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 30 JUIN - 5 JUILLET 2009
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Entrée libre. John-Foster-Dulles-Allee 10, 10557 Berlin.
Métro : lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof.
hkw

DU 30 JUIN AU 5 JUILLET
[PARCOURS VIDEO]

OUVERTURE le 30 juin > 19h
Du 1er au 5 juillet > 14h - 21h

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TOUS LES JOURS
EN ENTREE LIBRE

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"APRES LA FIN / VALEUR TRAVAIL"

Ce parcours vidéo s'inscrit dans le prolongement de l'exposition présentée à Madrid du 16 avril au 16 mai 2009 à la Tabacalera - Futur Centre national des arts visuels. Comme un second volet d'une même exposition, ou un post-scriptum, elle reprend dans son titre, avec ironie et désenchantement, le concept de "valeur travail" développé par Adam Smith et Karl Marx, et propose un regard critique sur notre monde contemporain, celui du travail et de l'économie à entendre en un double sens: le travail et l'économie de notre monde diurne, ce monde qui représente pour la plupart d'entre nous plus de la moitié de notre temps, structurant véritablement notre quotidien, mais également dans un sens plus général, celui le travail et de l'économie des signes et des significations. Les oeuvres de ce parcours proposent pour la plupart une introspection anthropologique, une réflexion sur les structures de ce quotidien, sur les structures de représentation et de communication, sur l'économie des signes, leur dissolution ou leur vacuité.




Patrick BERNATCHEZ: I feel cold today
Vidéo, 16mm | 0:14:00
Canada | 2007



Traitant des notions de décadence, d'entropie et de renaissance, "la trilogie Chrysalide" est une série de 3 vidéos sans liens apparents qui privilégie les moments de tension mais au final refuse une conclusion narrative. La première vidéo de la série, " I Feel Cold Today ", dépeint des bureaux qui doucement mais surement se remplissent de neige. Bien qu'aucun être vivant n'apparaisse, des papiers abandonnés, des livres et des équipements de bureau témoignent d'une présence humaine récente, conférant à la scène une ambiance de féérie apocalyptique.

Patrick Bernatchez vit et travaille à Montréal (Québec, Canada). Il est représenté par la galerie Donald Browne. Depuis quelques années, il a développé une démarche multiforme caractérisée par une esthétique mariant le merveilleux et le monstrueux; il y explore la photographie, l'installation et la vidéo autant que le dessin et la peinture. Les thèmes du corps, de la mutation, du sexe, de la mort et de la renaissance y sont explorés dans une exubérance et un lyrisme conjuguant le fantasmatique et le cauchemardesque. Ses œuvres vidéos ont été montrées dans plusieurs galeries, notamment: Chrysalides au Centre des arts actuels Skol, Montréal (2008) et à la Galerie l'Œil de Poisson, Québec (2008) ; Blossom, Galerie Donald Browne, Montréal (2007) ; Mécanique et débordements, Galerie d'art de Matane (2004), Galerie B-312, Montréal (2004). Il a également participé à plusieurs expositions comme " Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ", Musée d'art contemporain de Montréal (2008) ; " Les Intrus ", Musée national des beaux-arts du Québec (2008) ; " VALEURS/VALUES/VREDNOSTI ", 11e Biennale des arts visuels de Pan?evo, Serbie et Monténégro (2004) ; " Bonheur et simulacres, Manif d'art 2 ", Québec (2003).





Karel DE COCK: Resonance
Fiction expérimentale | dv | couleur | 00:18:30
Belgique | 2008



Il y a John, un homme d'affaires de la Louisiane; François - le banquier de Londres - et Antoine, un trader suisse. Ensemble, ils réfléchissent sur leur carrière, sur les choix qu'ils ont faits et sur ceux qu'ils n'ont pas faits. Les choix qui ont fait leur succès, et fait d'eux ce qu'ils sont aujourd'hui. Alors que nous commençons à les connaître un peu, nous commençons également à connaître quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui a peut-être été moins chanceux dans sa carrière. Ou peut-être voyons-nous le vrai visage de la réussite.

