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| ../_EDIFICIO DE TABACALERA - FUTUR CENTRE NATIONAL DES ARTS VISUELS |
| Entrée
libre. Calle Embajadores, 53 - 28012 Madrid - Metro: Línea
3, Embajadores. |
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DU 16
AVRIL AU 16 MAI
[EXPOSITION]
OUVERTURE
le 16 avril > 19:00
Du 17 au 25
avril > 16h - 21h
Du
26 avril au 16 mai > 16h - 20h
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TOUS LES JOURS
EN ENTREE LIBRE
JUSQU'AU 16 MAI
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"APRES LA FIN / FAUX
RACCORDS"
LE LIEU : LA TABACALERA
La Tabacalera est une ancienne fabrique de tabac, inoccupée
depuis presque 10 ans, destinée à devenir le futur
Centre National des Arts Visuels. Un lieu immense et surprenant
par son histoire et son architecture, dont les espaces et les salles
actuelles se prêtent particulièrement à la présentation
d'uvres contemporaines
L'EXPOSITION
"After the end / Faux raccords" est une recherche sur
les images possibles dans notre société où
l'image est omniprésente. Ce parcours propose des approches
critiques et réflexives, notamment au travers du média
internet, et des approches esthétiques singulières,
porteuses d'un questionnement essentiel sur notre époque
: le recyclage des signes et des images, leur détournement,
leur mise en suspens, la circulation des données sur internet,
le travail, l'économie, l'utopie. Cette exposition est jalonnée
de ruptures, comme autant de faux raccords qui questionnent notre
culture contemporaine des images
Patrick BERNATCHEZ: I feel cold today
Vidéo, 16mm | 0:14:00
Canada | 2007
Traitant des notions de décadence, d'entropie et de renaissance,
"la trilogie Chrysalide" est une série de 3 vidéos
sans liens apparents qui privilégie les moments de tension
mais au final refuse une conclusion narrative. La première
vidéo de la série, " I Feel Cold Today ",
dépeint des bureaux qui doucement mais surement se remplissent
de neige. Bien qu'aucun être vivant n'apparaisse, des papiers
abandonnés, des livres et des équipements de bureau
témoignent d'une présence humaine récente,
conférant à la scène une ambiance de féérie
apocalyptique.
Patrick Bernatchez vit et travaille à Montréal
(Québec, Canada). Il est représenté par la
galerie Donald Browne. Depuis quelques années, il a développé
une démarche multiforme caractérisée par une
esthétique mariant le merveilleux et le monstrueux; il y
explore la photographie, l'installation et la vidéo autant
que le dessin et la peinture. Les thèmes du corps, de la
mutation, du sexe, de la mort et de la renaissance y sont explorés
dans une exubérance et un lyrisme conjuguant le fantasmatique
et le cauchemardesque. Ses uvres vidéos ont été
montrées dans plusieurs galeries, notamment: Chrysalides
au Centre des arts actuels Skol, Montréal (2008) et à
la Galerie l'il de Poisson, Québec (2008) ; Blossom,
Galerie Donald Browne, Montréal (2007) ; Mécanique
et débordements, Galerie d'art de Matane (2004), Galerie
B-312, Montréal (2004). Il a également participé
à plusieurs expositions comme " Rien ne se perd, rien
ne se crée, tout se transforme ", Musée d'art
contemporain de Montréal (2008) ; " Les Intrus ",
Musée national des beaux-arts du Québec (2008) ; "
VALEURS/VALUES/VREDNOSTI ", 11e Biennale des arts visuels de
Pan?evo, Serbie et Monténégro (2004) ; " Bonheur
et simulacres, Manif d'art 2 ", Québec (2003).
Patrick Bernatchez présentera également "Chrysalide-Empereur"
le 18 avril à 18h au CA2M
Christophe BRUNO: Non Conservation Laws
Net-art, work in progress
France | 2009
"La nature est régie par des lois de conservation. Ces
lois décrivent des quantités qui restent identiques
avant et après qu'un certain événement a eu
lieu dans un système clos. On parle par exemple de conservation
de l'énergie. De telles lois de conservation sont-elles pertinentes
lorsqu'on considère le domaine des processus de production
/ distribution / consommation ? L'examen portera sur la question
des uvres d'art mais pourra être généralisé.
La première étude, présentée ici, concernera
les temps de consommation et les durées de vie des uvres.
Le titre est donc à double sens : "conservation"
est pris également dans le sens de la "conservation
des uvres d'art". "Non Conservation Laws" sera
présenté dans sa phase préliminaire de pré-production
(et pré-consommation). Un des buts intermédiaires
du projet, qui est un projet à long terme, sera de mettre
en rapport temps de production et temps de consommation." Christophe
Bruno
Christophe Bruno vit et travaille � Paris. Depuis 2001, il poursuit
sur iterature.com un travail sur les ph�nom�nes de r�seau et de
globalisation dans le champ du langage. Iterature.com a �t� prim�
au festival Ars Electronica en 2003 pour le Google Adwords Happening
et au Share Festival � Turin pour la performance Human Browser,
initialement inspir�e des Epiphanies de James Joyce. Son travail
a �t� pr�sent� notamment, � la FIAC (Paris), ARCO (Madrid), Diva
Art Fair (New-York), Palais de Tokyo (Paris), ArtCologne, MOCA (Taipei),
Mus�e d'Art Moderne de la ville de Paris, New Museum of Contemporary
Art (New-York), Biennale d'Art Contemporain de Tirana, Share Festival
(Turin), Transmediale (Berlin), Laboral Cyberspaces (Gij�n), ICC
(Tokyo), Nuit Blanche de Paris, File Festival (Sao Paulo), Biennale
de Sydney 2008, IMAL (Bruxelles).
Claude CLOSKY: Flux
Installation vid�o
France | 2004
"Cette uvre de Claude Closky s`attache à l`hyperconsommation
des signes; et particulièrement des signes publicitaires,
parmi lesquels on inclura aisément le vocabulaire graphique
de l`économie, pour autant qu`on veuille bien accepter que
sa signification, sa capacité de représentation efficace
d`une réalité, s`efface derrière une abstraction
divertissante, qui produit un effet tapisserie. Closky valorise
ces signes en ne prenant en compte que l`énonciation des
signifiants, et leur fonction dévorante sur la réalité,
faisant disparaître tout message au profit d`un motif décoratif,
dont l`infinité des variations ne produit qu`une reproduction
infatigable du même. Flux utilise de manière simplifiée,
réduite à l`édulcoration logotypique de formes
héritées d`une abstraction géométrique
moderniste (cercle et ligne), un des motifs caractéristiques
de l`économie contemporaine, consistant à représenter
les déplacements, matériels et immatériels,
entre des masses. En extrayant ces flux de toute intention et de
tout contexte, Closky rend leurs mouvements intransitifs jusqu`à
l`absurde, mais montre aussi comment ils érigent en valeur,
sans qu`elle soit questionnée ni remise en cause, les notions
de mobilité, d`adaptabilité, de flexibilité
Par-delà la surface lisse des sphères et des vecteurs,
la fluidité de leur animation tranquille, transparaît
la violence d`une réalité savamment gommée
de ces représentations invariablement positivistes: la violence
de l`effacement des causes et conséquences possibles de ces
échanges." François Piron, Courtesy art-netart.com
Claude Closky est un artiste plasticien français, né
à Paris en 1963. Comme Pierre Huyghe, Claude Closky est un
ancien étudiant de l'École nationale supérieure
des Arts décoratifs et un membre du collectif de peintres
"Les Frères Ripoulin" qui avait fait les belles
heures de la Figuration Libre au début des années
80. Son uvre actuelle est bien différente et couvre
presque tous les domaines des arts plastiques, depuis le dessin
et la peinture jusqu'aux sites Internet ou à la création
de papiers peints en passant par la photographie. En 1999, Claude
Closky a reçu le Grand Prix National d'arts plastiques décerné
par le Ministère de la Culture. Il est professeur à
l'École nationale supérieure des beaux-arts depuis
1994.
