riga from year 2017.

Sammy baloji
Catalogue : 2016Pungulume | Doc. expérimental | 0 | couleur et n&b | 28:0 | Congo (RDC) | Belgique | 2016
Sammy baloji
Pungulume
Doc. expérimental | 0 | couleur et n&b | 28:0 | Congo (RDC) | Belgique | 2016

The town of Fungurume is situated in the province of Katanga (D.R. Congo) and the hills and mountains surrounding Fungurume form one of the world’s largest copper and cobalt deposits. In pre-colonial times the area was already a major centre in the copper trading network that ran across Central Africa. Today the mountains have become the property of the American Tenke Fungurume Mining consortium (TFM). From 2009 on, TFM’s mining activities have been in full swing, causing the resettlement of thousands of local Sanga inhabitants. Pungulume focuses on Sanga chief Mpala and his court elders while they are rendering the oral history of the Sanga people, against the backdrop of the industrial destruction of the landscape that anchors Sanga memory and identity. (Filip De Boeck)

Sammy Baloji was born in 1978 in Lubumbashi, in the Katanga province of Democratic Republic of Congo. He studied Computer and Information Sciences and Communication at the University of Lubumbashi. With a borrowed camera, he began photographing scenes as sources for his cartoons. He soon enrolled in photography courses in DRC, and continued with photography and video at Ecole Supérieure des Arts Décoratifs, in Strasbourg, France. Baloji juxtaposes photographic realities, combining past and present, the real and the ideal, to illicit glaring cultural and historical tensions. He explores architecture and the human body as traces of social history, sites of memory, and witnesses to operations of power. Baloji has had solo exhibitions at Musée du quad Branly (Paris), MuZee (Oostende), Royal Museum for Central Africa (Tervuren), WIELS (Brussels) and Museum for African Art (NY). Baloji has featured in numerous group exhibitions worldwide: Biennale de Lyon, Venice Biennale, Louisiana Museum of Modern Art, Foundation Cartier pour l’Art Contemporain,... He has been the recipient of numerous awards including, the 2014 Rolex Mentor and Protégé Arts Initiative award, partnering with Olafur Eliasson. He was nominated a Prix Pictet finalist in 2009, received the Prince Claus Award in 2008 and two awards at the 2007 African Photography Biennial in Bamako, Mali.

Adrian balseca
Catalogue : 2016El Condor Pasa | Vidéo | 4k | couleur | 8:29 | Equateur | 2015
Adrian balseca
El Condor Pasa
Vidéo | 4k | couleur | 8:29 | Equateur | 2015

For “The Condor passes by” - in Spanish “El Condor Pasa”- the artist purchased a car: the mythical Condor GT (1981). This emblematic model fabricated in fiberglass during the transition from a military dictatorship to the restoration of democracy in Ecuador, is also part of the last days of the so-called “oil boom” in the country and the main focus of the proposal. Balseca recalls the nostalgic story of one of the last “national” cars and pays a posthumous tribute to that period of the local industry. The video shows us the last moments of the car before taking his “last flight”,when it is dropped from the top of a hill in the surroundings of the Mount Catequilla.

Adrián Balseca (Quito, Ecuador, 1989) lives and works in Quito. Balseca’s work aims to activate strategies of representation, narration, and/or interaction in order to highlight cultural specificities of a particular place. It explores the relationship and tensions between industrial and craft practices, revealing a fascination with the historic processes, and the configuration of materials involved in the production of manufactured goods. His work often involves transforming the composition of daily objects or certain civil laws into other material forms, or legal experiences. These projects —from small interventions to large-scale ‘site specific’ actions or video documentations— elaborate on ideas of emerging economies, nature, power, and social memory.

Ingo baltes
Catalogue : 2013CONVERSATIONS IN MILTON KEYNES | Documentaire | dv | couleur | 72:12 | Allemagne | Belgique | 2011
Ingo baltes
CONVERSATIONS IN MILTON KEYNES
Documentaire | dv | couleur | 72:12 | Allemagne | Belgique | 2011

One evening, by chance, the filmmaker arrives at Milton Keynes, an English ?New Town? the existence of which he had never suspected. A city in no way responsive to his orientation reflexes, at odds with his intuition, scornful of his judgment, which becomes his subject and muse. On his route, alone with his camera, from the outskirts to the town center, he strikes up the odd acquaintanceship. A beer drinker, a family inspecting a model home, a ?shepherd? of shopping caddies, various and sundry officials and ?users?: each contributes, from a unique perspective, to the image of this ?town for the 21st century?. Amongst those met is Derek Walker, the city?s first chief architect and planner - only 32 years old at the time of its conception in 1967 - who guides us through its workings even while taking issue with today`s reality. Filmed over several years as a complete autoproduction, ?Conversations in Milton Keynes? is Ingo Baltes? first film.

Ingo Baltes was born in Singen (Germany) in 1972. After his Master in philological studies (French, Spanish, Swedish & Icelandic), he came to Brussels to graduate in film direction at INSAS (2002). Today, he works as an independant filmmaker as well as director for children and magazine programmes at Belgian TV RTBF. His documentary films, always linked to one definite place in Europe, analyse phenomena and changes in society in the long term. He is a member of Polymorfilms since 2007.

Boris baltschun, serge baghdassarians
Catalogue : 2005Brownout | Création sonore | 0 | | 15:0 | Allemagne | 2005
Boris baltschun , serge baghdassarians
Brownout
Création sonore | 0 | | 15:0 | Allemagne | 2005

Cette installation sonore se base sur deux observations: La première est la production de sons provoqués par des récipients fermés qui laissent échapper lentement et de manière discontinue leur contenu (air, eau) par une valve, et qui génèrent un déroulement chaotique, bien que plus ou moins prévisible dans son ensemble. La deuxième ? qui a donné le titre au film ? concerne le phénomène du « brownout » auquel nous avons été confronté lors d?un voyage à travers la Californie. Il s?agit là, en quelques sortes des prémices du black-out. Une baisse de tension dans un système interdépendant entraîne une comportement chaotique de ce dernier et a souvent pour conséquence une réaction en chaîne qui provoque la défaillance de ce système (pour la Californie ce système est le réseau électrique). Afin de rendre hommage à nos pauvres amis américains qui subissent de temps à autres de telles coupures d?électricité, nous nous passons - dans la mesure du possible - de l?électricité dans cette installation. Il fera donc nuit. Pour le reste, il se laisse entendre, en guise de solidarité avec les pays à travers le monde qui n?ont pas d?électricité.