Karel De Cock est un cinéaste qui vit et étudie à Bruxelles (Belgique). À l'origine, il a une formation en conception graphique, mais il a très vite développé un intérêt pour le cinéma. Le fondement de ses films se trouve toujours dans la psyché des personnages. Pour chaque nouveau film, le défi principal est de trouver une nouvelle façon de faire passer la narration, et d'inventer un moyen de combiner de façon harmonieuse le contenu et la forme. Grâce à sa formation graphique, il combine les conventions de communication à travers les images fixes, avec celles du film traditionnel. De cette façon, il élargit les conventions cinématographiques traditionnelles et explore de nouveaux moyens de communication.





Diego DEL POZO BARRIUSO: El topo y la anguila
Animation | dv | 0:05:02
Espagne | 2007



"El topo y la anguila" est un film sur l'Echange, le travail affectif, et les relations entre Économie et Affection. Il raconte l'histoire de deux groupes de clandestins qui ont inventé un autre type d'économie durant une période de guerre. Les individus qui appartiennent à ces deux groupes choisissent de vivre une existence assez précaire, dans le contexte d'une économie supposée abondante. C'est également l'histoire de deux groupes de personnes anonymes, qui appartiennent à deux classes et deux niveaux de production différents. Ils recherchent des actions subjectives par le biais de l'émancipation de la chaîne des échanges affectifs.

Né à Valladolid en 1974, Diego Del Pozo Barriuso vit et travaille à Madrid. Il a étudié à la Faculté des Beaux-Arts de Salamanque et de Madrid ainsi qu'à la Gerrit Rietveld Academie d'Amsterdam. Son œuvre se base sur son intérêt pour l'affection, l'amour et le désir et pour la façon dont ces émotions sont conditionnées par notre environnement social, par le pouvoir et par les méthodes de production. En utilisant différentes techniques et médias - le dessin, les installations, la vidéo ... - il nous met face à face avec une réalité dans laquelle nos désirs, que nous pensions personnels et privés, se révèlent être des constructions qui incitent à la consommation ou au contrôle social. Il travaille également avec le groupe C.A.S.I.T.A. Son travail fait partie, entre autres, des collections de MUSAC de León (Espagne) et de DA2, Centre d' Art Contemporain de Salamanque (Espagne). Ses œuvres ont été projetées dans de nombreuses galeries et manifestations d'art contemporain, notamment "Sin Prometeo...", Centre Culturel Montehermoso, Vitoria, Espagne (2007) ; "La imagen más deseada". Art Contemporary Center of Salamanca (2006) ; "Sin Levedad", Adora Calvo Art Gallery, Salamanca (2006) ; "Horizonte trascendente", Liquidación Total Art Space, Madrid (2003) ; "Cuatro amantes, Cuatro inversiones", Young Art Center, Madrid (2003). Il a également participé à plusieurs expositions collectives: "Project (OR)", MAMA, Rotterdam, (2008) ; "Heterotopías", Oktogon of HFBK, Dresde (2007) ; "Destino futuro" , Real Jardín Botánico, Madrid (2007) ; "Terraplane blues" , La Casa Encendida, Madrid (2006).





Bertrand DEZOTEUX: Le Corso
Animation | hdv | couleur | 00:14:00
France | 2008



Au départ de ce projet, il y a l'envie de faire une vidéo rurale, sans anthropomorphisme, qui se placerait du point de vue d'un animal. Ce postulat est évidemment vain (les animaux ne font pas de vidéo, encore moins de 3D), et le film prend les allures d'un documentaire sur un troupeau d'animaux. La caméra semble être tenue par un amateur qui tant bien que mal, tente de suivre la course survoltée des créatures impassibles. Leur race est indistincte et les caractères sont empruntés à différentes espèces (bovidés, félins, insectes). Malgré tout, ces bêtes semblent obéir à toutes sortes de règles, de mimétismes et de rituels bien identifiables. Certains d'entre eux renvoient directement à une intelligence primitive (se mettre en cercle et tourner), voire à des évènements liés à un passé proche (la maladie de Creutzfeldt-Jakob).

