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Cecilia barriga
Catalogue : 2006El origen de la violencia | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 1:0 | Espagne | 2004
Cecilia barriga
El origen de la violencia
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 1:0 | Espagne | 2004

Un jeune garçon joue avec un petit chat, et soudain, il transforme ce jeu agréable en un acte de haine incontrôlé. Cette vidéo d'une minute nous amène à réfléchir sur l'origine de la violence.


Cecilia Barriga est né au Chili. En 1977, elle s'est installée en Espagne, à Madrid. Ces vingt dernières années, elle a travaillé sur différents supports visuels, tels que des films, de l'art vidéo, des documentaires et des longs-métrages. Ses créations les plus importantes sont les suivantes: 1991 "Meeting two queens," oeuvre expérimentale majeure présentée au MOMA, New York, Whitney Museum, Reina Sofia, Guggenheim Museum et dans de nombreuses universités à travers le monde. 2000 "Time's up!", long-métrage sortie en salle à Paris, Madrid et présenté dans de nombreux festivals, notamment au San Sebastian International Film festival. Parmi ces créations récentes, on trouve "El camino de Moises" (2004), un documentaire qui a été couronné de succès à la télévision espagnole. "The origine of violence" (2006) a été présenté dans les musées d'art les plus importants d'Espagne.

Daniel barroca
Catalogue : 2005Verdun | Vidéo expérimentale | dv | noir et blanc | 9:0 | Portugal | 2003
Daniel barroca
Verdun
Vidéo expérimentale | dv | noir et blanc | 9:0 | Portugal | 2003

"Verdun" est une vidéo composée de fragments d'images de la Première Guerre Mondiale. Le silence des paysages déserts est dérangeant. C'est comme un récit du vide après la destruction et de ce qui subsiste des personnes absentes. Cela traite de la sensation de perdre toute visibilité et d'en redécouvrir une dans la perte et dans ce qui repose dans cette perte.


Daniel Barroca est né à Lisbonne en 1976. Il a étudié les Arts Visuels à l'Ecole d'Art et Design de Caldas da Rainha, au Portugal, de 1996 à 2001 et à Ar.Co en 2002. Il a remporté le Prix de Jeune Création en Arts Visuels 2003-2004 de l'Union Latine. Au cours du dernier trimestre 2004, il a vécu et travaillé à l'Académie Espagnole à Rome. Ces dernières années, il a participé à plusieurs expositions et festivals vidéo au Portugal, en Italie, France et Norvège.

Daniel barrow
Catalogue : 2006A miracle | Animation | dv | couleur | 2:50 | Canada | 2004
Daniel barrow
A miracle
Animation | dv | couleur | 2:50 | Canada | 2004

?A Miracle? est un film fait en collaboration avec un groupe de Toronto appelé The Hidden Cameras. C?est une démonstration des techniques ?d?animation en direct? (?live animation?) de Daniel Barrow. La vidéo présente un jeune garçon allongé dans son lit qui fait des ombres chinoises sur les murs de sa chambre grâce à la lumière de la Lune. Alors qu?il fait des expériences avec les formes, il invoque l?esprit d?une énorme créature qui ressemble à un oiseau qui aurait la forme d?une chouette et les plumes d?une autruche. La créature partage un moment bref et romantique avec le garçon avant de l?avaler en entier et ensuite de régurgiter et de tordre les parties indigestes puis de les compresser en une balle en forme de gésier. A la fin, la chouette s?envole par la fenêtre et laisse le garçon debout dans sa chambre, il est nu et il a froid. Le garçon trouve une solution en fabriquant un planeur qui le représente, rejoignant ainsi symboliquement la chouette.


Daniel Barrow est un artiste médiatique installé à Winnipeg qui travaille dans la performance, la vidéo et l?installation. Il a beaucoup exposé au Canada et à l?étranger. Il a récemment exposé au Musée d?art contemporain de Los Angeles, au New Langton Arts à San Francisco et à la Galerie d?art contemporain de Vancouver. Depuis 1993, Barrow utilise un rétroprojecteur pour projeter des idées et des récits courts. Plus précisément, il adapte des récits de comics à une forme d?animation ?manuelle? en projetant, superposant et manipulant des dessins sur des transparents. Barrow donne différents noms à cette pratique : ?performance graphique, illustration en direct ou animation manuelle.?

Daniel barrow
Catalogue : 2006A Miracle | Animation | dv | couleur | 2:50 | Canada | 2005
Daniel barrow
A Miracle
Animation | dv | couleur | 2:50 | Canada | 2005

A Miracle est un film fait en collaboration avec un groupe de Toronto appelé The Hidden Cameras. C?est une démonstration des techniques ?d?animation en direct? (?live animation?) de Daniel Barrow. La vidéo présente un jeune garçon allongé dans son lit qui fait des ombres chinoises sur les murs de sa chambre grâce à la lumière de la Lune. Alors qu?il fait des expériences avec les formes, il invoque l?esprit d?une énorme créature qui ressemble à un oiseau qui aurait la forme d?une chouette et les plumes d?une autruche. La créature partage un moment bref et romantique avec le garçon avant de l?avaler en entier et ensuite de régurgiter et de tordre les parties indigestes puis de les compresser en une balle en forme de gésier. A la fin, la chouette s?envole par la fenêtre et laisse le garçon debout dans sa chambre, il est nu et il a froid. Le garçon trouve une solution en fabriquant un planeur qui le représente, rejoignant ainsi symboliquement la chouette.