Tony COKES: Leeds.talk.trailer
Vidéo | 0:04:00
USA | 2008
Cette vidéo rassemble une série d'anecdotes piquantes
sur les relations épineuses entre la critique d'art et la
création artistique au Royaume-Uni et aux USA pendant les
années 1960 et 1970. La vidéo se base sur un article
de " Leeds Talk " rédigé par Andrew Perchuk,
l'historien de l'art de Los Angeles. Ses personnages comprennent
des figures célèbres comme Clement Greenberg, Michael
Fried, Charles Harrison, Rosalind Krauss, Artforum, October, avec
d'importants caméos de Morris Louis, Lynda Benglis, et du
sculpteur décédé David Smith, parmi d'autres.
Le texte de Perchuk est mis en forme comme une succession de mots
blancs isolés sur fond noir (comme un écho tordu à
Michael Snow, peut-être). La techno de la bande sonore fonctionne
comme un contrepoint fortement rythmique à cette animation
graphique très simple.
Tony Cokes est un artiste post-conceptualiste dont les réalisations
mettent au premier plan la critique sociale. Ses vidéos,
installations, et uvres sonores recontextualisent les matériaux
qu'il s'approprie afin de se refléter de façon critique
sur notre production en tant que sujets. Les vidéos et les
installations multimédias de Cokes ont été
exposées dans de nombreuses institutions prestigieuses. Ses
uvres ont été projetées dans de nombreuses
manifestations, notamment au Festival du Court-Métrage d'Oberhausen
(Allemagne, 1993, 2005), au Festival International du Film de Rotterdam
(Pays-Bas, 2001-2006), au Festival du Film et du Net de Séoul
(Corée du Sud, 2005), et aux Rencontres Internationales Paris-Berlin-Madrid
(2003-2008). Les projets de Cokes ont bénéficié
de nombreuses aides et bourses. Cokes est professeur de production
média au Département de Culture Moderne et Médias
de la Brown University de Providence (USA). Il est actuellement
chercheur en résidence au Getty Research Institute de Los
Angeles (USA).
Johanna DOMKE: Cuers
Vid�o | 0:18:05
Allemagne | 2008
Cuers est inspiré du Procès de Kafka et par l'univers
filmique d'Orson Welles. Le spectateur est emmené dans un
voyage dans les espaces publics où les gens sont exposés
à une longue attente. L'individu est présenté
comme un être singulier, confronté aux structures de
l'espace public. Le temps et l'espace sont dissous dans des images
kaléidoscopiques qui soulignent combien nous avons du mal,
physiquement aussi bien que mentalement, à nous intégrer
dans notre environnement.
Né en 1978, Johanna Domke est diplômé des
écoles d'art de Copenhague et de Malmö. Son travail
a été exposé dans de nombreuses galeries d'art
contemporain telles que " Marginal Moments ", Art Agents
Gallery, Hambourg (2008) ; " Unbreakable space ", Overgaden
Institute of Contemporary Art, Copenhague (2008) ; " Sequent
silence ", Bureau pour l'art contemporain, Lyon (2007) ; "
You´ll miss what´s gonna stay ", Art Agents Gallery,
Hambourg (2005) et Graduationshow, Peep Gallery, Malmö (2004)
; " Still in motion ", Galleri Gustaf Gimm, Copenhague
(2003). Elle a également participé à de nombreuses
expositions collectives ou des festivals tels que " ENTER ",
Kunsthallen Brandts, Odense (2008) ; Rencontres Internationales,
National Museum Reina Sofia, Madrid (2008), " Young Identities
" - Global Youth / EMAF Kunsthalle Dominikanerkirche, Osnabrück
(2008) ; " Ghosts in the Machine " 516 ARTS, Santa Fe,
US, (2007) ; Locarno Filmfestival, Locarno (2006), Pulsar, encuentro
internacional multimedia, Caracas, Venezuela (2006), etc.
Niklas GOLDBACH: Dawn
Vidéo | 0:01:12
Allemagne | 2008
"Dawn" a été filmé dans le sous-sol
du Palais de Tokyo à Paris. Le Palais a été
réalisé pour l'Exposition Universelle de 1937. Bien
que la façade classique années trente soit encore
conservée aujourd'hui, l'intérieur a subi toute une
série de modifications. En 2001, le Palais a été
partiellement reconstruit. La vidéo montre une soixantaine
de personnes immobiles, étendues sur des sacs de couchage
dans le sous-sol encore non restauré du Palais de Tokyo,
tandis qu'une boule disco tourne lentement.
Niklas Goldbach est né en 1973 à Witten (Allemagne).
Il a étudié la photographie à l'Université
de Bielefeld (Allemagne) et les arts médiatiques expérimentaux
à l'Université des Arts de Berlin où il a obtenu
son diplôme en 2004, avec la meilleure mention. En 2005, il
s'est spécialisé en suivant le programme Integrated
Media Arts du Master of Fine Arts du Hunter College, City University
de New York, avant de poursuivre ses études en troisième
cycle à l'Université des Arts de Berlin, où
il a obtenu son diplôme de " Meisterschüler ".
Depuis 2001, son travail est exposé internationalement dans
les plus grands musées et les plus grands festivals, notamment
au PAN (Pallazzo delle Arti), Naples, Italie (2008) ; 25th Kassel
Documentary Film and Video Festival, Allemagne (2008) ; International
Shortfilm Festival Oberhausen, Allemagne (2008) ; " Pavillon
07 ", Palais de Tokyo, (2008) ; 58th Berlinale (Berlin International
Film Festival), Forum Expanded (Installation) (2008).