Né en 1982 à Bayonne (France), Bertrand Dezoteux est un jeune artiste basque qui n'a cessé dès lors de s'éloigner de sa terre natale. Il s'exile à Angoulême (France) pour étudier la narration graphique entre 2001 et 2003, puis migre en 2004 à Pusan, en Corée du Sud, où il apprend les exigences et la rigueur de la peinture Coréenne. Enfin, il achève sa scolarité à Strasbourg pour passer son DNSEP en juin 2006. En 2003, il participe à la création du collectif Caligrayk !, dont la vocation initiale était la conception et la production d'un magazine interactif, et dont les objectifs actuels restent opaques. En 2006, il collabore avec l'artiste Plamen Dejanoff, qui lui commande cinq collages et une vidéo pour son exposition au MuMok de Vienne. Anciennement étudiant au Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains, il s'improvise anthropologue, et observe avec soin les mœurs de l'homo numericus.





Johanna DOMKE: Cuers
Vid�o | 0:18:05
Allemagne | 2008



Cuers est inspiré du Procès de Kafka et par l'univers filmique d'Orson Welles. Le spectateur est emmené dans un voyage dans les espaces publics où les gens sont exposés à une longue attente. L'individu est présenté comme un être singulier, confronté aux structures de l'espace public. Le temps et l'espace sont dissous dans des images kaléidoscopiques qui soulignent combien nous avons du mal, physiquement aussi bien que mentalement, à nous intégrer dans notre environnement.

Né en 1978, Johanna Domke est diplômé des écoles d'art de Copenhague et de Malmö. Son travail a été exposé dans de nombreuses galeries d'art contemporain telles que " Marginal Moments ", Art Agents Gallery, Hambourg (2008) ; " Unbreakable space ", Overgaden Institute of Contemporary Art, Copenhague (2008) ; " Sequent silence ", Bureau pour l'art contemporain, Lyon (2007) ; " You´ll miss what´s gonna stay ", Art Agents Gallery, Hambourg (2005) et Graduationshow, Peep Gallery, Malmö (2004) ; " Still in motion ", Galleri Gustaf Gimm, Copenhague (2003). Elle a également participé à de nombreuses expositions collectives ou des festivals tels que " ENTER ", Kunsthallen Brandts, Odense (2008) ; Rencontres Internationales, National Museum Reina Sofia, Madrid (2008), " Young Identities " - Global Youth / EMAF Kunsthalle Dominikanerkirche, Osnabrück (2008) ; " Ghosts in the Machine " 516 ARTS, Santa Fe, US, (2007) ; Locarno Filmfestival, Locarno (2006), Pulsar, encuentro internacional multimedia, Caracas, Venezuela (2006), etc.





Peter DOWNSBROUGH: And [ Back
Vidéo | dv | noir et blanc | 00:04:37
USA/Belgique | 2006



"And [ Back" "joue" un "jeu" complexe avec les mots "and" ("et") et "back" ("arrière"), dans lequel le mot "back" fonctionne parfois comme indicateur, parfois comme déclencheur, parfois comme commentaire sur ce qui se passe à l'écran. Il s'agit en particulier de mouvements gauche/droite et droite/gauche ("back" signifie également "à reculons" ) de choses représentées - en majorité des véhicules - mais ceux des interventions cinématographiques ont aussi leur importance. Ce mouvement de "back" est parfois répété dans la typographie ; enfin, il pénètre et, en un sens, organise le film dans son intégralité: comme une "histoire" qui se déroule, comme une "structure" avec ses symétries et ses qualités morphologiques.