Daniel Barrow est un artiste médiatique installé à Winnipeg qui travaille dans la performance, la vidéo et l?installation. Il a beaucoup exposé au Canada et à l?étranger. Il a récemment exposé au Musée d?art contemporain de Los Angeles, au New Langton Arts à San Francisco et à la Galerie d?art contemporain de Vancouver. Depuis 1993, Barrow utilise un rétroprojecteur pour projeter des idées et des récits courts. Plus précisément, il adapte des récits de comics à une forme d?animation ?manuelle? en projetant, superposant et manipulant des dessins sur des transparents. Barrow donne différents noms à cette pratique : ?performance graphique, illustration en direct ou animation manuelle.?

Catalogue : 2007Artist Statement | Animation | 35mm | couleur | 5:0 | Canada | 2007
Daniel barrow
Artist Statement
Animation | 35mm | couleur | 5:0 | Canada | 2007

Daniel Barrow utilise un logiciel Amiga de 1988 (une véritable antiquité du point de vu des normes technologiques actuelles) pour illustrer et animer son manifeste personnel ?à l'honnêteté gratuite?. Daniel Barrow a créé "Artist Statement" pour décrire mais aussi parodier son approche personnelle de la création artistique. Cette vidéo est également représentative des themes, méthodes et préoccupations liés aux technologies obsolètes récurrents dans son oeuvre.


Daniel Barrow vit à Winnipeg, au Canada. Artiste pluridisciplinaire, il réalise des vidéos, des installations et des performances. Au fil des ans, il a exposé au Canada et à l?international. Plus récemment, Daniel Barrow a exposé au Museum of Contemporary Art de Los Angeles (USA), au New Langton Arts à San Francisco (USA) et à la Contemporary Art Gallery de Vancouver (Canada). Depuis 1993, Daniel Barrow utilise un projecteur frontal pour retransmettre des idées et des courtes fictions. Mais, plus spécifiquement, il crée et adapte des comics en une forme "manuelle" d'animation, en projetant et manipulant des dessins sur des feuilles transparentes de Mylar. Daniel Barrow se réfère alternativement à cette technique comme étant une "performance graphique, une illustration live ou une animation manuelle".

Edson barrus
Catalogue : 2008sur portable II | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 52:26 | Brésil | 2007
Edson barrus
sur portable II
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 52:26 | Brésil | 2007

Surportable II 2007 Ce film d`Edson Barrus se focalise sur trois villes : São Paulo, Paris et Yokohama. Filmé intégralement au moyen d`un portable, il nous balade d`une ville à l`autre au moyen des métros. On passe ainsi d`une vue ensoleillée de São Paulo à la grisaille d`un soir pluvieux à Paris. L`alignement des tombes dans un cimetière shinto évoque la découpe des motifs des mosaïques des trottoirs de l`avenida Paulista, qui eux-mêmes renforcent la production d`une chorégraphie de pixels, brouillant l`image filmée, au profit de leurs mouvements browniens. Le filmé s`abîme dans la matière digitale qui s`en disloque en s`ouvrant à un monde parallèle. La déambulation s`articule autour de la notion de transport : transport de personnes, en voitures, en métro, sur des escalators ou qui prennent l`ascenseur, transport et exposition de marchandises, les « fourmis urbaines » (pour reprendre un terme utilisé par Edson Barrus dans un autre film) qui tirent poussent des cargaisons énormes d`objets hétéroclites, des colporteurs? Mais le transport des images et des voix est inclus dans ce transit généralisé, ; les portables et les caméras deviennent les appendices incontournables de la gestuelle et de la survie en territoire urbain. Aux grouillements des personnes allant ici et là, manifestant, répond un tourbillonnement sonore (conçut par Giuliano Obici) qui associe aux échos, le brouhaha étouffé ou vitupérant qui bien qu`issue des images s`autonomise afin de créer des motifs nous propulsant vers d`autres rivages. Ces motifs sonores sont similaires par leur agencement de ceux de la tapisserie des pixels qui viennent dématérialiser l`image au profit d`un foisonnement de bruits colorés qui peuvent être plus ou moins intempestif. Les fragments de dialogues entendus renforcent cette déréalisation qui est le reflet d`un flux constant (par exemple l`irruption du Français sur de images de Yokohama). Le son est à la fois ce qui fonde et déconstruit les séquences. On repère différents leitmotivs, sons d`accord orchestral qui vient bousculer la trépidation de la ville, auquel renvoie les plaques de métal recouvrant les trous des rues de São Paulo. Il n`y a pas à proprement parler de trame, si ce n`est celle de la capture de moments et de comportements dans ces villes traversées par le cinéaste. yann beauvais


Edson Barrus est né en 1961 au Brésil et vit à Sao Paulo et à Paris. Il développe actuellement le projet « Mulato?s Dog » avec UTBM. L??uvre de l?artiste a été récompensée par le CNPQ du Brésil. Activiste culturel, il a créé l?espace alternatif Rés do Chão à Rio de Janeiro de 2002 à 2005, un espace destiné à l'étude, la réalisation d?évènements artistiques ainsi qu?à la réflexion sur les pratiques artistiques contemporaines. Il dirige la revue « Nós Contemporáneos » et a participé à de nombreux festivals de films internationaux en Europe et sur le continent américain.

Anne Maree barry
Catalogue : 2013Missing Green | Documentaire | hdcam | couleur | 13:47 | Irlande | 2013
Anne Maree barry
Missing Green
Documentaire | hdcam | couleur | 13:47 | Irlande | 2013

Missing Green (2013) is a poetic journey through Cork Street, Dublin, Ireland. Two parallel stories inter mesh to create one underlying narrative.

Anne Maree Barry is a film artist based in Dublin. Barry?s experimental short films have screened internationally and her work has also been installed in a gallery context at The LAB, Dublin and the Tampere Art Museum, Finland. Missing Green, her most recent short film, was selected for the Stranger Than Fiction Documentary Festival and Indie Cork.An in-depth interview concerning her research methodologies and practice featured in Film Ireland last year.

