Programme Berlin 2016
13h00 14h00 15h00 17h00 18h00 19h00
Theatersaal
Auditorium
dimanche

20 mars
13h00

Projection
Haus der Kulturen der Welt / Auditorium
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

Séance spéciale. La Ribot

la ribot: Film noir 001 // 002 // 003 | Vidéo | hdv | couleur et n&b | 28:0 | Suisse | 2015 voir plus
la ribot
Film noir 001 // 002 // 003
Vidéo | hdv | couleur et n&b | 28:0 | Suisse | 2015

Dans FILM NOIR 001 (2014), La Ribot fait apparaître les extras de deux péplums, «Spartacus» de Stanley Kubrick et «Le Cid» d’Anthony Mann, tournés dans l’Espagne des années 60. Témoignage des mouvements politiques et sociaux de cette époque, le film construit le fond de l’histoire à travers des corps anonymes. Dans FILM NOIR 002 (2015), la série continue avec les corps de figurants ou travailleurs de plusieurs films, nous laissant ainsi contempler la splendeur de leur jeu. Dans FILM NOIR 003 (2015), l’aspect spatial et chorégraphique nous saute aux yeux. Musicalement organisés, les figurants remplissent l’espace du fond, créant un ballet sensuel et drôle, parfois catastrophique, toujours impeccable.

L’artiste et chorégraphe La Ribot est née à Madrid. En 1986, elle co-fonde le groupe Bocanada Danza et le co-dirige jusqu’à sa dissolution en 1989. Deux ans après, elle commence à travailler sous le nom de La Ribot et elle inaugure le striptease humoristique Socorro! Gloria!, une pièce qui attire un nouveau public et qui lui inspire sa série solo intitulée «13 Pièces distinguées». «Más distinguidas», la seconde série des Pièces distinguées, est inaugurée à Madrid à la fin de l’année 1997. Suivi d’autres série des pièces : «Still Distinguished», 2000 et «PARAdistinguidas», 2011. «Panoramix», la version anthologique de trois heures rassemblant les trente-quatre premières Pièces distinguées, est inaugurée en 2003 à la Tate Modern et a voyagé ensuite dans d’autres institutions européennes, telles la Reina Sofía de Madrid ou le Centre Pompidou à Paris. En 2000, La Ribot amorce son travail vidéo, et expérimente plus particulièrement l’utilisation du plan-séquence, tourné du point de vue du corps impliqué dans une performance. Cette approche a irrigué de nombreuses oeuvres depuis les années 2000, dont l’installation «Despliegue», 2001, et le travail complexe mené avec la pièce «Mariachi 17», 2009. La même année, elle prend comme base «Mariachi 17» afin de mettre en place «Llámame Mariachi», un nouveau travail mêlant vidéo et performance live des trois interprètes. En 2004, La Ribot arrive à Genève, en Suisse. Elle y fonde et co-dirige entre 2004 et 2008 Art/Action, un département destiné à l’enseignement et à la recherche du live art basé à la Haute École d’Art et de Design (HEAD) de Genève. Les années 2000 voient aussi le développement de la pièce participative de grande envergure «40 Espontáneos», 2004 ; lancée en 2006 à l’Art Unlimited de Bâle, la pièce «Laughing Hole» ; et «Gustavia», 2008, un duo conçu et joué avec la danseuse, chorégraphe et directrice du Centre National de la Danse de France, Mathilde Monnier. En 2011, elle lance «PARAdistinguidas», une nouvelle série des Pièces distinguées conçue pour cinq danseuses et vingt figurants volontaires ; en 2012 elle achève «EEEXEEECUUUUTIOOOOONS!!!», une commande chorégraphique majeure du Ballet de Lorraine à Nancy, en France. Le travail vidéo de La Ribot est présenté au sein de collections privées et publiques dans toute l’Europe et elle continue à développer et présenter son travail à l’international. Elle a participé à des expositions au Japon, en Corée du Sud et à Mexico: en 2012, le MUAC (Mexico City’s Contemporary Art University Museum) a inauguré son espace d’exposition de live art en proposant une exposition monographique sur son oeuvre. En 2014, aux côtés du compositeur et pianiste Carles Santons, elle a produit «Beware of Imitations!», une vidéo hommage à la danseuse américaine Loie Fuller. Elle poursuit son travail à l’international depuis sa base située à Genève, en Suisse, où elle vit avec le chorégraphe suisse Gilles Jobin.