Peter Downsbrough est né en 1940 aux Etats-Unis. Son oeuvre - sculpure, graphisme, photographie, vidéo, film, livre - est née d'un intérêt pour l'architecture et explore la relation complexe entre architecture, langage et typographie pour ne garder que l'essentiel. La forme est réduite à des lignes, les couleurs sont presque inexistantes. Dans ses vidéos, le mouvement et le langage sont envisagés dans leur rapport au temps et à l'espace : tous deux représentent et déconstruisent l'architecture moderne urbaine et industrielle. Il se produit en parallèle un détournement linguistique : en insérant et en interposant des blocs de mots comme AND, AS ou IN, Downsbrough fait de sa vidéo une sorte de "phrase" qui fonctionne également comme un "lieu" pouvant accueillir le spectateur. Les oeuvres de Peter Downsbrough ont notamment été présentées au Reina Sofia (Madrid), au SMAK (Ghent), au Paleis voor Schone Kunsten/Palais des Beaux-Arts (Bruxelles) et au Musée Sztuki (Lodz).





Marianne FLOTRON: Fired
Vidéo | dv | couleur | 00:07:51
Suisse/Pays-Bas | 2007



Née en Suisse en 1970, Marianna Flotron vit et travaille actuellement à Amsterdam (Pays-Bas). Après deux années d'études d'histoire à Zurich, elle a suivi les cours de l'Ecole des Beaux-Arts de Genève (Suisse) où elle a obtenu son diplôme en 2001. Actuellement, Marianna Flotron est en résidence artistique à la Rijksacademie voor Beeldende Kunsten d'Amsterdam. Elle a remporté le Swiss Art Awards en 2003 et en 2007. En 2008, elle a reçu la bourse Aeschlimann Corti du canton de Berne.
Son œuvre est actuellement modelée plutôt par la déconstruction d'un objet ou d'une situation donnée que par l'adition de couches successives. De par son intérêt pour l'interrelation entre les systèmes (politiques ou économiques) et le comportement humain, elle essaie de retrouver la trace des manipulations qui peuvent potentiellement influencer le comportement humain (et vice-versa). Son point de départ est souvent une forme de comportement qui, hors contexte, a tendance à devenir abstrait ou absurde.






Alicia FRAMIS: Secret strike Rabobank
Vidéo | betaSP | couleur | 00:09:17
Espagne/Pays-Bas | 2004-2008



Just an ordinary weekday at the Rabobank head office. Employees are performing their usual tasks. The camera takes a tour through the building, starting in the basement and then moving upwards, floor by floor. While the filming takes place, all ongoing activities - insofar as there were any - come to a halt and freeze. Everyone is paralysed, from the seven directors of the bank, up to the cleaning ladies, the security personnel, and dozens of employees having lunch in the canteen. What remains is a secret choreography of bodies that have come to a standstill, seemingly pointlessly. Framis has been wondering what would happen if we stop doing the things we always do, day in day out, hour after hour. In contrast to a real strike, in which tools are downed consciously, as a means to another end, Framis' Secret Strike performances are about the confrontation with ourselves. A strike can be something personal, small, modest but powerful; if everyday someone stops working a few minutes to think or to resist, this might end up being more dangerous than a large, planned strike.

Alicia Framis was born in 1967 in Barcelona, Spain. She studied Fine Arts at the Barcelona University and at Ecole de Beaux Arts in Paris. She also completed her masters at the Institut d'Hautes Etudes, Paris and at the Rijksakademie Van Beelde Kunstende, Amsterdam. Alicia has lived and worked in Barcelona (1985-1990), Paris (1990-1993), and Amsterdam (1995-2005). She currently works in Shanghai.






