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Du
24 novembre au 1er decembre
Le Théâtre Paris-Villette
accueille en entrée libre sur toute la durée des Rencontres
une exposition, un forum de discussion et un espace de consultation.
Tous
les jours
13:00 > 19:00
[EXPOSITION]
L'exposition présente des oeuvres vidéos et des installations
multimédias. Elle est constituée de plusieurs thématiques
et plusieurs questions relatives aux médias, à l'actualité,
à la représentation abstraite et au paysage. Entre
démarches critiques et propositions artistiques, l'interprétation
du parcours est laissée au visiteur.
"MEDIA CRITIQUE"
Jeu vidéo, Internet, GPS, vidéo surveillance. Les
oeuvres présentées entretiennent un rapport critique
direct avec le développement des réseaux d'information
et les nouvelles imageries. JODI modifie le jeu vidéo ultra
violent "Max Payne" en compilant une série de "cheats",
altérations du jeu lui-même, et en intervenant dans
la structure du programme, créant ainsi des perspectives
absurdes et des effets qui altèrent le réalisme du
jeu. UBERMORGEN développe une entreprise de canibalisation
de Google par lui-même, en détournant le système
de rémunération des liens commerciaux sur Internet.
Christophe Bruno crée un automate de reconnaissance de formes
commerciales subliminales sur Internet. Matthiew Ostrowski sample
et mixe le flux d'images et d'informations de l'Internet, les rabat
sur un même niveau. Gwen Macgregor retrace grâce à
un GPS ses déplacements à Toronto et à New-York
appliquant à elle-même le principe de traçabilité
et de surveillance globale. Katy Sawatzky développe un métronome
social au moyen de Quick Time fondé sur un processus de captation
du mouvement. Denis-Paul Beaubois expérimente la transmission
non filaire des images, et la pousse à son terme physique,
l'écrasement. Jordan Crandall analyse les processus d'identification
du spectateur-regardeur, en résonance avec le nouveau régime
de sécurité médiatisée, une "sécurité
inconsciente". Il combine vidéo, footage de caméra
surveillance, logiciels militaires de pistage, et explore les effets
de la nouvelle culture sécuritaire sur la subjectivité
et l'identité.
JODI : Max Payne cheats only
Installation multimédia | Pays-Bas
| 2006
Avec le soutien du Dicréam
UBERMORGEN : GWEI - Google will eat itself
Installation multimédia, net art |
Allemagne | 2006
Avec le soutien du Dicréam
Christophe BRUNO : Logohallucination
Net art | France
| 2006
Avec le soutien du Dicréam
Matthew OSTROWSKI : Atopia:levigation and apophenia
Installation multimédia | USA | 2004
Gwen MACGREGOR : 3 months, Toronto/New York
Création numérique | Canada
| 2006
Jacky SAWATZKY : Social metronome
Création numérique | Canada
| 2006
Denis-Paul BEAUBOIS : Terminal Vision Project 2, The Fall
From Raiatea
Action vidéo | dv | couleur | 0:04:00
| Australie | 2006
Jordan CRANDALL : Homefront
Art vidéo | dv | couleur et n&b
| 0:08:00 | USA | 2006
"LA MARCHE DU MONDE"
Cette partie de l'exposition questionne l'état militarisé
du monde de ses stratégies et de sa dimension médiatique.
En contrepoint, plusieurs oeuvres soulignent les apories d'un abord
artistique de ces questions. Victor Sloan dédouble un marche
militaire. Immanuel Weinland séquence et superpose les feux
d'artifice du nouvel an filmés en caméra infra-rouge
sur une base militaire de l'OTAN en Allemagne. Douglas Ross filme
de nuit la façade du siège de l'ONU à New-York,
il filme une architecture vide, seulement encore animée par
des lumières intermittentes et vacillantes. Broersen et Lukacs
réalisent un collage spatial en compilant d'innombrables
images diffusées à la télévision, des
images fixes que nous traversons, un paysage de médias, le
paradis global accessible à chacun. Décors simulacres
et paysage infernal. Tony Cokes revisite le discours de Georges
W. Bush qui affirme l'existence des armes de destruction massives
et l'existence de liens entre Al-Qaeda et le régime irakien.