Serge Baghdassarians & Boris Baltschun travaillent ensemble depuis 1997 et vivent à Berlin. En plus de leur travail en duo et des concerts/installations dans des lieux comme Amsterdam (Sonic Acts), Berlin (Total Music Meeting, Ultraschall, Uchiage), Los Angeles (Beyond Baroque), New York (Tonic), Paris (Les Instants chavires) et Stockholm (Moderna Museet, Fylkingen), ils travaillent régulièrement avec Burkhard Beins (B-Musik), Günther Christmann (Mal d`Archive), Dror Feiler (Kombinat), Alessandro Bosetti/Michel Doneda (Strom) et Annette Krebs/Andrea Neumann (Helix). Ils ont également collaborés avec de nombreux autres musiciens, danseurs et poètes tels que Conny Bauer, Paul Dutton, Richard Barrett, Tony Buck, Berlinfactory (Wolfgang Fuchs), Mark Trayle, Jim Denley, Axel Dörner, Chris Brown, Mats Gustafsson, Fine Kwiatkowski, Bernhard Lang, Michael Moser, John Oswald, Natalia Pschenitschnikowa, Elliott Sharp, Stevie Wishart, John Butcher et Paul Lovens. Un nouveau CD sort en 2005 chez Charhizma.

Tanatchai bandasak
Catalogue : 2010Air Cowboy | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 2:55 | Thaïlande | 2010
Tanatchai bandasak
Air Cowboy
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 2:55 | Thaïlande | 2010

Along the highway, herds of cows are often seen in a rice field. Some standing still and some grazing. At times we see them through the windshield, loaded onto the back of a running truck. This work is a collective of those reduced images and sounds looking as if they are in a controlled atmosphere.

Tanatchai Bandasak, Born in 1984, in Bangkok; lives and works in Paris and UdonThani. BA Film and Photography; Thammasat University Bangkok Thailand, currently in the final year at École Nationale Supérieure D`ARTS Paris-Cergy, France.

Kostana banovic
Catalogue : 2006Sey, the economy of love | Doc. expérimental | dv | couleur | 42:43 | Pays-Bas | Pays-bas | 2005
Kostana banovic
Sey, the economy of love
Doc. expérimental | dv | couleur | 42:43 | Pays-Bas | Pays-bas | 2005

Ce film est encore, comme mes précédents films, un essai documentaire personnel. Ce film traite des rituels quotidiens et religieux ainsi que de ma recherche personnelle d'identité. Un homme et une femme sont très éloignés l'un de l'autre, aussi éloignés que l'on peut l'être: historiquement, économiquement,philosophiquement, culturellement ainsi que par leur race. Le rituel est le seul terrain où ils peuvent se rencontrer, où ils essayent de communiquer. C'est aussi l'endroit où l'amour, duquel ils ne sont pas encore conscients, dans toute son impossibilité,semble surgir. Il existe des conversations sur ce qu'est d'être une femme islamique, poligame, politique, dans les lois de la charria etc...différentes attentes d'un homme et d'une femme qui se rencontrent par accident, voyagent ensemble et se font prendre dans le filet des contradictions culturelles.


Catalogue : 2007PLOHA | Doc. expérimental | betaSP | couleur | 48:0 | Pays-Bas | 2007
Kostana banovic
PLOHA
Doc. expérimental | betaSP | couleur | 48:0 | Pays-Bas | 2007

Renouer avec soi-même à travers le rituel est une démarche récurrente dans l'oeuvre de Kostana Banovic. Son dernier film, "Ploha", relate un voyage effectué avec son fils et sa fille dans sa ville natale, Sarajevo, ville qu'elle a quittée des années auparavant en raison de l'incapacité de sa famille à gérer la mort inattendue de son père. Montrant Sarajevo comme un lieu aux multiples identités, "Ploha" part justement du besoin d'explorer les questions d'identité, notamment celle des enfants comme issus d'une famille de la diaspora. Le film développe ainsi la notion de distance: distance géographique et émotionnelle entre la mère et son lieu de naissance, distance entre les enfants et le pays d'origine de leurs parents, mais aussi distance entre la mère et ses enfants. Essayant de réduire le fossé entre attentes et réalité, entre passé et présent, Banovic emmène ses enfants dans différents lieux qui lui tiennent à coeur. Elle raconte aux deux adolescents (qui n'ont pas toujours l'air intéréssés) des histoires personnelles, ou folkoriques, parfois fragmentées, sur sa ville et ses origines. Elle évoque les changements subis par la ville au cours des années, les marques visibles et invisibles de la dernière guerre. La plupart des scènes sont filmées par un caméraman, mais certaines par les enfants eux-mêmes, de façon à leur donner une certaine autorité dans l'oeuvre, tout en leur permettant de trouver leur propre façon de se rattacher à un lieu qui leur est si peu familier. Les scènes alternent, et parfois coïncident, avec des épisodes les montrant tous les trois en train de discuter de l'éclatement de leur famille après le divorce des parents. L'absence du père se superpose à la disparition du père de Banovic elle-même et à la mort de Tito comme père de l'ancienne Yugoslavie. Chaque séquence du film se termine par des images d'archives concernant un événement annuel datant de l'époque de Tito: de nombreuses personnes courent à travers la ville, se passant un baton contenant un message à leur président. Au cours d'une autre tentative pour faire connaître aux enfants le passé et la culture de leurs parents, ils s'adonnent à certains rituels autrefois importants pour leur mère. Par example, un imam essaie de soigner le bégaiement du fils, handicap apparu lorsqu'on a voulu lui apprendre très jeune une quatrième langue, ses parents devant à nouveau déménager dans un autre pays. Fait important dans l'histoire de la famille, Banovic a décidé de ne parler que le néerlandais avec ses enfants. Comme dans son premier film "Sey- the economy of love" (2005), Ploha montre des moments très intimes de la vie de l'artiste, tout en soulevant des questions morales. Transcendant le politiquement correct, le film semble refléter et étudier de près la réalité du quotidien.