Orla barry
Yael bartana
Catalogue : 2006You Could Be Lucky | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 8:0 | Pays-Bas | Royaume-Uni | 2004
Yael bartana
You Could Be Lucky
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 8:0 | Pays-Bas | Royaume-Uni | 2004

Le gouvernement républicain d?Oliver Cromwell en Grande-Bretagne fut une époque d?austérité sociale durant laquelle parier et boire étaient des crimes condamnables. Après la mort de Cromwell, la Grande-Bretagne est redevenue une monarchie. En 1660, Charles II reprit le trône, les lois d?interdiction furent annulées et la tradition du ?Grand National? devint bien établie en tant qu?activité sociale et culturelle associée au roi qui était connu pour sa passion pour les chevaux. Le ?Grand National? ? un des plus grands hippodromes de Grande-Bretagne ? est un endroit où l?héritage culturel, l?histoire et la société britannique contemporaine se rencontrent. Depuis l?époque du règne de Charles II, il abrite le point d?orgue de la saison sociale. C?est un événement éclatant qui attire des milliers de personnes chaque année, y compris des membres de la famille royale. Bartana arrive à cet événement social afin de se concentrer sur le public. Dans ses travaux précédents, Bartana se concentrait sur les rituels, les commémorations et les faveurs accordées lors des cérémonies sociales qui font partie de la société israélienne. En faisant cela, elle a décrit des événements qui impliquaient des problèmes d?identité régionale, locale, publique et personnelle. Le but premier d?un rituel civil est de consolider une identité collective régionale distincte et d?intensifier le sentiment d?appartenance de l?individu. Avec le temps, seul le geste perdure dans sa version moderne mais il est occasionnellement vide de sens. Le sens premier de la cérémonie se perd petit à petit, et ce qu?il reste est un symbole et un simple rappel de ce qu?il y avait avant. Au ?Grand National?, déléguée par the Liverpool Biennial, Bartana mène un enquête sur les rituels de socialisation qui ont lieu autour de l?hippodrome et examine la tension créée entre l?endroit, la culture du passé et la société moderne. Bartana choisit entre autres de se concentrer sur un événement qui est considéré par beaucoup comme le temps fort de l?événement ? ?Laydies Day? - un défilé de mode et de talons aiguilles ostentatoire, une exhibition extravertie de couleur et de féminité stéréotypée.


Yael Bartana est née en 1970 à Kfar-Yehezkel en Israël. Elle a obtenu un BFA (Bachelor of Fine Art) à l?Académie d?Art et de Design de Bezalel à Jérusalem, un MFA (Master of Fine Art) à l?Ecole d?Art Visuel de New York et a participé au programme de résidence d?artistes à la Rijksakademie de 2000 à 2001. Elle a fait des expositions personnelles dans plusieurs pays comme par exemple l?Allemagne, Israël, l?Australie et le Japon et elle a gagné différents prix comme le Anselm Kiefer Prize en 2003 et le Dorothea von Stetten-Kunstpreis en 2005. son travail se concentre principalement sur la relation entre rituel et identité dans la société israélienne et étudie les pratiques qui forment l?identité, et plus particulièrement dans leur relation avec les notions traditionnelle et contemporaine de genre, de lieu et d?ethnicité. Dans la plupart de ses ?uvres, Bartana utilise des images documentaires tournées dans des endroits public ou semi-public lors d?événements collectifs qui contribuent à la formation de l?identité, comme par exemple les exercices de tir des femmes apprentis soldats ou les festivités du carnaval organisé pour la fête juive de Purim. Actuellement, Bartana vit et travaille à Amsterdam.

Yael bartana
Catalogue : 2005By the river (angel camp part I) | Fiction | dv | couleur | 17:0 | Suisse | 2004
Yael bartana
By the river (angel camp part I)
Fiction | dv | couleur | 17:0 | Suisse | 2004

Yael bartana
Berke bas
Catalogue : 2005Transit | Documentaire | dv | couleur | 40:0 | Turquie | 2004
Berke bas
Transit
Documentaire | dv | couleur | 40:0 | Turquie | 2004

Istanbul se dresse, célèbre, comme le pont entre l?Afrique, l?Europe et l?Asie, et c?est sur ce pont que trois histoires de familles d?immigrants se croisent. Loin de la glorieuse architecture Ottomane et de la vie nocturne de Bosphore, In Transit montre la dure vie des personnes de passage coincé à Istanbul entre leur passé indigent et leur futur imaginé et élusif. On est sur les traces d?une famille iraquienne arabe, une faille iraquienne Kurde et un couple nigérien pendant une année entière, témoins de leur combat pour s?adapter à vivre dans la ville marginale et inoubliable en attendant leurs visas et permis de travail qui semblent ne jamais venir.


Berke Bas a étudié les Sciences Politiques et les Relations Internationales ainsi que les Médias à Istanbul et New York respectivement. Elle a travaillé comme producteur, directeur et monteur sur divers projets médias. En 1998, elle a cofondé des projets internes spécialisées dans la production de documentaires. Parmi ses travaux se trouve Crossing Brooklyn, un documentaire d?une heure sur trois adolescents vivant dans des lieux différents de Brooklyn. Elle habite maintenant a Istanbul ou elle est chargée de cours à temps partiel au Film and Cultural Studies Graduate Program de la Istanbul Bilgi University. In Transit est son premier documentaire en long métrage en tant que directrice.

Igor baskin
Rémi bassaler
Catalogue : 2017Un rêve chinois | Documentaire | hdv | couleur et n&b | 29:56 | France | 2016
Rémi bassaler
Un rêve chinois
Documentaire | hdv | couleur et n&b | 29:56 | France | 2016

En banlieue de Pékin, une communauté de Mongols s’occupe des chevaux de course d’un millionnaire chinois. Entre tâches répétitives et discussions nostalgiques, le temps semble figé. Pendant ce temps, le fantôme d’un cavalier Mongol d’une autre époque tente de retrouver les traces de sa Mongolie natale. De retour au haras, la vie de tous les jours semble de plus en plus vaine et absurde pour les travailleurs Mongols. Alors que leur patron Chinois attend avec impatience que le gouvernement chinois finisse par autoriser les paris sur les courses de chevaux, ils ne peuvent s’empêcher de fantasmer un retour dans leur région natale.


