L'appel à proposition 2010 est ouvert jusqu'au 30 juillet pour les cycles film, vidéo et multimédia. Tout individu ou organisme peut effectuer une ou plusieurs propositions...
   
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 16-25 AVRIL 2009
 PROJECTIONS:
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../_EDIFICIO DE TABACALERA - FUTUR CENTRE NATIONAL DES ARTS VISUELS
Entrée libre. Calle Embajadores, 53 - 28012 Madrid - Metro: Línea 3, Embajadores.
tabacalera
DU 16 AVRIL AU 16 MAI
[EXPOSITION]

OUVERTURE le 16 avril > 19:00
Du 17 au 25 avril > 16h - 21h
Du 26 avril au 16 mai > 16h - 20h

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TOUS LES JOURS
EN ENTREE LIBRE
JUSQU'AU 16 MAI

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"APRES LA FIN / FAUX RACCORDS"

LE LIEU : LA TABACALERA
La Tabacalera est une ancienne fabrique de tabac, inoccupée depuis presque 10 ans, destinée à devenir le futur Centre National des Arts Visuels. Un lieu immense et surprenant par son histoire et son architecture, dont les espaces et les salles actuelles se prêtent particulièrement à la présentation d'œuvres contemporaines

L'EXPOSITION
"After the end / Faux raccords" est une recherche sur les images possibles dans notre société où l'image est omniprésente. Ce parcours propose des approches critiques et réflexives, notamment au travers du média internet, et des approches esthétiques singulières, porteuses d'un questionnement essentiel sur notre époque : le recyclage des signes et des images, leur détournement, leur mise en suspens, la circulation des données sur internet, le travail, l'économie, l'utopie. Cette exposition est jalonnée de ruptures, comme autant de faux raccords qui questionnent notre culture contemporaine des images




Patrick BERNATCHEZ: I feel cold today
Vidéo, 16mm | 0:14:00
Canada | 2007



Traitant des notions de décadence, d'entropie et de renaissance, "la trilogie Chrysalide" est une série de 3 vidéos sans liens apparents qui privilégie les moments de tension mais au final refuse une conclusion narrative. La première vidéo de la série, " I Feel Cold Today ", dépeint des bureaux qui doucement mais surement se remplissent de neige. Bien qu'aucun être vivant n'apparaisse, des papiers abandonnés, des livres et des équipements de bureau témoignent d'une présence humaine récente, conférant à la scène une ambiance de féérie apocalyptique.

Patrick Bernatchez vit et travaille à Montréal (Québec, Canada). Il est représenté par la galerie Donald Browne. Depuis quelques années, il a développé une démarche multiforme caractérisée par une esthétique mariant le merveilleux et le monstrueux; il y explore la photographie, l'installation et la vidéo autant que le dessin et la peinture. Les thèmes du corps, de la mutation, du sexe, de la mort et de la renaissance y sont explorés dans une exubérance et un lyrisme conjuguant le fantasmatique et le cauchemardesque. Ses œuvres vidéos ont été montrées dans plusieurs galeries, notamment: Chrysalides au Centre des arts actuels Skol, Montréal (2008) et à la Galerie l'Œil de Poisson, Québec (2008) ; Blossom, Galerie Donald Browne, Montréal (2007) ; Mécanique et débordements, Galerie d'art de Matane (2004), Galerie B-312, Montréal (2004). Il a également participé à plusieurs expositions comme " Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ", Musée d'art contemporain de Montréal (2008) ; " Les Intrus ", Musée national des beaux-arts du Québec (2008) ; " VALEURS/VALUES/VREDNOSTI ", 11e Biennale des arts visuels de Pan?evo, Serbie et Monténégro (2004) ; " Bonheur et simulacres, Manif d'art 2 ", Québec (2003).

Patrick Bernatchez présentera également "Chrysalide-Empereur" le 18 avril à 18h au CA2M





Christophe BRUNO: Non Conservation Laws
Net-art, work in progress
France | 2009



"La nature est régie par des lois de conservation. Ces lois décrivent des quantités qui restent identiques avant et après qu'un certain événement a eu lieu dans un système clos. On parle par exemple de conservation de l'énergie. De telles lois de conservation sont-elles pertinentes lorsqu'on considère le domaine des processus de production / distribution / consommation ? L'examen portera sur la question des œuvres d'art mais pourra être généralisé. La première étude, présentée ici, concernera les temps de consommation et les durées de vie des œuvres. Le titre est donc à double sens : "conservation" est pris également dans le sens de la "conservation des œuvres d'art". "Non Conservation Laws" sera présenté dans sa phase préliminaire de pré-production (et pré-consommation). Un des buts intermédiaires du projet, qui est un projet à long terme, sera de mettre en rapport temps de production et temps de consommation." Christophe Bruno

Christophe Bruno vit et travaille � Paris. Depuis 2001, il poursuit sur iterature.com un travail sur les ph�nom�nes de r�seau et de globalisation dans le champ du langage. Iterature.com a �t� prim� au festival Ars Electronica en 2003 pour le Google Adwords Happening et au Share Festival � Turin pour la performance Human Browser, initialement inspir�e des Epiphanies de James Joyce. Son travail a �t� pr�sent� notamment, � la FIAC (Paris), ARCO (Madrid), Diva Art Fair (New-York), Palais de Tokyo (Paris), ArtCologne, MOCA (Taipei), Mus�e d'Art Moderne de la ville de Paris, New Museum of Contemporary Art (New-York), Biennale d'Art Contemporain de Tirana, Share Festival (Turin), Transmediale (Berlin), Laboral Cyberspaces (Gij�n), ICC (Tokyo), Nuit Blanche de Paris, File Festival (Sao Paulo), Biennale de Sydney 2008, IMAL (Bruxelles).




Claude CLOSKY: Flux
Installation vid�o
France | 2004



"Cette œuvre de Claude Closky s`attache à l`hyperconsommation des signes; et particulièrement des signes publicitaires, parmi lesquels on inclura aisément le vocabulaire graphique de l`économie, pour autant qu`on veuille bien accepter que sa signification, sa capacité de représentation efficace d`une réalité, s`efface derrière une abstraction divertissante, qui produit un effet tapisserie. Closky valorise ces signes en ne prenant en compte que l`énonciation des signifiants, et leur fonction dévorante sur la réalité, faisant disparaître tout message au profit d`un motif décoratif, dont l`infinité des variations ne produit qu`une reproduction infatigable du même. Flux utilise de manière simplifiée, réduite à l`édulcoration logotypique de formes héritées d`une abstraction géométrique moderniste (cercle et ligne), un des motifs caractéristiques de l`économie contemporaine, consistant à représenter les déplacements, matériels et immatériels, entre des masses. En extrayant ces flux de toute intention et de tout contexte, Closky rend leurs mouvements intransitifs jusqu`à l`absurde, mais montre aussi comment ils érigent en valeur, sans qu`elle soit questionnée ni remise en cause, les notions de mobilité, d`adaptabilité, de flexibilité… Par-delà la surface lisse des sphères et des vecteurs, la fluidité de leur animation tranquille, transparaît la violence d`une réalité savamment gommée de ces représentations invariablement positivistes: la violence de l`effacement des causes et conséquences possibles de ces échanges." François Piron, Courtesy art-netart.com