Kostana Banovic est une artiste visuelle travaillant la peinture et le dessin. Depuis 2000, elle réalise des vidéos. Elle est l'auteur de plusieurs courts métrages et de quelques documentaires expérimentaux. L'étude des rituels est un élément récurrent de son oeuvre. Elle recherche cette même pureté dans la vie de tous les jours. Ce qui importe n'est pas l'image elle-même, mais l'action, la répétition et l'état d'esprit qu'elle évoque.

Myrthe baptist
Catalogue : 2019Caresse | Vidéo | hdv | couleur | 6:40 | Belgique | 2019
Myrthe baptist
Caresse
Vidéo | hdv | couleur | 6:40 | Belgique | 2019

The camera leads our gaze closely across the surface of photographs. Small details of different moments become part of a movement: the searching, caressing gesture of filming. Projected on two adjoined screens, the images move together, towards each other and away again. The gaze becomes tactile, connecting what is seemingly separated by time, by distance and by the borders of the photographic image.

Myrthe Baptist (BE, 1994) is an artist and filmmaker based in Brussels. She works mainly with moving image, often starting from photographs, notes, letters and archival material. She has obtained a Master of Fine Arts at KASK School of Arts in Ghent.

Adina bar-on
Catalogue : 2005Sacrifice | Création sonore | 0 | | 16:30 | Israel | Pologne | 2005
Adina bar-on
Sacrifice
Création sonore | 0 | | 16:30 | Israel | Pologne | 2005

Dans "Sacrifice", les émotions apparaissent sous la forme d'énonciations vocales et de structures mélodiques rappelant les marches, les berceuses, les papotages de femmes, les pleurs de bébé, les cris et la peur. Victor Petrov, organisateur du Navinki Festival of International Performance Art `02 (Minsk, Biélorussie), a écrit dans son catalogue : "Des émotions concentrées, un chant et un cri plaintif, des gestes, une émotivité extrême. C'est le dialogue intérieur d'une âme hurlante, un récit du temps, des réflexions sur notre place dans le monde. Les sons vocaux qui les accompagnent sont comme des associations à la féminité, l'amour et les origines de la vie." "Sacrifice" ? Le Spectacle Vocal a évolué depuis 1991 et dure environ 20 minutes lorsqu'il est présenté en direct. Il ne nécessite aucune amplification autre que l'amplification vocale naturelle. (Il n'a jamais été présenté ni à Paris, ni à Berlin). "Sacrifice" ? Le CD est un enregistrement fidèle du spectacle. Il dure 16:30 minutes. Sa sortie est prévue pour décembre 2005 par Totamto Art & Media in Warsaw, en 500 copies signées, simplement comme pièce de collection.


L'?uvre d'Adina porte sur les conflits d'identité et les identifications contradictoires. Adina est une artiste active depuis 1973, alors qu'elle était étudiante de 3e année à l'Académie Bezalel des Beaux-Arts et Design à Jérusalem. Jusqu'à présent, elle a montré ses ?uvres dans les plus grands galeries et musées d'art d'Israël. Se donnant comme objectif de mettre l'accent sur sa position sociale et politique, elle s'est produite avec insistance lors de nombreux événements sociaux et politiques. Ces dernières années, elle a voyagé à l'étranger, 5 mois par an, pour faire connaître ses représentations. Parmi ces pays, on peut citer : le Canada, les Etats-Unis, HongKong, le Japon, la Thaïlande, l'Allemagne, la France, la Pologne, la Lituanie, la Serbie, l'Irlande du Nord, la Russie. En 2001, Adina a reçu un Grand Prix pour sa contribution à l'art israélien par l'" American Isræl Cultural Foundation", et une biographie, "Adina Bar-On, Performance Artist", a été publié.

Christian barani, reynard guillaume
Catalogue : 2006Entre-temps | Doc. expérimental | dv | couleur | 31:30 | France | Népal | 2006
Christian barani , reynard guillaume
Entre-temps
Doc. expérimental | dv | couleur | 31:30 | France | Népal | 2006

Une marche dans une vallée qui contourne le Manaslu. La présence fantomatique mais bien réelle des maoïstes m?empêche de filmer dans les premiers jours. Puis les militaires disparaissent, l?image peut exister. Durant cette avancée, une caméra super8 capte le temps de la marche où l?esprit glisse, se fragmente, se boucle, s?émeut et une caméra vidéo enregistre le temps qui se déploie.


Christian Barani se positionne, dans son parcours artistique, comme un passeur investissant les domaines de la réalisation, de la diffusion et de la transmission. En tant que vidéaste, il décide depuis 1997 d?intervenir dans la sphère du documentaire pour des enjeux éthiques, politiques et liés à la représentation de l?être humain dans ses actes du quotidien. Cette recherche est fondée sur un dispositif de tournage qui procure au plan un statut d?acte performatif et la narration se développe sous forme de fragments. Ses vidéos sont présentées en Europe et à l?étranger. Il collabore régulièrement pour l?atelier de recherche d?Arte. En tant qu?enseignant, il a dirigé de 1990 à 2006 le studio vidéo de l?Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle de Paris, réalise des workshops, des conférences et recherche des formes expérimentales de pédagogie. Dans le domaine de la diffusion, il a co-fondé une association de diffusion de vidéos d?artistes « est-ce une bonne nouvelle ». Ces programmations/diffusions sont présentées en France et dans le monde.

Catalogue : 2019Lac Assal | Doc. expérimental | hdv | couleur | 15:12 | France | Djibouti | 2019
Christian barani , reynard guillaume
Lac Assal
Doc. expérimental | hdv | couleur | 15:12 | France | Djibouti | 2019

Dans la vallée du rift de Djibouti, dans le noir des roches volcaniques, des hommes attendent. Dans ce désert, quelques années auparavant, la production du sel organisait la vie. Depuis la concurrence a vaincu. Au bord du lac Assal, des résistants partent à la recherche de concrétions de sel en espérant les vendre aux quelques touristes qui viendraient contempler le bleu du lac.


