CATALOGUE 2000-2001
Nisi JACOBS
Non Cambi Mai

Vidéo expérimentale - dv - couleur - 0:11:00 - Musique: Madonna: 'Don't Tell Me', 'What It Feels Like For A Girl'; extraits d'Ettore Scola 'We All Loved Each Other So Much', textes lus par Stefania Sandrelli - USA - 2000


Nous jouions avec des lentilles et des bougies jusque sept heures du matin. Le jour se levait et je continuais à faire des prises, renversant du café sur mon vêtement, agitée et enthousiaste. Nous avons ajouté un bol en verre à l'arrangement de la flamme derrière la lentille. Des couches de transparence étaient ainsi ajoutées avec ce verre, j'ai alors senti quelque chose apparenté aux couches de la personne devenant illuminée dans l'obscurité. D'une manière ou d'une autre, Madonna est entrée dans le mélange, disant des choses que je ne peux pas répéter avec mes mots, ajoutant une autre dimension de 'signification'.


We were playing with lenses and candle fire until seven o'clock in the morning. It dawned as I continued to take footage, spilling coffee on my overalls still sticky from the excitement. We added a glass bowl to the candle-behind-lens arrangement. As layers of glass transparency were added in this way, it felt something akin to layers of the self becoming illuminated in the dark. Somehow Madonna entered into the mix, saying things I could not begin to say in my own words, adding the extra dimension of 'meaning'.

Biographie


Née à la clinique libre du New York Hospital sur l'East River, Nisi (Ariana Window) Jacobs était née si vite que son oreille et son nez étaient écrasés vers la droite les premiers jours. Le médecin a rassuré tout le monde: ceux-ci rebondiraient, ça se passait souvent aux visages des bébés. Eventuellement, ils ont fait exactement ce qu'a dit le médecin, et elle est partie étudier la peinture et le dessin à Cooper Union for the Advancement of Science and Art à New York City. Après une décennie passée à regarder fixement beaucoup de choses mais sans savoir ce qu'il fallait en faire, elle a découvert un écran de télévision numérique énorme, de fabrication japonaise, dans une vitrine devant le Whitney Museum of American Art. Elle est devenue consciente des moniteurs vidéo, présents partout dans la ville, dans le métro de New York, parfois jusqu'à quatre ou cinq petits moniteurs qui pendaient en une ligne, secrétaient dans les poutres de chaque station. Alors elle a commencé à faire de la vidéo. Et puis elle a découvert que la lumière et la couleur pouvaient presque être créées par les touches sensibles d'un clavier numérique; chargées dans l'ordinateur elles pouvaient être montées comme de la vidéo, et que l'audio, si on l'approche du bon angle, était synonyme de vidéo visuelle. Qu'en fait, les deux étaient vraiment inextricables. Elle s'intéresse à cette combinaison, et elle regarde toujours fixement mais avec encore plus d'attention.