Niklas GOLDBACH: Dawn
Vidéo | 0:01:12
Allemagne | 2008



"Dawn" a été filmé dans le sous-sol du Palais de Tokyo à Paris. Le Palais a été réalisé pour l'Exposition Universelle de 1937. Bien que la façade classique années trente soit encore conservée aujourd'hui, l'intérieur a subi toute une série de modifications. En 2001, le Palais a été partiellement reconstruit. La vidéo montre une soixantaine de personnes immobiles, étendues sur des sacs de couchage dans le sous-sol encore non restauré du Palais de Tokyo, tandis qu'une boule disco tourne lentement.

Niklas Goldbach est né en 1973 à Witten (Allemagne). Il a étudié la photographie à l'Université de Bielefeld (Allemagne) et les arts médiatiques expérimentaux à l'Université des Arts de Berlin où il a obtenu son diplôme en 2004, avec la meilleure mention. En 2005, il s'est spécialisé en suivant le programme Integrated Media Arts du Master of Fine Arts du Hunter College, City University de New York, avant de poursuivre ses études en troisième cycle à l'Université des Arts de Berlin, où il a obtenu son diplôme de " Meisterschüler ". Depuis 2001, son travail est exposé internationalement dans les plus grands musées et les plus grands festivals, notamment au PAN (Pallazzo delle Arti), Naples, Italie (2008) ; 25th Kassel Documentary Film and Video Festival, Allemagne (2008) ; International Shortfilm Festival Oberhausen, Allemagne (2008) ; " Pavillon 07 ", Palais de Tokyo, (2008) ; 58th Berlinale (Berlin International Film Festival), Forum Expanded (Installation) (2008).





Mehdi MEDDACI: Lancer une pierre
Vidéo | hdv | couleur | 00:22:00
France/ | 2008



Comme un geste résiduel et diégétique. Comme un geste vers ce mur liquide qu'incarne la mer Méditerranée. Qui n'a jamais lancé une pierre afin de déclencher une vibration du monde ? Ou du moins de son image, pour encore pouvoir réactiver un lien sensible avec ce qu'il reste du réel… C'est alors que, dans un espace en circuit fermé, entre l'image et le son, entre construction et déconstruction, immergé et émergé, que peuvent malgré tout coexister deux rives et quelques personnes lançant une pierre à l'endroit d'un manque.

Mehdi Meddaci est né en 1980. Il est diplômé du Fresnoy Studio National des Arts Contemporains (France) et de l'École Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles (France). Ses œuvres ont été montrées dans de nombreux espaces d'exposition, au Grand Palais de Paris (France) en décembre 2008 (exposition collective), au Festival Internacional de Artes y Culturas Digitales de Gran Canaria (îles Canaris) en novembre 2008, au Festival International du Cinéma Méditerranéen de Montpellier en octobre 2008, au Festival " Temps d'images " la Ferme du Buisson de Paris, à Panorama 9-10, Le Fresnoy Studio National Des Arts Contemporains Tourcoing, en juin 2008 (exposition collective), au Festival International du Cinéma Méditerranéen de Montpellier en octobre 2007, au Festival " Temps d'images " la Ferme du Buisson, Paris, à Panorama 8 " Présumés coupables ! " en juin 2007 (exposition collective), au Frac PACA de Marseille en janvier 2007.





Erik MOSKOWITZ, Amanda TRAGER: Cloud Cuckoo Land
Vidéo | 0:16:27
USA | 2008



"Cloud Cuckoo Land" est une collaboration entre Erik Moskowitz et Amanda Trager. Le titre est tiré de la pièce d'Aristophane Les oiseaux. Au IVe siècle avant J.-C., la notion d'utopie était déjà d'actualité - mais également remise en question. Le récit parle du transfert d'une famille dans une communauté contemporaine. Le personnage central, Bianca, après avoir fantasmé des années sur la meilleure manière d'élever ses enfants ainsi que sur la notion figée et romantique de " meilleure façon de vivre ", est confrontée à sa propre intolérance et à sa propre incapacité à s'intégrer à la communauté. Le récit de la vidéo, qui exploite des moyens cinématographiques classiques tels que champ-contrechamp, est destiné à l'exposition aussi bien dans des galeries ou des musées que dans des espaces cinématographiques. Cloud Cuckoo Land critique les postulats trop assurés sur les moyens de différencier espace public et espace privé.