Christian Barani est né en 1959, vit à Paris. Il construit une pratique qui associe le champ du documentaire à celui des Arts Visuels. Sa recherche se fonde sur un dispositif performatif qui engage un corps/caméra marchant dans l’espace. Il définit une règle du jeu qui compose avec le hasard et l’improvisation et génère des images sans à priori. Il filme là où les violences politiques et sociales oppressent, dressant un portrait au fil des temps des vaincus.

Catalogue : 2018Dans la fumée d'une peau | Doc. expérimental | hdv | couleur | 12:30 | France | Afrique du sud | 2018
Christian barani , reynard guillaume
Dans la fumée d'une peau
Doc. expérimental | hdv | couleur | 12:30 | France | Afrique du sud | 2018

Catalogue : 2017des êtres de poussière | Doc. expérimental | hdv | couleur | 18:0 | France | Népal | 2018
Christian barani , reynard guillaume
des êtres de poussière
Doc. expérimental | hdv | couleur | 18:0 | France | Népal | 2018

Un point de départ : dans le Haut Mustang, une très vieille histoire se raconte dans le village de Ghemi. Malgré le courage et les combats des villageois, toutes les nuits, la démone Balmo et ses esprits détruisent les habitations du village. Épuisés, ils décident de demander l’aide d’un moine, le guru Rimpoche qui méditait dans la vallée. Rimpoche sort alors de sa méditation et accepte de combattre la démone. Durant sept nuits le combat fut monstrueux. Mais Rimpoche remporta la bataille. Aujourd’hui dans le pays népalais, la lutte contre les esprits qui détruisent sans cesse le pays continue. Malgré une révolution maoïste qui a abouti à la démocratie, à l’abolition de la monarchie, à l’écriture d’une nouvelle constitution, à l’égalité homme femme… le pays est toujours victime des esprits destructeurs et le peuple népalais continue sans cesse la lutte. Ce film tisse trois espaces narratifs : un chanteur népalais de musique traditionnelle qui improvise sur le thème des esprits destructeurs ; des traces d’une lutte, d’une révolution. Seuls des fragments, des images saccadées presque détruites résistent ; des ouvriers fabriquent des briques pour la construction des habitations dans la vallée de Katmandou.


Christian Barani est né en 1959, vit à Paris. Il termine ses études par une maîtrise de sciences économiques à la Faculté de Nice. Il construit une pratique qui associe le champ du documentaire à celui des Arts Visuels. Sa recherche se fonde sur un dispositif performatif qui engage un corps/caméra marchant dans l’espace. Il définit une règle du jeu qui compose avec le hasard et l’improvisation et génère des images sans à priori. Pas de scénario préalable. Durant le temps de la marche, tout se joue dans l’instant de la rencontre. Jamais une séquence n’est tournée deux fois. Ce qui est advenu et advenu. De cette expérience nait une œuvre protéiforme composée de films en salle, de films déployés dans l’espace d’exposition, d’installations vidéos, de projections performances et de photographies. Sur une période de 10 ans, il filme au Kazakhstan avec G. Reynard l’apparition de la post modernité et les transformations sociales de ce pays d’Ex Union Soviétique, il filme au Népal, en Namibie, en Éthiopie, à Chypre, à Dubaï, au Liban, en Géorgie... Il réalise en parallèle de nombreuses œuvres de commandes pour des musées comme la Maison Arthur Rimbaud à Charleville Mézières, l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Bruxelles, le Centre de Culture Scientifiques de Rennes, Agora : Biennale d’Architecture de Bordeaux, le Mons Mémorial Museum en Belgique, Le Musée des Confluences à Lyon, La Cité de l’architecture et du patrimoine de Paris… De 1990 à 2006, à l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle, il fonde et dirige le département Images en Mouvement, la cellule d’Expérimentation Image et Son- Xis- avec Jeff Guess et Extensions - dynamiques d’écritures avec frédéric dumond. De 2000 à 2010, il crée avec Véronique Barani et Sabine Massenet une structure de diffusion de films et vidéos d’artistes "estceunebonnenouvelle" qui va regrouper plus d’une centaine de réalisateurs et artistes internationaux. Cette collection comprend plus de 500 films.

Catalogue : 2014Prolégomène à la lumière | Doc. expérimental | dv | couleur | 7:0 | France | Kazakhstan | 2013
Christian barani , reynard guillaume
Prolégomène à la lumière
Doc. expérimental | dv | couleur | 7:0 | France | Kazakhstan | 2013

KAZAKHSTAN. Mine de Kouzembaïev dans les steppes de Karaganda. Durant l'époque soviétique, les mineurs bénéficiaient d’un très grand respect de la part du régime et de la population. Ce statut était dû aux nombreux sacrifices subis pour la construction du pays. Depuis la chute du mur, une société libérale est apparue. Avec lui, l’individualisme, le chômage et la crise. Les mines ferment les unes après les autres. Sur 28 mines présentent dans la région, seules 8 sont encore en service. Dans la mine du héros Kouzembaëv, dans cet instant qui précède la descente dans le noir, seule la lumière persiste pour honorer ces corps.


Christian Barani est né en 1959. Il construit une pratique qui associe le champ du documentaire à celui des Arts Visuels. Dans le processus de réalisation, il est question d’expérience engageant un corps/caméra marchant dans l’espace. Pour filmer, il se définit une règle du jeu qui compose avec le hasard et l’improvisation. Pas de scénario préalable. La marche est utilisée comme un vecteur de rencontres. Tout se joue dans l’instant. Au terme de l’expérience, un matériau est récolté. Il prendra différentes formes en fonction du projet à venir, des lieux d’exposition : film, installation, performance…

Catalogue : 2011My Dubaï Life | Doc. expérimental | 0 | couleur | 60:0 | France | 2011
Christian barani , reynard guillaume
My Dubaï Life
Doc. expérimental | 0 | couleur | 60:0 | France | 2011

Dans son travail, Christian Barani questionne et déconstruit les codes du documentaire. Il n?est pas question de représentation du réel ni de fiction mais d?expérience. En convoquant la marche et la dérive, il met en jeu un autre processus de création qui génère une représentation sans a priori. Il joue avec le hasard et l?improvisation. Aucune séquence n?est enregistrée deux fois. Dans le cadre d?une exposition intitulée "Manifeste sur les villes invisibles", Olivier Marboeuf propose à Christian Barani de réaliser une « dérive » à Dubaï. Cette démarche propre à l?artiste consiste à aller marcher dans des paysages, des villes. En l?occurrence, Dubaï est une ville où rien n?est pensé pour le corps en mouvement, une ville construite par et pour les flux. Il s?agit de marcher pour se perdre dans ces espaces de fiction, et de construire à partir du hasard.