Originaire de Corrèze, Rémi s’installe à Paris pour étudier à Sciences Po. C’est à ce moment que le 7ème art entre dans sa vie. Il s’occupe du cinéclub de Sciences Po, créé un festival de court-métrage (Semaine du Cinéma de Sciences-Po) et monte un blog d’analyse de films. Il travaille ensuite pendant quelques mois aux côtés de Paulo Branco chez Alfama Films puis intègre le département réalisation de la Fémis en 2012. Dans une démarche d’expérimentation et d’essai, Rémi y réalise plusieurs courts-métrages de fiction et documentaire. En 2017, son documentaire de fin d’études est sélectionné aux Visions du Réel de Nyon en compétition internationale. Depuis la sortie de la Fémis, il travaille sur l’écriture de son premier long-métrage “ Merzouga “ (coproduit par Capricci et Fase Films) ainsi que sur deux nouveaux court-métrages.

Eric baudelaire
Catalogue : 2010[SIC]
 | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 15:0 | France | 2009
Eric baudelaire
[SIC]

Vidéo expérimentale | dv | couleur | 15:0 | France | 2009

Dans une librairie de Kyoto, une employée reçoit un arrivage de livres. Elle les feuillette et gratte la surface de certaines images à la lame, dans une extrapolation de l?usage japonais du bokashi, une autocensure de l?obscène définie par cette ambiguïté juridique : « ce qui excite ou stimule inutilement le désir ». Dans une poétique de l?absurde, le film étend le geste du bokashi au-delà de la notion de désir, un rituel qui devient une méditation sur ce que dit une image, ce que peut une image.


Eric Baudelaire, né à Salt Lake City en 1973, vit à Paris. À travers la vidéo, la photographie, l`estampe ou l`installation, Eric Baudelaire s`intéresse à la relation entre image et événement, document et narration. Dans une démarche rappelant la factographie, il fait appel à des mises en scènes complexes qui tendent vers le réel, et placent le spectateur dans une situation de questionnement des modes de production, de construction et de consommation des images et des récits. Il a exposé à Elizabeth Dee Gallery, New York, à la Galeria Juana de Aizpuru, Madrid, au Musée de la Photographie de Charleroi et à la Galerie Greta Meert, Bruxelles. Son travail est présent dans les collections du Centre Pompidou, du Fond National d`Art Contemporain et du FRAC Auvergne.

Marc bauder, dörte franke
Catalogue : 2006Jeder schweigt von etwas anderem | Documentaire | dv | couleur | 72:0 | Allemagne | 2006
Marc bauder , dörte franke
Jeder schweigt von etwas anderem
Documentaire | dv | couleur | 72:0 | Allemagne | 2006

Chaque famille a son secret. Celui de ces trois familles a été enterré avant la chute du mur de Berlin. Pourtant, il est toujours là, au beau milieu de leur présent. Anne, Utz, Matthias et Tine avaient le même âge que leurs propres enfants aujourd?hui lorsqu?ils furent condamnés à de fortes peines de prison en RDA. Ils craignent toujours de leur en parler. Leur désir d?échange se heurte à des blessures dont personne n?ose rouvrir les cicatrices.


Marc Bauder was born December 21, 1974, in Stuttgart, grew up in the area of Lake Constance, and is currently living in Berlin. His studies include: 1996-2001, Business Administration in Cologne, St. Gallen, and New York; and 2001-2004, Film School Potsdam-Babelsberg. Professional Experience: 1997, ZDF, Hauptredaktion Reihen u. Serien; Fritz Wagner Filmproduktion, Production Assistant; 1999, HMR International, Cologne: Media Consulting; Founding of bauderfilm. Select filmography includes: 2000, "No lost time" Documentary; bauderfilm/ WDR, Script, Director, Producer; Dokfilmwerkstatt Poel; International Documentary Film Festival Leipzig; 2003, "grow or go ? the architects of the global village" Documentary; bauderfilm/ZDF "Das kleine Fernsehspiel", Script, Director, Producer, International Documentary Film Festival Leipzig; 2004, Istanbul International Film Festival; Crossing Europe Film Festival, Linz; International Film Festival AFO; 2006, "Das kleine Fernsehspiel", Script, Director, Producer, Berlinale Panorama; and "the communist" Documentary. Dörte Franke was born November 11, 1974 in Leipzig, former GDR, and moved to Cologne in 1981. He has been living in Berlin since 2001. His studies and work include: 1994-2001, University of Cologne, M.A. political science; 2001-2005, Film School Potsdam-Babelsberg Publications; 2001, "die einen wetten, die anderen warten", novel; 2002 "denkmalimkopf", novel; Lecturer for Manga-Translations, i.e. Perfect Girl, Tokyopop Select filmography and exhibitions: 2000, "No lost time", documentary; 2003, "Westpaket", short film; San Francisco; "grow or go ? the architects of the global village" documentary; 2004, "Spurensucher - Images of Otto Weidt", documentary; 2006; "last to know", documentary; 2006, "the communist", documentary; "Stumbling Block" documentary.

