DU 30
JUIN AU 5 JUILLET
[PARCOURS VIDEO]
OUVERTURE le 30 juin > 19h
Du 1er au 5 juillet > 14h
- 21h
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TOUS LES JOURS
EN ENTREE LIBRE
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"APRES LA FIN / VALEUR
TRAVAIL"
Ce parcours vidéo s'inscrit dans le prolongement de l'exposition
présentée à Madrid du 16 avril au 16 mai 2009
à la Tabacalera - Futur Centre national des arts visuels.
Comme un second volet d'une même exposition, ou un post-scriptum,
elle reprend dans son titre, avec ironie et désenchantement,
le concept de "valeur travail" développé
par Adam Smith et Karl Marx, et propose un regard critique sur notre
monde contemporain, celui du travail et de l'économie à
entendre en un double sens: le travail et l'économie de notre
monde diurne, ce monde qui représente pour la plupart d'entre
nous plus de la moitié de notre temps, structurant véritablement
notre quotidien, mais également dans un sens plus général,
celui le travail et de l'économie des signes et des significations.
Les oeuvres de ce parcours proposent pour la plupart une introspection
anthropologique, une réflexion sur les structures de ce quotidien,
sur les structures de représentation et de communication,
sur l'économie des signes, leur dissolution ou leur vacuité.
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Patrick BERNATCHEZ: I feel cold today
Vidéo, 16mm | 0:14:00
Canada | 2007
Traitant des notions de décadence, d'entropie et de renaissance,
"la trilogie Chrysalide" est une série de 3 vidéos
sans liens apparents qui privilégie les moments de tension
mais au final refuse une conclusion narrative. La première
vidéo de la série, " I Feel Cold Today ",
dépeint des bureaux qui doucement mais surement se remplissent
de neige. Bien qu'aucun être vivant n'apparaisse, des papiers
abandonnés, des livres et des équipements de bureau
témoignent d'une présence humaine récente,
conférant à la scène une ambiance de féérie
apocalyptique.
Patrick Bernatchez vit et travaille à Montréal
(Québec, Canada). Il est représenté par la
galerie Donald Browne. Depuis quelques années, il a développé
une démarche multiforme caractérisée par une
esthétique mariant le merveilleux et le monstrueux; il y
explore la photographie, l'installation et la vidéo autant
que le dessin et la peinture. Les thèmes du corps, de la
mutation, du sexe, de la mort et de la renaissance y sont explorés
dans une exubérance et un lyrisme conjuguant le fantasmatique
et le cauchemardesque. Ses uvres vidéos ont été
montrées dans plusieurs galeries, notamment: Chrysalides
au Centre des arts actuels Skol, Montréal (2008) et à
la Galerie l'il de Poisson, Québec (2008) ; Blossom,
Galerie Donald Browne, Montréal (2007) ; Mécanique
et débordements, Galerie d'art de Matane (2004), Galerie
B-312, Montréal (2004). Il a également participé
à plusieurs expositions comme " Rien ne se perd, rien
ne se crée, tout se transforme ", Musée d'art
contemporain de Montréal (2008) ; " Les Intrus ",
Musée national des beaux-arts du Québec (2008) ; "
VALEURS/VALUES/VREDNOSTI ", 11e Biennale des arts visuels de
Pan?evo, Serbie et Monténégro (2004) ; " Bonheur
et simulacres, Manif d'art 2 ", Québec (2003).
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Karel DE COCK: Resonance
Fiction expérimentale | dv | couleur
| 00:18:30
Belgique | 2008
Il y a John, un homme d'affaires de la Louisiane; François
- le banquier de Londres - et Antoine, un trader suisse. Ensemble,
ils réfléchissent sur leur carrière, sur les
choix qu'ils ont faits et sur ceux qu'ils n'ont pas faits. Les choix
qui ont fait leur succès, et fait d'eux ce qu'ils sont aujourd'hui.
Alors que nous commençons à les connaître un
peu, nous commençons également à connaître
quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui a peut-être été
moins chanceux dans sa carrière. Ou peut-être voyons-nous
le vrai visage de la réussite.