Né en 1959, Christian Barani vit et travaille à Paris. Il commence à travailler avec la vidéo en 1990, et fonde le département Images en Mouvement à l'école Nationale Supérieure de Création Industrielle, où il enseigne durant 17 ans. En 2000, il co-fonde une structure de diffusion de vidéos d'artistes "estceunebonnenouvelle" regroupant une centaine d'artistes internationaux et une collection composée de 500 films. Incrustation, rapport à la peinture et à la poésie constituent l'axe de recherche de ses premières vidéos. Depuis 1997, son travail questionne et déconstruit les codes du documentaire, à travers une expérience engageant un corps/caméra dans l?espace et non un documentaire ou une fiction. Il réalise des films linéaires, des installations, des performances? Son travail a été projeté et exposé dans de nombreux festivals, musées et centres d'art en Europe, notamment à au Centre Pompidou, au Jeu de Paume, au Lieu Unique à Nantes, au MUSAC Museo de Arte Contemporaneo de Castilla y Leon, au Musée National Reina Sofia.

Catalogue : 2008kazakhstan, naissance d'une nation | Doc. expérimental | dv | couleur | 64:0 | France | Kazakhstan | 2008
Christian barani , reynard guillaume
kazakhstan, naissance d'une nation
Doc. expérimental | dv | couleur | 64:0 | France | Kazakhstan | 2008

Les fictions du réel En 1998, sept ans après l?indépendance du pays, le président autocratique kazakh Noursoultan Nazarbaiev décide de déplacer la capitale d?Almaty à Astana, dans les steppes du nord. De vertigineuses tours de verre sortent de terre, financées par les exportations de pétrole. Un discours présidentiel de 1997 sur l?avenir du Kazakhstan ouvre le film, vantant aux "trois couches sociales, les riches, les classes moyennes et les pauvres", les infinies promesses du marché. Christian Barani et Guillaume Reynard y regardent vivre une nouvelle société, dans les oripeaux standardisés et clinquants de la richesse. S?attachant à représenter "la fiction qui dans chaque scène semble avoir précédé le réel", jusque sur un tournage du cinéaste Darejan Omirbaev, ils s?aventurent aussi dans l?envers du décor, d?une baraque de chantier à une maisonnette bientôt expropriée. À travers une oligarchie ex-soviétique en pleine expansion, un portrait mélancolique et poétique de la mondialisation.


Christian Barani, dans son parcours artistique, investit les domaines de la réalisation, de la diffusion et de la transmission. En tant que vidéaste, il décide depuis 1997 d?intervenir dans la sphère du documentaire pour des enjeux éthiques et politiques. Cette recherche est fondée sur un dispositif de tournage qui procure au plan un statut d?acte performatif et la narration se développe sous forme de fragments. Guillaume Reynard est illustrateur à Paris. Il collabore avec plusieurs maisons d?édition et publie dans différents titres de la presse écrite (Le Monde, Libération...). Sans s`inscrire dans une représentation stricte ou anecdotique du réel, son travail fait de dessins figuratifs, explore le lien qui unit les êtres aux lieux, les êtres aux objets. Le lien qui unit les êtres entre eux.

Catalogue : 2005Windhoek | Documentaire | dv | couleur | 32:0 | France | 2005
Christian barani , reynard guillaume
Windhoek
Documentaire | dv | couleur | 32:0 | France | 2005

La déambulation produit une attitude, une forme et fait apparaître une autre ville. La traversée de la ville devient une performance dont le résultat est une forme plastique, documentaire. Le territoire est représenté comme une expérience. Chaque plan n?est jamais tourné deux fois. L?improvisation structure le désir de filmer. L?intuition me fait déclencher l?enregistrement mais sans jamais savoir ce qu?il va se produire. Filmer devient ainsi un acte performatif où la rencontre avec l?autre devient un enjeu de représentation. Représenter cet instant suspendu où la relation instinctive se crée, est acceptée voir parfois refusée. Dans cette déambulation, j?invente un trajet, je découvre des territoires secrets et je m?adapte au contexte. Le trajet tient compte à la fois de la géographie physique mais aussi de ma relation psychique à l?espace et aux personnes. La forme de cette dérive apparaît comme un montage d?ambiances singulières liées à la diversité des espaces urbains traversés et des personnes rencontrées. Elle produit un collage urbain.


Christian Barani se positionne, dans son parcours artistique, comme un passeur investissant les domaines de la réalisation, de la diffusion et de la transmission. En tant que vidéaste, il décide depuis 1997 d?intervenir dans la sphère du documentaire pour des enjeux éthiques, politiques et liés à la représentation de l?être humain dans ses actes quotidiens. Cette recherche est fondée sur un dispositif de tournage qui procure au plan un statut d?acte performatif et la narration se développe sous forme de fragments. Ses vidéos sont présentées en Europe et à l?étranger. Il collabore régulièrement pour l?atelier de recherche d?Arte. En tant qu?enseignant, il dirige depuis 1990 le studio vidéo de l?Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle de Paris, réalise des workshops, des conférences et recherche des formes expérimentales de pédagogie. Dans le domaine de la diffusion, il a co-fondé une association de diffusion de vidéos d?artistes « est-ce une bonne nouvelle ». Ces programmations/diffusions sont présentées en France et dans le monde.

Christian barani
Catalogue : 2006Entre-temps | Doc. expérimental | dv | couleur | 31:30 | France | Népal | 2006
Christian barani
Entre-temps
Doc. expérimental | dv | couleur | 31:30 | France | Népal | 2006

Une marche dans une vallée qui contourne le Manaslu. La présence fantomatique mais bien réelle des maoïstes m?empêche de filmer dans les premiers jours. Puis les militaires disparaissent, l?image peut exister. Durant cette avancée, une caméra super8 capte le temps de la marche où l?esprit glisse, se fragmente, se boucle, s?émeut et une caméra vidéo enregistre le temps qui se déploie.