Claude Closky est un artiste plasticien français, né à Paris en 1963. Comme Pierre Huyghe, Claude Closky est un ancien étudiant de l'École nationale supérieure des Arts décoratifs et un membre du collectif de peintres "Les Frères Ripoulin" qui avait fait les belles heures de la Figuration Libre au début des années 80. Son œuvre actuelle est bien différente et couvre presque tous les domaines des arts plastiques, depuis le dessin et la peinture jusqu'aux sites Internet ou à la création de papiers peints en passant par la photographie. En 1999, Claude Closky a reçu le Grand Prix National d'arts plastiques décerné par le Ministère de la Culture. Il est professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts depuis 1994.





Tony COKES: Leeds.talk.trailer
Vidéo | 0:04:00
USA | 2008


Cette vidéo rassemble une série d'anecdotes piquantes sur les relations épineuses entre la critique d'art et la création artistique au Royaume-Uni et aux USA pendant les années 1960 et 1970. La vidéo se base sur un article de " Leeds Talk " rédigé par Andrew Perchuk, l'historien de l'art de Los Angeles. Ses personnages comprennent des figures célèbres comme Clement Greenberg, Michael Fried, Charles Harrison, Rosalind Krauss, Artforum, October, avec d'importants caméos de Morris Louis, Lynda Benglis, et du sculpteur décédé David Smith, parmi d'autres. Le texte de Perchuk est mis en forme comme une succession de mots blancs isolés sur fond noir (comme un écho tordu à Michael Snow, peut-être). La techno de la bande sonore fonctionne comme un contrepoint fortement rythmique à cette animation graphique très simple.

Tony Cokes est un artiste post-conceptualiste dont les réalisations mettent au premier plan la critique sociale. Ses vidéos, installations, et œuvres sonores recontextualisent les matériaux qu'il s'approprie afin de se refléter de façon critique sur notre production en tant que sujets. Les vidéos et les installations multimédias de Cokes ont été exposées dans de nombreuses institutions prestigieuses. Ses œuvres ont été projetées dans de nombreuses manifestations, notamment au Festival du Court-Métrage d'Oberhausen (Allemagne, 1993, 2005), au Festival International du Film de Rotterdam (Pays-Bas, 2001-2006), au Festival du Film et du Net de Séoul (Corée du Sud, 2005), et aux Rencontres Internationales Paris-Berlin-Madrid (2003-2008). Les projets de Cokes ont bénéficié de nombreuses aides et bourses. Cokes est professeur de production média au Département de Culture Moderne et Médias de la Brown University de Providence (USA). Il est actuellement chercheur en résidence au Getty Research Institute de Los Angeles (USA).




Johanna DOMKE: Cuers
Vid�o | 0:18:05
Allemagne | 2008



Cuers est inspiré du Procès de Kafka et par l'univers filmique d'Orson Welles. Le spectateur est emmené dans un voyage dans les espaces publics où les gens sont exposés à une longue attente. L'individu est présenté comme un être singulier, confronté aux structures de l'espace public. Le temps et l'espace sont dissous dans des images kaléidoscopiques qui soulignent combien nous avons du mal, physiquement aussi bien que mentalement, à nous intégrer dans notre environnement.

Né en 1978, Johanna Domke est diplômé des écoles d'art de Copenhague et de Malmö. Son travail a été exposé dans de nombreuses galeries d'art contemporain telles que " Marginal Moments ", Art Agents Gallery, Hambourg (2008) ; " Unbreakable space ", Overgaden Institute of Contemporary Art, Copenhague (2008) ; " Sequent silence ", Bureau pour l'art contemporain, Lyon (2007) ; " You´ll miss what´s gonna stay ", Art Agents Gallery, Hambourg (2005) et Graduationshow, Peep Gallery, Malmö (2004) ; " Still in motion ", Galleri Gustaf Gimm, Copenhague (2003). Elle a également participé à de nombreuses expositions collectives ou des festivals tels que " ENTER ", Kunsthallen Brandts, Odense (2008) ; Rencontres Internationales, National Museum Reina Sofia, Madrid (2008), " Young Identities " - Global Youth / EMAF Kunsthalle Dominikanerkirche, Osnabrück (2008) ; " Ghosts in the Machine " 516 ARTS, Santa Fe, US, (2007) ; Locarno Filmfestival, Locarno (2006), Pulsar, encuentro internacional multimedia, Caracas, Venezuela (2006), etc.




Niklas GOLDBACH: Dawn
Vidéo | 0:01:12
Allemagne | 2008



"Dawn" a été filmé dans le sous-sol du Palais de Tokyo à Paris. Le Palais a été réalisé pour l'Exposition Universelle de 1937. Bien que la façade classique années trente soit encore conservée aujourd'hui, l'intérieur a subi toute une série de modifications. En 2001, le Palais a été partiellement reconstruit. La vidéo montre une soixantaine de personnes immobiles, étendues sur des sacs de couchage dans le sous-sol encore non restauré du Palais de Tokyo, tandis qu'une boule disco tourne lentement.

Niklas Goldbach est né en 1973 à Witten (Allemagne). Il a étudié la photographie à l'Université de Bielefeld (Allemagne) et les arts médiatiques expérimentaux à l'Université des Arts de Berlin où il a obtenu son diplôme en 2004, avec la meilleure mention. En 2005, il s'est spécialisé en suivant le programme Integrated Media Arts du Master of Fine Arts du Hunter College, City University de New York, avant de poursuivre ses études en troisième cycle à l'Université des Arts de Berlin, où il a obtenu son diplôme de " Meisterschüler ". Depuis 2001, son travail est exposé internationalement dans les plus grands musées et les plus grands festivals, notamment au PAN (Pallazzo delle Arti), Naples, Italie (2008) ; 25th Kassel Documentary Film and Video Festival, Allemagne (2008) ; International Shortfilm Festival Oberhausen, Allemagne (2008) ; " Pavillon 07 ", Palais de Tokyo, (2008) ; 58th Berlinale (Berlin International Film Festival), Forum Expanded (Installation) (2008).

