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 28 NOV -> 07 DEC 2008
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Parc de la Villette - 75019 Paris - Métro: Porte de Pantin, ligne 5.
cgp
SAMEDI 29 NOVEMBRE
19:00

[EXPOSITION / OUVERTURE]


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EN ENTREE LIBRE

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DU 30 NOV. AU 6 DEC.
tous les jours - 15h > 19h

[EXPOSITION]


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TOUS LES JOURS
EN ENTREE LIBRE
JUSQU'AU 6 DECEMBRE

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> "DATA MEANINGS"
"DATA MEANINGS" présente dix installations - multimédia, netart - autour de la question du détournement et de la circulation des données numériques.

Christophe BRUNO : Dadamètre
| | | Netart
France | 2008
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Claude CLOSKY : +1
Netart | | | web
France | 2001
 [•]

Mindaugas GAPSEVICIUS :
Bookshelf | | | Installation multimédia, netart
Lituanie | 2006
 [•]

Ricardo IGLESIAS, Mario RUIZ :
Evolutional machine, un robot autista | | | Installation multimédia
Espagne | 2007
 [•]

JODI :
Composite club | | | Installation multimédia
Pays-Bas | 2008
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Joan LEANDRE : In the name of Kernel!: Song of the Iron Bird
Création numérique | hd | couleur | 0:20:00
Espagne | 2008
 [•]

Michael Takeo MAGRUDER :
Endless wall | | | Installation multimédia
USA | 2008
 [•]

Lee MARC : Oamos
Netart | | | web
Suisse | 2008
 [•]

RYBN : Antidatamining
Installation multimédia | pure data | couleur | France
2007 |
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ÜBERMORGEN :
Sound of Ebay | | | Installation multimédia, netart
Autriche | 2008
 [•]

Le Dadamètre est un indice global permettant de mesurer l’écart du discours par rapport à Dada. Alors que le moindre de nos comportements (travail, désir, idéologie, risque etc.) est enregistré et comptabilisé dans le cadre d’indices boursiers sur les marchés d’une finance globalisée, il s’agit pour Christophe Bruno de construire de nouveaux indices globaux, cette fois dans le domaine de l’art. L’indice Dadamètre cherche à mesurer l’évolution au cours du temps de la densité de Dadaïsme dans le discours en mouvement perpétuel, tel qu’il est emmagasiné sur le Web, ceci en s’inspirant de Raymond Roussel. Objet artistique avant toute chose, unité de mesure de la déchéance de l’aura du langage, le Dadamètre, tout en étant basé sur des outils scientifiques rigoureux, constitue sa propre parodie : il vise aussi à interroger le statut d’une Science qui s’est mise peu à peu au service du marketing global et de la surveillance généralisée.

Avec l’installation “+ 1”, Claude Closky détourne l’idéologie de l’interactivité, et réunit dans un même dispositif des outils technologiques usuels et une opération arithmétique élémentaire. La seule action possible a pour unique résultat l’addition d’une unité à un nombre dont le résultat est sans surprise. A chaque nouveau clic le nombre augmente de 1. L’opération qui se réalise dans “+ 1” ne fait intervenir aucun hasard, aucun élément personnel ou affectif. Elle met en exergue la relation pour la relation. Absurde et par définition redondante, la tautologie devient un outil critique du comportement et des automatismes standardisés. En confrontant l’utilisateur à l’expression la plus simple du principe de causalité, un clic = +1, Claude Closky détourne notre attente, et notre croyance en un résultat effectif de nos actions sur le réel.

Les moniteurs de l’installation de Minidaugas Gapsevicius constituent une bibliothèque contemporaine, contenant en nombre infini des matériaux visuels et textuels numériques décrit par un flux continu de lettres et de chiffres. Sous cette forme descriptive, l’installation présente le côté non visible de la circulation des informations sur le réseau, qui devient ainsi lisible, à défaut d’être compréhensible. Ce flux rapide de lettres et de chiffres sur des moniteurs n’a pas de rapport avec la théorie du chaos, facteur potentiel de grandes perturbations, ni avec le monde des hackers. L’installation “Bookshelf” s’apparente au tcpdump, logiciel de récupération de données qui transitent par un réseau et qui permet d’obtenir le détail du trafic visible depuis l’interface réseau.

Le dispositif de Ricardo Iglesias et Mario Ruiz, “Evolutional machine, un robot autista” interroge la confrontation entre deux mondes et les interférences qu’ils produisent : le monde technologique et le monde des êtres vivants. La sphère technologique est habitée par une série de robots ayant chacun des fonctions diverses selon leur programmation, indépendamment de l’influence des êtres vivants. La frontière entre les deux mondes est ici diffuse. Une relation s’établit au travers d’un dispositif de captation et de retransmission contredisant la relation attendue entre l’observateur et l’observé. Dans l’espace, sur l’écran et sur le web. “Evolutional machine, un robot autista” établit une relation homme-machine basée sur une interaction réciproque. Les deux éléments appartiennent à un unique système logique, contrairement à ce qui se passe habituellement dans la logique du subjugué et de la subjugation. Du statut d’agent, nous devenons constituant intrinsèque de la logique de la relation.