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La Ribot revisite des films de l’histoire du cinéma. Dans «Film noir 001», La Ribot fait apparaître les figurants de deux péplums, «Spartacus» de Stanley Kubrick et «Le Cid» d’Anthony Mann, tournés dans l’Espagne des années 60. Témoignage des mouvements politiques et sociaux de cette époque, le film construit le fond de l’histoire à travers des corps anonymes. Dans « Film noir 002», la série continue avec les corps de figurants ou travailleurs de plusieurs films, nous laissant ainsi contempler la splendeur de leur jeu. Dans « Film noir 003», l’aspect spatial et chorégraphique est central. Musicalement organisés, les figurants remplissent l’espace du fond, créant un ballet sensuel et drôle, parfois catastrophique, toujours impeccable.


dimanche

20 mars
14h00

Projection
Haus der Kulturen der Welt / Auditorium
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

"Eco-système"

Jonas matauschek, Culurgioni, Emerson: Leuna | Doc. expérimental | hdv | couleur | 13:0 | Allemagne | 2013 voir plus
Theo prodromidis: Towards the production of Dialogues On The Market Of Bronze and Other Precious Materials | Fiction expérimentale | 0 | couleur | 16:0 | Grèce | 2013 voir plus
Jonas matauschek, Culurgioni, Emerson
Leuna
Doc. expérimental | hdv | couleur | 13:0 | Allemagne | 2013

In the course of one day, the flm follows various characters in their local environment, which is infuenced by the presence of an industrial plant. Their individual sights tell about the relation between human being and industry.


Jonas Matauschek 1987 born in Dresden, Germany 2007 – 2014 studies of photography at the Academy of Visual Arts, Leipzig since 2015 Meisterschüler in the class of Prof.Peter Piller, Academy of Visual Arts, Leipzig Emerson Culurgioni 1986 born in Munich, Germany 2007-2009 studies of visual communication at the Free University of Bolzano 2010 - 2014 studies of media art at the Academy of Visual Arts, Leipzig currently Meisterschüler in the class of Prof. Clemens von Wedemeyer, Academy of Visual Arts, Leipzig

Theo prodromidis
Towards the production of Dialogues On The Market Of Bronze and Other Precious Materials
Fiction expérimentale | 0 | couleur | 16:0 | Grèce | 2013

The video installation “Towards the production of Dialogues On The Market Of Bronze and Other Precious Materials” has as a starting point of reference Bertolt Brecht’s The Messingkauf Dialogues, a theoretical work in a dialectical form that dates back to 1939 and was written in four different versions in a period of four years but remained incomplete. The work situates a reinterpreted version of Brecht’s work, connected to the socio-economic circumstances regarding contemporary society and the implications that these may cause, in the structures of a monetary policy, and its reverberations in the cultural sphere. Based on Brecht’s four nights’ structure the artist aims to provoke correlations regarding two structures, the structure of politics and the structure of finance using their architectural form and specificities as a visual starting point. The work motivates the viewer to contemplate all the above elements in a manner that the aesthetic experience of viewing it produces a platform for the critical engagement of the spectator with the socio-political signifiers that are presented. Theo Prodromidis’s video installation has a specific social context, to collective and private experiences as a consequence of politico-economic and political-cultural locations that are densified in a narrativized, critical and poetic process. Katerina Nikou, co-curator of AGORA text for the guidebook of AGORA, 4th Athens Biennale, Greece


Theo Prodromidis born in Thessaloniki in 1979, lives and works in Athens, Greece. He studied Contemporary Media Practice at the University of Westminster and was awarded an MFA in Fine Art at Goldsmiths in 2007, in London, UK. His work has been exhibited in galleries, museums and festivals such as Stavros Niarchos Foundation Cultural Centre, 5th Thessaloniki Biennale, 4th Athens Biennale, Athens & Epidaurus Festival, Kunsthalle Athena, Ileana Tounta Art Centre, Werkleitz zentrum für medienkunst, Contour Mechelen, State Museum of Contemporary Art, Tramway, Glascow, Centre Pompidou, Fondazione Merz, Museum of Cinema, Thessaloniki, Macedonian Museum of Contemporary Art i.a. He has been awarded with European Media Artists Award (EMARE), 2008 and Onassis Foundation Award, 2006.


