CATALOGUE 2000-2001
Zemir VELATOVAC
Nema naslova 2

Art vidéo - hi8 - couleur - 0:09:09 - Bosnie / France - 2000


Nema naslova 2 est reprise de la vidéo Nema naslova réalisée en 1998. Cette vidéo sur le langage et l'image évoque le jeu simple et amusant du mouvement grammatical associé à une vision schizophrénique.


Nema naslova 2 ist eine Wiederaufnahme des 1998 realisierten Videos Nema naslova. Dieses Video verbindet das einfache und amusante Spiel der grammatischen Bewegung, Text und Bild, mit einer schizophrenen visuellen Wahrnehwung.


Nema naslova 2 is the sequel to the first film of the same name produced in 1998. It is a video film about images,words and grammar as seen from a schizophrenic eye.

Biographie


Velatovac Zemir est né à Banjaluka en Bosnie-Herzégovine. Il termine des études d'électronique en 1985. A partir de 1987, il suit des cours de dessin puis entre à l'Académie d'Arts Plastiques de Sarajevo en 1991. En 1994, en raison de la guerre, il est invité par l'Ecole Régionale des Beaux-Arts du Mans pour continuer ses études. Il y obtient le DNSAP en 1998. "Pendant mes études au Mans, j'ai développé un travail sur l'interprétation des mouvements dans différents espaces". Il a présenté ses vidéos et installations au Festival International de Bourges en 1997 (Sans titre), à Reims (Caractère et sexe) et au Festival de l'Image du Mans (Nema Naslova) en 1998.

Note


Sortir de la guerre en Bosnie fut un événement très important dans ma vie. C’était une question fondamentale. À ce moment, faire un mouvement voulait dire: "je vis", mais aussi "je défie la mort ". En entrant en France ma vie se prolongeait. Ainsi je parle de mon travail de déplacement et de mouvement à travers une action. Cette action est essentielle, et paradoxale. En effet, elle est spontanée et provient des émotions de mon corps, en montrant la précision et la concentration. Grâce à elle, je crée des bouleversements. En effet, chaque chose est complexe, elle possède plusieurs caractères et plusieurs fonctions. Aussi, le bouleversement consiste à faire une indication sur un seul de ces caractères, et à mettre de côté ceux que je n’utilise pas. En fait, ce bouleversement consiste à donner un nouvel état aux choses. Mais cette action répond aussi au désir de créer un mécanisme banal, même brutal, et qui indique le danger, le risque. D’autre part, cette action ne peut subir un contact physique extérieur. Elle se suffit à elle-même grâce à un mécanisme. Ce mécanisme est primitif et indique la limite dans laquelle il existe. Cette limite est le dernier point de stabilité. Une autre dimension importante dans le processus est l’urgence et le déplacement. L’urgence désigne l’acte nécessaire de faire les choses rapidement et immédiatement. Le déplacement, lui, est un problème temporel et physique qui se démontre par l’espace dans la forme du grillage et pose nécessairement la question de la durée, de la continuation d’être. À cause de celles-ci, les installations sont des croquis en volume. Ils rendent visible le temps passé, et indiquent les choses qui existent mais qui ne retiennent pas notre intérêt fonctionnel, logique. Zémir Vélatovac