Christian Barani se positionne, dans son parcours artistique, comme un passeur investissant les domaines de la réalisation, de la diffusion et de la transmission. En tant que vidéaste, il décide depuis 1997 d?intervenir dans la sphère du documentaire pour des enjeux éthiques, politiques et liés à la représentation de l?être humain dans ses actes du quotidien. Cette recherche est fondée sur un dispositif de tournage qui procure au plan un statut d?acte performatif et la narration se développe sous forme de fragments. Ses vidéos sont présentées en Europe et à l?étranger. Il collabore régulièrement pour l?atelier de recherche d?Arte. En tant qu?enseignant, il a dirigé de 1990 à 2006 le studio vidéo de l?Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle de Paris, réalise des workshops, des conférences et recherche des formes expérimentales de pédagogie. Dans le domaine de la diffusion, il a co-fondé une association de diffusion de vidéos d?artistes « est-ce une bonne nouvelle ». Ces programmations/diffusions sont présentées en France et dans le monde.

Catalogue : 2019Lac Assal | Doc. expérimental | hdv | couleur | 15:12 | France | Djibouti | 2019
Christian barani
Lac Assal
Doc. expérimental | hdv | couleur | 15:12 | France | Djibouti | 2019

Dans la vallée du rift de Djibouti, dans le noir des roches volcaniques, des hommes attendent. Dans ce désert, quelques années auparavant, la production du sel organisait la vie. Depuis la concurrence a vaincu. Au bord du lac Assal, des résistants partent à la recherche de concrétions de sel en espérant les vendre aux quelques touristes qui viendraient contempler le bleu du lac.


Christian Barani est né en 1959, vit à Paris. Il construit une pratique qui associe le champ du documentaire à celui des Arts Visuels. Sa recherche se fonde sur un dispositif performatif qui engage un corps/caméra marchant dans l’espace. Il définit une règle du jeu qui compose avec le hasard et l’improvisation et génère des images sans à priori. Il filme là où les violences politiques et sociales oppressent, dressant un portrait au fil des temps des vaincus.

Catalogue : 2018Dans la fumée d'une peau | Doc. expérimental | hdv | couleur | 12:30 | France | Afrique du sud | 2018
Christian barani
Dans la fumée d'une peau
Doc. expérimental | hdv | couleur | 12:30 | France | Afrique du sud | 2018

Catalogue : 2017des êtres de poussière | Doc. expérimental | hdv | couleur | 18:0 | France | Népal | 2018
Christian barani
des êtres de poussière
Doc. expérimental | hdv | couleur | 18:0 | France | Népal | 2018

Un point de départ : dans le Haut Mustang, une très vieille histoire se raconte dans le village de Ghemi. Malgré le courage et les combats des villageois, toutes les nuits, la démone Balmo et ses esprits détruisent les habitations du village. Épuisés, ils décident de demander l’aide d’un moine, le guru Rimpoche qui méditait dans la vallée. Rimpoche sort alors de sa méditation et accepte de combattre la démone. Durant sept nuits le combat fut monstrueux. Mais Rimpoche remporta la bataille. Aujourd’hui dans le pays népalais, la lutte contre les esprits qui détruisent sans cesse le pays continue. Malgré une révolution maoïste qui a abouti à la démocratie, à l’abolition de la monarchie, à l’écriture d’une nouvelle constitution, à l’égalité homme femme… le pays est toujours victime des esprits destructeurs et le peuple népalais continue sans cesse la lutte. Ce film tisse trois espaces narratifs : un chanteur népalais de musique traditionnelle qui improvise sur le thème des esprits destructeurs ; des traces d’une lutte, d’une révolution. Seuls des fragments, des images saccadées presque détruites résistent ; des ouvriers fabriquent des briques pour la construction des habitations dans la vallée de Katmandou.


Christian Barani est né en 1959, vit à Paris. Il termine ses études par une maîtrise de sciences économiques à la Faculté de Nice. Il construit une pratique qui associe le champ du documentaire à celui des Arts Visuels. Sa recherche se fonde sur un dispositif performatif qui engage un corps/caméra marchant dans l’espace. Il définit une règle du jeu qui compose avec le hasard et l’improvisation et génère des images sans à priori. Pas de scénario préalable. Durant le temps de la marche, tout se joue dans l’instant de la rencontre. Jamais une séquence n’est tournée deux fois. Ce qui est advenu et advenu. De cette expérience nait une œuvre protéiforme composée de films en salle, de films déployés dans l’espace d’exposition, d’installations vidéos, de projections performances et de photographies. Sur une période de 10 ans, il filme au Kazakhstan avec G. Reynard l’apparition de la post modernité et les transformations sociales de ce pays d’Ex Union Soviétique, il filme au Népal, en Namibie, en Éthiopie, à Chypre, à Dubaï, au Liban, en Géorgie... Il réalise en parallèle de nombreuses œuvres de commandes pour des musées comme la Maison Arthur Rimbaud à Charleville Mézières, l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Bruxelles, le Centre de Culture Scientifiques de Rennes, Agora : Biennale d’Architecture de Bordeaux, le Mons Mémorial Museum en Belgique, Le Musée des Confluences à Lyon, La Cité de l’architecture et du patrimoine de Paris… De 1990 à 2006, à l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle, il fonde et dirige le département Images en Mouvement, la cellule d’Expérimentation Image et Son- Xis- avec Jeff Guess et Extensions - dynamiques d’écritures avec frédéric dumond. De 2000 à 2010, il crée avec Véronique Barani et Sabine Massenet une structure de diffusion de films et vidéos d’artistes "estceunebonnenouvelle" qui va regrouper plus d’une centaine de réalisateurs et artistes internationaux. Cette collection comprend plus de 500 films.

