Moving_image #9
Browse information about screenings in the cycle "Moving_image, A Contemporary ABC" from October 2012 to March 2015 at the Gaîté Lyrique in Paris. A laboratory for discovery and reflection dedicated to contemporary practices of the moving image. Video, cinematic and multimedia works are presented as an Alphabet book.
I comme image
Gaîté Lyrique, Paris, France | mercredi 12 juin 2013
Pour la neuvième lettre de son abécédaire, MOVING_IMAGE vous propose des films et vidéos interrogeant l’image, sa construction et son statut. Avec la projection exceptionnelle de "Stopover in Dubai" de Chris Marker, ainsi que des œuvres de Harun Farocki, Lina Selander, Jason Karaïndros, Karel DeCock et Nate Harrison.

OEUVRES PROJETÉES
Jason Karaïndros : Persée et Méduse | vidéo | extrait 2' | Grèce/France | 1994
Harun Farocki : Une image | doc. exp. | 25' | Allemagne | 1983
Karel DeCock : Accepting the Image | fiction exp. | 18' | Belgique/USA | 2010
Nate Harrison : Stock Exchange | doc. exp. | 12'30'' | USA | 2006
Chris Marker : Stopover in Dubai | doc. exp. | 20' | France/E.A.U. | 2011
Lina Selander : Anteroom of the Real | doc. exp. | 14' | Suède | 2011

Jason Karaïndros lutte avec l’objectif de la caméra, cherche à déjouer la captation, et livre un combat contre le pouvoir de l’image. Harun Farocki observe la construction lente d’une image, celle d’une femme nue pour un magazine de charme, de l’affairement du studio et des assistants jusqu’à la fixation de notre regard en voyeur-spectateur-créateur. Karel DeCock confronte le récit de trois jeunes femmes aux icones et aux stéréotypes véhiculés par les médias. Nate Harrison adresse une lettre vidéo au département des acquisitions d’une agence publicitaire, dans laquelle il juxtapose les recommandations de prises de vue de l’agence avec des extraits visuels de son catalogue, et interroge la construction et la transformation d'un sens visuel dans l'économie très fluide de l'image. Dans "Stopover in Dubai", Chris Marker réalise un geste minimaliste de juxtaposition et de réappropriation, à partir d’une vidéo du ‘Dubai State Security Service’, constituée d’archives de vidéosurveillance montrant les assassins sur le point de tuer Mahmoud al-Mabhouh dans sa chambre d’hôtel. Le film de Lina Selander débute dans la ville déserte de Pripyat, située dans la zone de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Des mains parcourent lentement une pile de photographies. Alors que la chronologie des images fixes et des images en mouvement se superpose, le film interroge le processus d’élaboration des images en mouvement.