Niklas Goldbach présentera également Rise également
le 19 avril à 14h au CA2M
JODI: GEOGOO
Net-art, installation
Pays-Bas | 2008
JODI explore notre représentation du monde à l'ère
d'Internet et de Google. Des services tels Google Maps ont changé
radicalement notre perception en transformant la Terre en une immense
surface commerciale. En projetant les constructions géométriques
de ces outils en ligne dans la réalité et inversement,
en superposant leurs grilles de lectures et balises comme des chemins
de jogging, le Parc Royal de Bruxelles devient le point de départ
d'une dérive symbolique et mystérieuse dans un réseau
d'associations amplificatrices et déconstructivistes traversant
la capitale de l'Europe, la Belgique, l'espace des réseaux
et des données. Dans GEOGOO (Info Park), tout est susceptible
de construire sens, cela ne dépend que de vos capacités
à déconstruire et reconstruire: les scintillements
radiaux du rond soleil, les 3 platines rondes de DJ dans un triangle
parfait à la disposition des visiteurs (attention au backmasking!),
ou encore ce parcours fou de jogging entre les ronds-points de Bruxelles.
Et si vous ne pouvez reconfigurer, il suffit de contempler, c'est
juste rondement beau.
JODI est formé par deux artistes, Joan Heemskerk (Pays-Bas)
et Dirk Paesmans (Belgique). Ils sont les pionniers du net art,
après avoir été parmi les premiers artistes
à créer des uvres en ligne, dans les 90's. Ils
explorent et subvertissent les conventions de l'Internet, des logiciels
informatiques et des jeux vidéo. Le travail de JODI a été
présenté notamment, à la Documenta X, au ZKM
(Karlsruhe), au Netherlands Media Art Institute Montevideo, (Amsterdam),
au Solomon R. Guggenheim Museum (New York), au FACT Centre (Liverpool),
au Centre for Contemporary Art (Glasgow), aux Rencontres Internationales
Paris/Berlin/Madrid, au Stedelijk Museum (Amsterdam).
Thomas KÖNER: La Barca
Vidéo | 0:06:40
Allemagne | 2009
"In a barque she sails across the high lands of the past.
The barque heads shimmer and glow at stern and bow, and that lights
her unseeable passage.
She calls to the spirits of this hour, and that is how we come to
even hear her voice. "
Thomas Köner est né en 1965. Artiste multimédia,
il travaille avec les installations audiovisuelles, le son, la vidéo,
la photographie, le net art et les performances live. Ses uvres
appartiennent aux collections de nombreux musées d'art prestigieux.
Parmi les prix qui lui ont été décernés,
citons notamment le Golden Nica au Prix Ars Electronica en 2004,
le Transmediale Award en 2005, le Golden Tiger Cub au Festival du
Film de Rotterdam (Pays-Bas) en 2005.
Thomas Köner présentera également " Pasajeros
peregrinos pilotos " le 18 à 20h au Reina Sofia ainsi
qu'un concert multimédia le 17 à 21h au Reina Sofia
pour la soirée d'ouverture.
Joan LEANDRE: In the Name of Kernel Series - Lonely Record
Sessions
Installation vidéo | 0:20:00
Espagne | 2009
"C'était une journée ensoleillée avec
un lent coucher de soleil dans la vallée, où son propre
battement de coeur pouvait être entendu, un souffle profond.
Aussi, j'avais espéré que quelqu'un aurait été
là, ou au moins une rumeur lointaine qui aurait pu les rassurer".
C'était une crise de l'ego, un choc imposé par notre
bilogie (maintenant que les choses ont perdu leur sens commun, la
contemplation nous garde uni). Le changement du temps semblable
à un guide dépossédé, dans le vide spatial
des chambres mortes. Quatre point de solitude et un long corridor
que nous devrions tenter de trouver quel qu'en soit le prix.
Joan Leandre est un artiste multimédia, né en 1968,
il vit et travaille à Barcelone. Il travaille principalement
sur le détournement de jeux vidéo très commercialisés,
emblématiques de l'amusement de masse, en opérant
des modifications sur leur logiciel et leurs codes informatiques.
Son travail a été montré notamment à
la Transmediale (Berlin), à la Whitney Biennal (New York),
à Sonar (Barcelone), aux Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid,
au CCCB (Barcelone).
Thomas LEON: High latency
Installation vidéo | 0:12:00
France | 2008
C'est un film sur le temps et l'expérience de l'uvre.
La forme et la structure de la vidéo, l'utilisation des médiums
numériques et du son, insufflent une tension émotionnelle
dans un environnement qui en est dépourvu. Exécutant
un travelling avant régulier, la camera progresse dans un
paysage enneigé. La vidéo en deux parties égales,
s'articule à la moitié, autour du basculement de l'axe
de la camera en direction du sol. A partir de cet instant, l'image
glisse de la représentation d'un espace à une abstraction
rythmique. Quand la caméra se relève nous sommes revenus
au début. Deux mouvements sonores successifs correspondant
à ces deux parties accompagnent la vidéo.
Né en 1981 à Dijon, Thomas Léon vit et travaille
actuellement à Paris. Ses travaux s'articulent principalement
autour du médium vidéo, sous la forme d'installations
complexes et condensées, à la frontière de
la narration. Ses réalisations ont notamment été
présentées lors des expositions suivantes: "les
enfants du sabbat 07" au Creux de l'enfer, centre d'art contemporain
de Thiers (2006) ; "Multipolaire" à la Halle 14
à Leipzig (2006) ; "Filterbox" à Glassbox
à Paris (2006) ; "Le syndrome de Broadway" au centre
d'art du Parc Saint-Léger à Pougues-les-Eaux (2007)
; "Science et fiction" à la générale
en manufacture (2008), " Rien a? voir " aux Instant chavirés
de Montreuil (2008).
Antoni MUNTADAS: Stuttgart (for H.H.)
Installation vidéo | dv | 0:09:11
USA | 2006
"Stuttgart (for H.H.)" présente le logo d'une société
connue, symbolisant un certain standard de sophistication marchande,
reconnu partout dans le monde et particulièrement porteur
de sens dans le contexte allemand. Ce logo couronne un espace architectural
indéfini et tourne doucement sur son axe comme si c'était
un il fantastique ou un radar surveillant tout autour de lui.
[
] " Valentín Roma
En considérant les médias comme un instrument de
socialisation et de normalisation, les vidéocassettes et
installations médias de Antonio Muntadas, qui sont reconnues
à l`échelle internationale, viennent enquêter
sur les messages contradictoires dispensés par les médias
écrits et télévisés, leur organisation
et leur langage. Au travers de son uvre, Muntadas re-conceptualise
l`imagerie disponible en vue de susciter chez le spectateur une
réflexion quant à la signification des messages, créant
ainsi une brèche dans la construction uniforme du "flot
médiatique", ce flux d`informations managé par
les publicitaires dans le but de leur totale consommation, brute
de toute analyse par le public. Dans son film Political Advertisement
(en coopération avec Marshall Reese), Muntadas nous présente
un pays de la manipulation, le pays des politiques télévisées.
Between The Frames était axé sur l`univers de l`art
et présentait des interviews révélant les entrelacs
structurels venant établir le mode de communication de l`art,
sa construction et son commerce.