Susanna Schoenberg court dans le plus long parking d'Europe, alors
qu'une réflexion sur l'histoire et la société
sous-titre l'écran. Gustav Sparr développe une combinatoire
dont le jeu élaboré garde ses règles secrètes.
Mai Naoto et Yamashita Kobayashi provoquent et aident le hasard
avec un lancé de dés toujours gagnant. Koen Theys
réalise un "vanité" contemporaine, il filme
en plan séquence une installation composée de livres,
d'horloges et de bougies éteintes dans laquelle 20 000 escargots
se déplacent, pendant que l'on entend les discours élogieux
sur l'artiste lors d'une conférence de presse. Lisa Steel
et Kim Tomzak reprennent le slogan pacifiste des années soixante-dix
"Faites l'amour, pas la guerre", pour en souligner l'ambivalence
faite d'inanité et de nécessité.
Victor SLOAN : Walk
Art vidéo | super8 | couleur | 0:28:00
Irlande | 2004
Immanuel WEINLAND : Green Sky
Vidéo expérimentale | dv | couleur
| 0:10:40
Allemagne | 2006
Douglas ROSS : UN
Art vidéo | dv | couleur | 0:07:07
USA | 2004
BROERSEN & LUKACS : Prime time paradise
Film expérimental | dv | couleur |
0:11:00
Pays-Bas | 2004
Tony COKES : Evil.6: Faking
Vidéo | dv | couleur | 0:08:00
USA | 2006
Susanna SCHOENBERG : Garage|Katze
Création numérique, Vidéo
| dv | couleur | 0:07:00
Italie / Allemagne | 2005
Gustav SPARR : Slide Projector: I.D. Roles
Project
Animation | flash (swf) | couleur | 0:27:46
Suède | 2006
Mai NAOTO, Yamashita KOBAYASHI : Miracle
Art vidéo | dv | couleur | 0:03:10
Japon | 2004
Koen THEYS : The vanitas record
Fiction | dv | couleur | 0:33:35
Belgique / Belgique | 2006
Lisa STEELE, Kim TOMZAK : Make
love not war
Vidéo | dv | couleur | 0:02:10
Canada | 2003
"ABSTRACTS"
Cette partie de l'exposition rassemble des vidéos abstraites,
formelles et conceptuelles, qui questionnent le médium vidéo
dans sa spécificité ou qui questionnent les processus
de perception. Sylvain Legrand combine un motif en variations. Bas
van Koolwijk fusionne et intervertit signaux sonores et vidéo,
créant une image instable évoquant un drapeau, et
soulignant la confusion de langage qui gouverne l'ère numérique.
Les Pink Twins ouvrent littéralement une image du sol prise
par satellite, et explorent les strates visuelles et sonores issues
de la numérisation de cette image initale. La vidéo
de Mathias Delfau se situe entre narration et motif abstrait, propose
de suivre un trait qui se dessine en fonction du regard qu'on lui
porte, renvoyant le spectateur-regardeur sa notion du temps et de
l'espace. Igor Baskin détourne le caractère obsolète
du télétexte pour dérouler un récit
personnel et philosophique. Pierre Alféri et Jacques Julien
proposent un texte en miroir dans lequel notre regard s'autonomise
et crée son propre texte, sa propre temporalité.
Raewyn Turner et Colin Beardon juxtaposent un texte rédigé,
formant le tronc et la frondaison d'un arbre, avec des texte provenant
de sites web produisant une tension entre sensation subjective et
société de l'information.