Karel De Cock est un cinéaste qui vit et étudie
à Bruxelles (Belgique). À l'origine, il a une formation
en conception graphique, mais il a très vite développé
un intérêt pour le cinéma. Le fondement de ses
films se trouve toujours dans la psyché des personnages.
Pour chaque nouveau film, le défi principal est de trouver
une nouvelle façon de faire passer la narration, et d'inventer
un moyen de combiner de façon harmonieuse le contenu et la
forme. Grâce à sa formation graphique, il combine les
conventions de communication à travers les images fixes,
avec celles du film traditionnel. De cette façon, il élargit
les conventions cinématographiques traditionnelles et explore
de nouveaux moyens de communication.
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Diego DEL POZO BARRIUSO: El topo y la anguila
Animation | dv
| 0:05:02
Espagne | 2007
"El topo y la anguila" est un film sur l'Echange, le travail
affectif, et les relations entre Économie et Affection. Il
raconte l'histoire de deux groupes de clandestins qui ont inventé
un autre type d'économie durant une période de guerre.
Les individus qui appartiennent à ces deux groupes choisissent
de vivre une existence assez précaire, dans le contexte d'une
économie supposée abondante. C'est également
l'histoire de deux groupes de personnes anonymes, qui appartiennent
à deux classes et deux niveaux de production différents.
Ils recherchent des actions subjectives par le biais de l'émancipation
de la chaîne des échanges affectifs.
Né à Valladolid en 1974, Diego Del Pozo Barriuso
vit et travaille à Madrid. Il a étudié à
la Faculté des Beaux-Arts de Salamanque et de Madrid ainsi
qu'à la Gerrit Rietveld Academie d'Amsterdam. Son uvre
se base sur son intérêt pour l'affection, l'amour et
le désir et pour la façon dont ces émotions
sont conditionnées par notre environnement social, par le
pouvoir et par les méthodes de production. En utilisant différentes
techniques et médias - le dessin, les installations, la vidéo
... - il nous met face à face avec une réalité
dans laquelle nos désirs, que nous pensions personnels et
privés, se révèlent être des constructions
qui incitent à la consommation ou au contrôle social.
Il travaille également avec le groupe C.A.S.I.T.A. Son travail
fait partie, entre autres, des collections de MUSAC de León
(Espagne) et de DA2, Centre d' Art Contemporain de Salamanque (Espagne).
Ses uvres ont été projetées dans de nombreuses
galeries et manifestations d'art contemporain, notamment "Sin
Prometeo...", Centre Culturel Montehermoso, Vitoria, Espagne
(2007) ; "La imagen más deseada". Art Contemporary
Center of Salamanca (2006) ; "Sin Levedad", Adora Calvo
Art Gallery, Salamanca (2006) ; "Horizonte trascendente",
Liquidación Total Art Space, Madrid (2003) ; "Cuatro
amantes, Cuatro inversiones", Young Art Center, Madrid (2003).
Il a également participé à plusieurs expositions
collectives: "Project (OR)", MAMA, Rotterdam, (2008) ;
"Heterotopías", Oktogon of HFBK, Dresde (2007)
; "Destino futuro" , Real Jardín Botánico,
Madrid (2007) ; "Terraplane blues" , La Casa Encendida,
Madrid (2006).
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Bertrand DEZOTEUX: Le Corso
Animation | hdv | couleur | 00:14:00
France | 2008
Au départ de ce projet, il y a l'envie de faire une vidéo
rurale, sans anthropomorphisme, qui se placerait du point de vue
d'un animal. Ce postulat est évidemment vain (les animaux
ne font pas de vidéo, encore moins de 3D), et le film prend
les allures d'un documentaire sur un troupeau d'animaux. La caméra
semble être tenue par un amateur qui tant bien que mal, tente
de suivre la course survoltée des créatures impassibles.