Charly NIJENSOHN: Dead Forest - Amazonia (Storm)
Vidéo
| dv | 0:04:38
Argentine / Brésil | 2009
Il y a trente ans, le gouvernement brésilien a autorisé
la construction du barrage de Balbina, dans le cur de la région
amazonienne, afin de fournir de l'énergie à la ville
de Manaus. Le résultat fut la création du plus grand
lac artificiel d'Amérique latine, inondant une part substantielle
de la forêt amazonienne et obligeant les tribus Waimiri et
Atroari à quitter leurs terres ancestrales.
Né à Buenos Aires en 1966, Charly Nijensohn vit
et travaille à Berlin. Il est photographe et artiste vidéo
autodidacte. Afin de saisir les tensions de l'existence humaine
dans l'univers, il a choisi des paysages désolés et
perdus comme mise en scène poétique de ses images.
En 1997, il a remporté la bourse de la Fondation Antorchas
pour réaliser " An Act of Intensity " dans le désert
d'Atacama et, en 2001, d'une bourse du Banff Center for the Arts
(Canada) afin de travailler sur du matériel enregistré
par lui dans le pôle Sud. Il a reçu le Konex Platinum
Award en 2002. Il s'est installé à Berlin en 2002,
et a représenté l'Argentine à la 50e Biennale
de Venise en 2003. En 2006, il a voyagé au pôle Nord,
invité par le Musée Uppernavik pour filmer "
Beyond the end - The polar project " au Groenland, puis en
Bolivie, pour filmer " The Wreck of Men " dans le Salar
de Uyuni en 2008. Nijensohn a participé à un certain
nombre d'expositions et de biennales d'art, notamment la Biennale
de Singapour en 2008, la Triennale d'Art Contemporain de Prague
(République tchèque) en 2008, la Biennale del Fin
del Mundo en 2007, la Biennale de Mercosul et de Valence (Espagne)
en 2001.
Michael Takeo MAGRUDER: DATA_PLEX
Net art, installation multimédia
Royaume-Uni | 2009
Les uvres de la série Data_plex utilisent des données
qui proviennent du champ de la réalité, pour générer
en temps réel des textures et des figures géométriques
tridimensionnelles. Data_plex (économie): traite de l'imprévisibilité
du marché global et des institutions capitalistes qui le
constituent. L'uvre est générée depuis
des éléments tirés en direct de l'index boursier
international le plus souvent cité, le Down Jones Industriel
Average (DJI), qui compile aux USA le prix des actions de trente
des plus grandes entreprises, le plus souvent publiques. L'artiste
utilise un cadre de travail en Java et VRML (langage informatique
qui permet la création de monde virtuel) pour traduire ce
courant d'informations fluctuantes en un paysage urbain métaphorique,
basé sur l'esthétique moderniste des grattes ciel
et des réseaux urbains. Les hasards du marché sont
exprimés en forme et en couleurs. Les éléments
de ce monde virtuel refluent et flottent de manière imprévisible,
alors que les volumes gigantesques du capital s'échangent
pendant l'ouverture de la bourse. A la fermeture, la masse s'endort
en attendant l'ouverture du lendemain.
Michael Takeo Magruder est né en 1974 aux Etats-Unis.
Il a étudié la biologie à l'université
de Virginie. Il vit et travaille actuellement à Londres,
où il est chercheur à l'Université de Londres,
au King's College, dans le département nouvelles technologies
et visu immersifs et les environnements virtuels. Son travail artistique
a déjà été présenté dans
plus de 175 expositions, dans 30 pays, notamment au Courtauld Institute
of Art(Londres), à l'EAST International 2005, au centre Georges
Pompidou, au Tokyo Metropolitan Museum of Photography et à
la Trans-Media-Akademie Hellerau. Son travail est également
présenté dans des festivals internationaux de nouveaux
médias, comme Cybersonica, CYNETart, FILE, Filmwinter, SeNef,
Siggraph à Split, ou VAD et WRO en Pologne. Il est également
connu pour la création de pièces en ligne, réalisation
de commande pour des portails dédiés au net art, comme
Turbulence.org et Soundtoys.net. Il travaille actuellement sur l'utilisation
simultanée et l'analyse des nouvelles technologies, comme
moyen d'exploration des structures formelles et des paradigmes conceptuels
du champ numérique. Il cherche à créer des
uvres d'art dans lesquelles il n'y a plus de division entre
les technologies, l'esthétique et les concepts.
Erik MOSKOWITZ, Amanda TRAGER: Cloud Cuckoo Land
Vidéo | 0:16:27
USA | 2008
"Cloud Cuckoo Land" est une collaboration entre Erik Moskowitz
et Amanda Trager. Le titre est tiré de la pièce d'Aristophane
Les oiseaux. Au IVe siècle avant J.-C., la notion d'utopie
était déjà d'actualité - mais également
remise en question. Le récit parle du transfert d'une famille
dans une communauté contemporaine. Le personnage central,
Bianca, après avoir fantasmé des années sur
la meilleure manière d'élever ses enfants ainsi que
sur la notion figée et romantique de " meilleure façon
de vivre ", est confrontée à sa propre intolérance
et à sa propre incapacité à s'intégrer
à la communauté. Le récit de la vidéo,
qui exploite des moyens cinématographiques classiques tels
que champ-contrechamp, est destiné à l'exposition
aussi bien dans des galeries ou des musées que dans des espaces
cinématographiques. Cloud Cuckoo Land critique les postulats
trop assurés sur les moyens de différencier espace
public et espace privé.
Erik Moskowitz et Amanda Trager vivent et travaillent à
New York et au Canada. Erik Moskowitz utilise la relation entre
le cinéma et l'espace de la galerie comme point de départ
pour l'installation et les films. Amanda Trager fait fusionner peinture,
sculpture et installations, dans des récits en prose à
la première personne. Plus récemment, Moskowitz s'est
fait remarquer pour ses musiques/installations vidéo basées
sur des sources littéraires. Le travail d'Erik Moskowitz
a notamment été exposé au Momenta Art, NYC
(2008) ; Freight and Volume, NYC (2006) ; Holiday, NYC (2005) ;
Le Sous Salon, Paris (2005) ; "Exposition 5-31 Janvier 2009",
Ecole Supérieure des Beaux Arts, Cherbourg, France (2009)
; "Melodrama", Sara Meltzer Gallery, NYC (2008); Impakt,
Netherlands (2007) ; Antimatter, Canada (2007 and 2006). Le travail
d'Amanda Trager a été exposé au Momenta Art,
NYC (2008 and 2001) ; Le Sous Salon, Paris (2005) ; Clifford-Smith
Gallery, Boston (1998) ; Annika Sundvik Gallery, NYC (1996) ; "Exposition
5-31 Janvier 2009", Ecole Supérieure des Beaux Arts,
Cherbourg, France (2009) ; Tina B.-The Prague Contemporary Art Festival
(2008) ; Brooklyn Museum's "Open House" (2004) ; NextNext
Visual Art program, Brooklyn Academy of Music (2004); White Box
Gallery, NYC (1998); Feature Gallery, NYC (1996).