Sylvain LEGRAND : I-D
Animation expérimentale | numérique
| couleur | 0:01:10
France | 2006
Bas VAN KOOLWIJK : FBCK/AV - Red flag
Film expérimental | dv | couleur |
0:02:59
Pays-Bas | 2005
Pink TWINS : Splitter 2
Vidéo | dv | couleur | 0:10:00
Finlande | 2006
Mathias DELFAU : HA
Animation expérimentale | dv | couleur
| 0:05:00
France | 2006
Igor BASKIN : The teletext
Art vidéo | dv, .avi | couleur | 0:02:00
Russie | 2006
Pierre ALFERI, Jacques JULIEN : Mots croisés
Vidéo | dv | couleur | 0:02:45
France | 2006
Raewyn TURNER, Colin BEARDON : World Tree
Création numérique, net art
| computer program exe
couleur | 0:04:30
Nouvelle-Zélande | 2005
"PAYSAGES"
Le paysage comme lieu de projection et d'interrogation culturelle.
Marion Delaballe dédouble un panoramique et propose le trompe
lil du décor dune pré-narration
filmique. Yvan Pousset questionne la position du cadre de l'image
et du regardeur. Avec Ruth Baettig, nous suivons un personnage effectuant
un parcours sportif entre différentes sculptures dans l'espace
public. Elodie Maître superpose les prises de vue d'un même
paysage, le déréalisant et le recréant en pure
surface numérique. Seoungho Cho étudie les possibilités
d'exploration formelle d'un paysage subjectif.
Marion DELABALLE : Tour(s)
Vidéo | dv | couleur | 0:10:00
France | 2005
Yvan POUSSET : 9°N
Vidéo | dv | couleur | 0:04:30
France | 2006
Ruth BAETTIG : Running by numbers
Vidéo | dv | couleur | 0:08:30
Suisse / Pays-bas | 2005 1238
Elodie MAÎTRE : Coïncidence 3
Vidéo | dv | couleur | 0:06:00
France | 2005
Seoungho
CHO : WS.2
Vidéo | dv | couleur | 0:08:06
Coree du Sud / USA | 2004
Tous les jours
15:00 > 19:00
[PROJECTION
VIDEO]
La salle de projection du Théâtre Paris-Villette
accueille chaque jour une pièce vidéo en boucle de 15h
à 19h.
Les 24 et 28 novembre
Norbert PFAFFENBICHLER : Notes on Film 02
Film expérimental | betaSP | couleur
et n&b | 1:36:00
Autriche | 2005
Ce long métrage
propose une expérience sur le thème de la différence
et de la répétition, en combinant les méthodes
employées dans les films structuralistes, avec des éléments
du cinéma narratif. Les moments de la vie d'un couple sont
organisés en séquences sur la base d'un concept de montage
alpha-numérique.
Les 25 et 29 novembre
Thomas KÖNER : Périphériques
Vidéo, installation vidéo | dv
| couleur | 0:13:34
Allemagne | 2006
Trois lieux, les rues de Harar en Ethiopie, de Belgrade et de Buenos
Aires. La caméra oscille. Les visages deviennent transparents,
les images deviennent des couches brumeuses analogues à la
mémoire individuelle, et révèlent un microcosme
temporel dans lequel on ne peut entrer que par l'extérieur,
par les marges insignifiantes du monde, comme si le questionnement
et le regard faisaient disparaître les individualités
et leur identité, révélant un vide mouvant et
dérivant du centre vers la périphérie.
Les 26 et 30 novembre
Brandon LABELLE : Perspective I-III
Vidéo | super8 | couleur | 0:34:00
Royaume-Uni | 2006
Brandon Labelle expérimente un système performatif discret
dans la ville. En-deça
des événements bruyants, signes et musique
deviennent des contrepoints, révélant l'espace public
comme espace d'expression publique. Les traces sonores et visuelles
indiquent d'autres circulations possibles.
Les 27 novembre et 1er décembre
Herman ASSELBERGHS : Proof of life
Art vidéo | dv | couleur | 0:35:00
Belgique | 2006
L'intérieur d'un espace ouvert vide, la frontière entre
l'intérieur et l'extérieur est ténue. Seule la
bande son introduit une présence humaine. Le titre de la vidéo
fait allusion au jargon des négociations diplomatiques lors
d'une prise d'otage. La césure radicale entre image souligne
la nécessité d'une écoute. Un enregistrement
sonore fait pour être regardé, ou bien cette nature morte
pourrait être un autoportrait du spectateur. |
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