Programme Berlin 2015
20h00 20h30 22h00
mardi

23 juin
20h00

Ouverture
Haus der Kulturen der Welt
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

Keynote et film d'ouverture

Jean-luc godard: De l'origine du XXIe siècle | Film expérimental | dv | couleur | 16:0 | France | 2000 voir plus
Jean-luc godard
De l'origine du XXIe siècle
Film expérimental | dv | couleur | 16:0 | France | 2000

D?emblée, on est époustouflé par tant de beauté : un paysage, un arbre, des promeneurs, une aria et une jeune fille à bicyclette. Peu après, un bus traverse la nuit en silence, comme dans un flottement ; on imagine un transport de prisonniers pendant la guerre en Yougoslavie ? trace mystérieuse qui se perd dans l?obscurité. Il s?agit ici de l?origine du XXIe siècle, une ?uvre de commande réalisée en 2000 pour l?ouverture du Festival de Cannes ? une tentative, comme il dit. « J?ai essayé de couvrir le souvenir des terribles explosions et crimes en tout genre des hommes par le visage des enfants et les larmes et les sourires des femmes. » Bien sûr, la tentative devait échouer, car dans cette rétrospective, il n?y a aucun remède contre les horreurs du siècle écoulé. Godard passe le XXe siècle en revue, dans le sens inverse ; ses courants majeurs sont constitués d?armées et de réfugiés, de canonnades et de prisonniers, de trains de marchandises et de montagnes de cadavres, de conquêtes et d?occupations, d?avilissement et de torture. Et quand une scène part à la recherche d?un siècle perdu, il ne s?agit pas de retrouver la douceur du souvenir mais une époque qui est perdue parce que ravagée par la violence et les guerres. L?autre scène, « Les plus belles années de notre vie » (d?après le film de William Wyler, The best years of our lives), n?est plus qu?humour macabre. Le XXe siècle, « pour moi » ? rajoute-t-il en guise d?excuse ?, est ornement et masse ; ce sont des destins isolés, noyés dans les grands courants, à moins qu?ils ne trouvent leur territoire dans une quelconque histoire qui est à la fois protection et consolation : « Il faut bien que tu comprennes que les hommes, pris en masse, jouent toujours le jeu de quelqu?un d?autre... jamais le leur. » Dans ces 17 minutes de malstrom, il est presque impossible d?identifier l?origine des images ? et c?est peut-être mieux ainsi. Celui qui vient de reconnaître dans le passage avec le petit garçon et sa voiture à pédales l?hôtel Overlook de The Shining va se demander l?instant d?après d?où vient l?autre passage, celui qui longe les cadavres gelés sur des rails couverts de neige. Les mouvements s?enchaînent, mais la juxtaposition est moins futile qu?elle ne paraît ; elle en appelle plutôt, comme un défi, à ne pas oublier les horreurs réelles par-delà les horreurs fictives. Et, inversement, de ne pas sous-estimer le cinéma, lorsqu?il s?agit de sonder et capter les courants invisibles d?une époque. Soudain, Jerry Lewis, en Nutty Professor torturé par sa métamorphose, semble offrir le commentaire adapté à un siècle qui s?est volontiers vu comme Dr Jekyll, mais plus volontiers encore transformé en M. Hyde. Même Jean Seberg ne parvient plus à rester l?observatrice neutre de l?univers de Godard, car son « qu?est-ce que c?est, dégueulasse ? » se retourne contre son temps. Que ce soit 1990, 1975, 1960, 1945, 1930 ou 1915, Godard trouverait le siècle passé tout simplement à vomir si n?étaient ces moments dans lesquels le visage d?un enfant ou le sourire d?une femme couvraient tout le reste. Mais tel qu?il le montre, ce ne sont que des épiphénomènes. « Est-ce que ce n?est pas le bonheur ? » ? « Tout de même, tu m?avoueras que tout cela est bien triste. » ? « Mais, mon cher, le bonheur n?est pas gai. »