Leur race est indistincte et les caractères sont empruntés
à différentes espèces (bovidés, félins,
insectes). Malgré tout, ces bêtes semblent obéir
à toutes sortes de règles, de mimétismes et
de rituels bien identifiables. Certains d'entre eux renvoient directement
à une intelligence primitive (se mettre en cercle et tourner),
voire à des évènements liés à
un passé proche (la maladie de Creutzfeldt-Jakob).
Né en 1982 à Bayonne (France), Bertrand Dezoteux
est un jeune artiste basque qui n'a cessé dès lors
de s'éloigner de sa terre natale. Il s'exile à Angoulême
(France) pour étudier la narration graphique entre 2001 et
2003, puis migre en 2004 à Pusan, en Corée du Sud,
où il apprend les exigences et la rigueur de la peinture
Coréenne. Enfin, il achève sa scolarité à
Strasbourg pour passer son DNSEP en juin 2006. En 2003, il participe
à la création du collectif Caligrayk !, dont la vocation
initiale était la conception et la production d'un magazine
interactif, et dont les objectifs actuels restent opaques. En 2006,
il collabore avec l'artiste Plamen Dejanoff, qui lui commande cinq
collages et une vidéo pour son exposition au MuMok de Vienne.
Anciennement étudiant au Fresnoy, Studio National des Arts
Contemporains, il s'improvise anthropologue, et observe avec soin
les murs de l'homo numericus.
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Johanna DOMKE: Cuers
Vid�o | 0:18:05
Allemagne | 2008
Cuers est inspiré du Procès de Kafka et par l'univers
filmique d'Orson Welles. Le spectateur est emmené dans un
voyage dans les espaces publics où les gens sont exposés
à une longue attente. L'individu est présenté
comme un être singulier, confronté aux structures de
l'espace public. Le temps et l'espace sont dissous dans des images
kaléidoscopiques qui soulignent combien nous avons du mal,
physiquement aussi bien que mentalement, à nous intégrer
dans notre environnement.
Né en 1978, Johanna Domke est diplômé des
écoles d'art de Copenhague et de Malmö. Son travail
a été exposé dans de nombreuses galeries d'art
contemporain telles que " Marginal Moments ", Art Agents
Gallery, Hambourg (2008) ; " Unbreakable space ", Overgaden
Institute of Contemporary Art, Copenhague (2008) ; " Sequent
silence ", Bureau pour l'art contemporain, Lyon (2007) ; "
You´ll miss what´s gonna stay ", Art Agents Gallery,
Hambourg (2005) et Graduationshow, Peep Gallery, Malmö (2004)
; " Still in motion ", Galleri Gustaf Gimm, Copenhague
(2003). Elle a également participé à de nombreuses
expositions collectives ou des festivals tels que " ENTER ",
Kunsthallen Brandts, Odense (2008) ; Rencontres Internationales,
National Museum Reina Sofia, Madrid (2008), " Young Identities
" - Global Youth / EMAF Kunsthalle Dominikanerkirche, Osnabrück
(2008) ; " Ghosts in the Machine " 516 ARTS, Santa Fe,
US, (2007) ; Locarno Filmfestival, Locarno (2006), Pulsar, encuentro
internacional multimedia, Caracas, Venezuela (2006), etc.
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Peter DOWNSBROUGH: And [ Back
Vidéo | dv | noir et blanc | 00:04:37
USA/Belgique | 2006
"And [ Back" "joue" un "jeu" complexe
avec les mots "and" ("et") et "back"
("arrière"), dans lequel le mot "back"
fonctionne parfois comme indicateur, parfois comme déclencheur,
parfois comme commentaire sur ce qui se passe à l'écran.
Il s'agit en particulier de mouvements gauche/droite et droite/gauche
("back" signifie également "à reculons"
) de choses représentées - en majorité des
véhicules - mais ceux des interventions cinématographiques
ont aussi leur importance. Ce mouvement de "back" est
parfois répété dans la typographie ; enfin,
il pénètre et, en un sens, organise le film dans son
intégralité: comme une "histoire" qui se
déroule, comme une "structure" avec ses symétries
et ses qualités morphologiques.