Niklas Goldbach présentera également Rise également le 19 avril à 14h au CA2M





JODI: GEOGOO
Net-art, installation
Pays-Bas | 2008



JODI explore notre représentation du monde à l'ère d'Internet et de Google. Des services tels Google Maps ont changé radicalement notre perception en transformant la Terre en une immense surface commerciale. En projetant les constructions géométriques de ces outils en ligne dans la réalité et inversement, en superposant leurs grilles de lectures et balises comme des chemins de jogging, le Parc Royal de Bruxelles devient le point de départ d'une dérive symbolique et mystérieuse dans un réseau d'associations amplificatrices et déconstructivistes traversant la capitale de l'Europe, la Belgique, l'espace des réseaux et des données. Dans GEOGOO (Info Park), tout est susceptible de construire sens, cela ne dépend que de vos capacités à déconstruire et reconstruire: les scintillements radiaux du rond soleil, les 3 platines rondes de DJ dans un triangle parfait à la disposition des visiteurs (attention au backmasking!), ou encore ce parcours fou de jogging entre les ronds-points de Bruxelles. Et si vous ne pouvez reconfigurer, il suffit de contempler, c'est juste rondement beau.

JODI est formé par deux artistes, Joan Heemskerk (Pays-Bas) et Dirk Paesmans (Belgique). Ils sont les pionniers du net art, après avoir été parmi les premiers artistes à créer des œuvres en ligne, dans les 90's. Ils explorent et subvertissent les conventions de l'Internet, des logiciels informatiques et des jeux vidéo. Le travail de JODI a été présenté notamment, à la Documenta X, au ZKM (Karlsruhe), au Netherlands Media Art Institute Montevideo, (Amsterdam), au Solomon R. Guggenheim Museum (New York), au FACT Centre (Liverpool), au Centre for Contemporary Art (Glasgow), aux Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid, au Stedelijk Museum (Amsterdam).




Thomas KÖNER: La Barca
Vidéo | 0:06:40
Allemagne | 2009



"In a barque she sails across the high lands of the past.
The barque heads shimmer and glow at stern and bow, and that lights her unseeable passage.
She calls to the spirits of this hour, and that is how we come to even hear her voice. "

Thomas Köner est né en 1965. Artiste multimédia, il travaille avec les installations audiovisuelles, le son, la vidéo, la photographie, le net art et les performances live. Ses œuvres appartiennent aux collections de nombreux musées d'art prestigieux. Parmi les prix qui lui ont été décernés, citons notamment le Golden Nica au Prix Ars Electronica en 2004, le Transmediale Award en 2005, le Golden Tiger Cub au Festival du Film de Rotterdam (Pays-Bas) en 2005.

Thomas Köner présentera également " Pasajeros peregrinos pilotos " le 18 à 20h au Reina Sofia ainsi qu'un concert multimédia le 17 à 21h au Reina Sofia pour la soirée d'ouverture.





Joan LEANDRE: In the Name of Kernel Series - Lonely Record Sessions
Installation vidéo | 0:20:00
Espagne | 2009



"C'était une journée ensoleillée avec un lent coucher de soleil dans la vallée, où son propre battement de coeur pouvait être entendu, un souffle profond. Aussi, j'avais espéré que quelqu'un aurait été là, ou au moins une rumeur lointaine qui aurait pu les rassurer". C'était une crise de l'ego, un choc imposé par notre bilogie (maintenant que les choses ont perdu leur sens commun, la contemplation nous garde uni). Le changement du temps semblable à un guide dépossédé, dans le vide spatial des chambres mortes. Quatre point de solitude et un long corridor que nous devrions tenter de trouver quel qu'en soit le prix.

Joan Leandre est un artiste multimédia, né en 1968, il vit et travaille à Barcelone. Il travaille principalement sur le détournement de jeux vidéo très commercialisés, emblématiques de l'amusement de masse, en opérant des modifications sur leur logiciel et leurs codes informatiques. Son travail a été montré notamment à la Transmediale (Berlin), à la Whitney Biennal (New York), à Sonar (Barcelone), aux Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid, au CCCB (Barcelone).




Thomas LEON: High latency
Installation vidéo | 0:12:00
France | 2008



C'est un film sur le temps et l'expérience de l'œuvre. La forme et la structure de la vidéo, l'utilisation des médiums numériques et du son, insufflent une tension émotionnelle dans un environnement qui en est dépourvu. Exécutant un travelling avant régulier, la camera progresse dans un paysage enneigé. La vidéo en deux parties égales, s'articule à la moitié, autour du basculement de l'axe de la camera en direction du sol. A partir de cet instant, l'image glisse de la représentation d'un espace à une abstraction rythmique. Quand la caméra se relève nous sommes revenus au début. Deux mouvements sonores successifs correspondant à ces deux parties accompagnent la vidéo.

Né en 1981 à Dijon, Thomas Léon vit et travaille actuellement à Paris. Ses travaux s'articulent principalement autour du médium vidéo, sous la forme d'installations complexes et condensées, à la frontière de la narration. Ses réalisations ont notamment été présentées lors des expositions suivantes: "les enfants du sabbat 07" au Creux de l'enfer, centre d'art contemporain de Thiers (2006) ; "Multipolaire" à la Halle 14 à Leipzig (2006) ; "Filterbox" à Glassbox à Paris (2006) ; "Le syndrome de Broadway" au centre d'art du Parc Saint-Léger à Pougues-les-Eaux (2007) ; "Science et fiction" à la générale en manufacture (2008), " Rien a? voir " aux Instant chavirés de Montreuil (2008).




Antoni MUNTADAS: Stuttgart (for H.H.)
Installation vidéo | dv | 0:09:11
USA | 2006



"Stuttgart (for H.H.)" présente le logo d'une société connue, symbolisant un certain standard de sophistication marchande, reconnu partout dans le monde et particulièrement porteur de sens dans le contexte allemand. Ce logo couronne un espace architectural indéfini et tourne doucement sur son axe comme si c'était un œil fantastique ou un radar surveillant tout autour de lui. […] " Valentín Roma

En considérant les médias comme un instrument de socialisation et de normalisation, les vidéocassettes et installations médias de Antonio Muntadas, qui sont reconnues à l`échelle internationale, viennent enquêter sur les messages contradictoires dispensés par les médias écrits et télévisés, leur organisation et leur langage. Au travers de son œuvre, Muntadas re-conceptualise l`imagerie disponible en vue de susciter chez le spectateur une réflexion quant à la signification des messages, créant ainsi une brèche dans la construction uniforme du "flot médiatique", ce flux d`informations managé par les publicitaires dans le but de leur totale consommation, brute de toute analyse par le public. Dans son film Political Advertisement (en coopération avec Marshall Reese), Muntadas nous présente un pays de la manipulation, le pays des politiques télévisées. Between The Frames était axé sur l`univers de l`art et présentait des interviews révélant les entrelacs structurels venant établir le mode de communication de l`art, sa construction et son commerce.