Dans cette installation, JoDi détourne et réinterprète les jeux vidéo grand public qui utilisent la reconnaissance optique et les systèmes de captation du mouvement, technologies elles-mêmes issues de la recherche militaire dans les années 80. Le code des jeux vidéo est réécrit puis confronté à d’autres situations visuelles que celles initialement prévues dans le scénario du jeu. En même temps qu’une réflexion sur les stratégies de contrôle et l’archaïsme du dispositif ludique proposé par l’industrie du jeu vidéo, CompositeClub met en réflexion le dispositif narratif du jeu vidéo et ses stratégies d’interaction. Le jeu altéré est confronté à des extraits de film de cinéma, ou de reportage TV, produisant une nouvelle trame narrative et renversant le rapport d’interaction. Le joueur devient observateur du dispositif, le jeu vidéo se trouve alors confronté à un scénario complexe soulignant les limites du schéma d’interaction du jeu initial.

Dans l'installation de Joan Leandre, Le kernel, qui est le coeur de la plupart des systèmes informatiques, devient le mythe autour duquel un événement symbolique se coagule, combinant la littérature de voyage, la tradition alchimique, la science fiction, le terrorisme et les théories de la conspiration, la programmation informatique, l’alpinisme, la modélisation 3D et le mapping par satellite, les hallucinations et les révélations. Joan Leandre explore l’imaginaire trouble d’un principe informatique fondamental, indifférent à son usage, militaire ou onirique. L’image elle-même, réalisée par manipulation informatique, change de statut. En même temps que des images, c’est la puissance aveugle du Kernel qui transparait, kernel au nom duquel tous les usages technologiques sont possibles. .

Avec Michael Takeo Magruder, quand nous entrons dans le monde de “Endless Wall”, nous nous trouvons dans une surface contenue par un mur infranchissable, qui s’étend à perte de vue. Le principe ludique de la déambulation dans un espace virtuel est ici détourné, et nous confronte à l’absurde et à l’arbitraire. Le mur sans fin renvoie à une société divisée. Entre ceux qui sont d’un côté et ceux qui sont de l’autre. Le bon et le mauvais côté. Un parallèle est effectué avec les murs informatiques, les firewall, conçus pour arrêter les intrusions possibles venant de l’autre côté, et qui nous sont vendus comme des protections.

Avec “Oamos”, Lee Marc avait un seul but: faire découvrir au spectateur des contenus susceptibles de lui plaire et de l’inspirer. Qu’est-ce qu’Oamos: D’après des thèmes lancés par le public, Oamos sollicite des machines à chercher à travers les actualités, des images, des synonymes, de la musique, des discussions, des bruits, des blogs et des vidéos. Les données sont préparées audiovisuellement et sont présentées au choix de manière pragmatique ou divertissante, avec ou sans son, avec ou sans liens vers d’autres sites.

“Antidatamining” de RYBN est un projet de recherche en ligne, basé sur la récupération de données boursières et financières, ainsi que de nombreux indices socio-économiques. Ces données sont archivées et classées, puis sont soumises au traitement par calcul algorithmiques propres au Data Mining. Ces données sont ensuite visualisées dans des environnements audiovisuels écrits, nourris et actualisés en temps réel. Le projet vise à faire émerger et à prédire des phénomènes de déséquilibres socio-économiques, et tente de mettre en place une cartographie générale du déséquilibre.

Ebay est devenu le plus grand marché de la terre, un million de fois plus grand, plus efficace que n’importe quel marché dans le monde. L’installation “The Sound of Ebay”, est la contribution d’Ubermorgen à la bande son du nouvel hypercapitalisme en peer-to-peer. Ubermorgen envoie des millions de bots, de robots virtuels, pour analyser le marché et créer des chansons.. Les machines créent des chansons, et les répliquent par millions dans les réseaux. Il s’agit de chansons synesthésiques, ayant chacune leur propre histoire.
Christophe Bruno
 
Claude Closky
 
Mindaugas Gapsevicius
 
Ricardo Iglesias, Mario Ruiz
 
Jodi
 
Joan Leandre
 
Michael Takeo Magruder
 
Lee Marc
 
Rybn, Marika Dermineur, Kevin Bartoli, Jean-marie Boyer
 
Übermorgen
 
 
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DU 28 NOV. AU 7 DEC.

PROJECTIONS
PARIS-VILLETTE

EXPOSITION
• Du 29 nov. au 6 dec.