Peter Downsbrough est né en 1940 aux Etats-Unis. Son oeuvre
- sculpure, graphisme, photographie, vidéo, film, livre -
est née d'un intérêt pour l'architecture et
explore la relation complexe entre architecture, langage et typographie
pour ne garder que l'essentiel. La forme est réduite à
des lignes, les couleurs sont presque inexistantes. Dans ses vidéos,
le mouvement et le langage sont envisagés dans leur rapport
au temps et à l'espace : tous deux représentent et
déconstruisent l'architecture moderne urbaine et industrielle.
Il se produit en parallèle un détournement linguistique
: en insérant et en interposant des blocs de mots comme AND,
AS ou IN, Downsbrough fait de sa vidéo une sorte de "phrase"
qui fonctionne également comme un "lieu" pouvant
accueillir le spectateur. Les oeuvres de Peter Downsbrough ont notamment
été présentées au Reina Sofia (Madrid),
au SMAK (Ghent), au Paleis voor Schone Kunsten/Palais des Beaux-Arts
(Bruxelles) et au Musée Sztuki (Lodz).
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Marianne FLOTRON: Fired
Vidéo | dv | couleur | 00:07:51
Suisse/Pays-Bas | 2007
Née en Suisse en 1970, Marianna Flotron vit et travaille
actuellement à Amsterdam (Pays-Bas). Après deux années
d'études d'histoire à Zurich, elle a suivi les cours
de l'Ecole des Beaux-Arts de Genève (Suisse) où elle
a obtenu son diplôme en 2001. Actuellement, Marianna Flotron
est en résidence artistique à la Rijksacademie voor
Beeldende Kunsten d'Amsterdam. Elle a remporté le Swiss Art
Awards en 2003 et en 2007. En 2008, elle a reçu la bourse
Aeschlimann Corti du canton de Berne.
Son uvre est actuellement modelée plutôt par
la déconstruction d'un objet ou d'une situation donnée
que par l'adition de couches successives. De par son intérêt
pour l'interrelation entre les systèmes (politiques ou économiques)
et le comportement humain, elle essaie de retrouver la trace des
manipulations qui peuvent potentiellement influencer le comportement
humain (et vice-versa). Son point de départ est souvent une
forme de comportement qui, hors contexte, a tendance à devenir
abstrait ou absurde.
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Alicia FRAMIS: Secret strike Rabobank
Vidéo | betaSP | couleur | 00:09:17
Espagne/Pays-Bas | 2004-2008
Just an ordinary weekday at the Rabobank head office. Employees
are performing their usual tasks. The camera takes a tour through
the building, starting in the basement and then moving upwards,
floor by floor. While the filming takes place, all ongoing activities
- insofar as there were any - come to a halt and freeze. Everyone
is paralysed, from the seven directors of the bank, up to the cleaning
ladies, the security personnel, and dozens of employees having lunch
in the canteen. What remains is a secret choreography of bodies
that have come to a standstill, seemingly pointlessly. Framis has
been wondering what would happen if we stop doing the things we
always do, day in day out, hour after hour. In contrast to a real
strike, in which tools are downed consciously, as a means to another
end, Framis' Secret Strike performances are about the confrontation
with ourselves. A strike can be something personal, small, modest
but powerful; if everyday someone stops working a few minutes to
think or to resist, this might end up being more dangerous than
a large, planned strike.
Alicia Framis was born in 1967 in Barcelona, Spain. She studied
Fine Arts at the Barcelona University and at Ecole de Beaux Arts
in Paris. She also completed her masters at the Institut d'Hautes
Etudes, Paris and at the Rijksakademie Van Beelde Kunstende, Amsterdam.
Alicia has lived and worked in Barcelona (1985-1990), Paris (1990-1993),
and Amsterdam (1995-2005). She currently works in Shanghai.