Régis baudy
Catalogue : 2008Harnes | Vidéo | dv | couleur | 7:0 | France | 2007
Régis baudy
Harnes
Vidéo | dv | couleur | 7:0 | France | 2007

Harnes est à l?origine une commande du FRAC NPDC, dans le cadre de l?exposition Ombres aux paradis; s`intégrant dans des lieux de mémoire du Nord-Pas de Calais, de la Flandre et des côtes anglaises, fortement marqués par la première et la seconde guerre mondiale. En invitant le public à revisiter ces endroits singuliers, elle lui offre l?occasion de se poser des questions sur l?histoire de l?humanité. En 2007, Régis Baudy rencontre les membres des Amis du vieil Harnes, association dédiée à la mémoire de ces deux conflits mondiaux. Tous originaires d?Harnes, ces anciens résistants ou témoins de l?époque vont devenir au fil des mois le moteur d?une ?uvre, plus expérimentale que formelle. Cette série d?actions de résistance en pays minier durant l?occupation nazie, représentées par des corps vieux et lents, réinvente la représentation de la terreur et du danger des situations passées et dresse un portrait atypique et troublant de cette génération.


Régis Baudy débute ses études d?arts plastiques à l?Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Perpignan. Trois ans plus tard, il intègre l?Académie Royale des Beaux-Arts de Copenhague. Rattaché au département des nouveaux médias, il y développera durant deux années son écriture vidéographique. Régis Baudy convie depuis ses débuts des groupes de gens singuliers à explorer délibérément le langage de la vidéo expérimentale à travers une problématique qui les concerne. De cette collaboration avec ces acteurs non professionnels en ressortent des atmosphères troublantes où chaque personne, intégrée à son vécu, se retrouve associée à un personnage ? expression d?une fiction. Que ce soit Le terrain en 2005 ou plus récemment Harnes, commande du FRAC NPDC, les réalisations vidéos de Régis Baudy inscrivent la thématique du portrait dans une réelle dimension alternative. En 2008, Régis Baudy obtient un atelier-résidence de trois mois à Montréal au sein du centre d?arts visuels, la Fonderie Darling. Il participera prochainement à l?exposition Beautiful People (et la blessure secrète) à la City Gallery de Prague.

Horst baur
Catalogue : 2006Heroes | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:45 | Allemagne | 2006
Horst baur
Heroes
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:45 | Allemagne | 2006

30 ans après la fin de la grande Révolution Culturelle prolétarienne, on a demandé à des Chinois aussi bien à Munich, en Allemagne, qu'à Changsha, en Chine, de poser comme à l'époque avec la bible maoïste. Il s'agissait d'amis, d'étudiants, d'artistes et de passants (Chine). Ils étaient libres de choisir une bible maoïste parmi 40 dans lesquelles la photo officielle avait été remplacée par une image de Mao faite par un artiste occidental. Les artistes étaient entre autres Andy Warhol, Gerhard Richter, KP Brehmer, Jörg Immendorff ...


né en 1954 à Munich, Allemagne 1973-1980 études de philosophie et de théologie catholique 1978-1993 Collaboration à la scène de théâtre Avantgarde à Munich 1980-1982 Formation de rédacteur 1981.-1982 Coéditeur de la revue FLIEGENPILZ depuis 1987 vidéos et performances depuis 2000 mail art

Clara bausch
Catalogue : 2015And the Smile is Red on Red | Film expérimental | 16mm | couleur et n&b | 7:17 | Allemagne | Egypte | 2014
Clara bausch
And the Smile is Red on Red
Film expérimental | 16mm | couleur et n&b | 7:17 | Allemagne | Egypte | 2014

Cairo. We look at newspapers, which show occasions of the revolution in 2011. The film fragments encounters with Sama Waly, Reda El Sayed, Sarah Rifky and Islam Azzazzi in the summer of 2014. The film is produced with the help of Analogue Zones # 3, a collaborative project between Cimatheque Cairo, LabA and LaborBerlin.

Clara Bausch (1982) lives and works in Berlin. She is an artist and filmmaker. In 2009 she graduated at University of the Arts Berlin, UdK, her studies of fine arts, with professor Lothar Baumgarten. In her artistic practice she is dealing with situations, perception of information, constructed realities, light and time. She works in the fields of film, photography, drawing and installation. Clara Bausch is member of the association LaborBerlin e.V. since 2006. She has organized and conducted projects, workshops and screenings in several european cities. Bausch`s works and films have been presented in exhibitions, screenings and festivals. Grants 2013 Kurzfilmförderung , BKM; 2013 Residenz, Levitation, Centrum, Berlin; 2012 A-I-R Residency, CCA, Zamek Ujazdowski, Warschau; 2010 Residenz, Schule 21 e.V., Bremen; 2006 ERASMUS-Programm, London

Catalogue : 2018Wald | Film expérimental | 16mm | couleur | 6:22 | Allemagne | 2017
Clara bausch
Wald
Film expérimental | 16mm | couleur | 6:22 | Allemagne | 2017

Over the course of a year, WALD (2017) returns to a forest glade. The film witnesses the vegetation changing in different seasons. A house can be seen dimly in the distance. A panorama pan scans the space. The view upwards, at eye level and to the ground - 360° - 3 perspectives. The pan is shot with a 16mm Bolex by hand. The camera itself becomes the main actor of the film, which is underlined by the way it is shot but also by the montage of the film. Original sound accompanies the images, but is interrupted by the adhān of a muezzin, the rustling of leaves, the buzzing of bees - these strong sound elements appear and disappear at the same moment. WALD (2017) by Clara Bausch, 16mm, 24 fps, optical Sound, no Dialogue, 6 Min

Clara Bausch works multi and interdisciplinary. Throughout her observation, Bausch creates narratives to thematize questions of identity and freedom. Bausch develops concepts resulting in films, photographs, works on paper, objects and drawings. She is co-founder of LaborBerlin, a platform for exchange and discourse on working with analogue film.