Josh MÜLLER: La construction du ciel
Installation vidéo | 0:05:40
Allemagne | 2001
"La Construction du ciel" peut être interprété
comme une série d'images fixes. Malgré quelques panoramiques
très lents, l'impression qui domine est celle de calme et
d'immobilité. D'abord, nous apercevons quelques avions sur
le tarmac d'un aéroport, engloutis dans un épais brouillard.
Le terminal de l'aéroport disparait également dans
le brouillard. Alors que la grisaille s'éclaircit, le paysage
ressemble à un champ de chaumes. La caméra saisit
la tour et les avions dans des angles différents. Des choses
se passent sur la bande-son, un son électronique projette
un bourdonnement sourd sur l'image, qui pourrait être interprété
comme le bruit d'un moteur, et qui change de manière minimale
selon les différents plans. Ce son est comme un complément,
il s'étend et suggère que là où les
images présentent de l'uniformité et de la passivité,
il y a cependant des différences graduelles de perception
ainsi que des différenciations dans le message qu'elles véhiculent.
Cette méthode de réalisation montre une similarité
structurale par rapport aux images fixes du réalisateur américain
James Benning. Là, un extrait du monde est montré,
où il ne se passe presque rien, du moins aucune action. Il
filme la nature pendant plusieurs minutes en plan fixe. Ces plans
de caméra statiques détournent cependant l'attention
de ce qui est réellement montré, pour aller vers une
surface réflexive formelle où le thème réel
du film devient la détection d'une méthode artistique
et de ses signaux subliminaux. Patricia Grzonka
Né en 1973 en Allemagne, Josh Müller vit et travaille
à Vienne. Il est diplômé de l'Université
des Arts appliqués de Vienne. Son travail a été
montré dans des galeries et des expositions du monde entier:
" this is what we did ", Palais Lichtenstein, Feldkirch
(2009) ; " multiplexed ", Event Gallery, Londres (2008)
; " collection ", Photographic Collection of the Museum
of University of Alicante (2008) ; " I will ", Kunsthalle
Exnergasse, Vienne (2008) ; " A Matter of Fact ", Nest
&DCR, La Haie (2007) ; " grounded ", Event Gallery,
Londres (2007) ; " extension turn ", Austrian Embassy,
Tokyo (2005) ; "Living and working in Vienna", New York
(2004) ; "Airplaines", FAD's Art Space, Tokyo (2003) ;
"cutting the edge", Kunstbuero, Arco Art Fair, Madrid
(2001).
Francis NARANJO:
agosto 2007
Vidéo | 0:18:00
Espagne | 2008
"Cette vidéo est issue d'une collaboration entre trois
artistes de trois disciplines. Pour l'image Francis Naranjo, la
musique, Jose Manuel López López, et la poésie,
Dionisio Cañas. "
Agosto 2007
" est
comme un rayon de lumière, une rencontre entre trois informations,
visuelle, acoustique et poétique, trois éléments
combinés sur un écran. Les ressources narratives de
l'image, de la musique, de la poésie sont synchronisés
par l'émotion artistique et existentielle. Les trois espaces,
image, musique, poésie, sont comme un labyrinthe, qui laisse
le spectateur seul, submergé par un écran blanc qui
n'est pas une fin mais un commencement." Francis Naranjo
Francis Naranjo est un artiste espagnol, né en 1961 à
Santa Maria de Guia, aux Iles Canaries. Il réalise des vidéos
et des installations. Une exposition personnelle lui a été
consacrée en 2006, à Santiago (Chili). Il a également
été représenté à l'Arco de Madrid
(Espagne). Son travail développe des problématiques
relatives à la société de l'information, hautement
technologique, où nous sommes contrôlés et où
nous contrôlons, ainsi qu'à la globalisation et à
l'utilisation généralisée des nouvelles technologies.
Ses uvres ont notamment été présentées
à la galerie AFA de Santiago (Chili), à l'Institut
Cervantès de Paris (France), à l'Ecoteca de Pescara
(Italie), au 108 Contemporary Art de Miami (USA), au MAC (Musée
d'Art Contemporain) de Santiago, à la galerie Vanguardia
de Bilbao (Espagne), à la Casa de America de Madrid, au CAAC
(Centre Andalou d'Art Contemporain) de Séville (Espagne),
au Centro Atlantico di Arte Moderno, Las Palmas de Gran Canaria
(Espagne), au Kunstverein Panitzsch de Leipzig (Allemagne), à
la Biennale de Dakar (Sénégal) et au Circulo de Bellas
Artes de Madrid.
Benjamin NUEL: L'Hôtel
Game, installation multimédia
France | 2008
Construit sur l'idée du FPS, First Person Shooter, L'Hôtel
est un jeu vidéo où toutes les armes ont cédé
la place à une lourde absence d'hostilité. En observateur
écarté, le joueur découvre alors les protagonistes
de cette expérience vidéo ludique, aux occupations
insolites. Un terroriste joue de l'ukulélé, plus loin
un autre dessine l'espace à la fumée de sa cigarette.
Dans un salon aux bruits sourds de la cheminée, derrière
une porte vitrée trois terroristes jouent aux cartes. Une
musique accompagne constante, cette étrange flânerie.
En gardant son regard ironique et en cohérence avec ses vidéos
précédentes, Benjamin Nuel nous amène avec
l'Hôtel au sein d'une situation rocambolesque: des terroriste
terrorisés par l'ennui. Le joueur assiste impassible à
leurs conversations, il découvre leurs gestes non nuisibles,
il dévoile aisément leurs stratégies cachées.
Des héros démunis de tous leurs moyens et en attente
d'un conflit inexistant. Simplement, des héros: humains trop
humains ! Par ellipse, au sein de l'Hôtel on découvre
un gameplay utopique où l'espace s'oublie à fur et
à mesure et le temps semble omis [
]. Margherita Balzerani,
curateur.
Né en 1981, diplômé avec les félicitations
du jury en 2005, aux Arts Déco de Strasbourg et en 2008 du
Fresnoy avec mention. Lauréat de la bourse à l'écriture
de la région Rhône Alpes pour le film La fin du monde.
Benjamin Nuel a développé son travail artistique dans
le champ de la vidéo et du cinéma. Il a été
diffusé et exposé dans des manifestations comme le
Festival de Locarno, le Festival Nouveau Cinéma de Montréal
ou le Musée d'Art Moderne de la Ville de St Etienne. Sa réflexion
s'oriente aujourd'hui vers des formes de narration non-linéaires,
utilisant la 3D en temps réel et les codes du jeu vidéo.
Il vient de réaliser une uvre numérique, l'Hôtel.
S'inspirant de la mécanique et de l'esthétique du
jeu vidéo de guerre, elle repose sur des ressorts de l'ordre
de la fascination, de la curiosité et de la frustration dans
un univers anti-spectaculaire. On y trouve, comme dans le reste
de sa production artistique, des questions d'utopie et de survie,
un certain goût pour la dérive et la volonté
d'occuper les interstices, les zones de frottements entre les codes
et les genres. Délimiter une zone, construire un monde impossible,
glissant entre différents temps.
