Programme Berlin 2016
19h00 21h00
Theatersaal
Auditorium
jeudi

17 mars
19h00

Projection
Haus der Kulturen der Welt / Auditorium
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

"Meutrière"

Philippe grandrieux: Meurtrière | Film expérimental | hdv | couleur | 61:0 | France | 2015 voir plus
Philippe grandrieux
Meurtrière
Film expérimental | hdv | couleur | 61:0 | France | 2015

L’objet de Meurtrière c’est La Chose. La Chose est insensée, folle, intenable, hystérique, grotesque, phobique, dangereuse, brutale, dévorante, sauvage, sexuelle, imprévisible, sidérante, frénétique, atroce, inquiète, effrayante, extatique, désirable, vulgaire, perverse, embarrassante, impudique, nerveuse, obscène, sacrée, sacrifiée, furieuse, meurtrière. Mais avant tout, La Chose est sans intention. Avec les danseuses : Émilia Giudicelli, Vilma Pitrinaite, Hélène Rocheteau, Francesca Ziviani.

Le travail de Philippe Grandrieux s’étend sur de nombreux territoires : fiction de long métrage, expérimentation télévisuelle, art vidéo, film de recherche, documentaire, installation. Son exigence artistique le mène à pousser chacun de ses domaines à leurs limites et se montre constamment inventive et radicale. Ses trois films de long métrage, Sombre (récompensé au festival de Locarno), La Vie nouvelle (présenté à la Tate Modern de Londres) et Un lac (primé à la Mostra de Venise) font référence en termes de photographie, de travail sur le son, d’expérimentation narrative et figurative. Sur des trames narratives pourtant linéaires voire sérielles (souvent le conte, la légende), ses films déploient un monde d’énergies, ancré dans les sensations et les affects. Depuis 2005 , ses fictions de long métrage, installations, documentaires, expérimentations télévisuelles, suscitent de nombreuses programmations monographiques. En janvier 2011, il réalise un portrait du cinéaste japonais Masao Adachi, premier portrait d’une série imaginée par Nicole Brenez et Philippe Grandrieux. Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution / Masao Adachi est programmé dans près de 50 festivals et universités. Il remporte, en 2011 le « New: Vision Award » au CPH:DOX de copenhague, en 2012 le « Grand Prix Expérimental » au Festival de Pantin et en 2013 le « Grand Prix du Documentaire » au Festival de Tripoli au Liban. En 2012 il entreprend la réalisation d’une trilogie dont l’objet est l’inquiétude . White Epilepsy en est le premier mouvement. Le film sera présenté en compétition internationale au FID Marseille 2012 puis au FICUNAM Mexico, au LINCOLN CENTER New-York, au Festival UNDERDOX Munich, au FNC Montréal... En 2013 le WHITNEY MUSEUM OF AMERICAN ART offre une «carte blanche» à Philippe Grandrieux dans le cadre du festival Walls and Bridges. Les deux premiers mouvements de sa trilogie y seront présentés : la version film de White Epilepsy ( avec 4 danseuses/danseurs) et la version performance de Meurtrière ( avec 4 danseuses). La version film de Meurtrière vient d’être présentée pour la première fois en compétition internationale au FID Marseille 2015 et vient de remporter le prix FNC LAB au FNC Montréal. Il vient de terminer Malgré la nuit, fiction de long métrage, avec Ariane Labed, Kristian Marr, Roxane Mesquida, Paul Hamy. Philippe Grandrieux bénéficie d’une bourse d’étude «The Radcliffe Institute Fellowship Program» à l’Université de Harvard pour l’année universitaire 2015-2016.


| | | : | |



| | | : | |



| | | : | |



| | | : | |



| | | : | |



| | | : | |



| | | : | |


« L’objet de Meurtrière c’est La Chose. La Chose est insensée, folle, intenable, hystérique, grotesque, phobique, dangereuse, brutale, dévorante, sauvage, sexuelle, imprévisible, sidérante, frénétique, atroce, inquiète, effrayante, extatique, désirable, vulgaire, perverse, embarrassante, impudique, nerveuse, obscène, sacrée, sacrifiée, furieuse, meurtrière. Mais avant tout, La Chose est sans intention. » (Philippe Grandrieux)


jeudi

17 mars
21h00

Projection
Haus der Kulturen der Welt / Auditorium
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

"Borobudur"

Mélissa epaminondi: Il Grattacielo Nuovo | Film expérimental | hdv | couleur | 8:10 | Italie | 2015 voir plus
Arnold pasquier: Borobudur | Fiction | hdv | couleur et n&b | 80:0 | Italie | 2015 voir plus
Mélissa epaminondi
Il Grattacielo Nuovo
Film expérimental | hdv | couleur | 8:10 | Italie | 2015