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Niklas GOLDBACH: Dawn
Vidéo | 0:01:12
Allemagne | 2008
"Dawn" a été filmé dans le sous-sol
du Palais de Tokyo à Paris. Le Palais a été
réalisé pour l'Exposition Universelle de 1937. Bien
que la façade classique années trente soit encore
conservée aujourd'hui, l'intérieur a subi toute une
série de modifications. En 2001, le Palais a été
partiellement reconstruit. La vidéo montre une soixantaine
de personnes immobiles, étendues sur des sacs de couchage
dans le sous-sol encore non restauré du Palais de Tokyo,
tandis qu'une boule disco tourne lentement.
Niklas Goldbach est né en 1973 à Witten (Allemagne).
Il a étudié la photographie à l'Université
de Bielefeld (Allemagne) et les arts médiatiques expérimentaux
à l'Université des Arts de Berlin où il a obtenu
son diplôme en 2004, avec la meilleure mention. En 2005, il
s'est spécialisé en suivant le programme Integrated
Media Arts du Master of Fine Arts du Hunter College, City University
de New York, avant de poursuivre ses études en troisième
cycle à l'Université des Arts de Berlin, où
il a obtenu son diplôme de " Meisterschüler ".
Depuis 2001, son travail est exposé internationalement dans
les plus grands musées et les plus grands festivals, notamment
au PAN (Pallazzo delle Arti), Naples, Italie (2008) ; 25th Kassel
Documentary Film and Video Festival, Allemagne (2008) ; International
Shortfilm Festival Oberhausen, Allemagne (2008) ; " Pavillon
07 ", Palais de Tokyo, (2008) ; 58th Berlinale (Berlin International
Film Festival), Forum Expanded (Installation) (2008).
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Mehdi MEDDACI: Lancer une pierre
Vidéo | hdv | couleur | 00:22:00
France/ | 2008
Comme un geste résiduel et diégétique. Comme
un geste vers ce mur liquide qu'incarne la mer Méditerranée.
Qui n'a jamais lancé une pierre afin de déclencher
une vibration du monde ? Ou du moins de son image, pour encore pouvoir
réactiver un lien sensible avec ce qu'il reste du réel
C'est alors que, dans un espace en circuit fermé, entre l'image
et le son, entre construction et déconstruction, immergé
et émergé, que peuvent malgré tout coexister
deux rives et quelques personnes lançant une pierre à
l'endroit d'un manque.
Mehdi Meddaci est né en 1980. Il est diplômé
du Fresnoy Studio National des Arts Contemporains (France) et de
l'École Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles
(France). Ses uvres ont été montrées
dans de nombreux espaces d'exposition, au Grand Palais de Paris
(France) en décembre 2008 (exposition collective), au Festival
Internacional de Artes y Culturas Digitales de Gran Canaria (îles
Canaris) en novembre 2008, au Festival International du Cinéma
Méditerranéen de Montpellier en octobre 2008, au Festival
" Temps d'images " la Ferme du Buisson de Paris, à
Panorama 9-10, Le Fresnoy Studio National Des Arts Contemporains
Tourcoing, en juin 2008 (exposition collective), au Festival International
du Cinéma Méditerranéen de Montpellier en octobre
2007, au Festival " Temps d'images " la Ferme du Buisson,
Paris, à Panorama 8 " Présumés coupables
! " en juin 2007 (exposition collective), au Frac PACA de Marseille
en janvier 2007.
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Erik MOSKOWITZ, Amanda TRAGER: Cloud Cuckoo Land
Vidéo | 0:16:27
USA | 2008
"Cloud Cuckoo Land" est une collaboration entre Erik Moskowitz
et Amanda Trager. Le titre est tiré de la pièce d'Aristophane
Les oiseaux. Au IVe siècle avant J.-C., la notion d'utopie
était déjà d'actualité - mais également
remise en question. Le récit parle du transfert d'une famille
dans une communauté contemporaine. Le personnage central,
Bianca, après avoir fantasmé des années sur
la meilleure manière d'élever ses enfants ainsi que
sur la notion figée et romantique de " meilleure façon
de vivre ", est confrontée à sa propre intolérance
et à sa propre incapacité à s'intégrer
à la communauté. Le récit de la vidéo,
qui exploite des moyens cinématographiques classiques tels
que champ-contrechamp, est destiné à l'exposition
aussi bien dans des galeries ou des musées que dans des espaces
cinématographiques. Cloud Cuckoo Land critique les postulats
trop assurés sur les moyens de différencier espace
public et espace privé.