Catherine bay
Catalogue : 2006Blanche Neige épisode 1 | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 10:0 | France | 2006
Catherine bay
Blanche Neige épisode 1
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 10:0 | France | 2006

Blanche Neige Episode # 1 est la première réalisation vidéo autonome de la série des Blanche Neige. Plusieurs Blanche Neige traversent un paysage, et le cadre de l`image. Le projet Blanche Neige a été initié à Paris en novembre 2002, et a évolué vers des interventions et des vidéos. Les Blanche Neige, au travers de performances, de conférences, de démonstrations, prolifèrent dans le monde, se multiplient. Blanche Neige, personnage d`un autre monde, se propage dans le notre comme un virus, envahit un espace, l`adapte à ses besoins, et le quitte rapidement. Blanche Neige peut être vue dans une multitude d`espaces et de situations différentes, en ville et à la campagne, dans une galerie d`art ou sur un navire seule ou en bataillon. Blanche Neige n`est jamais tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Dans ce projet, Catherine Bay interroge avant tout notre relation à l`image. Le projet a été réalisé à Paris, à la Fondation Brownstone, à la Fondation Cartier, à Milan à l`Uovo festival, à Moscou au Kliazma festival, à Rome durant la Nuit Blanche, à Lausanne à l`Arsenic Théâtre, à Vidéodanse à Beaubourg, au Parc de la Villette dans le cadre du festival Pelouse autorisée. Les Rencontres internationales Paris/Berlin ont invité Catherine Bay au Podewil à Berlin et à la Grande Halle de la Villette. La Prochaine intervention des Blanches Neige aura lieu au musée du Mac/val le 16 sept 2007.


Le projet Blanche Neige a été initié à Paris en novembre 2002, et a évolué vers des interventions et des vidéos. Les Blanche Neige, au travers de performances, de conférences, de démonstrations, prolifèrent dans le monde, se multiplient. Blanche Neige, personnage d'un autre monde, se propage dans le nôtre comme un virus, envahit un espace, l'adapte à ses besoins, et le quitte rapidement. Blanche Neige peut être vue dans une multitude d'espaces et de situations différentes, en ville et à la campagne, dans une galerie d'art ou sur un navire seule ou en bataillon. Blanche Neige n'est jamais tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Dans ce projet, Catherine Baÿ interroge avant tout notre relation à l'image. Le projet a été réalisé à Paris, à la Fondation Brownstone, à la Fondation Cartier, à Milan à l'Uovo festival, à Moscou au Kliazma festival, à Rome durant la Nuit Blanche de la ville, à Lausanne à l'Arsenic Théâtre, à Vidéodanse à Beaubourg, au Parc de la Villette dans le cadre du festival Pelouse autorisée. Les rencontres internationales Paris/Berlin ont invité Catherine Baÿ au Podewil à Berlin et à la Grande Halle de la Villette

Catalogue : 2012Blanche Neige épisode 2 | Vidéo | hdv | couleur | 5:52 | France | 2012
Catherine bay
Blanche Neige épisode 2
Vidéo | hdv | couleur | 5:52 | France | 2012

Depuis 2002, le projet Blanche-Neige évolue à travers une série d?interventions : performances, conférences, spectacles et manifestations. Ici, Blanche-Neige investit l?espace filmique. Parés d?un costume et d?une perruque en latex prémoulées, designées par Roël Stassart, les interprètes battent la campagne en escadrons dans une mise en scène reprenant les codes du western et du film de guerre. L?utilisation du format Cinémascope et du grand angle permet d?aborder la place du corps dominé par les grands espaces, et renvoie la figure de Blanche Neige à l?immensité du paysage. Le personnage de Blanche-Neige, démultiplié et décontextualisé, fait se télescoper des sensations liées à la féérie enfantine et au cauchemar publicitaire. « Dans ce travail, explique Catherine Baÿ, il est question de réactiver un possible imaginaire autour d?une figure hypermédiatisée devenue objet de consommation courante et de proposer un spectacle populaire. » Ce travail sur la déformation du mythe donne lieu à un film hybride interrogeant le rapport entre industrie de l?image et imaginaire collectif.


Après des études de théâtre (École Jacques Lecoq, Philippe Gaulier, Antoine Vitez), d`ethnologie (Jean Rouch) et de danse (notamment avec Marcia Barcello, Philippe Decouflé, Milly Nichols), elle développe, depuis une dizaine d`années son travail de chorégraphe et de metteur en scène. Son parcours la conduit à se promener à travers les formes (chorégraphie, performances, mise en scène, vidéos, cabaret) et à collaborer avec des artistes de différents champs d`expression. De 1987 à 1994, C. B. orchestre des performances et des événements dans différents types d`espace : piscines, boîtes de nuit, friches industrielles et les galeries Yvon Lambert , Anne de Villepoix, .. Elle collabore notamment avec les plasticiens Combas, Jean-Charles Blais, Sylvia Bossu, les architectes Laurence Bourgeois et Pascale Lecoq, les acteurs-danseurs Alain Rigout, Amy Garmon et Laurence Levasseur. Depuis 1994, elle développe un travail spécifique sur les codes de représentation. Elle dissèque les écarts entre le corps intime et le corps social dans Relief ou le discours sur l`éloquence en portant un regard critique sur les postures des hommes politiques lors des élections de 1995. Ainsi parlait Eliane et Lulu, qu`elle élabore avec Marco Berrettini et Kolatch, joue sur la confrontation scénique de corps singuliers. En 1999, elle chorégraphie Nains mode d`emploi, spectacle qui se déroule en vitrine. C. B. y élabore un dispositif scénique complexe qui instaure un dialogue entre un écran vidéo et des acteurs. Le motif du bouffon y est exacerbé et concentre l`approche satyrique du monde de la chorégraphe. Elle travaille actuellement à la création de nouvelles interventions de "Blanche-Neige" et une création en cours " Jack in the box ". Aujourd`hui s?est renforcé par l?expérience acquise avec le projet Blanche-Neige une méthode spécifique à celle du travail avec le "Performer". Elle a donc mis au point la méthode A235. Cette méthode se développe sous forme de workshop. Le premier s` est déroulé en juillet 2009 à Micadanse (Paris) et se poursuivra à la fondation Gilbert Brownstone (Paris) courant 2010. Parallèlement à ses créations, Catherine Baÿ dirige artistiquement et coproduit différentes structures qui ont pris domicile dans ses bureaux du 41 rue du Faubourg Saint-Martin à Paris. Qu`il s`agisse du Cabaret "Nue & Habillé? de 1994, de la vitrine ?Window? crée avec les frères Stassart en 1999, de la galerie ?The Window 41? dirigée actuellement par Charlotte Batifol et Yann Perol, ou du Laboratoire A235, chacune de ses structures sont de véritable plates-formes d`échanges et de création. Elles ont permis et permettent encore de créer des événements en marge des institutions classiques et de s`interroger sur le dynamisme possible entre la production, la diffusion et la création.