Charly NIJENSOHN: Dead Forest - Amazonia (Storm)
Vidéo | dv | 0:04:38
Argentine / Brésil | 2009



Il y a trente ans, le gouvernement brésilien a autorisé la construction du barrage de Balbina, dans le cœur de la région amazonienne, afin de fournir de l'énergie à la ville de Manaus. Le résultat fut la création du plus grand lac artificiel d'Amérique latine, inondant une part substantielle de la forêt amazonienne et obligeant les tribus Waimiri et Atroari à quitter leurs terres ancestrales.

Né à Buenos Aires en 1966, Charly Nijensohn vit et travaille à Berlin. Il est photographe et artiste vidéo autodidacte. Afin de saisir les tensions de l'existence humaine dans l'univers, il a choisi des paysages désolés et perdus comme mise en scène poétique de ses images. En 1997, il a remporté la bourse de la Fondation Antorchas pour réaliser " An Act of Intensity " dans le désert d'Atacama et, en 2001, d'une bourse du Banff Center for the Arts (Canada) afin de travailler sur du matériel enregistré par lui dans le pôle Sud. Il a reçu le Konex Platinum Award en 2002. Il s'est installé à Berlin en 2002, et a représenté l'Argentine à la 50e Biennale de Venise en 2003. En 2006, il a voyagé au pôle Nord, invité par le Musée Uppernavik pour filmer " Beyond the end - The polar project " au Groenland, puis en Bolivie, pour filmer " The Wreck of Men " dans le Salar de Uyuni en 2008. Nijensohn a participé à un certain nombre d'expositions et de biennales d'art, notamment la Biennale de Singapour en 2008, la Triennale d'Art Contemporain de Prague (République tchèque) en 2008, la Biennale del Fin del Mundo en 2007, la Biennale de Mercosul et de Valence (Espagne) en 2001.




Michael Takeo MAGRUDER: DATA_PLEX
Net art, installation multimédia
Royaume-Uni | 2009


Les œuvres de la série Data_plex utilisent des données qui proviennent du champ de la réalité, pour générer en temps réel des textures et des figures géométriques tridimensionnelles. Data_plex (économie): traite de l'imprévisibilité du marché global et des institutions capitalistes qui le constituent. L'œuvre est générée depuis des éléments tirés en direct de l'index boursier international le plus souvent cité, le Down Jones Industriel Average (DJI), qui compile aux USA le prix des actions de trente des plus grandes entreprises, le plus souvent publiques. L'artiste utilise un cadre de travail en Java et VRML (langage informatique qui permet la création de monde virtuel) pour traduire ce courant d'informations fluctuantes en un paysage urbain métaphorique, basé sur l'esthétique moderniste des grattes ciel et des réseaux urbains. Les hasards du marché sont exprimés en forme et en couleurs. Les éléments de ce monde virtuel refluent et flottent de manière imprévisible, alors que les volumes gigantesques du capital s'échangent pendant l'ouverture de la bourse. A la fermeture, la masse s'endort en attendant l'ouverture du lendemain.

Michael Takeo Magruder est né en 1974 aux Etats-Unis. Il a étudié la biologie à l'université de Virginie. Il vit et travaille actuellement à Londres, où il est chercheur à l'Université de Londres, au King's College, dans le département nouvelles technologies et visu immersifs et les environnements virtuels. Son travail artistique a déjà été présenté dans plus de 175 expositions, dans 30 pays, notamment au Courtauld Institute of Art(Londres), à l'EAST International 2005, au centre Georges Pompidou, au Tokyo Metropolitan Museum of Photography et à la Trans-Media-Akademie Hellerau. Son travail est également présenté dans des festivals internationaux de nouveaux médias, comme Cybersonica, CYNETart, FILE, Filmwinter, SeNef, Siggraph à Split, ou VAD et WRO en Pologne. Il est également connu pour la création de pièces en ligne, réalisation de commande pour des portails dédiés au net art, comme Turbulence.org et Soundtoys.net. Il travaille actuellement sur l'utilisation simultanée et l'analyse des nouvelles technologies, comme moyen d'exploration des structures formelles et des paradigmes conceptuels du champ numérique. Il cherche à créer des œuvres d'art dans lesquelles il n'y a plus de division entre les technologies, l'esthétique et les concepts.




Erik MOSKOWITZ, Amanda TRAGER: Cloud Cuckoo Land
Vidéo | 0:16:27
USA | 2008



"Cloud Cuckoo Land" est une collaboration entre Erik Moskowitz et Amanda Trager. Le titre est tiré de la pièce d'Aristophane Les oiseaux. Au IVe siècle avant J.-C., la notion d'utopie était déjà d'actualité - mais également remise en question. Le récit parle du transfert d'une famille dans une communauté contemporaine. Le personnage central, Bianca, après avoir fantasmé des années sur la meilleure manière d'élever ses enfants ainsi que sur la notion figée et romantique de " meilleure façon de vivre ", est confrontée à sa propre intolérance et à sa propre incapacité à s'intégrer à la communauté. Le récit de la vidéo, qui exploite des moyens cinématographiques classiques tels que champ-contrechamp, est destiné à l'exposition aussi bien dans des galeries ou des musées que dans des espaces cinématographiques. Cloud Cuckoo Land critique les postulats trop assurés sur les moyens de différencier espace public et espace privé.

Erik Moskowitz et Amanda Trager vivent et travaillent à New York et au Canada. Erik Moskowitz utilise la relation entre le cinéma et l'espace de la galerie comme point de départ pour l'installation et les films. Amanda Trager fait fusionner peinture, sculpture et installations, dans des récits en prose à la première personne. Plus récemment, Moskowitz s'est fait remarquer pour ses musiques/installations vidéo basées sur des sources littéraires. Le travail d'Erik Moskowitz a notamment été exposé au Momenta Art, NYC (2008) ; Freight and Volume, NYC (2006) ; Holiday, NYC (2005) ; Le Sous Salon, Paris (2005) ; "Exposition 5-31 Janvier 2009", Ecole Supérieure des Beaux Arts, Cherbourg, France (2009) ; "Melodrama", Sara Meltzer Gallery, NYC (2008); Impakt, Netherlands (2007) ; Antimatter, Canada (2007 and 2006). Le travail d'Amanda Trager a été exposé au Momenta Art, NYC (2008 and 2001) ; Le Sous Salon, Paris (2005) ; Clifford-Smith Gallery, Boston (1998) ; Annika Sundvik Gallery, NYC (1996) ; "Exposition 5-31 Janvier 2009", Ecole Supérieure des Beaux Arts, Cherbourg, France (2009) ; Tina B.-The Prague Contemporary Art Festival (2008) ; Brooklyn Museum's "Open House" (2004) ; NextNext Visual Art program, Brooklyn Academy of Music (2004); White Box Gallery, NYC (1998); Feature Gallery, NYC (1996).