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Jonas Matauschek explore le voisinage d’une grande usine. Les visions individuelles évoquent la relation entre lien social et industrie. En se basant sur la structure du texte de Brecht, «L’achat du cuivre», Theo Prodromidis établit des corrélations entre la structure politique et la structure de la finance, en utilisant leur forme architecturale et leurs spécificités comme point de départ visuel.


dimanche

20 mars
15h00

Projection
Haus der Kulturen der Welt / Auditorium
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

"Et la vie est facile"

ouazzani carrier, Marie Ouazzani: Tracing Ghosts | Vidéo | hdv | couleur | 9:22 | Coree du Sud | 2015 voir plus
Lamia joreige: And the living is easy | Fiction | hdv | couleur | 75:0 | Liban | 2014 voir plus
ouazzani carrier, Marie Ouazzani
Tracing Ghosts
Vidéo | hdv | couleur | 9:22 | Coree du Sud | 2015

Durant la colonisation japonaise de la Corée, cette école enrôlait des orphelins dans l’armée occupante. Maintenant résidence d’artistes, on murmure qu’elle est hantée. En jouant avec des calques d’images artistiques, historiques et touristiques, trois jeunes coréens réveillent les souvenirs et le passé de ce lieu.

Le duo d’artistes Marie Ouazzani (née en 1991) et Nicolas Carrier (né en 1981) s’est formé en 2015. Entreprenant des voyages qui les mènent dans des monuments et des paysages historiques, ils interagissent avec le contexte de ces lieux pour mettre en avant leur mémoire à travers des images qu’ils recontextualisent. Leurs installations, films et éditions confrontent des objets culturels pour investir et enquêter sur leur potentiel spirituel et fantasmagorique. Par la manipulation d’images, leur travail propose une réflexion critique autour des représentations induites par notre époque.

Lamia joreige
And the living is easy
Fiction | hdv | couleur | 75:0 | Liban | 2014

"Beyrouth, en 2011. La ville est plongée dans une étrange accalmie alors que la région autour s’embrase. A travers cinq personnages, principalement des acteurs non-professionnels, Lamia Joreige réalise un portrait unique de sa ville natale. Qu’il soit attaché commercial, musicien, étudiant, acteur, chacun livre son attachement profond à Beyrouth et sa difficulté ou impossibilité d’y vivre. Pendant plusieurs mois, la cinéaste leur a demandé de jouer des scènes qu’elle a imaginé en s’inspirant de leur vie amoureuse, professionnelle ou amicale. Elle a fictionnalisé leur quotidien, faisant ainsi ressortir leur malaise. Ces scènes ont été jouées dans les quartiers où ils habitent, dans les lieux qui leurs sont chers. La ville et leurs sentiments sont intimement imbriqués. Sous la beauté des images, sous l’apparente douceur de leur vie se profile l’angoisse de l’instabilité politique au Proche-Orient et la peur d’une guerre dévastatrice."

"Born in Lebanon in 1972, Lamia Joreige is a visual artist and filmmaker who lives and works in Beirut. She uses archival documents and fictitious elements to reflect on the relation between individual stories and collective history. She explores the possibilities of representation of the Lebanese wars and their aftermath, and Beirut, a city at the center of her imagery. Her work is essentially on time, the recordings of its trace and its effects on us."