Catalogue : 2014Prolégomène à la lumière | Doc. expérimental | dv | couleur | 7:0 | France | Kazakhstan | 2013
Christian barani
Prolégomène à la lumière
Doc. expérimental | dv | couleur | 7:0 | France | Kazakhstan | 2013

KAZAKHSTAN. Mine de Kouzembaïev dans les steppes de Karaganda. Durant l'époque soviétique, les mineurs bénéficiaient d’un très grand respect de la part du régime et de la population. Ce statut était dû aux nombreux sacrifices subis pour la construction du pays. Depuis la chute du mur, une société libérale est apparue. Avec lui, l’individualisme, le chômage et la crise. Les mines ferment les unes après les autres. Sur 28 mines présentent dans la région, seules 8 sont encore en service. Dans la mine du héros Kouzembaëv, dans cet instant qui précède la descente dans le noir, seule la lumière persiste pour honorer ces corps.


Christian Barani est né en 1959. Il construit une pratique qui associe le champ du documentaire à celui des Arts Visuels. Dans le processus de réalisation, il est question d’expérience engageant un corps/caméra marchant dans l’espace. Pour filmer, il se définit une règle du jeu qui compose avec le hasard et l’improvisation. Pas de scénario préalable. La marche est utilisée comme un vecteur de rencontres. Tout se joue dans l’instant. Au terme de l’expérience, un matériau est récolté. Il prendra différentes formes en fonction du projet à venir, des lieux d’exposition : film, installation, performance…

Catalogue : 2011My Dubaï Life | Doc. expérimental | 0 | couleur | 60:0 | France | 2011
Christian barani
My Dubaï Life
Doc. expérimental | 0 | couleur | 60:0 | France | 2011

Dans son travail, Christian Barani questionne et déconstruit les codes du documentaire. Il n?est pas question de représentation du réel ni de fiction mais d?expérience. En convoquant la marche et la dérive, il met en jeu un autre processus de création qui génère une représentation sans a priori. Il joue avec le hasard et l?improvisation. Aucune séquence n?est enregistrée deux fois. Dans le cadre d?une exposition intitulée "Manifeste sur les villes invisibles", Olivier Marboeuf propose à Christian Barani de réaliser une « dérive » à Dubaï. Cette démarche propre à l?artiste consiste à aller marcher dans des paysages, des villes. En l?occurrence, Dubaï est une ville où rien n?est pensé pour le corps en mouvement, une ville construite par et pour les flux. Il s?agit de marcher pour se perdre dans ces espaces de fiction, et de construire à partir du hasard.


Né en 1959, Christian Barani vit et travaille à Paris. Il commence à travailler avec la vidéo en 1990, et fonde le département Images en Mouvement à l'école Nationale Supérieure de Création Industrielle, où il enseigne durant 17 ans. En 2000, il co-fonde une structure de diffusion de vidéos d'artistes "estceunebonnenouvelle" regroupant une centaine d'artistes internationaux et une collection composée de 500 films. Incrustation, rapport à la peinture et à la poésie constituent l'axe de recherche de ses premières vidéos. Depuis 1997, son travail questionne et déconstruit les codes du documentaire, à travers une expérience engageant un corps/caméra dans l?espace et non un documentaire ou une fiction. Il réalise des films linéaires, des installations, des performances? Son travail a été projeté et exposé dans de nombreux festivals, musées et centres d'art en Europe, notamment à au Centre Pompidou, au Jeu de Paume, au Lieu Unique à Nantes, au MUSAC Museo de Arte Contemporaneo de Castilla y Leon, au Musée National Reina Sofia.

Catalogue : 2008kazakhstan, naissance d'une nation | Doc. expérimental | dv | couleur | 64:0 | France | Kazakhstan | 2008
Christian barani
kazakhstan, naissance d'une nation
Doc. expérimental | dv | couleur | 64:0 | France | Kazakhstan | 2008

Les fictions du réel En 1998, sept ans après l?indépendance du pays, le président autocratique kazakh Noursoultan Nazarbaiev décide de déplacer la capitale d?Almaty à Astana, dans les steppes du nord. De vertigineuses tours de verre sortent de terre, financées par les exportations de pétrole. Un discours présidentiel de 1997 sur l?avenir du Kazakhstan ouvre le film, vantant aux "trois couches sociales, les riches, les classes moyennes et les pauvres", les infinies promesses du marché. Christian Barani et Guillaume Reynard y regardent vivre une nouvelle société, dans les oripeaux standardisés et clinquants de la richesse. S?attachant à représenter "la fiction qui dans chaque scène semble avoir précédé le réel", jusque sur un tournage du cinéaste Darejan Omirbaev, ils s?aventurent aussi dans l?envers du décor, d?une baraque de chantier à une maisonnette bientôt expropriée. À travers une oligarchie ex-soviétique en pleine expansion, un portrait mélancolique et poétique de la mondialisation.


Christian Barani, dans son parcours artistique, investit les domaines de la réalisation, de la diffusion et de la transmission. En tant que vidéaste, il décide depuis 1997 d?intervenir dans la sphère du documentaire pour des enjeux éthiques et politiques. Cette recherche est fondée sur un dispositif de tournage qui procure au plan un statut d?acte performatif et la narration se développe sous forme de fragments. Guillaume Reynard est illustrateur à Paris. Il collabore avec plusieurs maisons d?édition et publie dans différents titres de la presse écrite (Le Monde, Libération...). Sans s`inscrire dans une représentation stricte ou anecdotique du réel, son travail fait de dessins figuratifs, explore le lien qui unit les êtres aux lieux, les êtres aux objets. Le lien qui unit les êtres entre eux.

Catalogue : 2005Windhoek | Documentaire | dv | couleur | 32:0 | France | 2005
Christian barani
Windhoek
Documentaire | dv | couleur | 32:0 | France | 2005

La déambulation produit une attitude, une forme et fait apparaître une autre ville. La traversée de la ville devient une performance dont le résultat est une forme plastique, documentaire. Le territoire est représenté comme une expérience. Chaque plan n?est jamais tourné deux fois. L?improvisation structure le désir de filmer. L?intuition me fait déclencher l?enregistrement mais sans jamais savoir ce qu?il va se produire. Filmer devient ainsi un acte performatif où la rencontre avec l?autre devient un enjeu de représentation. Représenter cet instant suspendu où la relation instinctive se crée, est acceptée voir parfois refusée. Dans cette déambulation, j?invente un trajet, je découvre des territoires secrets et je m?adapte au contexte. Le trajet tient compte à la fois de la géographie physique mais aussi de ma relation psychique à l?espace et aux personnes. La forme de cette dérive apparaît comme un montage d?ambiances singulières liées à la diversité des espaces urbains traversés et des personnes rencontrées. Elle produit un collage urbain.