Hans OP DE BEECK: Celebration
Installation vidéo | dv | 0:04:38
Belgique | 2008
Dans un désert aride, avec des roches et des cactus à
l'arrière plan, a lieu un mariage ou une célébration
d'un autre type, sous une chaleur écrasante. La caméra
qui filme est sur pied. La scène est un tableau: une peinture
vivante dans laquelle ne changent ni l'image ni le cadre. La vidéo
présente la vue frontale d'une longue table dressée
pour une fête, avec un alignement de sept serveurs et de deux
chefs cuisiniers habillés d'uniformes blancs immaculés.
A côté de la table, à droite, deux jeunes serveuses
se tiennent debout, avec un plateau rempli de hors-d'uvre.
Un vent léger souffle sur les vêtements et la nappe.
Les serveurs et les chefs sont très différents en
âge et en apparence, jeune et vieux, corpulents et minces.
Ils se tiennent immobiles, comme en suspens, regardant sans but
dans notre direction. Sur la table, une nature morte baroque de
plats et de nourriture, à l'air libre ou sous des cloches
d'argent. Le tout est arrangé avec un grand soin, depuis
les fleurs jusqu'aux plats. A gauche, au premier plan, un homme
corpulent en costume est assoupi sur une chaise. La vidéo
n'a pas de ligne narrative prononcée. La chaleur, la nourriture,
la décoration, révèlent le vide qui sera laissé
après la fête, et sapent d'avance ce qui devrait être
un moment mémorable. La mise en scène de la fête
semble maladroite et insensée, comparée au paysage
du fond, imposant, atemporel. Les serveurs, les chefs, la nourriture,
ainsi que la chaleur et le paysage composent la surface de l'image,
qui contient le vide désolé et la tragédie
sans éclat de l'échec d'une fête, montrant comment,
dans ces rituels, nous célébrons notre propre mortalité.
Né à Turnhout en Belgique en 1969, Hans Op de Beeck
vit et travaille à Bruxelles.
Artiste visuel multidisciplinaire, Hans Op de Beeck construit et
met en scène des personnages, des situations dans des endroits
fictifs, contemporains et urbains qui semblent extrêmement
familier au spectateur. Cela inclut à la fois les lieux de
solitude propice à la réflexion et les espaces noirs
de monde, peuplés par des personnages incertains qui nous
disent quelque chose de la manière dont nous vivons aujourd'hui.
Le travail d'Hans Op de Beeck a été présenté
dans de nombreuses galeries et festivals: " Extensions (part
2) ", Galerie Krinzinger, Shanghai (2008) ; " Location
(6) ", Westergasfabriek (Holland Festival), Amsterdam (2008)
; " Extensions ", Centraal Museum, Utrecht et Galleria
Continua, San Gimignano, Italie (2007) ; " Drawings ",
Galerie Les Filles du Calvaire, Paris -2006) ; " In their minds...
", Nicole Klagsbrun Gallery, NY, USA (2005),etc.
Diego DEL POZO BARRIUSO: El topo y la anguila
Animation | dv
| 0:05:02
Espagne | 2007
"El topo y la anguila" est un film sur l'Echange, le travail
affectif, et les relations entre Économie et Affection. Il
raconte l'histoire de deux groupes de clandestins qui ont inventé
un autre type d'économie durant une période de guerre.
Les individus qui appartiennent à ces deux groupes choisissent
de vivre une existence assez précaire, dans le contexte d'une
économie supposée abondante. C'est également
l'histoire de deux groupes de personnes anonymes, qui appartiennent
à deux classes et deux niveaux de production différents.
Ils recherchent des actions subjectives par le biais de l'émancipation
de la chaîne des échanges affectifs.
Né à Valladolid en 1974, Diego Del Pozo Barriuso
vit et travaille à Madrid. Il a étudié à
la Faculté des Beaux-Arts de Salamanque et de Madrid ainsi
qu'à la Gerrit Rietveld Academie d'Amsterdam. Son uvre
se base sur son intérêt pour l'affection, l'amour et
le désir et pour la façon dont ces émotions
sont conditionnées par notre environnement social, par le
pouvoir et par les méthodes de production. En utilisant différentes
techniques et médias - le dessin, les installations, la vidéo
... - il nous met face à face avec une réalité
dans laquelle nos désirs, que nous pensions personnels et
privés, se révèlent être des constructions
qui incitent à la consommation ou au contrôle social.
Il travaille également avec le groupe C.A.S.I.T.A. Son travail
fait partie, entre autres, des collections de MUSAC de León
(Espagne) et de DA2, Centre d' Art Contemporain de Salamanque (Espagne).
Ses uvres ont été projetées dans de nombreuses
galeries et manifestations d'art contemporain, notamment "Sin
Prometeo...", Centre Culturel Montehermoso, Vitoria, Espagne
(2007) ; "La imagen más deseada". Art Contemporary
Center of Salamanca (2006) ; "Sin Levedad", Adora Calvo
Art Gallery, Salamanca (2006) ; "Horizonte trascendente",
Liquidación Total Art Space, Madrid (2003) ; "Cuatro
amantes, Cuatro inversiones", Young Art Center, Madrid (2003).
Il a également participé à plusieurs expositions
collectives: "Project (OR)", MAMA, Rotterdam, (2008) ;
"Heterotopías", Oktogon of HFBK, Dresde (2007)
; "Destino futuro" , Real Jardín Botánico,
Madrid (2007) ; "Terraplane blues" , La Casa Encendida,
Madrid (2006).
Noëlle PUJOL, Ludovic BUREL: Rien n'a été
fait
Documentaire | dv | 0:39:00
France | 2007
"Néo-établis, nous nous sommes clandestinement
infiltrés dans l'usine. Comme dans un camp, une prison ou
un coffre dont la porte se serait malencontreusement refermée,
nous y avons été durant de nombreuses années
enfermés (y étions-nous par quelque force contraints
?). De cette profondeur de champ temporelle résulte l'effet
de sédimentation des matériaux filmiques (on y mixe
du super-8, du 16 mm, de l'Hi8, du VHS, de la DV). Dans ce cimetière
de machines - ce musée imaginaire où ne subsistent
que des photographies de " nos ancêtres, les robots "
- nous nous sommes progressivement métamorphosés en
archéologues-amateurs ou, pour faire dans la science-fiction
documentaire, en derniers survivants de l'usine (version Solaris
plutôt que Planète des singes)." (Ludovic Burel)
Noëlle Pujol est née en 1972 à Saint-Girons.
Elle est diplômée de l'Ecole nationale supérieure
des Beaux-Arts de Paris et du Studio national des arts contemporains
Le Fresnoy, à Tourcoing. Son travail artistique explore les
domaines du cinéma documentaire et de l'installation vidéo.