Jean-Luc Godard est né à Paris le 3 décembre 1930. Son père, brillant médecin et sa mère, issue d`une très riche famille de banquiers, lui donnent une éducation au milieu des livres. Il fait ses études d`abord à Nyon, en Suisse, puis au lycée Buffon à Paris. Durant toute sa jeunesse, il sera partagé entre la Suisse et la France et par la différence de classe sociale de ses parents (grande bourgeoisie pour sa mère et moyenne bourgeoisie pour son père). En 1949, il suit des cours de lettres et de sciences à la Sorbonne puis prépare un certificat d`ethnologie. Ses études se partagent entre la peinture, la littérature, l`ethnographie et le cinéma (il suit des cours de l`Institut de filmologie de la Sorbonne). Parallèlement, il est très souvent au Ciné-club du Quartier Latin (où il fait la connaissance de Jacques Rivette, d`Eric Rohmer et de François Truffaut et à la Cinémathèque Française. Dès 1950, il écrit dans La Gazette du Cinéma, créée par Jacques Rivette. En 1952, par l`intermédiaire de sa mère qui connaît Jacques Doniol-Valcroze, le fondateur, avec André Bazin, des Cahiers du Cinéma, il écrit pour la première fois dans la revue (n°8 de janvier 1952) sous le pseudonyme de Hans Lucas. Il est alors très proche de Paul Gégauff et d`Eric Rohmer. En 1952, Jean-Luc Godard retourne en Suisse pour éviter le service militaire. Puis, pour éviter également l`enrôlement suisse, il part en Amérique du Sud et en Jamaïque. De retour en Suisse, il travaille à la télévision suisse romande à laquelle il vole de l`argent, ce qui lui vaut un bref séjour en prison puis en asile psychiatrique, sous la surveillance de son père. En 1954, après la mort de sa mère dans un accident de voiture, il réalise son premier court métrage Opération Béton, ayant pour thème la construction du barrage de la Grand-Dixence. Il a alors 24 ans et ce premier film lui permet d`avoir de l`argent devant lui. Ensuite, il enchaîne quatre courts-métrages plus personnels : Le Signe (adapté de Maupassant, réalisé et produit en Suisse par JLG), Une femme coquette (1955, l`histoire d`une femme qui écrit à une amie qu`elle a trompé son mari en séduisant le premier venu), Tous les garçons s`appellent Patrick (1957, l`histoire de deux amies qui rencontrent un coureur de jupons) et Une histoire d`eau (collaboration entre JLG et Truffaut : Truffaut filme les inondations de 1958 et Godard monte et commente). La rencontre du réalisateur avec le producteur Pierre Braunberger a considérablement aidé la naissance de ces courts-métrages. Mais c`est avec Charlotte et son Jules, son quatrième court-métrage de fiction que JLG annonce le style d`A bout de souffle, tant au niveau de l`image, du lieu (l`étroite chambre de l`hôtel de Suède) ou des personnages (la jeune fille détachée et le jeune homme amoureux trahi). Parallèlement à ces courts-métrages, JLG fait l`acteur pour ses amis : Eric Rohmer dans Charlotte et son steak (1953), Jacques Rivette dans Paris nous appartient (1958)? En 1960, après le tournage d`A bout de souffle (qu`il a pu tourner grâce aux signatures de Truffaut - à l`origine du scénario - et de Chabrol, et qui devient la figure de proue de la Nouvelle Vague), il épouse Anna Karina qui sera l`égérie de ses films suivants (Une femme est une femme, Vivre sa vie, Le Petit soldat?). Avec elle, en 1964, il fonde sa propre maison de production, Anouchka Films. Peu après le tournage de Pierrot le fou en 1965, ils divorcent. En 1966, pour la dernière fois dans un film de Godard, Anna