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Nicolas Carrier et Marie Ouazzani filment une école qui, durant la colonisation japonaise de la Corée, enrôlait des orphelins dans l’armée occupante. Maintenant résidence d’artistes, on murmure qu’elle est hantée. En jouant avec des calques d’images artistiques, historiques et touristiques, trois jeunes coréens réveillent les souvenirs et le passé de ce lieu. Lamia Joreige filme Beyrouth. La ville est plongée dans une étrange accalmie alors que la région autour s’embrase. A travers cinq personnages, principalement des acteurs non-professionnels, Lamia Joreige réalise un portrait unique de sa ville natale. Qu’il soit attaché commercial, musicien, étudiant, acteur, chacun livre son attachement profond à Beyrouth et sa difficulté ou impossibilité d’y vivre. Pendant plusieurs mois, la cinéaste leur a demandé de jouer des scènes qu’elle a imaginées, en s’inspirant de leur vie amoureuse, professionnelle ou amicale. Elle a fictionnalisé leur quotidien, faisant ainsi ressortir leur malaise. Ces scènes ont été jouées dans les quartiers où ils habitent, dans les lieux qui leur sont chers. La ville et leurs sentiments sont intimement imbriqués. Sous la beauté des images, sous l’apparente douceur de leur vie se profile l’angoisse de l’instabilité politique au Proche-Orient et la peur d’une guerre dévastatrice.


dimanche

20 mars
17h00

Projection
Haus der Kulturen der Welt / Auditorium
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

Carte blanche à Pedro Costa

Pedro costa: O Nosso Homem | Doc. expérimental | hdv | couleur | 23:0 | Portugal | 2015 voir plus
Pedro costa
O Nosso Homem
Doc. expérimental | hdv | couleur | 23:0 | Portugal | 2015

Nouveau montage, inédit de «O Nosso Homen». Un matin de l’été 2007. L’intérieur d’une baraque en bois et plaques d’étain dans la périphérie de Lisbonne. José Alberto, vingt-sept ans, et sa mère, cinquante-cinq ans, tous les deux Cap-Verdiens. Ils sont assis à une table. José Alberto se coupe les ongles avec un petit couteau de poche. Ils parlent en créole.

Pedro Costa est réalisateur, scénariste et directeur de la photographie portugais. En 1994, «Casa de Lava» est sélectionné au Festival de Cannes. «Ossos» remporte en 1997 le prix de la photographie de la Mostra de Venise. «La chambre de Vanda» est primé au Festival de Cannes en 2002. «En avant jeunesse !», qui revient sur la vie d’immigrés cap-verdiens déplacés dans un quartier HLM neuf de Lisbonne, est sélectionné en compétition internationales au Festival de Cannes en 2006, et est primé par le Los Angeles Film Critics Association en 2008. «Ne Change rien» est présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes en 2009. Son dernier film «Cavalo Dinheiro» a reçu le Léopard du meilleur film au Festival international du film de Locarno en 2014. «Il faut se risquer dans chaque plan, c’est ce que disait Antonio Reis. Risquer sa vie même dans chaque plan, chaque moment, chaque intonation d’un acteur. Sinon le cinéma ne sert à rien. Pour moi, il est fondamental qu’un film soit utile.» Pedro Costa


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Avec «O Nosso Homem» (Notre Homme) Pedro Costa réalise « une variation dans le prolongement de la trilogie consacrée aux habitants du quartier aujourd’hui détruit de Fontainhas à Lisbonne, ou plutôt une sorte d’appendice au troisième volet, «En avant Jeunesse!», dont le héros, Ventura, réapparait, devenu ici un des quatre personnages de ces dialogues de désespérance. Ils se poursuivent, de décor en décor, du plus sombre au plus éclatant, portés par cette somptuosité de cadres et de tons de lumière et d’ombres qui faisait dire à Jacques Rancière à propos de «En avant Jeunesse!» : « La foi dans l’art qui atteste la grandeur du pauvre – la grandeur de l’homme quelconque – brille ici plus que jamais. Mais non plus celle qui l’assimile à l’affirmation d’un salut. » Une figure court à travers «O Nosso Homem» pour en exprimer la violence mythique: « ce bonhomme qui emmène les gens dans une vie meilleure », leur glissant furtivement un papier qu’il leur redemande si fort, à cet avis d’expulsion qui frappe en fin de parcours José Albert, un des quatre Cap-Verdiens poursuivant à Lisbonne ces échanges sur l‘improbable dignité de vivre. » (Raymond Bellour)