Josh MÜLLER: La construction du ciel
Installation vidéo | 0:05:40
Allemagne | 2001



"La Construction du ciel" peut être interprété comme une série d'images fixes. Malgré quelques panoramiques très lents, l'impression qui domine est celle de calme et d'immobilité. D'abord, nous apercevons quelques avions sur le tarmac d'un aéroport, engloutis dans un épais brouillard. Le terminal de l'aéroport disparait également dans le brouillard. Alors que la grisaille s'éclaircit, le paysage ressemble à un champ de chaumes. La caméra saisit la tour et les avions dans des angles différents. Des choses se passent sur la bande-son, un son électronique projette un bourdonnement sourd sur l'image, qui pourrait être interprété comme le bruit d'un moteur, et qui change de manière minimale selon les différents plans. Ce son est comme un complément, il s'étend et suggère que là où les images présentent de l'uniformité et de la passivité, il y a cependant des différences graduelles de perception ainsi que des différenciations dans le message qu'elles véhiculent. Cette méthode de réalisation montre une similarité structurale par rapport aux images fixes du réalisateur américain James Benning. Là, un extrait du monde est montré, où il ne se passe presque rien, du moins aucune action. Il filme la nature pendant plusieurs minutes en plan fixe. Ces plans de caméra statiques détournent cependant l'attention de ce qui est réellement montré, pour aller vers une surface réflexive formelle où le thème réel du film devient la détection d'une méthode artistique et de ses signaux subliminaux. Patricia Grzonka

Né en 1973 en Allemagne, Josh Müller vit et travaille à Vienne. Il est diplômé de l'Université des Arts appliqués de Vienne. Son travail a été montré dans des galeries et des expositions du monde entier: " this is what we did ", Palais Lichtenstein, Feldkirch (2009) ; " multiplexed ", Event Gallery, Londres (2008) ; " collection ", Photographic Collection of the Museum of University of Alicante (2008) ; " I will ", Kunsthalle Exnergasse, Vienne (2008) ; " A Matter of Fact ", Nest &DCR, La Haie (2007) ; " grounded ", Event Gallery, Londres (2007) ; " extension turn ", Austrian Embassy, Tokyo (2005) ; "Living and working in Vienna", New York (2004) ; "Airplaines", FAD's Art Space, Tokyo (2003) ; "cutting the edge", Kunstbuero, Arco Art Fair, Madrid (2001).




Francis NARANJO: …agosto 2007…
Vidéo | 0:18:00
Espagne | 2008



"Cette vidéo est issue d'une collaboration entre trois artistes de trois disciplines. Pour l'image Francis Naranjo, la musique, Jose Manuel López López, et la poésie, Dionisio Cañas. " …Agosto 2007… " est comme un rayon de lumière, une rencontre entre trois informations, visuelle, acoustique et poétique, trois éléments combinés sur un écran. Les ressources narratives de l'image, de la musique, de la poésie sont synchronisés par l'émotion artistique et existentielle. Les trois espaces, image, musique, poésie, sont comme un labyrinthe, qui laisse le spectateur seul, submergé par un écran blanc qui n'est pas une fin mais un commencement." Francis Naranjo

Francis Naranjo est un artiste espagnol, né en 1961 à Santa Maria de Guia, aux Iles Canaries. Il réalise des vidéos et des installations. Une exposition personnelle lui a été consacrée en 2006, à Santiago (Chili). Il a également été représenté à l'Arco de Madrid (Espagne). Son travail développe des problématiques relatives à la société de l'information, hautement technologique, où nous sommes contrôlés et où nous contrôlons, ainsi qu'à la globalisation et à l'utilisation généralisée des nouvelles technologies. Ses œuvres ont notamment été présentées à la galerie AFA de Santiago (Chili), à l'Institut Cervantès de Paris (France), à l'Ecoteca de Pescara (Italie), au 108 Contemporary Art de Miami (USA), au MAC (Musée d'Art Contemporain) de Santiago, à la galerie Vanguardia de Bilbao (Espagne), à la Casa de America de Madrid, au CAAC (Centre Andalou d'Art Contemporain) de Séville (Espagne), au Centro Atlantico di Arte Moderno, Las Palmas de Gran Canaria (Espagne), au Kunstverein Panitzsch de Leipzig (Allemagne), à la Biennale de Dakar (Sénégal) et au Circulo de Bellas Artes de Madrid.




Benjamin NUEL: L'Hôtel
Game, installation multimédia
France | 2008



Construit sur l'idée du FPS, First Person Shooter, L'Hôtel est un jeu vidéo où toutes les armes ont cédé la place à une lourde absence d'hostilité. En observateur écarté, le joueur découvre alors les protagonistes de cette expérience vidéo ludique, aux occupations insolites. Un terroriste joue de l'ukulélé, plus loin un autre dessine l'espace à la fumée de sa cigarette. Dans un salon aux bruits sourds de la cheminée, derrière une porte vitrée trois terroristes jouent aux cartes. Une musique accompagne constante, cette étrange flânerie. En gardant son regard ironique et en cohérence avec ses vidéos précédentes, Benjamin Nuel nous amène avec l'Hôtel au sein d'une situation rocambolesque: des terroriste terrorisés par l'ennui. Le joueur assiste impassible à leurs conversations, il découvre leurs gestes non nuisibles, il dévoile aisément leurs stratégies cachées. Des héros démunis de tous leurs moyens et en attente d'un conflit inexistant. Simplement, des héros: humains trop humains ! Par ellipse, au sein de l'Hôtel on découvre un gameplay utopique où l'espace s'oublie à fur et à mesure et le temps semble omis […]. Margherita Balzerani, curateur.

Né en 1981, diplômé avec les félicitations du jury en 2005, aux Arts Déco de Strasbourg et en 2008 du Fresnoy avec mention. Lauréat de la bourse à l'écriture de la région Rhône Alpes pour le film La fin du monde. Benjamin Nuel a développé son travail artistique dans le champ de la vidéo et du cinéma. Il a été diffusé et exposé dans des manifestations comme le Festival de Locarno, le Festival Nouveau Cinéma de Montréal ou le Musée d'Art Moderne de la Ville de St Etienne. Sa réflexion s'oriente aujourd'hui vers des formes de narration non-linéaires, utilisant la 3D en temps réel et les codes du jeu vidéo. Il vient de réaliser une œuvre numérique, l'Hôtel. S'inspirant de la mécanique et de l'esthétique du jeu vidéo de guerre, elle repose sur des ressorts de l'ordre de la fascination, de la curiosité et de la frustration dans un univers anti-spectaculaire. On y trouve, comme dans le reste de sa production artistique, des questions d'utopie et de survie, un certain goût pour la dérive et la volonté d'occuper les interstices, les zones de frottements entre les codes et les genres. Délimiter une zone, construire un monde impossible, glissant entre différents temps.