Karina apparaît dans Anticipation (épisode du Plus vieux métier du monde), fable futuriste dans laquelle, à la fin, l`actrice lance à la caméra un regard d`adieu des plus émouvants. En 1967, Jean-Luc Godard tourne La Chinoise avec Anne Wiazemsky (petite fille de François Mauriac que l`on a déjà vu jouer dans Au hasard Balthazar de Robert Bresson). Il se marient à Paris la même année. Toujours en 1967, il participe à un travail collectif, Loin du Vietnam, pour lequel il part dans la partie nord du Vietnam. En 1968, il collabore pour la première fois avec la télévision pour tourner Le Gai Savoir qui sera refusé d`antenne, les commanditaires n`approuvant finalement pas le film du cinéaste. Après avoir manifesté son désaccord avec le limogeage d`Henri Langlois, alors directeur de la Cinémathèque Française, il fonde le groupe Dziga Vertov avec Jean-Pierre Gorin, Gérard Martin, Nathalie Billard et Armand Marco, militants marxistes-léninistes. Dans la mouvance des événements de mai 68, le groupe se consacre pendant plusieurs années à un cinéma politique aux revendications sociales exacerbées. Les années politiques de Godard durent jusqu`en 1972. Dès 1973, il commence à travailler avec Anne-Marie Miéville qui devient sa compagne. Pendant six ans, tous deux réalisent plusieurs films (dont beaucoup en vidéos) : Ici et ailleurs, Numéro deux, Six fois deux?. Cette période est marquée par une interrogation omniprésente sur le rapport entre les images et leur sujet et s`apparente finalement à des sortes de documentaires mis en scène. En 1979, il revient au " vrai " cinéma : il commence par travailler sur un projet qui ne verra jamais le jour avec Diane Keaton et Robert de Niro. Son réel retour se fait avec Sauve qui peut la vie, film tourné en 35 mm et dont le scénario a été écrit en collaboration avec Anne-Marie Miéville et Jean-Claude Carrière. Après le tournage de Passion, Jean-Luc Godard entreprend celui de Prénom Carmen. Isabelle Adjani, qui devait au départ interpréter le rôle de Carmen (finalement pris par Maruschka Detmers), quitte le plateau au bout de quelques jours. En 1984, afin de pouvoir terminer le difficile tournage de Je vous salue Marie, JLG accepte un film de commande. C`est Détective, avec Johnny Hallyday, Nathalie Baye et Claude Brasseur, film qu`il présente à Cannes où il reçoit une désormais fameuse tarte à la crème. Ensuite, entre quelques travails vidéos (dont, en vrac, Grandeur et Décadence d`un petit commerce de cinéma, hommage au septième art, On s`est tous défilés, vidéos sur les défilés de Marithé et François Girbaud, Le dernier mot, tourné pour les dix ans du Figaro Magazine) JLG tourne plusieurs longs-métrages remarqués, de Soigne ta droite à Nouvelle Vague en passant par Hélas pour moi et For ever Mozart. Parallèlement, il entreprend un ouvrage de taille : la conception d`un documentaire gigantesque visant à retracer la grande épopée du cinéma. C`est Histoire(s) du Cinéma qu`il réalise en 1998 (mais dont les deux premiers volets datent de 1988) et pour lesquelles il compile moult images de films et d`archives qu`il monte et commente. Ce document lui vaut un César d`honneur lors de la cérémonie de 1998. Cette année, c`est avec Eloge de l`amour qu`il revient au cinéma à proprement parler (après cinq ans d`absence dans les salles) et au Festival de Cannes, après avoir été nominé pour Sauve qui peut la vie (1979), Passion (1982), Détective (1985), Aria (1987, film collectif) et Nouvelle Vague (1990).