La place Castello est surmontée de l’une des transformations urbaines les plus discutées de la ville de Sassari, construite par Fernando Clemente en 1965. Ce bâtiment, baptisé “Il Grattacielo Nuovo”, a été le premier édifice d’architecture moderne en Sardaigne. Le gratte-ciel est visible de tous les points de la ville, et jusqu’en 1970 une étoile filante lumineuse était installée à son sommet pendant les fêtes de Noël. Dans le même période, entre 1965 et 1970 l’homme a rejoint la Lune. Le film est une évocation de la chute des utopies. Deux plans séquences se succèdent : l’un suit le mouvement vertical de la nacelle électrique suspendue à la façade est du gratte-ciel en cours de rénovation ; l’autre, vue du ciel, traverse horizontalement la ville de Sassari depuis la campagne périurbaine jusqu’au centre historique de la place Castello. Sous la forme d’un karaoké la lecture de ces images est accompagnée par la chanson I want to know dans laquelle Adriano Celentano critique la société, son mode de vie et son urbanisme. Ce titre sort en 1976 dans les premières années d`existence de cette tour symbole de modernité. Sur la place Castello j’ai installé une sculpture représentant une étoile filante en métal. Elle est posée à l’horizontale au centre de la place à même le sol. Elle a été réalisée selon le dessin de l’artiste sarde Leonardo Boscani, faisant appel à son souvenir d’enfant.

Née en 1977 à Bastia, Mélissa Epaminondi est architecte et artiste, elle vit et travaille entre la Corse et Paris. Elle s’est engagée dans un processus de travail établissant des liens entre l’art et l’architecture au travers de la notion de projection. Son approche architecturale lui permet d’appréhender l’installation et l’art vidéo d’une manière singulière, questionnant le rapport entre le corps, l’architecture et le cinéma. Elle s’attache particulièrement aux espaces en lien avec l’intime. Depuis 2008 elle mène également son activité au sein du collectif l 140 (bureau de conception de projets d’art et d’architecture). Depuis 2013 Mélissa Epaminondi est représentée par la société de production Stanley White au sein de laquelle le producteur et historien d’art Fabien Danesi accompagne ses projets cinématographiques.

Arnold pasquier
Borobudur
Fiction | hdv | couleur et n&b | 80:0 | Italie | 2015

Federico est étudiant en architecture à Palerme. Il parcourt la ville à la recherche de bâtiments moderne qu’il dessine et photographie. Dans un parc, il rencontre un jeune homme, Borobudur, qui va lui ouvrir les portes d’une autre urbanité. Dans le sillage de ce garçon magique, Federico abandonne son quotidien et découvre une ville qui le métamorphose.

Arnold Pasquier est né à Paris en 1968. Dès ses études d’arts plastiques et de cinéma, il réalise des essais en Super 8 et en vidéo dans lesquels il développe un univers de journaux filmés et de fictions. À vingt ans, il se rapproche de la danse contemporaine et collabore avec des chorégraphes comme documentariste et comme danseur. Cette expérience marque la réalisation d’une œuvre où la danse tient une place importante. En 1997, il est reçu comme résident au Fresnoy, Studio national des arts contemporains à Tourcoing où il conçoit l’installation C’est ici que je donne des baisers. En 1999, il présente dans la Grande Nef du Fresnoy le spectacle C’est merveilleux pour 10 danseurs et acteurs. Il est l’auteur de nombreux films (fiction, documen- taire, art vidéo), de mises en scène de spectacles, de scénographies, d’émissions de radio pour les Ateliers de Création Radiophonique de France Culture. Son travail s’articule aux croisements de ces différentes disciplines. En 2004-2005, à la faveur d’une résidence de l’association française d’action artistique, programme, «Villa Médicis hors-les-murs», il réalise le film Celui qui aime a raison fiction de long métrage sortie en salle en 2006.Il collabore avec des cinéastes et des plasticiens comme cadreur ou monteur.


| | | : | |



| | | : | |



| | | : | |



| | | : | |



| | | : | |



| | | : | |


Mélissa Epaminondi filme le premier édifice d’architecture moderne en Sardaigne, construit en 1965, visible de tous les points de la ville. Jusqu’en 1970 une étoile lumineuse était installée à son sommet pendant les fenêtes de Noël. A la me^me pe´riode, l’homme rejoignait la lune. Le film est une e´vocation de la chute des utopies. Arnold Pasquier suit Federico, étudiant en architecture à Palerme. Celui-ci parcourt la ville à la recherche de bâtiments moderne, qu’il dessine et photographie. Dans un parc, il rencontre un jeune homme, Borobudur, qui va lui ouvrir les portes d’une autre urbanité. Dans le sillage de ce garçon magique, Federico abandonne son quotidien et découvre une ville qui le métamorphose.


Télécharger en pdf TV LAB Voir les trailers