Christian Barani se positionne, dans son parcours artistique, comme un passeur investissant les domaines de la réalisation, de la diffusion et de la transmission. En tant que vidéaste, il décide depuis 1997 d?intervenir dans la sphère du documentaire pour des enjeux éthiques, politiques et liés à la représentation de l?être humain dans ses actes quotidiens. Cette recherche est fondée sur un dispositif de tournage qui procure au plan un statut d?acte performatif et la narration se développe sous forme de fragments. Ses vidéos sont présentées en Europe et à l?étranger. Il collabore régulièrement pour l?atelier de recherche d?Arte. En tant qu?enseignant, il dirige depuis 1990 le studio vidéo de l?Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle de Paris, réalise des workshops, des conférences et recherche des formes expérimentales de pédagogie. Dans le domaine de la diffusion, il a co-fondé une association de diffusion de vidéos d?artistes « est-ce une bonne nouvelle ». Ces programmations/diffusions sont présentées en France et dans le monde.

Theodora barat
Catalogue : 2013Panorama zero | Film expérimental | | couleur | 9:26 | France | 2013
Theodora barat
Panorama zero
Film expérimental | | couleur | 9:26 | France | 2013

Panorama zéro est une progression nocturne dans lieu incertain. Le film commence dans une obscurité presque totale, puis l`espace commence à se révéler, à être de plus en plus construit et luminescent. Il retrace un parcours entre nuit ambiante et éléments lumineux surgissant, et rend l`incapacité à cartographier cet espace, en donnant une impression floue et sibylline, un ressenti.


Le travail de Théodora Barat se situe entre le cinéma et les arts plastiques touchant à la fois à l`installation, à la vidéo et au film. Elle a étudié aux Beaux-Arts de Nantes avant d`intégrer le Fresnoy - Studio national des arts contemporains où elle a réalisé son premier film Or anything at all except the dark pavement, diffusé sous la forme d`une installation et d?un film. Elle est la lauréate de la résidence d`artiste de Côté Court pour l`année 2012-2013.

Théodora barat
Catalogue : 2011On anything at all except the dark pavement | Vidéo | hdv | couleur | 5:0 | France | 2011
Théodora barat
On anything at all except the dark pavement
Vidéo | hdv | couleur | 5:0 | France | 2011

Or anything at all except the dark pavement est un travelling nocturne réalisé en 16mm. Un plan séquence en deux moments. D?abord une avancée en sentinelle dans la ville. Une percée dans la nuit, quelques néons comme guide, un phare latéral comme repère. La ville, déjà vague, s?estompe, l?obscurité lui succède et découvre un paysage lumineux, une autre « skyline ». Des éléments de mise en scène surgissent et offrent d?autres évènements. Ils sont aussi en référence : la ville traversée et son architecture évoque l?aspect « hangar décoré » de la ville américaine de nuit ; le soudeur, est une allusion à la scène d?entrée de Double Indemnity de Billy Wilder, premier Film Noir ; les éléments de chantier sont en rapport direct avec un texte de Tony Smith qui relate une virée nocturne sur une autoroute en construction dans les années 50, récit d?où est tiré le titre du film? Une vision fantasmée de paysage de bords de route


Théodora Barat a suivi un cursus de 5 années aux Beaux Arts de Nantes. Nourri par de nombreux voyages aux États-Unis et par le cinéma américain des années 50`s, son travail s`est peu à peu dirigé vers l`installation et spécialement l`installation vidéo. Elle réalise en 2008 Froissée, la première d`une série d`installations autour du Film Noir et de la représentation de la ville dans ce genre cinématographique. Suivront Underworld (2009) et Projection Frontale (2010). Elle réalise cette année son premier film, un plan séquence tourné en 16mm, diffusé sous la forme d`une installation et d?un film.

Rosa barba
Catalogue : 2017From Source to Poem | Film expérimental | 35mm | couleur | 12:0 | Italie | Allemagne | 2016
Rosa barba
From Source to Poem
Film expérimental | 35mm | couleur | 12:0 | Italie | Allemagne | 2016

"From Source to Poem" is an invitation to think about the spaces in which history and cultural production is preserved in order to be passed on to future generations. On the one hand, it pursues Barba’s research initiated with "The Hidden Conference" (2010-2015) “a three-part film work exploring museum storages and whose title refers to imaginary conversations taking place between artworks inside these invisible spaces” on the other hand, it is a reflection about the obsession of preserving any output of western culture in any possible medium. "From Source to Poem" shifts the focus from artworks into archival storage: Shot at the National Audio-Visual Conservation Center of the Library of Congress in Culpeper, Virginia, and at an enormous solar power plant in the Mojave Desert in California, it juxtaposes images from the largest media archive worldwide with a study of rhythm, and images of cultural with those of industrial production. The film exposes the preservation of cultural outputs, but also their digitisation for the future. A vast number of the archive’s holdings are sound material; a sonic memory which is recovered and mixed in the soundtrack as a mean to set in motion otherwise unlikely dialogues. Filmed and screened on 35mm film, the work itself is preserved in one of the most durable archival forms.

Rosa Barba’s work is a subtle interrogation into and co-option of industrial cinema-as-subject, via various kinds of what might be understood as “stagings”—of “the local,” the non-actor, gesture, genre, information, expertise and authority, the mundane—and removals from a social realism within which they were observed, and which qualifies them as components of the work, to be framed, redesigned, represented. The effect of which her work contests and recasts truth and fiction, myth and reality, metaphor and material to a disorientating degree, which ultimately extends into a conceptual practice that also recasts the viewer’s own staging as an act of radical and exhilarating reversal – from being the receiver of an image (a subject of control) to being in and amongst its engine room/s, looking out. (Ian White)