Erik Moskowitz et Amanda Trager vivent et travaillent à
New York et au Canada. Erik Moskowitz utilise la relation entre
le cinéma et l'espace de la galerie comme point de départ
pour l'installation et les films. Amanda Trager fait fusionner peinture,
sculpture et installations, dans des récits en prose à
la première personne. Plus récemment, Moskowitz s'est
fait remarquer pour ses musiques/installations vidéo basées
sur des sources littéraires. Le travail d'Erik Moskowitz
a notamment été exposé au Momenta Art, NYC
(2008) ; Freight and Volume, NYC (2006) ; Holiday, NYC (2005) ;
Le Sous Salon, Paris (2005) ; "Exposition 5-31 Janvier 2009",
Ecole Supérieure des Beaux Arts, Cherbourg, France (2009)
; "Melodrama", Sara Meltzer Gallery, NYC (2008); Impakt,
Netherlands (2007) ; Antimatter, Canada (2007 and 2006). Le travail
d'Amanda Trager a été exposé au Momenta Art,
NYC (2008 and 2001) ; Le Sous Salon, Paris (2005) ; Clifford-Smith
Gallery, Boston (1998) ; Annika Sundvik Gallery, NYC (1996) ; "Exposition
5-31 Janvier 2009", Ecole Supérieure des Beaux Arts,
Cherbourg, France (2009) ; Tina B.-The Prague Contemporary Art Festival
(2008) ; Brooklyn Museum's "Open House" (2004) ; NextNext
Visual Art program, Brooklyn Academy of Music (2004); White Box
Gallery, NYC (1998); Feature Gallery, NYC (1996).
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Antoni MUNTADAS: Stuttgart (for H.H.)
Installation vidéo | dv | 0:09:11
USA | 2006
"Stuttgart (for H.H.)" présente le logo d'une société
connue, symbolisant un certain standard de sophistication marchande,
reconnu partout dans le monde et particulièrement porteur
de sens dans le contexte allemand. Ce logo couronne un espace architectural
indéfini et tourne doucement sur son axe comme si c'était
un il fantastique ou un radar surveillant tout autour de lui.
[
] " Valentín Roma
En considérant les médias comme un instrument de
socialisation et de normalisation, les vidéocassettes et
installations médias de Antonio Muntadas, qui sont reconnues
à l`échelle internationale, viennent enquêter
sur les messages contradictoires dispensés par les médias
écrits et télévisés, leur organisation
et leur langage. Au travers de son uvre, Muntadas re-conceptualise
l`imagerie disponible en vue de susciter chez le spectateur une
réflexion quant à la signification des messages, créant
ainsi une brèche dans la construction uniforme du "flot
médiatique", ce flux d`informations managé par
les publicitaires dans le but de leur totale consommation, brute
de toute analyse par le public. Dans son film Political Advertisement
(en coopération avec Marshall Reese), Muntadas nous présente
un pays de la manipulation, le pays des politiques télévisées.
Between The Frames était axé sur l`univers de l`art
et présentait des interviews révélant les entrelacs
structurels venant établir le mode de communication de l`art,
sa construction et son commerce.
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Noëlle PUJOL, Ludovic BUREL: Rien n'a été
fait
Documentaire | dv | 0:39:00
France | 2007
"Néo-établis, nous nous sommes clandestinement
infiltrés dans l'usine. Comme dans un camp, une prison ou
un coffre dont la porte se serait malencontreusement refermée,
nous y avons été durant de nombreuses années
enfermés (y étions-nous par quelque force contraints
?). De cette profondeur de champ temporelle résulte l'effet
de sédimentation des matériaux filmiques (on y mixe
du super-8, du 16 mm, de l'Hi8, du VHS, de la DV). Dans ce cimetière
de machines - ce musée imaginaire où ne subsistent
que des photographies de " nos ancêtres, les robots "
- nous nous sommes progressivement métamorphosés en
archéologues-amateurs ou, pour faire dans la science-fiction
documentaire, en derniers survivants de l'usine (version Solaris
plutôt que Planète des singes)." (Ludovic Burel)
Noëlle Pujol est née en 1972 à Saint-Girons.
