Catalogue > Un extrait vidéo au hasard

Haythem Zakaria

Interstices Op.III

Vidéo expérimentale | 4k | noir et blanc | 23:5 | Tunisie | 2024

Opus III explore le paysage des montagnes de l’Atlas à la fois comme un territoire physique et comme un topos symbolique. Tournée entre la Tunisie et le Maroc, l’œuvre prolonge les recherches initiées dans Opus I et II, en confrontant le paysage visible à ses résonances mythologiques. La pièce envisage l’Atlas non seulement comme un massif géographique, mais comme une figure archétypale façonnée par des récits récurrents, des croyances et des mémoires collectives. À travers un langage visuel lent et contemplatif, Opus III devient un passage entre la présence matérielle des montagnes et les strates immatérielles de sens qui les habitent. L’œuvre invite le·la spectateur·rice à déplacer son point de vue et à entrer dans un espace où paysage, mythe et perception s’entrelacent.

Haythem Zakaria (né en 1983 en Tunisie, basé en France) est un artiste transdisciplinaire et performeur sonore. Travaillant entre la vidéo, l’installation, la photographie, le dessin et le son, il explore la manière dont les paysages, les mythes et les formes de mémoire façonnent la perception, et comment le visible peut s’ouvrir à des dimensions plus fugitives de l’expérience. Sa pratique s’ancre dans la recherche de terrain, les temporalités lentes et une attention affinée à la résonance des lieux. Depuis 2010, son travail a été présenté à l’international dans de grandes expositions, biennales et espaces d’art indépendants à travers l’Europe, l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Amérique du Nord, notamment à documenta 15, la Biennale de Venise, le Japan Media Arts Festival, Cairotronica, Dream City, Kunstraum Kreuzberg/Bethanien, Casa Árabe, ainsi que dans de nombreuses institutions à Paris, Londres, Berlin, Pékin, Rabat, Tokyo et San Francisco. Lauréat du Grand Prix du Japan Media Arts Festival pour Interstices, Zakaria continue de développer des projets fondés sur la recherche, où l’image, le son et la matière se croisent, ouvrant un espace d’enquête sur les archétypes, la mémoire et les seuils entre le visible et l’invisible.