Atelier
de recherche
en entrée libre
Cinémathèque Française - Palais de Chaillot - 7,
rue Albert de Mun - 75016 Paris
roARaTorio et le Séminaire Cinéma
et Sciences Humaines animé par JEAN ROUCH, HEDWIGE TROUARD RIOLLE
et XAVIER DE FRANCE, vous invitent à la séance du Samedi
21 Novembre 1998, de 10h à 13h, à la Cinémathèque
Française, pour la présentation des films de RINA SHERMAN
en sa présence.
Projections :
RENÉ CLAIR
Entr'acte
RINA SHERMAN
Chicken Movie Clock
16 mm, 20', 1984
Un chauffeur promène sa Madame : Visites d'amis, de townships, de terrains
vagues. Le voyage se termine en un bal nuptio-funèbre où les hommes
dansent au rythme de cris de coq et de musique zoulou. Un poème urbain
d'une certaine jeunesse à Johannesbourg dans les années quatre-vingt.
L'oeuf sans coquille
Film Opéra, 35 mm, 13', 1992
Un homme-diva chante avec une voix contralto alors qu'il massacre la poule sous
toutes ses formes que lui apporte l'homme en queue-de-pie (Jean Rouch). Jusqu'à ce
qu'un esclave vienne lui apporter la preuve de son amour pour la poule qui est
blottie sous son bras ... C'est alors que le cauchemar bascule dans le rêve.
Une musique originale de Jean Pacalet se compose de l'accordéon du compositeur,
de la voix de la diva (Thierry Dubost), et des sons de poulet conçus par
Denis Mercier.
Une ode à l'hermaphrodisme spirituel où, par l'intermédiaire
de rites imaginaires, le sacrifice devient inévitable. Le prémisse
principal est que seul l'amour peut surmonter la destruction imminente.
M. M. les locataires
16 mm, 64', 1995
M. M. les locataires, une histoire en fragments, où quelques habitants,
qui sont bien quand ils le peuvent et ne le sont pas quand ils ne le peuvent
pas, évoluent dans un univers où les escaliers conduisent aux bretelles
d'autoroute, où les rails de chemin de fer débouchent dans des
bassins vides, bassins de piscines desaffectées, de fontaines sèches,
de baignoires sans bouchons. Voici le malentendu qui sous-tend l'histoire, transformé en
une évocation de la vie en site urbains : l'absence de l'eau. L'eau qui,
pour Héraclite ne coule jamais deux fois de la même façon.
L'eau que l'espace sonore ne cesse d'évoquer, pour qu'elle coule et que
la vie reprenne à cet interstice que créent la rencontre les eaux
profondes et le sable dans le lit de l'océan .
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de M. M. les locataires
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