Erik Moskowitz et Amanda Trager vivent et travaillent à New York et au Canada. Erik Moskowitz utilise la relation entre le cinéma et l'espace de la galerie comme point de départ pour l'installation et les films. Amanda Trager fait fusionner peinture, sculpture et installations, dans des récits en prose à la première personne. Plus récemment, Moskowitz s'est fait remarquer pour ses musiques/installations vidéo basées sur des sources littéraires. Le travail d'Erik Moskowitz a notamment été exposé au Momenta Art, NYC (2008) ; Freight and Volume, NYC (2006) ; Holiday, NYC (2005) ; Le Sous Salon, Paris (2005) ; "Exposition 5-31 Janvier 2009", Ecole Supérieure des Beaux Arts, Cherbourg, France (2009) ; "Melodrama", Sara Meltzer Gallery, NYC (2008); Impakt, Netherlands (2007) ; Antimatter, Canada (2007 and 2006). Le travail d'Amanda Trager a été exposé au Momenta Art, NYC (2008 and 2001) ; Le Sous Salon, Paris (2005) ; Clifford-Smith Gallery, Boston (1998) ; Annika Sundvik Gallery, NYC (1996) ; "Exposition 5-31 Janvier 2009", Ecole Supérieure des Beaux Arts, Cherbourg, France (2009) ; Tina B.-The Prague Contemporary Art Festival (2008) ; Brooklyn Museum's "Open House" (2004) ; NextNext Visual Art program, Brooklyn Academy of Music (2004); White Box Gallery, NYC (1998); Feature Gallery, NYC (1996).





Antoni MUNTADAS: Stuttgart (for H.H.)
Installation vidéo | dv | 0:09:11
USA | 2006



"Stuttgart (for H.H.)" présente le logo d'une société connue, symbolisant un certain standard de sophistication marchande, reconnu partout dans le monde et particulièrement porteur de sens dans le contexte allemand. Ce logo couronne un espace architectural indéfini et tourne doucement sur son axe comme si c'était un œil fantastique ou un radar surveillant tout autour de lui. […] " Valentín Roma

En considérant les médias comme un instrument de socialisation et de normalisation, les vidéocassettes et installations médias de Antonio Muntadas, qui sont reconnues à l`échelle internationale, viennent enquêter sur les messages contradictoires dispensés par les médias écrits et télévisés, leur organisation et leur langage. Au travers de son œuvre, Muntadas re-conceptualise l`imagerie disponible en vue de susciter chez le spectateur une réflexion quant à la signification des messages, créant ainsi une brèche dans la construction uniforme du "flot médiatique", ce flux d`informations managé par les publicitaires dans le but de leur totale consommation, brute de toute analyse par le public. Dans son film Political Advertisement (en coopération avec Marshall Reese), Muntadas nous présente un pays de la manipulation, le pays des politiques télévisées. Between The Frames était axé sur l`univers de l`art et présentait des interviews révélant les entrelacs structurels venant établir le mode de communication de l`art, sa construction et son commerce.





Noëlle PUJOL, Ludovic BUREL: Rien n'a été fait
Documentaire | dv | 0:39:00
France | 2007



"Néo-établis, nous nous sommes clandestinement infiltrés dans l'usine. Comme dans un camp, une prison ou un coffre dont la porte se serait malencontreusement refermée, nous y avons été durant de nombreuses années enfermés (y étions-nous par quelque force contraints ?). De cette profondeur de champ temporelle résulte l'effet de sédimentation des matériaux filmiques (on y mixe du super-8, du 16 mm, de l'Hi8, du VHS, de la DV). Dans ce cimetière de machines - ce musée imaginaire où ne subsistent que des photographies de " nos ancêtres, les robots " - nous nous sommes progressivement métamorphosés en archéologues-amateurs ou, pour faire dans la science-fiction documentaire, en derniers survivants de l'usine (version Solaris plutôt que Planète des singes)." (Ludovic Burel)