Hans OP DE BEECK: Celebration
Installation vidéo | dv | 0:04:38
Belgique | 2008



Dans un désert aride, avec des roches et des cactus à l'arrière plan, a lieu un mariage ou une célébration d'un autre type, sous une chaleur écrasante. La caméra qui filme est sur pied. La scène est un tableau: une peinture vivante dans laquelle ne changent ni l'image ni le cadre. La vidéo présente la vue frontale d'une longue table dressée pour une fête, avec un alignement de sept serveurs et de deux chefs cuisiniers habillés d'uniformes blancs immaculés. A côté de la table, à droite, deux jeunes serveuses se tiennent debout, avec un plateau rempli de hors-d'œuvre. Un vent léger souffle sur les vêtements et la nappe. Les serveurs et les chefs sont très différents en âge et en apparence, jeune et vieux, corpulents et minces. Ils se tiennent immobiles, comme en suspens, regardant sans but dans notre direction. Sur la table, une nature morte baroque de plats et de nourriture, à l'air libre ou sous des cloches d'argent. Le tout est arrangé avec un grand soin, depuis les fleurs jusqu'aux plats. A gauche, au premier plan, un homme corpulent en costume est assoupi sur une chaise. La vidéo n'a pas de ligne narrative prononcée. La chaleur, la nourriture, la décoration, révèlent le vide qui sera laissé après la fête, et sapent d'avance ce qui devrait être un moment mémorable. La mise en scène de la fête semble maladroite et insensée, comparée au paysage du fond, imposant, atemporel. Les serveurs, les chefs, la nourriture, ainsi que la chaleur et le paysage composent la surface de l'image, qui contient le vide désolé et la tragédie sans éclat de l'échec d'une fête, montrant comment, dans ces rituels, nous célébrons notre propre mortalité.

Né à Turnhout en Belgique en 1969, Hans Op de Beeck vit et travaille à Bruxelles.
Artiste visuel multidisciplinaire, Hans Op de Beeck construit et met en scène des personnages, des situations dans des endroits fictifs, contemporains et urbains qui semblent extrêmement familier au spectateur. Cela inclut à la fois les lieux de solitude propice à la réflexion et les espaces noirs de monde, peuplés par des personnages incertains qui nous disent quelque chose de la manière dont nous vivons aujourd'hui. Le travail d'Hans Op de Beeck a été présenté dans de nombreuses galeries et festivals: " Extensions (part 2) ", Galerie Krinzinger, Shanghai (2008) ; " Location (6) ", Westergasfabriek (Holland Festival), Amsterdam (2008) ; " Extensions ", Centraal Museum, Utrecht et Galleria Continua, San Gimignano, Italie (2007) ; " Drawings ", Galerie Les Filles du Calvaire, Paris -2006) ; " In their minds... ", Nicole Klagsbrun Gallery, NY, USA (2005),etc.





Diego DEL POZO BARRIUSO: El topo y la anguila
Animation | dv | 0:05:02
Espagne | 2007



"El topo y la anguila" est un film sur l'Echange, le travail affectif, et les relations entre Économie et Affection. Il raconte l'histoire de deux groupes de clandestins qui ont inventé un autre type d'économie durant une période de guerre. Les individus qui appartiennent à ces deux groupes choisissent de vivre une existence assez précaire, dans le contexte d'une économie supposée abondante. C'est également l'histoire de deux groupes de personnes anonymes, qui appartiennent à deux classes et deux niveaux de production différents. Ils recherchent des actions subjectives par le biais de l'émancipation de la chaîne des échanges affectifs.

Né à Valladolid en 1974, Diego Del Pozo Barriuso vit et travaille à Madrid. Il a étudié à la Faculté des Beaux-Arts de Salamanque et de Madrid ainsi qu'à la Gerrit Rietveld Academie d'Amsterdam. Son œuvre se base sur son intérêt pour l'affection, l'amour et le désir et pour la façon dont ces émotions sont conditionnées par notre environnement social, par le pouvoir et par les méthodes de production. En utilisant différentes techniques et médias - le dessin, les installations, la vidéo ... - il nous met face à face avec une réalité dans laquelle nos désirs, que nous pensions personnels et privés, se révèlent être des constructions qui incitent à la consommation ou au contrôle social. Il travaille également avec le groupe C.A.S.I.T.A. Son travail fait partie, entre autres, des collections de MUSAC de León (Espagne) et de DA2, Centre d' Art Contemporain de Salamanque (Espagne). Ses œuvres ont été projetées dans de nombreuses galeries et manifestations d'art contemporain, notamment "Sin Prometeo...", Centre Culturel Montehermoso, Vitoria, Espagne (2007) ; "La imagen más deseada". Art Contemporary Center of Salamanca (2006) ; "Sin Levedad", Adora Calvo Art Gallery, Salamanca (2006) ; "Horizonte trascendente", Liquidación Total Art Space, Madrid (2003) ; "Cuatro amantes, Cuatro inversiones", Young Art Center, Madrid (2003). Il a également participé à plusieurs expositions collectives: "Project (OR)", MAMA, Rotterdam, (2008) ; "Heterotopías", Oktogon of HFBK, Dresde (2007) ; "Destino futuro" , Real Jardín Botánico, Madrid (2007) ; "Terraplane blues" , La Casa Encendida, Madrid (2006).




Noëlle PUJOL, Ludovic BUREL: Rien n'a été fait
Documentaire | dv | 0:39:00
France | 2007



"Néo-établis, nous nous sommes clandestinement infiltrés dans l'usine. Comme dans un camp, une prison ou un coffre dont la porte se serait malencontreusement refermée, nous y avons été durant de nombreuses années enfermés (y étions-nous par quelque force contraints ?). De cette profondeur de champ temporelle résulte l'effet de sédimentation des matériaux filmiques (on y mixe du super-8, du 16 mm, de l'Hi8, du VHS, de la DV). Dans ce cimetière de machines - ce musée imaginaire où ne subsistent que des photographies de " nos ancêtres, les robots " - nous nous sommes progressivement métamorphosés en archéologues-amateurs ou, pour faire dans la science-fiction documentaire, en derniers survivants de l'usine (version Solaris plutôt que Planète des singes)." (Ludovic Burel)