Pour l'ouverture de la manifestation à Berlin cette année, nous sommes heureux de débuter la soirée avec la projection exceptionnelle de "De l'origine du 21ème siècle" de Jean-Luc Godard. Le film sera précédé d'une intervention des deux directeurs des Rencontres Internationales, qui évoqueront les principales lignes de la programmation de cette année et les questions auxquelles elle souhaite contribuer.


mardi

23 juin
20h30

Ouverture
Haus der Kulturen der Welt
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

Séance inaugurale

Christian barani: Prolégomène à la lumière | Doc. expérimental | dv | couleur | 7:0 | Kazakhstan | 2013 voir plus
Cristina picchi: Zima | Doc. expérimental | hdv | couleur | 11:27 | Russie | 2013 voir plus
Ding shiwei: GOODBYE UTOPIA | Animation | hdv | noir et blanc | 7:31 | Chine | 2014 voir plus
Theodore tagholm: Plain Sight | Vidéo | hdv | couleur | 1:29 | Royaume-Uni | 2013 voir plus
Arash nassiri: Tehran-Geles | | | couleur | 18:10 | | 2014 voir plus
Theo prodromidis: Towards the Bank of the Future | Fiction expérimentale | hdv | couleur | 7:38 | Grèce | 2013 voir plus
Konstantina kotzamani: Washingtonia | Fiction expérimentale | hdv | couleur | 24:0 | Grèce | 2014 voir plus
Christian barani
Prolégomène à la lumière
Doc. expérimental | dv | couleur | 7:0 | Kazakhstan | 2013

KAZAKHSTAN. Mine de Kouzembaïev dans les steppes de Karaganda. Durant l'époque soviétique, les mineurs bénéficiaient d’un très grand respect de la part du régime et de la population. Ce statut était dû aux nombreux sacrifices subis pour la construction du pays. Depuis la chute du mur, une société libérale est apparue. Avec lui, l’individualisme, le chômage et la crise. Les mines ferment les unes après les autres. Sur 28 mines présentent dans la région, seules 8 sont encore en service. Dans la mine du héros Kouzembaëv, dans cet instant qui précède la descente dans le noir, seule la lumière persiste pour honorer ces corps.

Christian Barani est né en 1959. Il construit une pratique qui associe le champ du documentaire à celui des Arts Visuels. Dans le processus de réalisation, il est question d’expérience engageant un corps/caméra marchant dans l’espace. Pour filmer, il se définit une règle du jeu qui compose avec le hasard et l’improvisation. Pas de scénario préalable. La marche est utilisée comme un vecteur de rencontres. Tout se joue dans l’instant. Au terme de l’expérience, un matériau est récolté. Il prendra différentes formes en fonction du projet à venir, des lieux d’exposition : film, installation, performance…

Cristina picchi
Zima
Doc. expérimental | hdv | couleur | 11:27 | Russie | 2013

A portrait of a season - a journey through North Russia and Siberia, through the feelings and thoughts of the people who have to cope with one of the world's harshest climates; a reality where the boundary between life and death is so thin that is sometimes almost nonexistent, where civilization constantly both fights and embraces nature and its timeless rules and rites. In these remote places, people, animals and nature itself become elements of a millennial yet unpredictable script, in which physical and mental endurance play an important role as much as chance does, where life and death constantly embrace each other. A reflection on fate, adaptation and the immutable cycles of existence.


Cristina Picchi (Lucca, 1981) is an award winning Italian filmmaker, writer and artist based in London. As a filmmaker she has directed and edited the short documentaries Zima (2013), Eyes On The Ground (2012), Under Your Skin (2011), Fragments of a Dream (2011) and The Disassociated (2011); her films have been screened in festivals and galleries worldwide. Her written work includes short stories and contributions to award-winning books. She holds a degree and an MA in European Literature from the University of Pisa and and a master`s degree in Screen Documentary from Goldsmiths University.

Ding shiwei
GOODBYE UTOPIA
Animation | hdv | noir et blanc | 7:31 | Chine | 2014

In memory of ancient humans, God issued commandments to Moses on Mount Sinai and said, "can not kill." However Nietzsche tells us that God has been dead already. Human beings created God, but also exterminated God. We childbirth themselves, but also slay ourselves.