Noëlle Pujol est née en 1972 à Saint-Girons. Elle est diplômée de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et du Studio national des arts contemporains Le Fresnoy, à Tourcoing. Son travail artistique explore les domaines du cinéma documentaire et de l'installation vidéo. Ses films ont été montrés au Festival international du film documentaire (FID) de Marseille, au Festival international du film de Belfort, au Filmmaker Film Festival - Doc11 de Milan, au Festival international de Locarno. En 2008, deux expositions personnelles de l'artiste ont eu lieu à la Galerie du Triangle à Rennes et à l'ERBA de Valence. Le travail de Noëlle Pujol a été montré dans les expositions de groupe Variations, Galerie les filles du Calvaire (Paris, 2007) ; Exposition universelle d'Aïchi, pavillon français (Japon, 2005) ; Ficcions documentals, CaixaForum, Fundacio la Caixa, Barcelone (Espagne, 2004) ; Sportivement vôtre, Domaine départemental de Chamarande (France, 2004) ; From a global world, Galerie Ludovic de Wavrin, Paris, (France, 2003). Elle prépare actuellement son premier long métrage Elles étaient une fois monmon. (http://noellepujol.free.fr). Ludovic Burel est né à Lille en 1968. Artiste, enseignant, éditeur, il vit et travaille à Grenoble. De 2000 à 2005, il a co-assuré la direction artistique de la revue de culture politique " Multitudes ". En 2006, il a cofondé les éditions it: (readit.fr). Il a par ailleurs coorganisé au Centre national d'art contemporain de Grenoble, le Magasin, une série d'événements liés à la pratique du son et de la vidéo sur internet. En 2008, il a notamment participé aux expositions et événements suivants: " Ultramoderne ", Centre d'art Passerelle, Brest ; " Valeurs croisées ", Biennale d'art contemporain, Rennes ; " Carte Blanche à Noëlle Pujol & Ludovic Burel ", Université Paris VIII, Saint-Denis ; 19e festival international de l'affiche et du graphisme, Chaumont, etc.





Manuel SAIZ: Buffer
Vidéo| hdv | 0:03:00
Espagne | 2008



Le terme "buffer" (tampon) est utilisé dans la technologie informatique pour définir un espace de mémoire dans le quelle l'information est stockée, en attente d'un processus ou d'un transfert. Le " buffer " reçoit l'information de manière désorganisée et abrupte et la redistribue en des paquets bien ordonnés, aptes à être facilement manipulés. Le film décrit le fonctionnement d'un dispositif architectural en train d'exécuter métaphoriquement cette même fonction, et d'ordonner des êtres humains comme de simples données par l'intermédiaire de du déplacement physique dans l'espace. Ce mécanisme se réfère à des situations de la vie quotidienne dans lesquelles la population des grandes villes interagit avec les services publics. La sculpture représentée montre la structure de base de ces situations. Les visiteurs qui font l'expérience de cette œuvre sentiront une excitation mécanique et répétitive proche de l'aliénation.

Manuel Saiz est un artiste visuel basé à Londres. Depuis les années 1980, il a exposé ses sculptures, photographies et vidéos dans des galeries d'art et des musées du monde entier. Depuis 1995, il travaille principalement avec la vidéo et les installations vidéo. Ses créations ont été présentées dans de nombreux festivals de films d'art et de vidéo, notamment Impakt à Utrecht, VideoLisboa à Lisbonne, Videoex à Zurich, Int. Kurz Film Fest à Hambourg et Transmediale à Berlin. Ses installations vidéo ont été présentées dans des galeries et des espaces publics du monde entier. Parmi ses expositions récentes, signalons " Parallel Universes " à la Galerie Moriarty de Madrid, " Nominal Politics " au T1+2 Space de Londres, ainsi que l'exposition collective " East End Academy " au Whitechapel de Londres ou " Save the Day " au Kunstbüro de Vienne. Son court-métrage " Being Luis Porcar " a reçu le 1er prix de l'Internationale Kurzfilmtage de Winterthur.