«J’étais un bon maçon. J’ai jamais fais un mur de travers. Mon patron s’est jamais plaint de moi. Un jour le travail s’est arrêté, j’ai perdu mon chômage. Pas de pension de retraite, pas d’allocations familiales. J’ai cherché du travail partout, mais rien. Je ramenais pas d’argent à la maison, Suzete m’a foutu à la porte.»


dimanche

20 mars
18h00

Projection
Haus der Kulturen der Welt / Auditorium
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

Drink de clôture

Les Rencontres Internationales vous invitent chaleureusement à partager un verre avant la séance de clôture.


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dimanche

20 mars
19h00

Projection
Haus der Kulturen der Welt / Auditorium
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

Séance de clôture

Thom andersen: The Thoughts That Once We Had | Doc. expérimental | hdv | couleur et n&b | 108:0 | USA | 2015 voir plus
Thom andersen
The Thoughts That Once We Had
Doc. expérimental | hdv | couleur et n&b | 108:0 | USA | 2015

Inspiré de la théorie du cinéma de Gilles Deleuze, «The Thoughts That Once We Had» se construit autour de l’amour et du pouvoir de séduction des films. Réduisant à zéro l’abstraction lyrique, ruminant sur les nazis, les communistes et les espions, comparant les danses de serpent orientalistes de Maria Montez et de Debra Paget, le film est un cadeau pour tous ceux qui voient dans le cinéma un art, une forme de pensée et une source de plaisir.

Figure incontournable du film expérimental américain, Thom Andersen commence à réaliser des films au milieu des années 1960 à Los Angeles, où il étudie le cinéma (University of Southern California). Au même moment, il développe une pratique d’écriture qui accompagnera toujours sa production. En tant que critique il sera un des premiers à s’intéresser à l’oeuvre filmique d’Andy Warhol. Si ses premiers films relèvent de la production «expérimentale» ou «d’avant-garde» (cf. «Melting», 1965 ou «Short Line/Long Line», 1966-67), à partir de la moitié des années 1970 il développe une forme hybride à la croisée de l’étude visuelle et du film documentaire. Avec «Eadweard Muybridge, Zoopraxographer» (1974) – issu d’un article qu’Andersen avait publié dans Film Culture en 1966 – le cinéaste s’intéresse à la figure de Muybridge et à ses expériences dans l’étude du mouvement. À la fois biographie de l’auteur et étude sur la nature même de l’image en mouvement, Eadweard Muybridge explore la possibilité pour le documentaire de s’ouvrir au champ de la critique et de travailler ainsi, par le biais du commentaire, une forme d’écriture particulière. Avec «Red Hollywood» (1996), co-réalisé avec Noël Burch, Thom Andersen dévéloppe également une série des textes sur les communistes à Hollywood, en faisant ainsi du film une sorte de traité historiographique critique. «Los Angeles Plays Itself» (2003), son opus majeur, porte à l’extrême ce principe. Constitué à partir d’un nombre étonnant de séquences des films, le long-métrage explore, sur une durée de trois heures, les multiples identités de la ville de Los Angeles, et ce que le cinéma peut nous apprendre sur l’espace urbain.La production filmique de Thom Andersen se présente comme un lieu d’investigation idéal pour comprendre les liens entre l’écriture et la mise en forme visuelle de la pensée.


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Dans cette histoire personnelle du cinéma, inspiré de la théorie du cinéma de Deleuze, Thom Andersen construit ce film autour de l’amour et du pouvoir de séduction des films. Il se saisit, comme Deleuze, d’un vaste territoire, qui s’étend de Griffith à Godard, utilisant des images cinématographiques non pas pour expliquer, mais pour incarner les idées de Deleuze, dans toute leur ambiguïté, leur richesse et leur nuance.


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