Ding Shiwei was born in Heilongjiang Province and graduated from China Academy Of Art with BFA in 2012. He currently lives and works in Hangzhou, China. Main in Experimental Animation, Experimental Video. His works were presented in Montreal Museum of Fine Arts, Quebec, Canada; Li Xianting Film Fund, Beijing, China; OCAT Contemporary Art Center, Shenzhen, China; A4 Contemporary Art Center, Chengdu, China. His works had been selected out in the international competition section and media art section of Tampere Film Festival; Up and coming Int. Montreal International Film Festival of Films on Art; Image Forum Film Festival in Japan. His works were collected by Li Xianting Film Fund, Beijing, China.

Theodore tagholm
Plain Sight
Vidéo | hdv | couleur | 1:29 | Royaume-Uni | 2013

Hiding in plain sight, the photograph skims across the skin of reality. The work plays with the surface of the photographic image. Looking at how perceptual attention affects the surface of the image, revealing fractures on the infra slim surface.


Theodore Tagholm is a London based artist who has been working with time based media for over 15 years. Trained at Chelsea School of Art and Middlesex University.

Arash nassiri
Tehran-Geles
| | couleur | 18:10 | | 2014

Tehran-geles nous projette dans un paysage fantastique, dans laquelle les néons grésillants de la capitale iranienne s’incrustent de façon anarchique sur les vues aériennes des quartiers de Los-Angeles. En écho aux écritures publicitaires, les voix enregistrées depuis Skype témoignent du passé de Téhéran. La production de Tehran-geles a elle-même produit des ‘migrations’ audiovisuelles : les séquences aériennes tournées à Los Angeles et téléchargées par internet, les enseignes lumineuses filmées à Téhéran avant d’être transportées par avion vers la France dans un disque-dur. Les témoignages d’immigrés ont quant à eux été enregistrés par skype au rythme des décalages horaires.

Né en 1986 à Téhéran, Iran, Arash Nassiri vit et travaille à Paris. Diplômé des Arts Décoratifs de Paris en 2012, Arash a poursuivit sa formation au sein du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains. La formation d’Arash inclus également l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris ainsi que l’Université des Arts de Berlin, où il a séjourné en 2010. Le travail d’Arash a été montré dans des expositions et festivals en France et à l’étranger, dont la Galerie du Crous en 2011, les expositions Panorama en 2013 et 2013, ainsi qu’à la Biennale d’Architecture de Venise lors de l’exposition « De l’objet à la ville » organisée par les Arts Décoratifs de Paris en 2010. En juillet 2014, son cernier projet a été distinguée dans le magasine culturel les Inrockuptibles. Arash a également reçu le Grand-Prix art vidéo au festival Côté Court Pantin ainsi que le prix des Amis du Fresnoy. Sa vidéo Tehran-Geles sera en compétition lors du festival BIEFF en Roumanie en décembre prochain.

Theo prodromidis
Towards the Bank of the Future
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 7:38 | Grèce | 2013

"Towards the Bank of the Future" observes and engages with two conceptual axes. The first axis derives from the analysis of Aristotle in the Nicomachean Ethics, where Aristotle presents the problematic of a definition of the "work of man". In the same way that Aristotle sets the work of man in motion, this form of a life that is activated by the operation of Logos, Cavafys repositions life, or a form of life at least, in the sphere of History, a history of action, an action beyond a simple livelihood (ζῆν). At this exact point, the work focuses on the second axis, on the concept of historicity, thus the specific position and use of History in the work of Cavafys. The poet frequently narrates in his works, of a man who is historically located either in the classical or the modern times.The above element is the one that transforms the work of Cavafys to a significant moment of modernity in poetry. The displaced historicity of the form, where the atemporal collides with the historical.