Laura bazalgette
Catalogue : 2012INTÉRIEUR | Vidéo | hdv | couleur | 6:58 | France | 2011
Laura bazalgette
INTÉRIEUR
Vidéo | hdv | couleur | 6:58 | France | 2011

Un village bordé d?un fleuve. Deux hommes, « le Vieillard » et « l?Étranger », marchent le long de la berge, dans l?obscurité. Ils se suivent et ne se connaissent pas. Flotte dans l?eau le corps d?une jeune fille. Morte. Noyée. Ensemble ils la découvrent. Il va maintenant falloir annoncer (énoncer) le drame. Attente. Dans la maison de la « petite morte » que les deux hommes observent depuis le jardin, se trouvent le père, la mère, les deux filles et l?enfant. Au coin du feu. Apaisés et doux. Ils ne savent pas. Le « Vieillard » et « l?Étranger », sont inquiets, agités. Ils tentent de retracer l?événement, de mettre en mot l?indicible terreur qui les saisit. Silence. « Le Vieillard » s?avance vers la demeure. Il frappe à la porte. Le père lui ouvre la porte. Il entre. Il le dit. NOTE D?INTENTIONS « Le poète dramatique est obligé de faire descendre dans la vie réelle, dans la vie de tous les jours, l?idée qu`il se fait de l?inconnu. Il faut qu?il nous montre de quelle façon, sous quelle forme, dans quelles conditions, d?après quelles lois, à quelle fin agissent sur notre destinée les puissances supérieures, les influences inintelligibles, les principes infinis, dont, en tant que poète, il est persuadé que l?univers est plein. » ? Maeterlinck « Le tournage s?est principalement déroulé en appartement, dans un espace de quatre mètres, sur trois. Un film en habitat avec une caméra vidéo. Il m?a semblé passionnant de mettre en frottement le lieu intime, la maison, le foyer, et la zone fictive du projet de film. Un terrain organique, apprivoisé, transformable. Les possibilités sont multipliées. Face à la problématique très concrète d?être au plus proche de mes moyens et d?y adapter le projet, il s?agissait pour moi d?inventer une autre manière d?agir. J?ai ainsi souhaité travailler avec un seul acteur qui incarnerait tous les personnages de la fiction, et par là, questionner l?artifice et le vraisemblable. Permettre le glissement du vrai au faux. J?ai donc choisi de travailler plastiquement le visage de l?acteur, de le traficoter légèrement. Créer des looks radicaux, francs et universels. Des types. Trouver le vêtement, la matière signifiante. Transformer les apparences et les identités. D?emblée comme un aveu de tricherie. De cette modification du réel, surgit un fort sentiment d?étrangeté. Il s?agit pour moi de rejoindre entièrement la FICTION DRAMATIQUE et de toucher au mystère. Un studio de cinéma fait main. Un chantier cinématographique, avec ses effets spéciaux et son montage. Expérimenter le glissement de la littérature au cinéma. Adapter. » Laura Bazalgette


Après une formation au Conservatoire National de Région de Bordeaux (2001-2003), Laura Bazalgette intègre l?École Florent en 2003 où elle travaille avec Sandrine Lanno. En 2005, elle poursuit sa formation à l?Atelier Théâtral de Création dirigé par Stéphane Auvray-Nauroy. De 2005 à 2007 elle assiste Sandrine Lanno, Bruno Blairet et Cyril Anrep au sein de L?Ecole Florent. Elle participe également à plusieurs stages de formations avec Michel Fau, Jean-Michel Rabeux, Robert Cantarella, Katell Djian, Frédéric Fisbach, Frédéric Maragnani, Renaud Cojo, Jan Fabre. Depuis Janvier 2007, elle développe un travail axé sur les écritures contemporaines. Elle met en scène Outrage au public de Peter Handke (2005), Le Fils de Jon Fosse (2007) et réalise le film L?Exercice de la raison d?après le texte de Jean-Luc Lagarce (2008). En février 2010, suite à une résidence au Centquatre (Paris), elle crée le spectacle Atteintes à sa vie de Martin Crimp . En juin 2011, elle réalise le film Intérieur, d?après le texte de Maurice Maeterlinck, 1er film du projet All By Myshelves (adaptation cinématographique d??uvres littéraires). Elle réalise de nombreux assistanats : auprès de Frédéric Maragnani et la compagnie Travaux Publics (Plage, Baroufs) et auprès de Christophe Huysman pour le spectacle L?Orchestre perdu. Elle est actuellement en répétitions sur sa prochaine création théâtrale qui s?intitule « Séries » et qui se jouera en février 2013.