Elle est diplômée de l'Ecole nationale supérieure
des Beaux-Arts de Paris et du Studio national des arts contemporains
Le Fresnoy, à Tourcoing. Son travail artistique explore les
domaines du cinéma documentaire et de l'installation vidéo.
Ses films ont été montrés au Festival international
du film documentaire (FID) de Marseille, au Festival international
du film de Belfort, au Filmmaker Film Festival - Doc11 de Milan,
au Festival international de Locarno. En 2008, deux expositions
personnelles de l'artiste ont eu lieu à la Galerie du Triangle
à Rennes et à l'ERBA de Valence. Le travail de Noëlle
Pujol a été montré dans les expositions de
groupe Variations, Galerie les filles du Calvaire (Paris, 2007)
; Exposition universelle d'Aïchi, pavillon français
(Japon, 2005) ; Ficcions documentals, CaixaForum, Fundacio la Caixa,
Barcelone (Espagne, 2004) ; Sportivement vôtre, Domaine départemental
de Chamarande (France, 2004) ; From a global world, Galerie Ludovic
de Wavrin, Paris, (France, 2003). Elle prépare actuellement
son premier long métrage Elles étaient une fois monmon.
(http://noellepujol.free.fr). Ludovic Burel est né à
Lille en 1968. Artiste, enseignant, éditeur, il vit et travaille
à Grenoble. De 2000 à 2005, il a co-assuré
la direction artistique de la revue de culture politique "
Multitudes ". En 2006, il a cofondé les éditions
it: (readit.fr). Il a par ailleurs coorganisé au Centre national
d'art contemporain de Grenoble, le Magasin, une série d'événements
liés à la pratique du son et de la vidéo sur
internet. En 2008, il a notamment participé aux expositions
et événements suivants: " Ultramoderne ",
Centre d'art Passerelle, Brest ; " Valeurs croisées
", Biennale d'art contemporain, Rennes ; " Carte Blanche
à Noëlle Pujol & Ludovic Burel ", Université
Paris VIII, Saint-Denis ; 19e festival international de l'affiche
et du graphisme, Chaumont, etc.
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Manuel SAIZ: Buffer
Vidéo| hdv | 0:03:00
Espagne | 2008
Le terme "buffer" (tampon) est utilisé dans la
technologie informatique pour définir un espace de mémoire
dans le quelle l'information est stockée, en attente d'un
processus ou d'un transfert. Le " buffer " reçoit
l'information de manière désorganisée et abrupte
et la redistribue en des paquets bien ordonnés, aptes à
être facilement manipulés. Le film décrit le
fonctionnement d'un dispositif architectural en train d'exécuter
métaphoriquement cette même fonction, et d'ordonner
des êtres humains comme de simples données par l'intermédiaire
de du déplacement physique dans l'espace. Ce mécanisme
se réfère à des situations de la vie quotidienne
dans lesquelles la population des grandes villes interagit avec
les services publics. La sculpture représentée montre
la structure de base de ces situations. Les visiteurs qui font l'expérience
de cette uvre sentiront une excitation mécanique et
répétitive proche de l'aliénation.
Manuel Saiz est un artiste visuel basé à Londres.
Depuis les années 1980, il a exposé ses sculptures,
photographies et vidéos dans des galeries d'art et des musées
du monde entier. Depuis 1995, il travaille principalement avec la
vidéo et les installations vidéo. Ses créations
ont été présentées dans de nombreux
festivals de films d'art et de vidéo, notamment Impakt à
Utrecht, VideoLisboa à Lisbonne, Videoex à Zurich,
Int. Kurz Film Fest à Hambourg et Transmediale à Berlin.