Theo Prodromidis born in Thessaloniki in 1979, lives and works in Athens, Greece. He studied Contemporary Media Practice at the University of Westminster and was awarded an MFA in Fine Art at Goldsmiths in 2007, in London, UK. His work has been exhibited in galleries, museums and institutions such as the 4h Athens Biennale, Athens, Greece, ReMap, Athens, Greece, Athens & Epidaurus Festival, Athens, Greece, Kunsthalle Athena, Athens, Greece, Ileana Tounta Art Centre, Athens, Greece, Werkleitz zentrum für medienkunst, Halle, Germany, Contour Mechelen, Brussels, Belgium, State Museum of Contemporary Art, Thessaloniki, Greece, Tramway, Glascow, Scotland, Centre Pompidou, Paris, France, Fondazione Merz, Torino, Italy, the 1st Thessaloniki Biennale, Thessaloniki, Greece, Museum of Cinema, Thessaloniki, Greece, Macedonian Museum of Contemporary Art, Thessaloniki, Greece i.a. He has been awarded with European Media Artists Award (EMARE), 2008 and Onassis Foundation Award, 2006. His work is in public and private collections in Greece, UK and Italy.

Konstantina kotzamani
Washingtonia
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 24:0 | Grèce | 2014

Washingtonia starts when the giraffes heart can no longer be heard. Washingtonia is an alternative name for Athens, a place where people, like animals, fall into summertime sadness because of the heat. Washingtonia is the only palm tree which heart is not devoured by the red beetle. Because its heart is small and dry and no one likes small and dry hearts.


Konstantina Kotzamani was born in Komotini in 1983. She has studied Pharmacy and then Cinema at Aristotle University of Thessaloniki, Department of Fine Arts. She has participated at Berlin and Sarajevo Talent Campus as a director. Her short movies have been selected in several International Festivals and have gained many awards.

Pour sa séance inaugurale, Les Rencontres Internationales vous invitent à découvrir 7 films et vidéos rares en avant-première.

mardi

23 juin
22h00

Ouverture
Haus der Kulturen der Welt
John-Foster-Dulles Allee 10, 10557 Berlin / Métro: lignes S5, S7, S9, S75, station: Hauptbahnhof
Entrée libre

Rooftop party

dj nasri: Popopop | Performance | | | 120:0 | Liban | 2015 voir plus
dj nasri
Popopop
Performance | | | 120:0 | Liban | 2015

When Oum Kalthoum meets Serge Gainsbourg meets Billie Holliday meets Aisha Al Marta meets Sabah meets Taxi Girl meets Esther Phillips meets Yasmine Hamdan meets Souad Abdallah meets Jeanne Moreau meets Dina Washington meets PJ Harvey meets Marylin Monroe meets Astrud Gilberto meets Sara Vaughan meets Catherine Deneuve meets Mohamad Mounir meets Madonna meets Delphine Seyrig meets Soapkills meets Ahmad Adawiya meets Eartha Kitt meets Mirwais meets Bandali Family meets Feyrouz meets Asmahan meets Cheikh Imam meets Marguerite Duras meets Nina Simone meets Cole Porter meets Omar Zeini meets Fleetwood Mac meets Tarab meets Kitsch meets Choubi meets you.

Acteur de cinéma (dirigé notamment par Christian Merlhiot, Jocelyne Saab, Georges Hachem, Roy Samaha, Omar Fakhoury, Jad Youssef…) et journaliste, Nasri officie en tant que DJ depuis plus de 8 ans à Beyrouth et à Berlin où il est actuellement basé. Une pop sans frontière de genre, sans frontière de goûts - bons ou mauvais. Une pop décomplexée qui fait se côtoyer les grands noms du répertoire classique arabe et ceux de la pop américaine, émiratie, égyptienne, libanaise et bien au - delà à ceux aussi des grands noms du cinéma et de la littérature française. Amoureux fou des grandes dames du Jazz, Nasri fait par ailleurs se rencontrer Asmahan et Delphine Seyrig, Grace Jones et Jeanne Moreau et le plus kitsch des sons arabes aux dialogues acérés d’une Bettes Davis entre autres grandes du cinéma mondial.

Rejoignez-nous à la Haus der Kulturen der Welt en seconde partie de soirée pour un mix live unique avec Dj Nasri.

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