Catalogue : 2017A Kind of Bright Shadow | Fiction expérimentale | hdv | couleur | 14:27 | France | 2017
Laura bazalgette
A Kind of Bright Shadow
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 14:27 | France | 2017

Une jeune femme s’enfonce progressivement dans la forêt. Le temps s’écoule. La nuit tombe. Bruissante de sons, profonde et suffocante, la nature disparaît peu à peu au profit d`une expérience sensible où l`invisible tente de se manifester. Le film envisage la forêt dans sa densité poétique et pénètre dans l’espace mental de la jeune femme où réel et irréel s’entremêlent. Plusieurs mondes se déploient en un mouvement continu tandis qu’elle, vivante et incertaine, agit au coeur de cette surface opaque et primitive.


Laura Bazalgette est née en 1983. Elle vit et travaille entre Paris et Bordeaux. Sa pratique englobe de multiples disciplines et tout particulièrement la réalisation, la mise en scène, le montage et la scénographie. Son travail questionne la notion de ligne narrative et articule une dramaturgie où coexistent fiction et réalité, visible et invisible, nature et artifice. La subjectivité, le temps, la plasticité d’une situation, sont autant de sujets de réflexions qui irriguent sa recherche. Elle réalise plusieurs films : A kind of bright shadow (2017), REM (2013, installation présentée à la Manufacture Atlantique), Intérieur (2012, Rencontres Internationales Paris-Berlin), L’exercice de la raison (2008). Depuis 2013, elle développe une recherche axée sur les écritures contemporaines avec la compagnie Fond Vert. En 2017, elle écrit et met en scène BEDFORD PARK (Manufacture Atlantique, Festival International des Arts de Bordeaux). En 2013, elle met en scène SÉRIES, performance d’après F. van Dixhoorn (Manufacture Atlantique, La Loge, Stichting Perdu). En septembre 2016, elle travaille auprès de Rodolphe Congé et Joris Lacoste sur le spectacle RENCONTRE AVEC UN HOMME HIDEUX d’après D.Foster Wallace (Théâtre de la Cité Internationale, Festival d’Automne).

Magnus bÄrtÅs
Catalogue : 2009Madame & Little Boy | Doc. expérimental | | couleur | 28:0 | Suède | 2009
Magnus bÄrtÅs
Madame & Little Boy
Doc. expérimental | | couleur | 28:0 | Suède | 2009

In 1978 the legendary South Korean actress Choi Eun-Hee was kidnapped in Hong Kong by North Korean agents and brought to Pyongyang. Two weeks later her ex-husband, the director Shin Sang-Ok, was abducted to North Korea as well. After spending five years in the country the couple was offered a ?contract? which included a public statement declaring their willful defection to North Korea, a major film budget, enormous resources in terms of equipment and extras, and furthermore a re-marriage. Two years later the artist-pair managed to escape, after having directing and producing a number of films in North Korea, eventually taking political asylum in the United States. Not yet finished was Pulgasari (1985), a Japanese-style monsterfilm based on a Korean legend and made in the vein of Godzilla. Madame & Little Boy is a video essay where historical lines and the circles of repetition in the life story of Choi Eun-Hee (Madame Choi) are examined. The genealogy of the monsters from Godzilla, via Pulgasari to Galgameth (Shin?s remake of Pulgasari in Hollywood) is interpreted as deliberate messages about atomic weapons.

As an experiment with situated narration this video essay takes a standpoint against documentarism and common documentary practice. The story of Madame and Little Boy (the code name of the Hiroshima bomb) is narrated by the American musician Will Oldham (aka Bonnie ?Prince? Billy) in a studio building next to The Nike Missile Site outside San Francisco. The studio building becomes place for viewing and talking back to images: the surrounding American landscape, the missile site (?a petrified monster?) where atomic weapons were kept in secrecy, clips from Shin Sang-ok?s production together with footages from North Korea. This site, serving as an intersection of the present and past, is also the meeting place with the gaze of Choi Eun-hee, filmed in a hotel in Seoul.

Catalogue : 2014Miraklet i Tensta (Theoria) | Doc. expérimental | hdv | couleur | 16:36 | Suède | 2014
Magnus bÄrtÅs
Miraklet i Tensta (Theoria)
Doc. expérimental | hdv | couleur | 16:36 | Suède | 2014

Theoria is the Greek word for talking about something witnessed. If, during ancient times, someone during a travel experienced an extraordinary event a theoria was performed when the witness returned home. Philosophers talked in terms of "ritualized visuality" that received a political significance where the person lived, and the important part of a theoria was the social situation when the witness shared his experiences. The theoria that is dealt with in the film is based on the events that took place in a suburb of Stockholm, Tensta, in August 2012. A young girl borrowed her mother’s smartphone and took a photograph of a peculiar cloud in the sky. The image, that started to circulate on social media, was interpreted as an apparition of the Virgin Mary by many residents of Tensta. Thousands of people gathered in the local Syrian Orthodox church and again the miracle was witnessed, both in the condensation in the windows and in the trees outside the church. The story of the miracle in Tensta disappeared very quickly from mainstream media, but lived on different online discussion sites. In the film seven local residents perform a whispering reading of a manuscript written from these online discussions. The reading is combined with documentary footages from the church. The textual quality is emphasized and contrasted to the ecstatic situation and the documentary images where viewer has to ask her self what she is really seeing.

Magnus Bärtås is an artist, writer and professor of fine arts at Konstfack in Stockholm working with text, video, objects and installation. His dissertation in artist research, You Told Me – Work stories and video essays, was published in May 2010. Together with Fredrik Ekman he has published three books of essays. Their latest book, Alla monster måste dö (“All monsters must die”), was nominated to the Swedish national August prize. In 2010 his video essay Madame & Little Boy won the grand prize at Oberhausen International Short Film Festival. Recent exhibitions include “The Miracle in Tensta”, Tensta Konsthall, The 9th Gwangju Biennale 2012, and “ABCDEFGHI” at Marabouparken, Stockholm, 2013.