Ses films ont été montrés au Festival international
du film documentaire (FID) de Marseille, au Festival international
du film de Belfort, au Filmmaker Film Festival - Doc11 de Milan,
au Festival international de Locarno. En 2008, deux expositions
personnelles de l'artiste ont eu lieu à la Galerie du Triangle
à Rennes et à l'ERBA de Valence. Le travail de Noëlle
Pujol a été montré dans les expositions de
groupe Variations, Galerie les filles du Calvaire (Paris, 2007)
; Exposition universelle d'Aïchi, pavillon français
(Japon, 2005) ; Ficcions documentals, CaixaForum, Fundacio la Caixa,
Barcelone (Espagne, 2004) ; Sportivement vôtre, Domaine départemental
de Chamarande (France, 2004) ; From a global world, Galerie Ludovic
de Wavrin, Paris, (France, 2003). Elle prépare actuellement
son premier long métrage Elles étaient une fois monmon.
(http://noellepujol.free.fr). Ludovic Burel est né à
Lille en 1968. Artiste, enseignant, éditeur, il vit et travaille
à Grenoble. De 2000 à 2005, il a co-assuré
la direction artistique de la revue de culture politique "
Multitudes ". En 2006, il a cofondé les éditions
it: (readit.fr). Il a par ailleurs coorganisé au Centre national
d'art contemporain de Grenoble, le Magasin, une série d'événements
liés à la pratique du son et de la vidéo sur
internet. En 2008, il a notamment participé aux expositions
et événements suivants: " Ultramoderne ",
Centre d'art Passerelle, Brest ; " Valeurs croisées
", Biennale d'art contemporain, Rennes ; " Carte Blanche
à Noëlle Pujol & Ludovic Burel ", Université
Paris VIII, Saint-Denis ; 19e festival international de l'affiche
et du graphisme, Chaumont, etc.
RYBN: Antidatamining III : WWSE
Net-art, installation multimédia
France | 2009
"Antidatamining" est un projet de recherche basé
sur la récupération, via internet, de données
boursières et financières, ainsi que de nombreux indices
socio-économiques. Ces données sont archivées
et classées, puis sont ensuite soumises au traitement des
algorithmes propres au Data Mining. Elles sont ensuite visualisées,
au sein d`environnements audiovisuels écrits, nourris et
actualisés en temps réel. Le projet vise à
faire émerger et à prédire des phénomènes
de déséquilibres socio-économiques, et tente
de mettre en place une cartographie générale du déséquilibre.
RYbN est un collectif artistique pluridisciplinaire, composé
par Marika Dermineur, Kevin Bartoli, Bertrand Charles et Jean-Marie
Boyer. Il est basé à Paris depuis 2000 et spécialisé
dans la réalisation d'installations, de performances et d'interfaces
faisant autant référence aux systèmes codifiés
de la représentation artistique (peinture, architecture,
contre-cultures) qu'aux phénomènes humains et physiques
(géopolitique, socio-économie, perception sensorielle,
systèmes cognitifs). Leur travail a été notamment
exposé à Skopje en Macédoine, au Laboral (Gij?n),
à la Elisava Design School (Barcelone), aux Rencontres Internationales
Paris/Berlin/Madrid, au Kiasma Theater (Helsinki), au Village Sonique
(Parc de la Villette, Paris), à ISEA06 (San José,
USA), à la Transmediale 06 (Berlin), Villette Numérique
04 (Paris).
Manuel SAIZ: Buffer
Vidéo| hdv | 0:03:00
Espagne | 2008
Le terme "buffer" (tampon) est utilisé dans la
technologie informatique pour définir un espace de mémoire
dans le quelle l'information est stockée, en attente d'un
processus ou d'un transfert. Le " buffer " reçoit
l'information de manière désorganisée et abrupte
et la redistribue en des paquets bien ordonnés, aptes à
être facilement manipulés. Le film décrit le
fonctionnement d'un dispositif architectural en train d'exécuter
métaphoriquement cette même fonction, et d'ordonner
des êtres humains comme de simples données par l'intermédiaire
de du déplacement physique dans l'espace. Ce mécanisme
se réfère à des situations de la vie quotidienne
dans lesquelles la population des grandes villes interagit avec
les services publics. La sculpture représentée montre
la structure de base de ces situations. Les visiteurs qui font l'expérience
de cette uvre sentiront une excitation mécanique et
répétitive proche de l'aliénation.
Manuel Saiz est un artiste visuel basé à Londres.
Depuis les années 1980, il a exposé ses sculptures,
photographies et vidéos dans des galeries d'art et des musées
du monde entier. Depuis 1995, il travaille principalement avec la
vidéo et les installations vidéo. Ses créations
ont été présentées dans de nombreux
festivals de films d'art et de vidéo, notamment Impakt à
Utrecht, VideoLisboa à Lisbonne, Videoex à Zurich,
Int. Kurz Film Fest à Hambourg et Transmediale à Berlin.
Ses installations vidéo ont été présentées
dans des galeries et des espaces publics du monde entier. Parmi
ses expositions récentes, signalons " Parallel Universes
" à la Galerie Moriarty de Madrid, " Nominal Politics
" au T1+2 Space de Londres, ainsi que l'exposition collective
" East End Academy " au Whitechapel de Londres ou "
Save the Day " au Kunstbüro de Vienne. Son court-métrage
" Being Luis Porcar " a reçu le 1er prix de l'Internationale
Kurzfilmtage de Winterthur.
Avelino SALA: Arde lo que será (fuego camina conmigo)
Vidéo | dv | 0:01:36
Espagne | 2006

" Il y a un mach de football sans fin, la balle est en feu,
tout le monde joue avec tout le monde, le match est éternel.
"
Alexander SCHELLOW: Still Lives
Animation | 0:03:36
Allemagne / Royaume-Uni | 2007
"Still Lives" est une tentative de retravailler et de
réutiliser la mémoire. L'exercice n'est pas de se
concentrer sur ces expériences quotidiennes qui attirent
notre attention, mais plutôt l'inverse. Il s'agit davantage
de travailler sur la perception involontaire, ce en quoi nous n'avons
pas fait attention, mais qui est quand même inscrit dans la
mémoire: un groupe de personne dans le train, une personne
derrière une fenêtre, une cage d'escalier vide. Alexander
Schellow construit une série de trente images de 3 secondes
d'un trajet dans le métro londonien et les réassemble
en un film. Trois secondes, c'est ce qui correspond à la
perception du présent par l'esprit humain, la plus petite
unité de mémoire, à partir de laquelle sont
définis le passé et le futur. Ce film devient la reconstruction
de ce moment, condensé au maximum.
Né en 1974 à Hanovre en Allemagne, Alexandre Schellow
étudie les arts visuels à l'Université des
Arts de Berlin et à l'École d'art de Glasgow. On a
pu le voir récemment au Steirischer Herbst, à Graz,
avec une installation vidéo, ou encore au Kunstmuseum de
Stuttgart en exposition solo, au Centre Pompidou pour un cours avec
live-mapping, à la Biennale de Thessalonique, à la
Galerie Ute Parduhn, au Kunstsammlungen Zwickau et enfin au Storefront
for Art and Architecture de New-York. Ses publications de 2007 incluent,
outre les catalogues du Kunstmuseum de Stuttgart et des Kunstsammlungen
Zwickau, son livre-projet Storyboard et le DVD Still lives à
Londres, ainsi que des contributions à Domus ou Lichtungen.