Noëlle Pujol est née en 1972 à Saint-Girons. Elle est diplômée de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et du Studio national des arts contemporains Le Fresnoy, à Tourcoing. Son travail artistique explore les domaines du cinéma documentaire et de l'installation vidéo. Ses films ont été montrés au Festival international du film documentaire (FID) de Marseille, au Festival international du film de Belfort, au Filmmaker Film Festival - Doc11 de Milan, au Festival international de Locarno. En 2008, deux expositions personnelles de l'artiste ont eu lieu à la Galerie du Triangle à Rennes et à l'ERBA de Valence. Le travail de Noëlle Pujol a été montré dans les expositions de groupe Variations, Galerie les filles du Calvaire (Paris, 2007) ; Exposition universelle d'Aïchi, pavillon français (Japon, 2005) ; Ficcions documentals, CaixaForum, Fundacio la Caixa, Barcelone (Espagne, 2004) ; Sportivement vôtre, Domaine départemental de Chamarande (France, 2004) ; From a global world, Galerie Ludovic de Wavrin, Paris, (France, 2003). Elle prépare actuellement son premier long métrage Elles étaient une fois monmon. (http://noellepujol.free.fr). Ludovic Burel est né à Lille en 1968. Artiste, enseignant, éditeur, il vit et travaille à Grenoble. De 2000 à 2005, il a co-assuré la direction artistique de la revue de culture politique " Multitudes ". En 2006, il a cofondé les éditions it: (readit.fr). Il a par ailleurs coorganisé au Centre national d'art contemporain de Grenoble, le Magasin, une série d'événements liés à la pratique du son et de la vidéo sur internet. En 2008, il a notamment participé aux expositions et événements suivants: " Ultramoderne ", Centre d'art Passerelle, Brest ; " Valeurs croisées ", Biennale d'art contemporain, Rennes ; " Carte Blanche à Noëlle Pujol & Ludovic Burel ", Université Paris VIII, Saint-Denis ; 19e festival international de l'affiche et du graphisme, Chaumont, etc.




RYBN: Antidatamining III : WWSE
Net-art, installation multimédia
France | 2009



"Antidatamining" est un projet de recherche basé sur la récupération, via internet, de données boursières et financières, ainsi que de nombreux indices socio-économiques. Ces données sont archivées et classées, puis sont ensuite soumises au traitement des algorithmes propres au Data Mining. Elles sont ensuite visualisées, au sein d`environnements audiovisuels écrits, nourris et actualisés en temps réel. Le projet vise à faire émerger et à prédire des phénomènes de déséquilibres socio-économiques, et tente de mettre en place une cartographie générale du déséquilibre.

RYbN est un collectif artistique pluridisciplinaire, composé par Marika Dermineur, Kevin Bartoli, Bertrand Charles et Jean-Marie Boyer. Il est basé à Paris depuis 2000 et spécialisé dans la réalisation d'installations, de performances et d'interfaces faisant autant référence aux systèmes codifiés de la représentation artistique (peinture, architecture, contre-cultures) qu'aux phénomènes humains et physiques (géopolitique, socio-économie, perception sensorielle, systèmes cognitifs). Leur travail a été notamment exposé à Skopje en Macédoine, au Laboral (Gij?n), à la Elisava Design School (Barcelone), aux Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid, au Kiasma Theater (Helsinki), au Village Sonique (Parc de la Villette, Paris), à ISEA06 (San José, USA), à la Transmediale 06 (Berlin), Villette Numérique 04 (Paris).




Manuel SAIZ: Buffer
Vidéo| hdv | 0:03:00
Espagne | 2008



Le terme "buffer" (tampon) est utilisé dans la technologie informatique pour définir un espace de mémoire dans le quelle l'information est stockée, en attente d'un processus ou d'un transfert. Le " buffer " reçoit l'information de manière désorganisée et abrupte et la redistribue en des paquets bien ordonnés, aptes à être facilement manipulés. Le film décrit le fonctionnement d'un dispositif architectural en train d'exécuter métaphoriquement cette même fonction, et d'ordonner des êtres humains comme de simples données par l'intermédiaire de du déplacement physique dans l'espace. Ce mécanisme se réfère à des situations de la vie quotidienne dans lesquelles la population des grandes villes interagit avec les services publics. La sculpture représentée montre la structure de base de ces situations. Les visiteurs qui font l'expérience de cette œuvre sentiront une excitation mécanique et répétitive proche de l'aliénation.

Manuel Saiz est un artiste visuel basé à Londres. Depuis les années 1980, il a exposé ses sculptures, photographies et vidéos dans des galeries d'art et des musées du monde entier. Depuis 1995, il travaille principalement avec la vidéo et les installations vidéo. Ses créations ont été présentées dans de nombreux festivals de films d'art et de vidéo, notamment Impakt à Utrecht, VideoLisboa à Lisbonne, Videoex à Zurich, Int. Kurz Film Fest à Hambourg et Transmediale à Berlin. Ses installations vidéo ont été présentées dans des galeries et des espaces publics du monde entier. Parmi ses expositions récentes, signalons " Parallel Universes " à la Galerie Moriarty de Madrid, " Nominal Politics " au T1+2 Space de Londres, ainsi que l'exposition collective " East End Academy " au Whitechapel de Londres ou " Save the Day " au Kunstbüro de Vienne. Son court-métrage " Being Luis Porcar " a reçu le 1er prix de l'Internationale Kurzfilmtage de Winterthur.




Avelino SALA: Arde lo que será (fuego camina conmigo)
Vidéo | dv | 0:01:36
Espagne | 2006



" Il y a un mach de football sans fin, la balle est en feu, tout le monde joue avec tout le monde, le match est éternel. "




Alexander SCHELLOW: Still Lives
Animation | 0:03:36
Allemagne / Royaume-Uni | 2007



"Still Lives" est une tentative de retravailler et de réutiliser la mémoire. L'exercice n'est pas de se concentrer sur ces expériences quotidiennes qui attirent notre attention, mais plutôt l'inverse. Il s'agit davantage de travailler sur la perception involontaire, ce en quoi nous n'avons pas fait attention, mais qui est quand même inscrit dans la mémoire: un groupe de personne dans le train, une personne derrière une fenêtre, une cage d'escalier vide. Alexander Schellow construit une série de trente images de 3 secondes d'un trajet dans le métro londonien et les réassemble en un film. Trois secondes, c'est ce qui correspond à la perception du présent par l'esprit humain, la plus petite unité de mémoire, à partir de laquelle sont définis le passé et le futur. Ce film devient la reconstruction de ce moment, condensé au maximum.

Né en 1974 à Hanovre en Allemagne, Alexandre Schellow étudie les arts visuels à l'Université des Arts de Berlin et à l'École d'art de Glasgow. On a pu le voir récemment au Steirischer Herbst, à Graz, avec une installation vidéo, ou encore au Kunstmuseum de Stuttgart en exposition solo, au Centre Pompidou pour un cours avec live-mapping, à la Biennale de Thessalonique, à la Galerie Ute Parduhn, au Kunstsammlungen Zwickau et enfin au Storefront for Art and Architecture de New-York. Ses publications de 2007 incluent, outre les catalogues du Kunstmuseum de Stuttgart et des Kunstsammlungen Zwickau, son livre-projet Storyboard et le DVD Still lives à Londres, ainsi que des contributions à Domus ou Lichtungen. En 2007/2008 il collabore à une performance théâtrale avec David Weber-Krebs, à Amsterdam. En 2006-2007 il est résident à l'Académie Scloss Solitude à Stuttgart et à Pechstein en 2007. Il vit à Berlin et enseigne à la Metropolitan University de Londres.