Gregg SMITH: Le courant
Fiction expérimentale | betaSP | couleur | 00:17:11
Afrique du sud/France | 2008



La narration suit librement les progrès d'un jeune homme arrivé dans une petite ville de province afin d'y présenter sa candidature. Le travail disponible consiste en la supervision de l'aménagement d'une parcelle de terre. Comme l'agriculture a diminué dans la région, certains voudraient voir les terres utilisées de façon plus rentable, grâce à la construction d'une cité-dortoir dans une ville voisine. Toutefois, en vue de faciliter la réalisation d'un tel projet, il faudrait que la personne chargée de sa gestion tolère des procédures assez peu orthodoxes. Le jeune homme est considéré comme adapté à ce poste.
Il devient cependant vite évident qu'il existe dans ce territoire d'autres forces en jeu. La région semble affecter physiquement tous ceux qui s'y déplacent, par diverses formes de mouvements. Il semble que le corps de ceux qui sont touchés est investi par une force rythmique, qui les fait bouger en des danses sporadiques et involontaires durant les activités quotidiennes.

Gregg Smith est originaire d'Afrique du Sud. Il obtient son diplôme à Michaelis School of Fine Arts à Cape Town, puis étudie au Studio National des Arts Contemporains Le Fresnoy. et à la Rijksakademie d'Amsterdam où il est résident en 2001-2002. Son travail consiste en des films, vidéos, installations, performances et peintures dans lesquelles il évoque la fragilité des êtres humains. Utilisant le mode de la narration comme un vecteur pour réinvestir la subjectivité de l'individu, son travail vise à créer une connivence, une complicité avec et entre les spectateurs/acteurs, à réintroduire avec subtilité des désirs et des possibilités de contrer le désintérêt pour l`autre. Ayant vécu en Afrique du Sud jusqu'à 2000, Gregg Smith n'est pas sans convoquer dans plusieurs de ses ouvres les traumatismes de l'Apartheid et une conscience du perspective personnelle de l'individuelle dans son milieu sociale.





Chelsea TONELLI KNIGHT: The official
Vidéo | dv | couleur | 00:06:30
USA | 2007



Dans l'installation vidéo " The Officiel ", Chelsea Tonelli Knight explore les fantasmes du pouvoir au sein de la bureaucratie. Tourné dans les bureaux privés et les couloirs de l'ONU à New York, " The Officiel " entreprend d'examiner le rôle d'un diplomate de sexe masculin au sein d'une institution idéalisée. Ce qui semble à première vue être un documentaire ou une interview se transforme en un récit fragmenté dans lequel le théâtre de l'autorité et de la séduction se joue entre le diplomate et son interlocuteur, non identifié. Les deux personnages adoptent une série d'attitudes, en déplaçant les tensions entre institutionnel et intime et en questionnant la manière dont ils se définissent l'un l'autre.

Chelsea Tonelli Knight est une vidéaste et artiste de performance basée à Chicago (USA). Elle a obtenu son MFA (Master of Fine Arts) à la School of the Art Institute de Chicago en 2007 et a été boursière Fulbright en Italie en 2007. Knight a exposé aux USA et en Europe, notamment lors d'expositions à la Werkschauhalle Gallery des Spinnereigalerien de Leipzig (Allemagne), au St. Louis Art Museum (USA), au Centro Arte Moderna e Contemporanea della Spezia (Italie) et a participé en 2007 à la Biennale d'Istanbul (Turquie).

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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