En 2007/2008 il collabore à une performance théâtrale
avec David Weber-Krebs, à Amsterdam. En 2006-2007 il est
résident à l'Académie Scloss Solitude à
Stuttgart et à Pechstein en 2007. Il vit à Berlin
et enseigne à la Metropolitan University de Londres.
Corinna SCHNITT: About a world / Von einer Welt
Vidéo, 35mm | 0:09:34
Allemagne | 2007
Dans "Von Einer Welt" ("À propos d'un monde"),
le monde est un idyllique paysage alpin fait de forêts et
de prairies. Un homme traverse à grandes enjambées
ce paysage, seul, puis, dans la scène suivante, se tient
debout sur une prairie, entouré d'une douzaine de femmes
nues, couchées dans l'herbe haute ; chacune d'entre elles
est drapée. L'homme approche toutes les femmes une à
une, tantôt tendrement, tantôt de façon plus
ouverte. Ses tentatives de rentrer en contact avec elles restent
cependant vaines et ne produisent absolument aucune réaction.
Les femmes semblent désormais faire partie de la nature,
comme si elles venaient " d'un autre monde ". Avec des
dispositifs de mise en scène minimalistes, l'artiste ouvre
un débat sur les formes d'aphasie entre les sexes, entre
le corps et l'intellect, entre l'émotionnel et le rationnel,
entre nature et culture, entre un monde et l'autre.
Corinna Schnitt est née à Duisburg (Allemagne)
et a étudié l'art et le cinéma à l'Université
des Communications Visuelles d'Offenbach ainsi qu'à l'Académie
d'Art de Düsseldorf.
AXEL STOCKBURGER: Goldfarmer
Vidéo sur moniteur | 0:13:00
Autriche | 2008
Goldfarmer traite des transformations culturelles et économiques
contemporaines en interviewant un goldfarmer, un joueur de jeu en
ligne qui génère de l'argent en jouant. Le joueur
reste anonyme car on ne voit que le visage de son avatar numérique
qu'il incarne dans le jeu. Le phénomène de goldfarming,
est aujourd'hui devenu une forme de travail tout à fait viable,
en particulier en Asie. Il traduit la domination du paradigme économique
sur tous les autres domaines de la vie.
Diplômé des universités d'arts appliqués
de Vienne et Londres, Axel Stockburger est un artiste et théoricien
qui vit et travaille à Londres et Vienne. Ses films et installations
sont exposés dans le monde entier. Parmi les projets qu'il
a initiés, on peut citer la chaine de télévision
artistique et indépendante TIV à Vienne en 1998. Il
a également collaboré entre 2002 et 2004 avec le groupe
artistique basé à Londres D-Fuse. Il travaille actuellement
au Département des arts visuels et numériques à
l'Académie de Arts de Vienne.
Günter STÖGER: Exoearth
Installation vidéo | 0:31:51
Autriche | 2007
Des structures, qui semblent modélisées d'après
les vestiges de l'infrastructure d'une base militaire existante
située dans le désert de sel de l'Utah, glissent au
travers du cadre de l'image comme si celle-ci était implantée
sur la surface plate d'un espace simulé. Le plan horizontal
divise le cadre en deux espaces égaux et opère comme
un lien entre des surimpositions lentes. Un stimulus continu et
lent provoque des instabilités de perception et une transformation
des modèles.
Günter Stöger, artiste et réalisateur né
en 1970 a fait des études d'ingénieur son et image;
ces dernières années, il s'est intéressé
principalement à la recherche sur la perception, en déplaçant
à la fois le spectateur et l'objet dans des scénarios
différents où les références communes
ne sont plus évidentes, et où les éléments
qui supportent la perception sont souvent absents.
UBERMORGEN.COM: Black n White : Pretty Ugly
Net art, installation
Autriche | 2009
"Notre intention est de travailler exclusivement avec le pixel
comme idée et comme matériel brut. Le pixel est notre
peinture, notre bois ou notre pierre, le langage html notre pinceau
ou notre tournevis et le navigateur à la fois la toile et
le musée. Nous puisons dans les objets artistiques conceptuels
bien connus de Judd, Lewitt, Graham, Haacke, IRWIN, etc. pour en
extraire des remakes numériques qui nous servent de règles
visuelles."
Créé à Vienne (Autriche), Übermorgen
est composé du duo Hans Bernhard et LIZVLX, figures centrales
du net art en Europe. Derrière Übermorgen, se trouve
l'une des personnalités les plus incomparables - controversées
et iconoclastes - de la techno artistique européenne contemporaine
avant-gardiste. L'uvre d'Übermorgen.com est unique, non
pas à cause de ce qu'ils font, mais par le comment, quand,
où et pourquoi ils le font. L'ordinateur et le réseau
sont (ab)usés pour créer de l'art et combiner ses
multiples formes. La fusion permanente de faits et de fictions vise
un concept élargi du matériel de travail, qui, pour
Übermorgen, inclut également les droits (internationaux),
la démocratie et la communication mondiale (boucles imput-feedback).
En allemand " Übermorgen " veut dire " après-demain
" ou " super-demain ". Leur travail a été
primé plusieurs fois à Ars Electronica, ainsi qu'à
la Transmediale et à Viper. Ils sont notamment exposé
au Musée d'art contemporain de Tokyo, C3 Budapest, SFMoMa,
Arco Madrid, Kunsthaus (Graz), Kunstlerhause (Vienne), iMAL (Bruxelles),
Art Fair (Bâle), PAN I Palazzo delle Arti (Naples), Biennale
de Sydney, Transmediale 08 (Berlin), au New Museum/Rhizome (New
York), à la Biennale of the End of the World (Ushuaia, Argentine),
au Laboral (Gijón), au Moca (Taipei), au NTT ICC (Tokyo),
Ars Electronica (Linz). Übermorgen a reçu en 2008 le
prix Arco-Beep.
Lawrence WEINER: Turning Some Pages
Vidéo | 0:05:00
USA | 2007
"Turning Some Pages" a été produit conjointement
à l'impression d'une édition limitée de la
revue du même nom par le Howard Smith Paper Group, un fabriquant
de papier britannique. Le fait de lire un livre donne forme à
la structure de ce dessin en mouvement. Des arrangements abstraits
de formes et d'images de dés sont intercalés avec
des aphorismes énigmatiques ; des flèches indiquent
quand tourner la page.
Lawrence Weiner est né dans le Bronx, à New York
(USA) en 1942. Il vit et travaille actuellement à New York.
Personnage clé de l'art conceptuel, Lawrence Weiner a exploré
longtemps la langue et le processus de création artistique.
Dans sa récente série d'uvres numériques,
Weiner déploie des dessins animés et des textes épigrammatiques,
qui interagissent en un langage symbolique. En fin de compte, ces
systèmes visuels et linguistiques prennent un sens narratif
provocateur. Il a reçu de nombreuses récompenses et
aides financières et ses uvres ont été
exposées dans le monde entier. |
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