Ses installations vidéo ont été présentées
dans des galeries et des espaces publics du monde entier. Parmi
ses expositions récentes, signalons " Parallel Universes
" à la Galerie Moriarty de Madrid, " Nominal Politics
" au T1+2 Space de Londres, ainsi que l'exposition collective
" East End Academy " au Whitechapel de Londres ou "
Save the Day " au Kunstbüro de Vienne. Son court-métrage
" Being Luis Porcar " a reçu le 1er prix de l'Internationale
Kurzfilmtage de Winterthur.
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Gregg SMITH: Le courant
Fiction expérimentale | betaSP | couleur
| 00:17:11
Afrique du sud/France | 2008
La narration suit librement les progrès d'un jeune homme
arrivé dans une petite ville de province afin d'y présenter
sa candidature. Le travail disponible consiste en la supervision
de l'aménagement d'une parcelle de terre. Comme l'agriculture
a diminué dans la région, certains voudraient voir
les terres utilisées de façon plus rentable, grâce
à la construction d'une cité-dortoir dans une ville
voisine. Toutefois, en vue de faciliter la réalisation d'un
tel projet, il faudrait que la personne chargée de sa gestion
tolère des procédures assez peu orthodoxes. Le jeune
homme est considéré comme adapté à ce
poste.
Il devient cependant vite évident qu'il existe dans ce territoire
d'autres forces en jeu. La région semble affecter physiquement
tous ceux qui s'y déplacent, par diverses formes de mouvements.
Il semble que le corps de ceux qui sont touchés est investi
par une force rythmique, qui les fait bouger en des danses sporadiques
et involontaires durant les activités quotidiennes.
Gregg Smith est originaire d'Afrique du Sud. Il obtient son diplôme
à Michaelis School of Fine Arts à Cape Town, puis
étudie au Studio National des Arts Contemporains Le Fresnoy.
et à la Rijksakademie d'Amsterdam où il est résident
en 2001-2002. Son travail consiste en des films, vidéos,
installations, performances et peintures dans lesquelles il évoque
la fragilité des êtres humains. Utilisant le mode de
la narration comme un vecteur pour réinvestir la subjectivité
de l'individu, son travail vise à créer une connivence,
une complicité avec et entre les spectateurs/acteurs, à
réintroduire avec subtilité des désirs et des
possibilités de contrer le désintérêt
pour l`autre. Ayant vécu en Afrique du Sud jusqu'à
2000, Gregg Smith n'est pas sans convoquer dans plusieurs de ses
ouvres les traumatismes de l'Apartheid et une conscience du perspective
personnelle de l'individuelle dans son milieu sociale.
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Chelsea TONELLI KNIGHT: The official
Vidéo | dv | couleur | 00:06:30
USA | 2007
Dans l'installation vidéo " The Officiel ", Chelsea
Tonelli Knight explore les fantasmes du pouvoir au sein de la bureaucratie.
Tourné dans les bureaux privés et les couloirs de
l'ONU à New York, " The Officiel " entreprend d'examiner
le rôle d'un diplomate de sexe masculin au sein d'une institution
idéalisée. Ce qui semble à première
vue être un documentaire ou une interview se transforme en
un récit fragmenté dans lequel le théâtre
de l'autorité et de la séduction se joue entre le
diplomate et son interlocuteur, non identifié. Les deux personnages
adoptent une série d'attitudes, en déplaçant
les tensions entre institutionnel et intime et en questionnant la
manière dont ils se définissent l'un l'autre.
Chelsea Tonelli Knight est une vidéaste et artiste de
performance basée à Chicago (USA). Elle a obtenu son
MFA (Master of Fine Arts) à la School of the Art Institute
de Chicago en 2007 et a été boursière Fulbright
en Italie en 2007. Knight a exposé aux USA et en Europe,
notamment lors d'expositions à la Werkschauhalle Gallery
des Spinnereigalerien de Leipzig (Allemagne), au St. Louis Art Museum
(USA), au Centro Arte Moderna e Contemporanea della Spezia (Italie)
et a participé en 2007 à la Biennale d'Istanbul (Turquie).
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