Corinna SCHNITT: About a world / Von einer Welt
Vidéo, 35mm | 0:09:34
Allemagne | 2007



Dans "Von Einer Welt" ("À propos d'un monde"), le monde est un idyllique paysage alpin fait de forêts et de prairies. Un homme traverse à grandes enjambées ce paysage, seul, puis, dans la scène suivante, se tient debout sur une prairie, entouré d'une douzaine de femmes nues, couchées dans l'herbe haute ; chacune d'entre elles est drapée. L'homme approche toutes les femmes une à une, tantôt tendrement, tantôt de façon plus ouverte. Ses tentatives de rentrer en contact avec elles restent cependant vaines et ne produisent absolument aucune réaction. Les femmes semblent désormais faire partie de la nature, comme si elles venaient " d'un autre monde ". Avec des dispositifs de mise en scène minimalistes, l'artiste ouvre un débat sur les formes d'aphasie entre les sexes, entre le corps et l'intellect, entre l'émotionnel et le rationnel, entre nature et culture, entre un monde et l'autre.

Corinna Schnitt est née à Duisburg (Allemagne) et a étudié l'art et le cinéma à l'Université des Communications Visuelles d'Offenbach ainsi qu'à l'Académie d'Art de Düsseldorf.




AXEL STOCKBURGER: Goldfarmer
Vidéo sur moniteur | 0:13:00
Autriche | 2008



Goldfarmer traite des transformations culturelles et économiques contemporaines en interviewant un goldfarmer, un joueur de jeu en ligne qui génère de l'argent en jouant. Le joueur reste anonyme car on ne voit que le visage de son avatar numérique qu'il incarne dans le jeu. Le phénomène de goldfarming, est aujourd'hui devenu une forme de travail tout à fait viable, en particulier en Asie. Il traduit la domination du paradigme économique sur tous les autres domaines de la vie.

Diplômé des universités d'arts appliqués de Vienne et Londres, Axel Stockburger est un artiste et théoricien qui vit et travaille à Londres et Vienne. Ses films et installations sont exposés dans le monde entier. Parmi les projets qu'il a initiés, on peut citer la chaine de télévision artistique et indépendante TIV à Vienne en 1998. Il a également collaboré entre 2002 et 2004 avec le groupe artistique basé à Londres D-Fuse. Il travaille actuellement au Département des arts visuels et numériques à l'Académie de Arts de Vienne.




Günter STÖGER: Exoearth
Installation vidéo | 0:31:51
Autriche | 2007



Des structures, qui semblent modélisées d'après les vestiges de l'infrastructure d'une base militaire existante située dans le désert de sel de l'Utah, glissent au travers du cadre de l'image comme si celle-ci était implantée sur la surface plate d'un espace simulé. Le plan horizontal divise le cadre en deux espaces égaux et opère comme un lien entre des surimpositions lentes. Un stimulus continu et lent provoque des instabilités de perception et une transformation des modèles.

Günter Stöger, artiste et réalisateur né en 1970 a fait des études d'ingénieur son et image; ces dernières années, il s'est intéressé principalement à la recherche sur la perception, en déplaçant à la fois le spectateur et l'objet dans des scénarios différents où les références communes ne sont plus évidentes, et où les éléments qui supportent la perception sont souvent absents.




UBERMORGEN.COM: Black n White : P’retty Ugly
Net art, installation
Autriche | 2009



"Notre intention est de travailler exclusivement avec le pixel comme idée et comme matériel brut. Le pixel est notre peinture, notre bois ou notre pierre, le langage html notre pinceau ou notre tournevis et le navigateur à la fois la toile et le musée. Nous puisons dans les objets artistiques conceptuels bien connus de Judd, Lewitt, Graham, Haacke, IRWIN, etc. pour en extraire des remakes numériques qui nous servent de règles visuelles."

Créé à Vienne (Autriche), Übermorgen est composé du duo Hans Bernhard et LIZVLX, figures centrales du net art en Europe. Derrière Übermorgen, se trouve l'une des personnalités les plus incomparables - controversées et iconoclastes - de la techno artistique européenne contemporaine avant-gardiste. L'œuvre d'Übermorgen.com est unique, non pas à cause de ce qu'ils font, mais par le comment, quand, où et pourquoi ils le font. L'ordinateur et le réseau sont (ab)usés pour créer de l'art et combiner ses multiples formes. La fusion permanente de faits et de fictions vise un concept élargi du matériel de travail, qui, pour Übermorgen, inclut également les droits (internationaux), la démocratie et la communication mondiale (boucles imput-feedback). En allemand " Übermorgen " veut dire " après-demain " ou " super-demain ". Leur travail a été primé plusieurs fois à Ars Electronica, ainsi qu'à la Transmediale et à Viper. Ils sont notamment exposé au Musée d'art contemporain de Tokyo, C3 Budapest, SFMoMa, Arco Madrid, Kunsthaus (Graz), Kunstlerhause (Vienne), iMAL (Bruxelles), Art Fair (Bâle), PAN I Palazzo delle Arti (Naples), Biennale de Sydney, Transmediale 08 (Berlin), au New Museum/Rhizome (New York), à la Biennale of the End of the World (Ushuaia, Argentine), au Laboral (Gijón), au Moca (Taipei), au NTT ICC (Tokyo), Ars Electronica (Linz). Übermorgen a reçu en 2008 le prix Arco-Beep.




Lawrence WEINER: Turning Some Pages
Vidéo | 0:05:00
USA | 2007



"Turning Some Pages" a été produit conjointement à l'impression d'une édition limitée de la revue du même nom par le Howard Smith Paper Group, un fabriquant de papier britannique. Le fait de lire un livre donne forme à la structure de ce dessin en mouvement. Des arrangements abstraits de formes et d'images de dés sont intercalés avec des aphorismes énigmatiques ; des flèches indiquent quand tourner la page.

Lawrence Weiner est né dans le Bronx, à New York (USA) en 1942. Il vit et travaille actuellement à New York. Personnage clé de l'art conceptuel, Lawrence Weiner a exploré longtemps la langue et le processus de création artistique. Dans sa récente série d'œuvres numériques, Weiner déploie des dessins animés et des textes épigrammatiques, qui interagissent en un langage symbolique. En fin de compte, ces systèmes visuels et linguistiques prennent un sens narratif provocateur. Il a reçu de nombreuses récompenses et aides financières et ses œuvres ont été exposées dans le monde entier.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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